Le Récit d’enfance ou d’adolescence

24 Mai

Le récit d’enfance est rétrospectif et parle au plus grand nombre, puisqu’il cherche à mettre en valeur la formation de la personnalité du héros-narrateur, et le sens de sa vie. Sa vision du monde renvoie souvent à son propre vécu, tant la reconstitution du passé est fidèle aux impressions qu’il peut avoir ressenti.

La littérature regorge de ce  type de récit, que le héros ait été, brimé, maltraité, brutalisé, aimé ou adulé, il en résulte une sensation d’exactitude, avec des « événements » rendus plus importants par leurs résonances affectives.
Étymologiquement « enfant» vient du latin in farer et signifie  » qui ne parle pas ».
Le thème de l’enfance creuse son sillon dans la littérature de la fin du XIXe siècle aux années 1950.
Ces récits vont du roman autobiographique au récit personnel mêlé de fiction, de la quête de vérité à la compilation de souvenirs, en passant par la recherche de soi et des prémices de sa personnalité.

Si vous souhaitez vous replonger délicieusement dans les souvenirs d’enfance :

Des plus classiques…

Les confessions (nouvelle fenêtre) de Rousseau, donne aux écrivains la conscience d’avoir été un enfant et le désir de l’exprimer. Un élan naît. Il se traduit par la publication de mémoires, car les premières années de la vie favorisent  légitimement leurs places.

C’est le cas pour Chateaubriand avec Les mémoires d’outre-tombe (nouvelle fenêtre) qui relate ses origines familiales et les déboires des uns et des autres.

George Sand, quant à elle, choisit la forme épistolaire dans Histoire de ma vie (nouvelle fenêtre). 

L’enfant (nouvelle fenêtre) de Jules Vallès est un récit typique de l’enfance du XIXe siècle, où l’enfant est humilié et opprimé.

Le célèbre Poil de carotte (nouvelle fenêtre) de Jules Renard, est un enfant mal aimé aux prises d’une famille cruelle, qui en viendra à ruser pour braver les adultes.

La maison de Claudine (nouvelle fenêtre) de Colette, relate en courtes scènes la vie de l’auteur à la campagne. Ou encore Sido (nouvelle fenêtre) qui présente la genèse de la personnalité de l’auteure, une étape-clé de son enfance, un peu comme une sorte d’âge d’or.

Souvenirs d’enfance (La gloire de mon père) (nouvelle fenêtre) de Marcel Pagnol est une série qui regroupe quatre romans autobiographiques : La gloire de mon père, de la naissance de l’auteur jusque à ses premières années scolaires et en vacances à la Treille ; Le Château de ma mère en est le prolongement chronologique, et sa rencontre avec un jeune paysan. Puis le temps de secrets relate l’entrée au lycée de Thiers. Le temps des amours clora cette tétralogie.

Memoires d’une jeune fille rangée (nouvelle fenêtre)  de Simone de Beauvoir traite de son parcours, de la toute petite enfance à son agrégation en philosophie. Elle décrit son éducation bourgeoise dans une famille désargentée et son virage social et philosophique.

W ou le souvenir d’enfance (nouvelle fenêtre) de George Perec, s’appuie sur les bribes de souvenirs de l’auteur qui a perdu son père au combat et sa mère en camp, et éclairent la partie fictionnelle du récit qui suit.

Enfance (nouvelle fenêtre) de Nathalie Sarraute, retrace ses 11 premières années déchiréee entre ses parents divorcés, elle naviguera  entre la Russie et la France.

La place (nouvelle fenêtre) où Annie Ernaux relate son enfance à Yvetot (Calvados) ainsi que la vie de sa famille (et plus spécialement son père), jusqu’à la mort de celui-ci et leurs rapports.

Aux plus actuels.

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Pour aller plus loin nous vous suggérons,  l’article d’Arnaud Genon, L’enfance à travers les âges (nouvelle fenêtre)  Acta fabula, vol. 7, n° 4, Août-Septembre 2006.

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Nuit des musées 2017 : faites une halte chez les artistes et les écrivains !

20 Mai

Ce soir, samedi 20 mai, a lieu la Nuit des Musées 2017 qui, dans toute l’Europe, permet de passer la nuit (ou une partie) parmi des œuvres inattendues. Cette année, parmi les centaines de possibilités, nous vous proposons un petit parcours dans des maisons d’artistes et d’écrivains, dans et autour de Paris.

Commencez par le centre de Paris avec une visite à la Maison de Victor Hugo (nouvelle fenêtre) avec  Hernani by night, un spectacle déambulatoire nocturne d’après la pièce de Victor Hugo sous les arcades de la place des Vosges.

Depuis 2007, la compagnie Tout le monde dehors ! met les textes classiques dans la rue. Après Racine, Corneille et Shakespeare : Victor Hugo avec Hernani. Avec cette création, la compagnie souhaite donner une nouvelle dimension à son investissement de l’espace public en proposant un spectacle déambulatoire nocturne…

Séances d’une heure à 19h00 à 22h00.

Avant de partir, pour vous mettre en appétit, relisez quelques stophes de La légende des siècles (nouvelle fenêtre).

Passez la Seine et poursuivez par la visite de la Maison d’Auguste Comte (nouvelle fenêtre),  célèbre philosophe français,  fondateur du positivisme : découvrez l’appartement  où a vécu le  philosophe de 1841 jusqu’à sa mort en 1857 (de 18h00 à 22h00, visite libre).

Mettez dans votre poche La Philosophie des sciences (nouvelle fenêtre) pour en relire quelques passages bien sentis.

Hâtez-vous ensuite vers la Maison d’Eugène Delacroix (nouvelle fenêtre) pour la remise du très littéraire Prix de la Nouvelle Delacroix (organisé par le Musée et le Prix littéraire des grandes Ecoles)  : rendez-vous à 19h30 dans l’atelier du peintre. Profitez-en pour vous promener dans les salons avant de savoir quelle sera la nouvelle primée, la consigne étant de s’inspirer des tableaux d’Eugène Delacroix pour rédiger sa copie.

Pour vous accompagner (mais peut-être pas à emporter dans votre pérégrination à cause de son poids..), regardez la magnifique monographie Delacroix édité par Citadelles et Mazenod (nouvelle fenêtre)

Ensuite, marchez, si le temps le permet, le long de la Seine avant de remonter au niveau de La Tour Eiffel vers le Trocadéro, où vous vous dirigerez vers la Maison de Balzac (nouvelle fenêtre). Des lectures y sont proposées  : à 19h, Une passion dans le désert de Balzac – Le soldat napoléonien  et à 20h, Une passion dans le désert de Balzac – Entre féminisation de l’animal et animalisation de la femme par Françoise Gillard, comédienne et sociétaire de La Comédie-Française.

Dans vos poches, vous n’aurez que l’embarras du choix parmi les romans de la Comédie humaine mais je vous conseille Le père Goriot (nouvelle fenêtre) pour son célèbre « À nous deux Paris » de l’ambitieux Rastignac et La maison Nucingen (nouvelle fenêtre) où les arcanes et les arrangements du monde de la finance du XIXe font encore frémir le lecteur du XXIe.

Si vous vous sentez d’humeur follement balzacienne, lisez en ligne sur le site de La maison de Balzac la publication en mode texte de la première édition de La Comédie humaine, dite édition Furne, 1842-1855 (nouvelle fenêtre) 

Ensuite, quittez la ville et partez à la campagne au Musée Rodin de Meudon (nouvelle fenêtre) où vous pourrez à votre façon célébrer les 100 ans de la mort d’Auguste Rodin en redécouvrant l’œuvre du sculpteur dans l’intimité de sa demeure. Au coucher du soleil, flânez dans le jardin et faites un détour par de la tombe de Rodin, surmontée du fameux Penseur qui en fait un lieu de prédilection pour la réflexion.

Si vous êtes tenté par cette halte méditative, munissez-vous éventuellement d’un guide : Le livre de la méditation et de la vie de Krishnamurti (nouvelle fenêtre) et en ligne transformer sa vie par la méditation (nouvelle fenêtre).


CD92/Jean-Luc Dolmaire

Si le cœur vous en dit, poussez votre promenade jusqu’au Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups  et la Maison de Chateaubriand (nouvelle fenêtre), où la tour Velléda sera exceptionnellement ouverte aux visiteurs de 20h00 à 23h30.

Ce bâtiment abrite au rez-de-chaussée la bibliothèque et au premier étage le bureau de Chateaubriand. Le bâtiment doit son nom au personnage des Martyrs. C’est ici que l’écrivain, entouré de ses arbres, de ses livres et de ses souvenirs de voyages, se retirait jusqu’à douze heures par jour…

Et une fois de retour dans votre lit, si vous peinez à trouver le sommeil, plongez-vous dans Les mémoires d’Outre-tombe (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre).

Bonne nuit 🙂

Premiers pas premières pages, envole-toi petit oiseau

17 Mai

En début d’année, la séance mensuelle des tout-petits Premiers pas Premières pages a fait gazouiller quinze bébés  : désormais le printemps est bien installé et Liseur vous fait partager les lectures, comptines et chansons qui ont enchanté les heureux bébés de cette matinée hivernale. Maintenant, à vous de les reprendre en chœur et en famille !

  •  À la volette  

Cette chanson, d’une structure assez simple – un vers par couplet –comporte une ritournelle qui comme son nom l’indique « ritourne », c’est-à-dire revient à une place régulière dans chaque couplet. Cette mélodie est apparue dans un chant de Noël en 1672.

  • Parti de Jeanne Ashbé (catalogue de La Médiathèque- nouvelle fenêtre) Parti de Jeanne Ashbé (nouvelle fenêtre).

« Tiens, un oiseau dans l’arbre ! « Cui cui », chante-t-il. Mais il s’envole. L’enfant contemple son absence : « Reviens ! » L’oiseau revient. Le chat le suit et l’enfant se réjouit de toutes ces retrouvailles. Certaines pages du livre prennent la forme de l’arbre et le texte se mêle aux images aériennes pour dire au revoir et bonjour à l’oiseau.

  • Petit oiseau d’or et d’argent

Petit oiseau d’or et d’argent

Ta mère t’appelle au bout du champ

Pour y manger du lait caillé

Que les souris ont barboté

Pendant une heure de temps

Petit oiseau va- t’en !

Une histoire amusante avec des illustrations animées que les tout-petits pourront manipuler encore et encore.

Bébé Chouette dort tranquillement à côté de sa mère dans un nid haut perché quand soudain il bascule hors du nid. Il se retrouve tout en bas, sur le sol, seul et perdu. Mais où est passée sa maman ? Heureusement, un écureuil plein d’entrain (mais pas très malin) se propose de l’aider à la retrouver.

  • Une chanson célèbre… Dans la forêt lointaine
  • Il l'a fait de Ole Konnecke (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Il l’a fait de Ole Könnecke (nouvelle fenêtre)

Burt s’est préparé. Mentalement. Physiquement. Il a tout vérifié. Encore et encore. Il a hésité. Il manquait quelque chose…Ah oui ! Prendre des forces. Ce n’est pas que Burt a tenté de reculer, non, non, il est juste allé chercher une banane. Il avait bien le droit. Tout de même, arrivé si près du but, peut-être que si ses amis ne l’avaient pas tous encouragé, Burt n’aurait pas osé. Mais ils ont crié BURT! parce qu’ils y croyaient. Et c’est là, et seulement là, que Burt s’est senti prêt. Et il l’a fait.

Quel ennui de rester sur sa branche toute la journée ! Notre oisillon en a assez et est bien décidé à apprendre à voler ! Et qui mieux que son papa peut lui enseigner ? Mais celui-ci, accaparé par ses obligations d’adulte, n’est pas toujours disponible pour répondre à ses interrogations répétées. Alors Petit oiseau est triste, il pleure, il s’énerve et ressent une multitude de sentiments contrastés. L’oisillon va se débrouiller tout seul pour inventer des réponses à ses questions. Un graphisme simple et efficace qui sert un texte où les questionnements propres à l’enfance sont habilement mis en scène.

 

Un album joyeux et chantant pour les enfants, qui s’amuseront avec délectation à répéter, une fois la page tournée, les mots lus par leur parent.

« Pie niche haut. Oie niche bas. L’hibou niche ni haut ni bas… ». Avec des illustrations simples et expressives, ce livre donne aux petits le goût du virelangue.

  • Mon oiseau se pose

Mon oiseau se pose sur les doigts de ma main

le petit gourmand picore tout le grain

Mon oiseau s’endort dans le creux de ma main

le petit frileux reste jusqu’au matin

Mon oiseau s’éveille prisonnier de ma main

Il s’enfuit bien vite il est déjà très loin

  •  Et pour finir Deux gros oiseaux  : comptine jeu de doigts par Marie Brignonne.

Merci à Marie L. et Françoise MG. pour leur contribution à cet article 🙂

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Le coin de La Médiathèque de mai est au jardin !

13 Mai

En ce mois de mai 2017, le coin de La Médiathèque vous propose de passer au jardin : romans et albums vous enchanteront par leurs couleurs et leur poésie. Et si vous vous sentez l’âme jardinière, apprenez la technique du mini jardin !

Avec beaucoup de retenue, ce roman islandais nous entraîne dans la quête identitaire d’Arnljotur, jeune garçon devenu père au hasard d’un soir. Celui-ci part redonner vie à une célèbre roseraie d’un monastère retiré, en souvenir de sa mère qui cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. Aidé de frère Thomas, vieux moine amateur de films d’art et d’essai, il découvre avec candeur la vie, le passage à l’âge adulte, la paternité. Le jardin du monastère oublié va reprendre vie peu à peu sous les doigts du jeune homme, comme si ce dernier redonnait sens à son propre jardin personnel. Un livre à la douce ambiance fleurie, qui traite simultanément du deuil, des relations humaines et familiales, et dont le charme opère incessamment. Mêlant à la fois pudeur et poésie, ce roman d’apprentissage nous offre une image très touchante de l’épanouissement personnel. Une jolie balade initiatique au pays des roses, dans un style à part, sans artifice et tout en délicatesse.

Cet album très original raconte aux plus jeunes comme aux grands la création des dernières œuvres de Matisse et comment le peintre a toujours été sensible à la nature. L’histoire nous apprend comment il inventa une nouvelle technique : les gouaches ou papiers découpés. Matisse nommait cette méthode « dessiner avec les ciseaux  » et ce procédé avait même rendu Picasso jaloux. La poésie du texte de Samantha Friedman, qui a participé à l’exposition consacrée à Matisse au MoMA, et les très belles illustrations de Cristina Amodeo en font un ouvrage passionnant.

À l’intérieur de ce livre très instructif sur le travail du peintre, nous découvrons en double page les originaux de l’artiste. Il créait d’ailleurs des compositions  de très grands formats pour avoir l’impression de se promener dans un véritable jardin.

Grâce aux couleurs, Matisse met en valeur la flore marine, les fleurs observées lors de son voyage à Tahiti, les abeilles ou encore les oiseaux. Entrez-vous aussi dans ces paysages végétaux.

Laissez-vous tenter par la découverte de Un grand jardin, album hors format, vert, très vert et inspiré. Tout commence au joli mois de mai avec le jardinier sans qui rien ne serait. N’imaginez pas trouver un documentaire technique dans cet ouvrage, fruit de la collaboration de deux passionnés : Gilles Clément, référence actuelle incontestée pour la nature et les jardins côté texte et Vincent Gravé, fan de Où est Charlie pour les illustrations. Vous ne trouverez pas de recettes, de gestes techniques à faire ou de méthodes à appliquer. Plutôt un cadeau pour toutes les générations présentes et à venir, aussi poétique que philosophique. Spécialistes en horticulture et jardins ou en littérature jeunesse ne se sont pas trompés en attribuant de multiples prix à ce livre déroutant (prix Émile Galle, Saint-Fiacre, Chapître Nature , Books and Seeds à Bologne).

Entre les deux créateurs, les rôles sont, chapitre après chapitre, bien répartis. Page de gauche, le plaisir (quand ce n’est pas la découverte !) des mots et des idées. Lui faisant face, page de droite, des illustrations oniriques à fouiller. De quoi ravir aussi bien les adultes que les enfants. De quoi méditer, rêver, seul ou accompagné.

Le jardinage, ce n’est pas qu’une affaire de plein air et de grands espaces ! Et si la nature s’invitait chez vous, en ville, sur votre balcon ou bien sur votre terrasse ? Et si vous osiez vous lancer dans la culture de ce que vous voulez manger ?

Avec Jardiner dans un 1 m2, l’entreprise semble facile grâce à une multitude de trucs et astuces présentés pour tirer le meilleur parti d’une petite surface : prendre de la hauteur en cultivant des plantes à la verticale, être créatifs en recyclant des objets pour en faire des contenants originaux, adopter le potager en carré surélevé qui assure des récoltes abondantes et savoureuses du printemps jusqu’à l’hiver. Des conseils sur le choix des fruits et des légumes à cultiver en fonction de la situation géographique ou de vos attentes, des propositions de projets pour optimiser le rendement de l’espace (tipi de concombres, bac à haricots, courgettes en sac, myrtillier en pot…) donnent fortement envie de se lancer dans l’expérience.

Adonnez-vous aux joies du jardinage et donnez à vos petits espaces un air de campagne !

Bonnes lectures 🙂

L’auteur jeunesse Wolf Erlbruch reçoit le prix ALMA 2017

9 Mai

Le prix ALMA (Astrid Lindgren Mémorial Award ou Prix commémoratif Astrid Lindgren) est la plus haute récompense destinée à un auteur jeunesse vivant : cette année, Wolf Erlbruch a été honoré par cette distinction majeure. Malgré un parti pris pour la difficulté tant par le choix des sujets que par leur traitement, Wolf Erlbruch est reconnu par les critiques et apprécié du jeune public. Ses ouvrages, écrits seul ou en partenariat avec d’autres, sont une invitation permanente à la découverte, certains parlent même «d’état d’âme » à la Erlbruch

© Wolf Erlbruch / Peter Hammer Verlag

Wolf Erlbruch met les questions essentielles de la vie à la portée des lecteurs de tous âges. Son oeuvre profondément ancrée dans une vision fondamentalement humaniste dépeint avec humour et chaleur les petites choses qui forment le grand Tout. Maîtrisant parfaitement son art, il s’appuie sur une longue tradition graphique, tout en ouvrant de nouvelles perspectives créatives. Wolf Erlbruch est un visionnaire appliqué.*

* Extrait de la plaquette de présentation du site du Prix Alma (en anglais-nouvelle fenêtre).

Plusieurs générations d’enfants du monde entier connaissent le titre emblématique racontant l’histoire De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête … (nouvelle fenêtre)

Avec ce succès mondial, Wolf Erlbruch, est dès le début de sa carrière, nominé et couronné par des prix nationaux et internationaux.

Ces récompenses vous indifférent ? Venez découvrir son atelier  :

Site de Wolf Erlbruch (nouvelle fenêtre)

Wolf Erlbruch a collaboré avec des auteurs contemporains marquants plutôt germanophones comme : Rafik Schami (nouvelle fenêtre),  Jürg Schubiger (nouvelle fenêtre), Lavie Oren (nouvelle fenêtre), ou encore Dolf Verroen (nouvelle fenêtre).  

Il travaille aussi seul, mais à chaque fois il choisit la difficulté. Soit par la forme picturale qui est très loin de l’imaginaire formaté Disney, ou encore par un texte délibérément poétique. Ainsi il n’hésite pas à s’emparer de Goethe…

Il ne cherche pas non plus la facilité dans les thèmes traités  : l’amour cannibale comme dans L’ogresse en pleurs (nouvelle fenêtre), le sens de l’existence dans La grande question (nouvelle fenêtre), la philosophie dans Le nouvel abécédaire, la différence dans Les cinq affreux (nouvelle fenêtre), la création du monde dans L’atelier des papillons ou encore l’autonomie et la liberté avec Remue ménage chez Madame K (nouvelle fenêtre).

Quelle que soit la difficulté, Professor Erlbruch reste « simple » et plein d’humour. Ce n’est pas Hans Bacher,  producteur designer dans l’industrie du film d’animation ( Dreamwolds ), camarade de promo de 1969 à 1974 qui dira le contraire . Sur son site One1more2time3’s Weblog (en anglais-nouvelle fenêtre) il retrace  30 ans de carrière  de Wolf Erlbruch :

Un auteur qui a su transformer en or tout ce qu’il a créé.

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