Ma Soirée à La Médiathèque : jeux et mystère

26 Sep

Rendez-vous le samedi 1er octobre entre 18h et 21h pour une soirée conviviale en famille ou entre amis. Comme chaque année, Ma Soirée à La Médiathèque est l’occasion de se retrouver autour d’un thème et d’animations pour petits et grands. Cette fois ce sont les jeux qui sont à l’honneur ! Nous faisons un petit point sur le programme de cette soirée

  • A partir de 18h, un bar à jeux sera installé à l’entrée de la médiathèque Gustave Eiffel, permettant à chacun de choisir un jeu et de s’installer à une table pour jouer autant qu’il lui plaira. Il y aura des jeux pour les tout-petits, mais aussi des jeux familiaux ou des jeux pour adultes.
  • Vous aurez peut-être la chance de croiser Orphise, le Lutin Lunettes qui vous posera des défis et énigmes qu’il faudra résoudre pour gagner votre certificat d’initiation aux sciences amusantes.
  • Certains personnages de bandes dessinées se sont échappés de leur histoire, ils sont activement recherchés et des énigmes permettront de les reconnaître.
  • Par ailleurs, le village de Thiercelieux accueillera douze enfants à partir de 8 ans à 18h15 pour une partie de Loup-garou. Les plus courageux peuvent s’inscrire en téléphonant directement à la médiathèque Gustave Eiffel (01 47 15 76 43).
  • Pour celles et ceux qui souhaitent se détendre calmement entre deux parties, un coin « livre-jeux » sera accessible au rez-de-chaussée et permettra de recharger les batteries.
  • Enfin, après bien des aventures, la soirée se terminera par un spectacle de la Compagnie Nuage d’Oort, à 20h. Des expériences drôles, spectaculaires et interactives attiseront la curiosité des enfants et des adultes grâce à des thèmes variés comme l’existence de l’air, la pression atmosphérique ou encore qu’est ce que la chimie ?

Nous vous attendons nombreux, et déguisés si vous le souhaitez !

Ces romans qui s’accompagnent d’ambiances musicales (1)

19 Sep

On n’y fait peut-être pas assez souvent attention, mais de nombreux romans sont truffés de références musicales. Parfois intégrées à l’histoire, les chansons sont citées au fil de la narration et donnent envie au lecteur de les écouter pour se mettre à la place des personnages. D’autres auteurs écrivent en musique et partagent leurs sources d’inspiration en listant des œuvres musicales à la fin de leur livre. D’autres encore, en plus d’écrire une fiction, imaginent quelles pistes audios colleraient parfaitement à la lecture de leur roman. Dans tous les cas, ces auteurs réussissent à mêler l’envie de lire à celle d’écouter de la musique et nous font découvrir de nouveaux univers.

Des playlists créées spécialement pour chaque roman

Maxime Chattam permet à ses lecteurs de se mettre dans l’ambiance de son intrigue grâce à une liste de musiques au début de ses romans, à écouter pendant sa lecture. Par exemple dans Un(e)secte (nouvelle fenêtre) il conseille ces ambiances musicales : Mindhunter (nouvelle fenêtre) de Jason Hill, Seven (nouvelle fenêtre) de Howard Shore, Mesrine, l’instinct de mort de Marco Beltrami et Marcus Trumpp et The Leftovers (nouvelle fenêtre) de Max Richter (la série est excellente d’ailleurs). Une playlist très cinématographique aux mélodies lancinantes qui permettent à l’esprit de s’évader et d’entrer pleinement dans l’univers créé par Maxime Chattam.

Agnès Martin-Lugand écrit en musique, elle établit une playlist à la fin de ses romans, qui reprend la chronologie de l’histoire. Ainsi chaque lecteur peut lire chaque chapitre avec la musique qui a inspiré l’autrice. On retrouve par exemple dans Nos résiliences (nouvelle fenêtre), des titres de Milo Greene (nouvelle fenêtre), Ibrahim Maalouf (nouvelle fenêtre), Placebo (nouvelle fenêtre), ou encore certaines musique du film Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain (nouvelle fenêtre) de Yann Tiersen.

Des références musicales intégrées au fil du récit

Virginie Despentes, dans sa trilogie Vernon Subutex (nouvelle fenêtre) n’inscrit pas de playlist au début ou à la fin de ses romans, mais son personnage principal fait références à de nombreux titres (en effet il gérait un magasin de disques avant de se retrouver à la rue). On repère ainsi des références à Barbara avec Dis, quand reviendras-tu ?, à Christophe avec Les Paradis perdus ou encore Motörhead avec No Sleep ’til Hammersmith (nouvelle fenêtre). Des titres d’anthologie qui nous donnent envie de ressortir notre walkman.

C’est également le cas de Ovidie dans le roman graphique Les cœurs insolents (nouvelle fenêtre) : certaines pages renvoient à des moments d’adolescences marquants, notamment grâce à une chanson. Par exemple sont mentionnées des chansons du groupe The Velvet Underground (nouvelle fenêtre), Minor Threat ou encore The Hole.

Une bande son composée à partir d’un roman

Dans H24 : 24 heures dans la vie d’une femme (nouvelle fenêtre), un recueil de nouvelles écrites par des femmes sur des expériences de vie quotidiennes vécues par des femmes, on retrouve un QRcode qui renvoie à la bande originale de l’adaptation en série (nouvelle fenêtre), composée par Léonie Pernet (nouvelle fenêtre). Une lecture intense car découpée en plusieurs scènes très courtes et percutantes. La série emploie le même procédé avec des épisodes de 5 minutes qui donnent la parole à une actrice différente à chaque fois. Ces situations, inspirées d’histoires vraies, donnent au spectateur l’occasion de réfléchir à leur « banalité » au quotidien et pourquoi pas, la prochaine fois, d’y réagir.

Fantasy et fantastique, quelles différences ?

12 Sep

Fantasy et fantastique sont deux genres souvent confondus par les lecteurs car leurs univers « magiques » se rapprochent. Pourtant, la distinction est réelle : si le genre de la fantasy se déroule dans un monde totalement magique, le genre du fantastique se déroule dans le monde réel. Ainsi la fantasy va décliner plusieurs sous genre, contrairement au fantastique qui peut se glisser dans le genre policier, la science fiction ou encore la romance.

Le fantastique

Dans le fantastique, le monde où se déroulent les histoires est le monde connu. L’apparition d’éléments magiques ou surnaturels est souvent inexpliquée et suscite de l’étonnement de la part des personnages. C’est leur caractère impossible qui engendre de la méfiance, de la peur ou de l’émerveillement. Par exemple, Harry Potter (nouvelle fenêtre) est une saga fantastique car les « Moldus » n’ont pas consciences de la magie et le héros a une réaction de surprise face aux premiers éléments magiques qu’il rencontre. (Plus tard, la saga bascule dans le genre fantasy car l’univers est essentiellement magique et tous les personnages ont des capacités exceptionnelles). De même, les romans de Stephen King se rattachent principalement au genre du fantastique : une voiture qui agit selon ses envies (Christine – nouvelle fenêtre), une journée qui se répète inlassablement (22/11/63 – nouvelle fenêtre) ou un enfant qui peut parler aux morts (Après – nouvelle fenêtre).

Le roman gothique du XVIIIe siècle serait à l’origine du genre fantastique : ambiance sombre, évènements inexplicables et personnages comme le Diable et les fantômes sont des éléments communs aux deux genres. Pour l’essor du fantastique en France, il faut attendre le XIXe siècle et la traduction des contes d’E.T.A Hoffman (nouvelle fenêtre) qui influence Honoré de Balzac à qui on doit par exemple La Peau de chagrin (nouvelle fenêtre), un conte dans lequel un jeune homme acquiert une peau de chagrin pouvant réaliser tous ses souhaits. Dans les classiques, nous pouvons également citer l’œuvre de Edgar Allan Poe (nouvelle fenêtre), Le Horla (nouvelle fenêtre) de Guy de Maupassant ou encore Le portrait de Dorian Gray (nouvelle fenêtre) de Oscar Wilde.

Voici quelques titres de romans contemporains qui appartiennent au genre du fantastique :

La fantasy

Dans la fantasy, l’intrigue se déroule généralement dans un monde différent du nôtre où la magie et les événements surnaturels n’étonnent pas les personnages. Par exemple Le Seigneur des anneaux (nouvelle fenêtre) est une saga de fantasy car aucun personnage ne s’étonne de la présence d’elfes, de Hobbit ou d’une bague qui fait disparaître celui qui la porte. En fantasy, les mondes sont totalement imaginés. D’ailleurs le terme anglo-saxon « fantasy » peut être traduit en français par « imagination ». Dans ce genre, on retrouve différents sous-genre (comme en science-fiction – nouvelle fenêtre) :

High fantasy et low fantasy

Deux termes qui différencient la fantasy et le fantastique outre-manche. La high fantasy correspond aux histoires se déroulant dans un monde totalement magique alors que la low fantasy se déroule dans un monde n’acceptant pas la magie : c’est ce qu’on nomme en France le genre fantastique.

La fantasy animalière

Les animaux sont personnifiés et sont les héros de l’histoire. Par exemple, Le livre de la jungle (nouvelle fenêtre) de Rudyard Kipling, Fantastique Maitre Renard (nouvelle fenêtre) de Roald Dahl ou encore Le vent dans les saules (nouvelle fenêtre) de Kenneth Graham.

L’heroïc fantasy

Un genre qui appartient à la fantasy épique et qui se concentre sur le héros (aux capacités physiques ou magiques exceptionnelles) et sa quête. Par exemple Chronique du tueur de roi (nouvelle fenêtre) de Patrick Rothfuss ou la saga L’assassin royal (nouvelle fenêtre) de Robin Hobb.

Fantasy médiévale

Le monde dans lequel évoluent les personnages rappelle l’époque historique du Moyen âge, donc on trouve des châteaux forts et des chevaliers (par exemple la saga Sénéchal de Gregory da Rosa – nouvelle fenêtre). Bien sûr, il y a également des créatures magiques comme les dragons par exemple. La fantasy historique est une variation de ce sous genre dans laquelle le récit peut se dérouler à une autre période historique.

Dark Fantasy

C’est le roman noir de la fantasy, les personnages n’y sont généralement pas gentils ni remplis de bonnes intentions. Peuvent s’y mêler des scènes d’horreur. Le but est d’effrayer le lecteur. Dans cette catégorie, on peut citer l’oeuvre de Lovecraft (nouvelle fenêtre).

Fantasy urbaine

L’univers décrit se rapproche d’un monde similaire au nôtre, sauf que la présence de créatures magiques et d’événements anormaux est banale et ancrée dans le quotidien. Par exemple La meute (nouvelle fenêtre) de Karine Rennberg ou American gods (nouvelle fenêtre) de Neil Gaiman.

Fantasy mythique et féérique

Ces sous-genres ont un rapport aux mythes et aux contes de fées. Les histoires se déroulent dans des mondes magiques lointains et son généralement des réécritures plus modernes de la mythologie ou des contes connus. Par exemple Lore (nouvelle fenêtre) de Alexandra Bracken ou Les Ménades de Nicolas Texier.

Autres sous-genres

En fantasy, l’uchronie existe également (comme en science-fiction). L’Histoire a cette fois été déviée par les actions d’être surnaturels : de fées, lutins et sirènes par exemple. Le Paris des merveilles (nouvelle fenêtre) de Pierre Pevel appartient à cette catégorie.

On trouve également des romans de romantic fantasy, où les éléments de la fantasy sont réunis mais l’accent est mis sur l’histoire d’amour entre deux personnages. On peut citer Le sang et la cendre (nouvelle fenêtre) de Jennifer Armentrout.

Comme en science-fiction, certains auteurs parodient le genre de la fantasy, c’est ce qu’on appelle la light fantasy ou fantasy burlesque. C’est par exemple le cas de Terry Prachett avec Les Annales du Disque-monde ou de la bande-dessinée Le Donjon de Naheulbeuk (nouvelle fenêtre) de John Lang.

La difficulté en fantasy, comme en science-fiction, est que les frontières sont poreuses entre ces sous genres : un livre appartient à plusieurs sous-genres ou change de sous-genre en fil de l’intrigue.

Venez faire votre choix à La Médiathèque !

La saga du jury du Prix des Lecteurs de Levallois : suite et fin – Édition 2022

6 Sep

Après la lecture de tous les titres en lice, les jurés se réunissent une dernière fois puis passent au vote avant de rencontrer tous les auteurs lors du Salon du Roman Historique et de leur annoncer le lauréat.

Une dernière réunion d’échanges

À leur habitude à présent, les jurés s’installent très vite, dans la hâte de commencer les échanges et de découvrir les points de vue de chacun. Mais un peu de patience leur est demandé, le temps que leur soient indiqués le lieu du vote et les règles de son déroulé. Des questions s’enchaînent car chacun est bien conscient de son rôle de juré. Puis il est question des deux derniers livres en lice. Et là, comme d’habitude cela fuse ! Les argumentaires se succèdent, entre accord et opposition, loin du « j’aime ou je n’aime pas ».

Puis le vote…

Changement de lieu pour la séance du vote mais pas trop de décor puisque le jury se retrouve à La librairie Sevezen, rue Trébois, à l’invitation de son responsable. Installation de chaises, de l’urne et d’un tableau pour pointer les votes au milieu des étagères et tables d’exposition remplies de livres. Échanges, dernières hésitations pour certains puis le vote se déroule pour désigner Stéphane Audeguy lauréat de cette 11e édition du Salon du Roman Historique de Levallois.

Les bibliothécaires ne peuvent que féliciter les jurés pour leur belle implication et leur choix de lecteurs. Assurément un formidable jury où comme eux-mêmes l’ont dit au cours de la soirée, la convivialité et la bienveillance ont régné au fil des rencontres.

Et jour J !

Samedi 2 juillet, au parc de La Planchette sous la tente Le Forum, le lauréat du Prix dont Le Point et So Ouest sont partenaires – est révélé à l’issue de deux rencontres avec les romanciers en lice. C’est Nathalie*, jurée, qui sur la scène devant les auteurs et le public nombreux, relate l’expérience de juré et annonce le nom du lauréat.

Voici ses propos :

« Je suis très heureuse de représenter le Jury aujourd’hui et d’annoncer le lauréat du Prix des lecteurs pour cette édition. Pour commencer, je voudrais remercier au nom du Jury, Sophie Perrusson ainsi que l’ensemble des bibliothécaires, qui nous ont accompagnés pendant cette aventure. C’était un réel bonheur de vous côtoyer. Vous exercez un métier merveilleux de mémoire et de transmission. Merci pour votre passion, votre implication et vos choix éclairés au quotidien.

En ce qui concerne mon expérience de « Jurée », je parle « d’aventure » car c’était une première pour chacun d’entre nous, à l’exception d’une jurée, dont c’était la deuxième participation. Je la remercie pour sa présence rassurante tout au long de cette expérience. Après tout, si elle a réitéré sa participation c’est que ça ne devait pas être si mal !

Nous étions douze jurés avec des âges très différents. Pas tout à fait de 7 à 77 ans, mais presque, puisque ma fille de 11 ans nous a parfois accompagnés de sa présence discrète.

En termes de parité, c’est perfectible … Trois hommes et neuf femmes… Vous savez ce qu’il vous reste à faire l’année prochaine ! Rassurez-vous, nous nous sommes toutes et tous très bien entendus, puisque nous sommes toutes et tous allés au bout de l’expérience !

Alors concrètement, comment devient-on Juré ? Nous avons chacun postulé en ligne. Nous étions donc tous volontaires ! Sauf pour l’un d’entre nous (il en faut toujours un, vous me direz !) dont la candidature a été proposée par ses enfants « à l’insu de son plein gré » nous a-t-il révélé. Ses enfants le voyant dévorer des livres ont pensé très justement que leur père aurait toute sa place dans ce jury. A postériori, je crois pouvoir dire qu’il ne regrette rien et qu’il est plutôt reconnaissant d’avoir vécu cette aventure grâce à ses enfants !

Cela a été pour chacun de nous une véritable bulle de respiration dans nos quotidiens parfois frénétiques. Nous nous sommes réunis à la médiathèque Gustave-Eiffel une à deux soirées par mois, entre les mois de février et de juin, avec une séance introductive et une séance de clôture consacrée au vote. Et la phrase « c’est parce qu’ils ne savaient pas, qu’ils ont osé » a pris tous son sens ! Nous avons découvert ce qui nous attendait les mois à venir … Rien d’insurmontable … Chaque mois, nous avons lu et commenté deux livres, soit huit en tout.

Certains livres ont suscité des débats très animés ! Mais une chose est sûre, nous avons éprouvé beaucoup de plaisir à nous retrouver et à échanger sur nos lectures. Ce qui m’a le plus marquée, c’était l’écoute de part et d’autre. C’était très réjouissant de pouvoir s’exprimer sans interruption avec une belle liberté de ton. C’est suffisamment rare pour le souligner ! Quelqu’un disait : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ». Nous avons prouvé que nous pouvions débattre de tout avec tout le monde ! Rétrospectivement, je me dis que c’était une belle expérience d’humilité et de tolérance.

Après un vote à deux tours, notre choix s’est porté sur le roman Dejima de Stéphane Audeguy (nouvelle fenêtre). C’était le dernier livre de la sélection ! Ce qui prouve que nous avons maintenu l’effort jusqu’au bout ! Ce texte nous embarque littéralement à travers un siècle d’histoire du Japon. Sa construction très maitrisée en trois temps est ponctuée par des éléments historiques judicieusement sélectionnés avec une pointe de causticité à certains moments. Nous avons pris beaucoup plaisir à découvrir ce récit d’émancipation de trois héroïnes dont l’incursion dans le fantastique nous a permis de voyager à la fois dans la mythologie et la grande histoire.

Enfin, pour finir, je salue mes co-jurés qui ont rendu cette aventure inoubliable, que j’espère renouveler très bientôt. Et je salue également l’ensemble des autrices et des auteurs de la sélection qui nous ont fait voyager intérieurement. Partager vos imaginaires nous est très précieux, en particulier en ces temps très chahutés. Stimuler les imaginaires est aujourd’hui essentiel pour construire un monde plus juste et plus durable ».

Stéphane Audeguy, très ému, est alors invité à monter sur scène. Après de vifs remerciements pour ce Prix, il salue ses collègues auteurs et porte leur voix pour indiquer combien une telle aide à la création pour les jeunes auteurs est utile, ne serait-ce que « pour remplir le frigo ».

Vive le Salon du Roman Historique de Levallois, vive les auteurs, vive leurs lecteurs et vive toute la chaîne du livre ! Photos : https://salonromanhistorique-levallois.fr/

*Toute ma reconnaissance à Nathalie qui a accepté de monter sur scène pour annoncer le lauréat et mes félicitations pour ce magnifique discours.

Le coin Manga : Des Mangas French Touch !

5 Sep

Bienvenue dans le coin Manga du Blog Liseur, pour découvrir des coups de cœurs, des conseils de lecture et des nouveautés, pour les fans ou pour nos lecteurs qui désirent s’initier au genre. Le rayon manga à La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre) est large et diversifié, suffisamment varié pour vous faire découvrir des mangas différents. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges. La lecture des mangas vous donne envie, n’hésitez plus, lancez-vous. Aujourd’hui nous nous intéressons aux mangas français.

Qu’est ce qu’un manfra ?

Un manfra c’est un manga à la française. Ce terme désigne les ouvrages réalisés par des auteurs et dessinateurs francophones. Ces auteurs francophones travaillent dans le même format que les Mangas traditionnels et dans le plus pur style de dessin, texte, dialogue et narration asiatiques.

Comme tout le monde le sait au Japon le manga est une institution, d’ailleurs la plupart des titres viennent de ce pays. Mais la France, qui est le second pays du manga, a vu ses ventes décupler en quelques années. Ce qui a propulsé des auteurs et dessinateurs très doués et fans du genre. Grâce à eux, de nombreux titres francophones sont publiés et ils n’ont rien à envier à leurs collègues japonais.

Voici une sélection de manfras, des mangas made in France, pour tous les âges et de différents styles, tous disponibles à La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre) et sur La Médiathèque Numérique (nouvelle fenêtre) :

City Hall (nouvelle fenêtre) est un manga jeunesse qui se déroule au XVIIème siècle. Des écrivains réussissent à donner vie à leurs personnages. Mais certaines personnes détournent leur utilisation à des fins militaires. Afin d’éviter tout débordement, l’apprentissage de l’écriture et la vente de papier sont interdits. Mais dès le XXème siècle, un criminel utilise de nouveau cette technique dans un but maléfique. Pour tenter de l’arrêter, ce n’est autre que Jules Verne et Arthur Conan Doyle qui mènent l’enquête.

Ki et Hi (nouvelle fenêtre), également un manga jeunesse, raconte l’histoire de deux frères complètement barrés qui font les quatre cents coups dans le plus petit village d’un royaume en forme de panda. Le premier est grand, gros et adore martyriser le second, petit, maigrichon, mais prêt à tout pour se venger de la manière la plus sournoise possible ! Qu’il s’agisse de dévaliser un restaurant de sushis à volonté, de s’affronter lors d’un intense match de basket ou au contraire de s’allier pour protéger le village …

Ce manga retrace, à travers de multiples histoires courtes, toutes les nuances qui existent dans une relation entre frères. Véritable phénomène en 2016, date de parution du premier tome, 50 000 exemplaires ont été épuisés en trois jours. Son créateur, Kevin Tran, Youtubeur connu sous le pseudo « Le rire Jaune » en est actuellement à son sixième tome.

Pen Dragon (nouvelle fenêtre) disponible en version numérique, est un manga pour adultes. Alors que la mère de Pen Doragu tombe malade, son père décide de devenir Thunder, un chasseur de dragons rouges d’Armori afin de pouvoir payer le traitement de sa femme. Malheureusement, le père meurt lors de son premier combat et c’est l’adolescent qui va reprendre son activité. Pen Doragu veut sauver sa mère quoi qu’il arrive !

Last man (nouvelle fenêtre), également un manga adulte, met en scène Adrian Velba, 12 ans, jeune garçon heureux. Après avoir travaillé dur toute l’année dans l’école de combat de Maître Jansen, il va enfin pouvoir participer au grand tournoi annuel parrainé par le roi Virgil et la reine Efira. Hélas, à quelques heures de la clôture des candidatures, son partenaire fait défection, malade. Le coup est terrible pour Adrian, car il faut être deux pour s’inscrire au tournoi. Échec sans appel ? Non, car in extremis surgit un grand gaillard que personne n’a jamais vu en ville, Richard Aldana. Aldana propose à Adrian une alliance pour combattre ensemble. Pleine de méfiance, la mère d’Adrian donne son accord du bout des lèvres…

Cette série prévue en 12 volumes est l’ambition de trois auteurs : Bastien Vivès, Yves Balak et Michaël Sanlaville. De leur travail collectif est né Lastman, une saga romanesque et bagarreuse dans laquelle ils ont réussi à développer les traits de caractère de chaque personnage, au fur et à mesure des nouveaux tomes. Tous les personnages sont passionnants ! On tourne les pages avec entrain, le récit est très bien rythmé, efficace et très amusant, inspiré de Dragon Ball d’Akira Toriyama. L’introduction se fait toujours en couleurs et annonce le ton : il est l’heure de quitter le monde réel et de rejoindre pour quelques moments celui de la vallée des rois …

Vous pouvez retrouver Last man, Pen dragon, City Hall et Ki & Hi à La Médiathèque de Levallois !

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