Pause estivale sur les blogs de La Médiathèque

13 Juil

Comme chaque année depuis leur création, les blogs de La Médiathèque sont en pause durant les mois d’été et les rédacteurs mettent leurs claviers au repos. 

Au cours de la saison 2018-2019, nous avons imaginé, écrit et publié plus de 300 articles, qui ont été lus par plus de 3 000 personnes chaque mois. C’est donc aujourd’hui l’occasion de vous remercier, vous lecteurs réguliers et/ou occasionnels, pour vos lectures, votre enthousiasme, votre curiosité, vos suggestions, vos likes, vos commentaires et vos partages de nos articles sur les réseaux.

Nous nous retrouverons à la rentrée, plein de nouvelles idées, de nouvelles rubriques et d’énergie pour une nouvelle saison. Nous vous souhaitons un merveilleux été, épanouissant, formateur, cinéphile, musical, patrimonial, littéraire et numérique !

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Quels romans mettre dans vos valises pour l’été 2019 ?

8 Juil

Comme chaque année, le temps des grandes vacances revient et par la même occasion celui de choisir les lectures qui jalonneront vos farnientes estivaux, vos voyages ou randonnées ! Après Quels romans mettre dans vos valises en 2017 et en 2018, les bibliothécaires de La Médiathèque vous proposent pour vous guider une nouvelle fois une sélection de romans à glisser dans votre sac à main, à dos ou de plage.

 

La présentation de J’entends des regards que vous croyez muets aux éditions Verticales par Arnaud Cathrine.

 

L’avis d’Alex sur livresforfun sur overblog.com : «Le moins que l’on puisse dire est que Rue du Dragon couché est un polar totalement dépaysant à plus d’un titre». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

Les avis du Masque et la Plume sur France Inter : « Un livre sur le désœuvrement de la jeunesse dans l’Est de la France, écrit à coup de cliffhangers… et surtout extrêmement vivant et drôle !  » A écouter sur France Inter.

 

 

L’avis d’Isabelle sur le site de La Médiathèque de Levallois : « la magie de ce roman doit beaucoup à sa forme qui oscille entre recueil de nouvelles et roman choral […]». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Lucie sur le blog Abracadabra books : « »Le roman sensuel et envoûtant de l’été… Si je devais faire une comparaison, je dirais que Cape May est un savoureux mélange de Gatsby le Magnifique et des Liaisons Dangereuses. » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de FranBlan (77 ans) sur le site Critiques libres : « Une formidable comédie humaine à l’anglaise, ponctuée du légendaire flegme britannique ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis du blog Les livres de George : « j’ai adoré ce roman à la fois pour sa valeur romanesque voire feuilletonnesque, mais aussi pour cette réflexion à la fois sur la condition féminine et sur la lecture. Un grand roman donc, qui me donne très envie de découvrir d’autres romans de cette auteure.» Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Brice Matthieussent dans l’émission John Fante, une soif de revanche (1909-1983) diffusée le 23/02/2019 sur France culture : « Un écrivain dont «  l’œuvre littéraire a été un décalque aussi fidèle de l’existence de l’auteur ». A écouter sur France Culture.

L’avis de Clémence Barbier dans Zonelivres.fr :« Qanaaq c’est une immersion dans l’immensité blanche du Groenland. Terre blanchâtre où le noir a sa place tant par l’ambiance que par les ressources exploitées. […]Vous rêvez de dépaysement ? Vous allez être servis ! ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis d’Alexandre Fillon dans l’Express.fr : « L’un des plus hauts sommets du roman anglais contemporain ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

 

L’avis d’Audrey du blog Cellardoor : « Je l’ai préféré au 1er des Rougon Macquart ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

 

L’avis de Télérama : « Ce roman donne raison à la magnifique chanson écrite par Bob Dylan et chantée par Joan Baez Diamonds and rust : la mémoire est faite de diamants et de rouille ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

 

L’avis de Christophe Alix sur Next.liberation.fr : « Une sorte de road-movie métaphysique au féminin dans l’immensité inquiétante de l’Alaska, qui revisite à sa manière grinçante le mythe de la «frontière» ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Philippe Leuckx sur La Cause littéraire.fr : « […]Aux qualités d’écriture, minutieuse, féconde, imaginative tout en étant très réaliste, s’ajoutent les vertus d’un regard ouvert à l’autre, quel qu’il soit : penser reste un combat, et penser juste, large, vrai, une mission. Un grand livre ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Bernard Henninger sur NooSFere.fr : « Les éditions de l’Atalante signent le retour au romanesque de Catherine Dufour avec un récit fantastique, au sens premier du terme, une plongée pleine d’appréhension dans un Paris vibrant de légendes, délaissant une modernité sinistrée pour un passé aux mystères aussi fascinants que vénéneux […] ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Victor Garcia sur L‘express.fr : « Avec Central Park, Guillaume Musso nous entraîne dans un thriller psychologique qui commence dans le mythique parc de New York. Alice et Gabriel ne se connaissent pas. Ils se réveillent pourtant sur un banc, menottés ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Serge Bressan sur La Grande Parade.com : « […] Avec la complicité de l’écrivain et historien Emmanuel Haymann, l’auteur déambule avec une appétence communicative dans des périodes où l’on croise Clovis, Charlemagne, où les Anglais parlaient français (ou presque !), où le français devient la langue de Molière, puis celle des médias… pour en arriver à ce français devenu la langue de l’immédiat[…]. Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de la librairie La Procure en vidéo :

 

L’avis d’Anniemots sur son blog : « Pour résumer : à consommer sans modération, trilogie idéale à emporter dans ses bagages pendant les vacances ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Caroline Broué sur France Culture à écouter : « Un roman où les arbres sont le centre du récit… ce n’est pas commun ! ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Léon-Marc Levy sur La Cause Littéraire.fr : « Monsieur Toussaint Louverture continue à nous surprendre avec des œuvres oubliées et plus stupéfiantes les unes que les autres. Avec ce roman – est-ce un roman, un récit fictionnel ? – nous sommes dans le monde âpre et mâle de la boxe dans les années 1950. » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Christilla Pellé-Douël sur Psychologies.com : « Pour son premier roman, la britannique Rosie Walsh fait très fort : impossible de lâcher le livre avant de connaître la fin. Une super-romancière du psycho-thriller est née… Idéal pour occuper un long voyage ! » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis des critiques du Masque et de la Plume sur France Inter : « Quatre ans après « Réparer les vivants », Maylis de Kerangal nous plonge une nouvelle fois dans un corps de métier et nous révèle toute sa technicité : « Un monde à portée de main » emmène le lecteur dans la vie d’une spécialiste du trompe-l’œil. Qu’ont pensé les critiques du Masque et la Plume de ce roman ?  » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis d’Aifelle1 sur le blog Le goût des livres : « C’est la lecture parfaite pour les vacances, vous avez encore le temps de la glisser dans votre valise. Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis des Inrocks.com : « Féministe avant l’heure, charmant et so British même s’il se passe en Italie, Avril enchanté est non seulement la lecture idéale pour finir ce mois d’avril avec bonheur, mais aussi pour traverser tous les mois d’été à venir ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de NooSFere.fr : « Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant, dans la veine de La Servante écarlate. Ici, pas de corps féminin asservi – mais des voix bâillonnées ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis d’Eve sur Carnetsdeweekends.fr : « L’auteur s’attarde sur la psychologie des personnages[…].Ce roman nous conduit ainsi à réfléchir à l’évolution de la condition des femmes depuis le début du XXème siècle et au poids de secrets de famille. Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Yan sur Encoredunoir.com  : « On se laisse vite entraîner dans ce roman qui oscille souvent entre la dure chronique sociale, le récit intime émouvant et par la grâce de l’écriture et de la description des lieux, le conte horrifique. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

L’avis de Magali sur Fictionista.ch : « À lire si : Vous n’avez pas peur de vous décentrer et de remettre en question votre façon de penser. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Yann sur Unwalkers.com : « un roman aussi vivant qu’émouvant, où les tragédies intimes servent de moteur aux protagonistes. A l’efficacité du récit viennent s’ajouter l’humour omniprésent et les splendides paysages du Montana, le tout contribuant à faire de Céline une très agréable lecture de ce début d’année. »Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Bookivore sur Critiques libres  : « Ce roman, excellemment bien écrit, se lit rapidement, il est court (trop), et il s’impose vraiment comme un vrai classique du genre. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

 

 

L’avis de Jérémie sur Destination futur.fr : « Que vous aimiez Stephen King ou non, je vous recommande « Écriture, mémoires d’un métier» car ce livre est truffé de conseils sensés pour améliorer sa qualité d’écriture et mieux vivre ce métier. Peut-être ne serez-vous pas sensible à la première partie autobiographique comme je l’ai été, mais les autres parties sont vraiment riches d’enseignements et l’auteur s’appuie sur des exemples personnels concrets. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

Un grand merci à tous les chroniqueurs des blogs, sites, magazines dans lesquels j’ai pioché ces avis ainsi qu’aux bibliothécaires pour leur travail de sélection judicieux.

Bonne lecture de nos romans préférés de l’été 2019 !

Dernière séance de la saison 2018-2019 pour Premiers pas premières pages

2 Juil

L’été est arrivé et avec lui la chaleur et des envies de fraicheur ! Samedi 22 juin, une quinzaine de bébés attentifs et leurs parents ont assisté à la séance de fin d’année de Premiers pas premières pages : une séance très aquatique consacrée à la mer et aux poissons !

  • Santiano – Hugues Aufray  ♫
C’est un fameux trois-mâts, fin comme un oiseau
(Hisse et ho, Santiano)
Dix-huits noeuds, quatre cents tonneaux
Je suis fier d’y être matelot
Tiens bon la vague et tiens bon le vent
Hisse et ho, Santiano
Si dieu veut, toujours droit devant
(Nous irons jusqu’à San Francisco)

Ce matin-là, la plage est déserte. Seuls les cris des mouettes accompagnent les pas de Joé. Pour passer le temps, Petit matelot commence à plier des feuilles de papier pour en faire des bateaux. Un par un, il les met à l’eau et bientôt toute la mer est recouverte de petites voiles blanches…

 

  • Bateau sur l’eau
  • La baleine qui tourne qui vire

C’est la baleine qui tourne, qui vire
Comme un joli petit navire
Prenez garde à votre doigt
Ou la baleine le mangera
Prenez garde à votre doigt
Ou la baleine le mangera

C’est la baleine qui tourne, qui vire
Comme un joli petit navire
Prenez garde à la baleine
Elle va vous manger le doigt
Prenez garde à la baleine
Elle va vous manger le doigt

 

  • Les petits poissons dans l’eau
  • Un poisson au fond d’un étang

Un poisson au fond d’un étang
Qui faisait des bulles
Qui faisait des bulles
Un poisson au fond d’un étang
Qui faisait des bulles
Pour passer le temps

Un oiseau vint près de l’étang
Regarder les bulles
Regarder les bulles
Un oiseau vint près de l’étang
Regarder les bulles
Pour passer le temps
Que fais-tu joli poisson blanc ?…

Un aquarium comme une cour de récréation où s’expriment, sans retenu, la cruauté et la vanité.

 

 

  • Et on termine par la Comptine du poisson qui nage

À l’année prochaine !!!!

Merci à Fanélie B., Marie-Charlotte W. et Alvina C. pour la conception de la séance qui a permis la réalisation de cet article 🙂

 

Les bibliothécaires et bibliothèques, stars des romans

26 Juin

Après Libraires et librairies dans les romans, voici les bibliothécaires dans la littérature ! Du latin bibliothecarius, le bibliothécaire est par définition la personne chargée des livres dans une bibliothèque. Mais bibliothécaires et bibliothèques se retrouvent aussi à l’intérieur des livres… Personnages sévères, mystérieux, sauveurs ou passeurs, voici quelques figures littéraires de ces mythiques gardiens de livres au cœur de ces lieux dont ils ont la charge.

Les « Hommes-livres » dans Fahrenheit 451 (nouvelle fenêtre) de Ray Bradbury (1920-2012) publié en 1953

Montag est un pompier du futur d’un genre particulier : il brûle les livres. Jusqu’au jour où il se met à en lire, refuse le bonheur obligatoire et rêve d’un monde perdu où la littérature et l’imaginaire ne seraient pas bannis. Devenant du coup un dangereux criminel…
Résumé extrait de Babelio (nouvelle fenêtre)

Il n’y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire. Ray Bradbury

Dans ce roman, pas de bibliothèques puisque elles sont brûlées. Les bibliothécaires sont des hommes- livres, et apprennent par cœur un ou plusieurs livres pour pouvoir les réciter lors de rencontres nocturnes dans la forêt.

Pour aller plus loin

Dans L’Homme sans qualité de Robert Musil (nouvelle fenêtre), roman fleuve inachevé de deux tomes, le bibliothécaire répond au Général Stumm concernant son métier :

Le secret de tout bon bibliothécaire est de ne jamais lire, de toute la littérature qui lui est confiée, que les titres et la table des matières. Celui qui met le nez dans le contenu est perdu pour la bibliothèque. Jamais il ne pourra avoir une vue d’ensemble ! 

Le mystère Henri Pick (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) Le bibliothécaire « sauveur de manuscrits » dans Le mystère Henri Pick (nouvelle fenêtre) de David Foenkinos (2016)

En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’oeuvre, écrit par un certain Henri Pick. 

Contrairement à la citation du bibliothécaire dans l’Homme sans qualité, ce bibliothécaire lit les manuscrits. David Foenkinos s’est inspiré de l’écrivain et poète américain Richard Brautigan (1935-1984), qui disait de lui-même qu’il était « un poète inconnu » pour créer son personnage de bibliothécaire.
Sous forme d’enquête policière, il va au passage écorcher l’univers de l’édition qu’il connait d’ailleurs lui-même parfaitement. Un brin convenu et caricatural mais à découvrir.

  • L’avis de culture-tops.fr :  Limpide, drôle, sensible, avec un brin de suspense

Pour aller plus loin

L'ombre du vent de Zafon (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) La bibliothèque secrète dans un cimetière dans L’Ombre du vent (nouvelle fenêtre) de Carlos Ruiz Zafon (2001)

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon, Daniel Sempere, le narrateur, dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. 
Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent.

Un mélange de Fahrenheit 451 dont les protagonistes sont des « sauveurs de livres », et du (Le) nom de la Rose pour la « bibliothèque secrète ».

  • L’avis de jmph sur le blog du journal Le Monde : Zafón est un formidable raconteur d’histoire… c’est un livre qu’on ne lâche pas, qu’il ne faut pas lâcher sous aucun prétexte pour ne pas en perdre le fil et pour en goûter tout le sel et l’humanité…Et c’est aussi, et surtout, un véritable hymne d’amour pour les livres… plus forts que la vie.
  • L’avis de Didier Sénécal dans le journal l’Express : Si vous avez le malheur de lire les trois premières pages de son roman, vous n’avez plus aucune chance de lui échapper… Une fois égaré dans les labyrinthes du quartier gothique de Barcelone, l’amateur de belles histoires n’a plus aucune envie d’en sortir. 
  • L’avis du journal Le Parisien :  Un récit digne d’Alexandre Dumas !

La bibliothécaire de Gudule (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

La bibliothécaire (nouvelle fenêtre) de Gudule (de son vraie nom Anne Liger-Belair 1945-2015) publié en 1995

C’est l’histoire d’un garçon prénommé Guillaume. Un jour, Guillaume s’endort sur sa table de cours et son professeur de français, Mr Pennac lui demande alors de raconter son rêve, seulement Guillaume raconte une histoire qu’il vit tous les soirs. Cette histoire, c’est celle d’une vieille femme écrivant très tard le soir puis éteignant sa lumière rose, puis une jeune fille sort de la résidence. Un soir Guillaume décide de la suivre jusque la bibliothèque, quelque temps après, ils se retrouvent tous deux sur un banc et la jeune fille lui explique qu’elle recherche un grimoire pour devenir écrivaine. C’est alors que Guillaume va chercher en vain le grimoire pour la jeune fille disparue. Va-t-il réussir à la sauver ?

Ce roman de littérature jeunesse, un « incontournable » nous plonge dans un récit fantastique où le personnage principal, va écrire la suite de l’histoire commencé par la vieille dame, ancienne bibliothécaire afin de faire réapparaître la jeune Idda. Mais comme il est mauvais en français, cela s’annonce cocasse ! Guillaume y croisera Alice au pays des merveilles, Poil de Carotte, et bien d’autres personnages de romans.

La bibliothèque est elle aussi un peu désuète 🙂

L’endroit est extraordinaire : des rayonnages couvrent les murs et s’alignent les uns derrière les autres, formant d’étroites allées. Combien y a-t-il de livres, ici ? Dix mille, cent mille, un million ? Une odeur de vieux papier, à la fois acre et doucereuse, émane du fantastique amas d’ouvrages, dont certains ont plus d’un siècle. Couvertures de cuir, de tissu, de carton, aux tranches dorées ; parchemins roulés ; éditions rares et volumes populaires pleins de naïves illustrations ; tout le savoir du monde semble rassemblé ici. La somme des connaissances humaines emplit cette salle, noyau lumineux au cœur de la bâtisse obscure. Et ce noyau, par le plus grand des hasards, Guillaume vient d’y avoir accès.

Ce livre est dédié aux bibliothécaires et aux documentalistes pour leur remarquable travail auprès des jeunes, dans l’approche du livre-plaisir.

Avec ces exemples, nous pouvons donc dire que la littérature en général a traité le sujet des bibliothèques et des bibliothécaires, et ce, plus ou moins bien. Alors oui, les bibliothèques sont bien vues comme un lieu de savoir, mais souvent calmes et un peu poussiéreuses. Quant aux bibliothécaires, elles sont souvent représentées comme étant majoritairement des femmes d’un certain âge, sévères et qui passent leur temps à lire !!! Mais ces « clichés » appartiennent à la fiction, n’est-ce pas ?

Rappelons que la bibliothèque est aussi un lieu ouvert à tous, où l’on peut lire, jouer, travailler, rêver, utiliser les ressources numériques, consulter Internet, emprunter des livres, des cds, des jeux vidéos, des magazines mais aussi échanger et participer à des animations organisées par les bibliothécaires elles-mêmes 🙂

Et pour finir ce petit tour d’horizon, La Médiathèque de Levallois et ses bibliothécaires en images !

Nous espérons vous voir très nombreux (ses) à La Médiathèque de Levallois !

Bonnes nouvelles dans le coin de La Médiathèque de juin 2019

21 Juin

Au mois de juin, les nouvelles sont à l’honneur ! Après notre article Nouvelles vous avez dit nouvelles, Le coin de La Médiathèque s’intéresse à ces courts récits en prose, où une action assez simple ménage souvent un effet de surprise au moment du dénouement. Voici ainsi plusieurs recueils de ces textes courts au style percutant, à destination des enfants, des adultes ou encore des cinéphiles.

Nouvelles histoires pressées de bernard friot (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre)

Nouvelles histoires pressées (nouvelle fenêtre) de Bernard Friot. Éditions Milan

Bernard Friot est le spécialiste des nouvelles pour enfants. Vous ne connaissez pas encore ses Histoires pressées ? C’est une chance !

Bernard Friot sait écouter les enfants : il a étudié longuement leur manière de raconter leurs histoires mélangeant très librement réalité et imaginaire. Il en résulte une série de recueils de nouvelles s’adressant à tous types de lecteurs (dès neuf ans) y compris ceux en difficulté par rapport à la lecture. Le résultat : des nouvelles très faciles à lire car aucun des textes ne dépasse trois pages, un humour décalé, le figuré se transforme en réalité pendant que le second degré devient premier, on  en perd ses repères, c’est jubilatoire, on s’esclaffe !

Une succession d’histoires courtes, poétiques et drôles qui peuvent être le point de départ à des jeux de vocabulaire et jeux d’humour.

La magie des mots a opéré, voilà notre monde transformé ! La vie est décidément pleine de malice et bonnes nouvelles !

Nouvelles histoires du Wyoming d’Annie Proulx (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

Nouvelles histoires du Wyoming (nouvelle fenêtre) d’Annie Proulx. Éditions Grasset

Dans les onze nouvelles qui composent ce recueil, l’auteur nous emmène dans l’Amérique rurale, mais il pourrait s’agir de n’importe quelle campagne profonde, là où les mœurs confinent à la sauvagerie : la brutalité y côtoie la jalousie tandis que l’absurdité des vengeances et la simplicité des esprits dérivent facilement vers la violence gratuite. Fermiers ou chasseurs, hommes ou femmes, jeunes et vieux, tous ces êtres rugueux se frôlent et se heurtent, souvent s’évitent mais se détruisent à coup sûr. L’écriture d’Annie Proulx transcrit parfaitement, grâce à une économie de mots et à une sécheresse volontaire du style, l’âpreté d’un univers où les relations humaines sont hostiles. L’insistance sur la difficulté à communiquer et l’absence délibérée de bienveillance donnent à ces textes une violence sous-jacente, parfois dérangeante tant elle est absolue.

Débutants de Raymond Carver (catalogue d La médiathèque-nouvelle fenêtre)

Débutants (nouvelle fenêtre) de Raymond Carver. Éditions L’Olivier

« Les mots, c’est finalement tout ce que nous avons, alors il vaut mieux que ce soit ceux qu’il faut ». Cet extrait d’une réflexion plus générale de Carver sur la littérature  aurait pu lui servir d’épitaphe. Faisant de la littérature l’essentiel de sa vie, maître dans l’art de la précision et de la simplicité, un peu à distance, souvent nostalgique voire amer, Raymond Carver donna une forme résolument originale à la nouvelle anglo-saxonne.  Ses textes, à la forme exclusivement courte, parlent de vie quotidienne, banale et difficile,  souvent de la vie de couple, fragile ou défaite. Partout, les souvenirs de ce qui a eu lieu ou aurait pu être, planent comme des rêveries sur un quotidien sans espoir. Chaque mot y est à sa place pour dire une réalité qu’aucun extraordinaire ne vient surprendre, mais toujours dans l’ombre se devine une autre histoire : celle qui n’est pas écrite et qui sous-tend l’ensemble de quelque chose d’indéfinissable, entre menace et pressentiment.

Retour à la vie réalisé par Henri-Georges Clouzot, Jean Dreville, André Cayatte et Georges Lampin (1949)

En 1945, le producteur Jacques Roitfeld, est frappé par le retour de deux millions de prisonniers de guerre et de déportés et le douloureux problème de leur réinsertion dans la vie civile. En 1948, il propose à quatre réalisateurs (Henri-Georges Clouzot, Jean Dreville, André Cayatte et Georges Lampin) de réaliser un film à sketches sur ce sujet, inattendu dans sa forme mais plutôt homogène. Ce Retour à la vie est une véritable curiosité, une œuvre unique dans le cinéma français de l’après-guerre, première évocation dans le cinéma de la déportation, sujet alors hautement tabou. Chaque sketch est admirablement interprété par les grands acteurs de l’époque : Louis Jouvet, Serge Reggiani, Bernard Blier… La critique et le public ont cependant boudé ce film considéré comme trop pessimiste (même si certains sketches sont drôles et mordants !) et insistant trop sur les recoins sombres de l’âme humaine. À redécouvrir…

Merci à Marianne V., Dorothée I., Isabelle D. pour la rédaction de cet article.

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