Les blogs de La Médiathèque sont en pause estivale

18 Juil deck-chair-1387246_640

Les blogs de La Médiathèque cessent de publier de la mi-juillet à la fin août 2016. L’équipe des rédacteurs se repose et vous souhaite un excellent été, riche en découvertes et aventures, qu’elles soient à la ville, à la campagne ou à la plage🙂

Nos publications reprendront à la rentrée avec plein d’énergie et de nouvelles idées pour une belle saison 2016-2017.

Vacanciers ou pas,  profitez des mois de juillet-août pour (re)découvrir tous nos articles précédents et satisfaire, susciter ou raviver toutes vos envies  : cinéma, musique, lecture et même travail au plus chaud de l’été.

N’oubliez pas : sur le site de La Médiathèque, les ressources en ligne et les blogs restent en ligne 24h/24 où que vous soyez.

J’ai testé : apéros d’été et tartes soleil…

12 Juil tartes soleil

C’est l’été. Le beau temps est revenu et, avec lui, l’heure des apéros ou des goûters au jardin. Que ce soit pour préparer les vacances ou égayer le quotidien des travailleurs, La Médiathèque a testé… quelques livres de recettes aux saveurs estivales. Voici des titres alléchants à emprunter ou à consulter en ligne, le tout à déguster sans modération !

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai un faible pour les apéritifs dînatoires. On peut tout préparer d’avance, présenter les amuse-gueules, verrines, petites bouchées diverses et variées de multiple façon et lorsque vos invités arrivent, vous pouvez profiter avec eux de la fête sans vous inquiéter de la cuisson du barbecue ! Ainsi, j’ai testé quelques recettes de Tartes soleil pour l’apéro ou le goûterD’une simplicité hallucinante pour un résultat bluffant !

Exemple : la tarte soleil jambon-emmental. Il suffit de deux disques de pâtes feuilletées (les plus courageux pourront même faire la pâte et la découper). Soyez ensuite généreux en moutarde, jambon et emmental. Il faut aussi prévoir un jaune d’œuf, un verre et un four… Un soupçon de délicatesse et l’art de manier la torsade. Je ne vous en dis pas plus…  Pour avoir tous les détails et secrets de fabrication, il n’y a qu’une seule recette : découvrez-la dans le livre !

Et oh bonheur🙂 En plus d’être beau, c’est bon !

Et apprécié par tous … Chacun peut retirer et déguster un rayon de tarte, voire plusieurs. C’est pratique et facile.

La version pesto-pignons est également délicieuse. Il y a même des versions sucrées genre choco-caramel ou pomme-érable ; carrément waouh !

Bon… et bien maintenant que je vous ai mis l’eau à la bouche, retrouvez ce livre à La Médiathèque et bien d’autres encore…

Tartes soleil (Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre Finger food, l'apéro dinatoire (Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) meilleures recettes d'apéro finger food (Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtreapéro, recettes gourmandes (Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtreSavourez l'été (Catlogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) dejeuner au jardin( Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

Le problème avec Picasso

5 Juil Picasso sculptures catalogue expo muséee Picasso paris

De Paris à New York, le maître est à l’honneur en 2016 : après Picassomania au Grand-Palais, Picasso sculpture au MOMA de New York , Picasso! l’exposition anniversaire, le musée Picasso-Paris propose à son tour Picasso Sculptures  jusqu’au 28 août 2016… Etudié, disséqué, vu et revu, on croit tout connaître de cet artiste génial et pluridisciplinaire. Mais le problème avec Picasso est son insondable créativité… Ainsi, à chaque nouvelle exposition, se découvre un pan insoupçonné du talent d’un homme qui a su mêler intimité, sensibilité et regard aiguisé sur le monde pour en faire une œuvre éclatante de diversité et d’humanité.

 

Célèbre et célébré dans le monde entier, Pablo Picasso (1881-1973) fut LE génie créateur du XXe siècle : ce merveilleux touche-à-tout talentueux, curieux, espiègle, exigeant et passionné a multiplié les expérimentations, les remises en questions et mené, par ses recherches sur la forme, la matière et la couleur, les plus grandes révolutions de l’art moderne.

Son œuvre prolixe et sans cesse renouvelée est un langage par lequel on peut tout appréhender : l’art du XXe, mais aussi l’histoire de l’art,  l’art d’aujourd’hui et celui qui va s’écrire. Car on trouve dans ses créations les sources et les références artistiques classiques, tout autant que les voies de l’avant-garde et les bases de ce que d’autres développeront après lui.

Mais pour aimer, découvrir ou déchiffrer Picasso, il n’y a qu’une chose à faire : regarder, apprécier, détester éprouver… Et pour vous accompagner, voici un petit abécédaire, soit 24 clés d’entrée dans un univers.

De A à …

A comme argent : vente record chez Christie’s (New York) lundi 11 mai 2015  : Les Femmes d’Alger (version O), une œuvre peinte par Pablo Picasso en 1955, a été adjugée à 179,4 millions de dollars  soit 161 millions d’euros. (En savoir plus avec Picasso Giacometti, ventes records chez Christie’s, une info du 12/05/2015  sur Le Monde.fr )

bateau lavoir vaisseau amiral de la peinture, une photographie de Jack Garofalo (1967) galerie Paris-Match

bateau lavoir vaisseau amiral de la peinture, une photographie de Jack Garofalo (1967) galerie Paris-Match

B, comme Bateau lavoir, cité d’artistes et lieu de résidence d’artiste dès 1892. Picasso s’y installe en 1904.

C comme Cubisme, cette déconstruction de la forme qu’il pratique avec Georges Braque à partir de 1907 : une période de recherche sur la forme, où il divise objets et figures en formes géométriques simples, souvent des carrés.

D comme Les demoiselles d’Avignon (conservées au Museum of Modern Art de New York, MOMA, de New York) vendues à Jacques Doucet pour 25 000 francs qui se laisse persuader de faire cet achat par André Breton et Louis Aragon. L’histoire ne dit pas si l’acheteur l’a regretté …

E comme Exposition. En 1939, la première rétrospective américaine consacrée au peintre, Picasso : Forty Years of his Art est organisée par Alfred H. Barr au  MOMA, puis est présentée dans huit villes du pays. Guernica est incluse dans l’exposition et voyage à New York, Los Angeles, Chicago et San Francisco

F comme Femmes et épouses qui marquent la vie et l’œuvre de l’artiste, comme le raconte Olivier Céna dans son article Dans l’intimité de Pablo Picasso : l’amour en fond de toile publié le 25/10/2014 sur Télérama sortir.

G comme Guernica. Le 26 avril 1937  Guernica, capitale du pays basque, est bombardée par l’aviation nazie, presque quatre mille morts en quelques heures. Le quotidien Ce soir, dirigé par Aragon, et L’Humanité publient aussitôt des clichés du bombardement et de ses victimes. Le 12 juillet 1937, à l’ inauguration du Pavillon espagnol de l’Exposition Universelle de Paris sont présentés Guernica et deux sculptures de Picasso aux côtés de pièces d’autres artistes espagnols

H comme héritage… La succession de Picasso se chiffre en milliers d’œuvres réparties dans ses différentes maisons, dont la Villa La Californie : Maurice Rheims mettra plus de 4 années à faire l’inventaire de cette oeuvre colossale retrouvée à la mort du peintre. Picasso l’inventaire d’une vie (un film à voir en ligne sur le site de La Médiathèque) raconte cette découverte incroyable et ce que ces milliers d’œuvres dont certaines inédites ont permis de comprendre sur l’homme et l’artiste.

I comme Inspiration Inépuisable, malgré des temps de pause, de recherche, et certainement des doutes… A la fin de sa vie, Picasso peignait jusqu’à 3 tableaux par jour.

J comme Jung : le psychiatre et psychologue Carl Gustav Jung publie en 1932 un article sur Picasso dans le numéro 13 du Neue Zürcher Zeitung, qui sera repris dans les Cahiers d’art.

K comme David-Henry Kahnweiler (1884-1979) qui devint son marchand attitré en 1910  :  » « Que serions-nous devenus si Kahnweiler n’avait pas eu le sens des affaires ? » dira plus tard le génie espagnol », propos cité par Stéphane Renault dans son article La galerie Kahnweiler sur Grand Palais.fr .

L comme La Corogne où Picasso de 1892-1895 suit les cours de l’École des Beaux-Arts de La Corogne. Son père don José Ruiz Blascoy y a été nommé  professeur mais lui enseigne aussi l’illustration et la caricature à la maison.

M comme Le mystère Picasso, un film (DVD) de Georges Henri Clouzot,  à voir et à revoir.

museum-1189229_640Mbis comme Marinière, ce tee-shirt à rayures que portait Picasso, et qui de Coco Chanel à Jean-Paul Gaultier semble être source d’inspiration pour les créateurs du XXe🙂

N comme non à la légion d’honneur que Picasso refusa en 1967.

O comme Olga Khokhlova. Elle est danseuse dans la troupe des ballets russes de Diaguilev.  Grâce à Cocteau, Picasso rencontre Diaguilev et travaille comme décorateur pour Parade de Léonide Masside, chorégraphe des Ballets russes. La première présentation de Parade au Chatelet déclencha un scandale… Olga devint  sa première femme le 12 juillet 1918 à l’église russe de la rue Daru, les témoins étant Max Jacob, Apollinaire et Cocteau. Elle restera Madame Picasso jusqu’à sa mort. Ils eurent un fils Paul.

P comme Galerie Pierre où le 14 novembre 1925 s’ouvre l’exposition La Peinture Surréaliste , première exposition du groupe et à laquelle Picasso participe.

Q comme le dernier mot du titre de la pièce écrite par Picasso Le Désir attrapé par la queue, dont le texte (6 actes) sera publié en 1945 chez Gallimard.

R comme période rose qui commence en 1904, période où Picasso renait à une peinture plus joyeuse  après la période bleue (1901-1904), période mélancolique aux tons bleutés où ses sujets sont la mort, la vieillesse, la pauvreté…  Le tableau La mort de Casagemas, son ami depuis l’Espagne,  en est le symbole et le point de départ.

S comme Gertrude et Leo Stein. Il rencontre la collectionneuse et son frère en 1905. Ils lui achetèrent de nombreuses toiles au début de sa carrière et lui apportèrent ainsi notoriété et début d’aisance  financière… Il peint en 1905-1906 un portrait de Gertrude Stein, aujourd’hui conservé au Metropolitan Museum of Art (New York).

T comme tauromachie. Il en peint, en voit, en sculpte et en grave toute sa vie. Sa première peinture de corrida connue date de 1889 et s’intitule Petit picador jaune.

U comme Ulysse et les sirènes, cet ensemble de trois plaques de fibrociment ripolinées qu’il peint en trois jours pour la salle d’honneur du château Grimaldi  au musée d’Antibes.

V comme Vallauris où après la guerre, Picasso produit une oeuvre céramique conséquente. PIcasso céramiste de la mediterranée (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

W comme Marie-Thérèse Walter, âgée de 17 ans quand Picasso la rencontre en 1927. Il la quittera pour Dora Maar mais elle restera la femme de sa vie.  Ils ont une fille Maya. Elle se suicidera deux ans après la mort du peintre.

Et enfin, X comme XXe siècle : Picasso est une figure emblématique du 20e siècle, tant pour ses œuvres, ses engagements. D’avant- gardiste en début de 20e siècle, il est aujourd’hui un classique (dans le sens de « un auteur/une œuvre qui fait autorité dans son domaine »).

Y et Z manquent à cet abécédaire, ce qui peut-être ne déplairait pas au tempérament espiègle de Picasso et laisse le champ à la découverte… Car, il est certain qu’un jour, une nouvelle exposition permettra de remplir le Y et le Z, et connaissant l’inventivité de Picasso, on peut même imaginer qu’il y aura alors plus de 26 lettres à l’alphabet …

picassomania catalogue d'exposition (Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)picasso sculpteur (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Picasso (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin : le Musée National Picasso-Paris

Des romans pour l’été

29 Juin books-1149959_640

Les Français manquent de temps pour lire. La majorité d’entre eux déclarent vouloir lire plus, selon l’enquête Les Français et la lecture menée en 2015 par l’IPSOS et le Centre National du Livre. C’est sans doute pour cette raison qu’ils profitent des vacances pour lire trois fois plus que dans l’année. Et vous, quelles seront vos lectures de l’été 2016 ?

Si vous aimez les personnages complexes, les intrigues envoûtantes, voici une sélection à savourer au rythme de l’été… Plongez-vous dans ces pépites : coups de cœur ou livres oubliés, ils seront vos compagnons de farniente à la ville, au jardin, ou de bronzage sur la plage…

IMAGES

Vous aimez les climats tendus ? Lisez Les disparus du phare de Peter May qui vous emporte dans la vertigineuse recherche d’identité d’un homme sans nom et sans passé, dont la mémoire perdue le conduit droit vers l’abime. Il reprend connaissance sur une plage, oppressé par la certitude d’une menace diffuse.

Faites connaissance avec les personnages de Laura Kasischke, et sa propension à imaginer des histoires violentes, pleines de menaces d’une façon sourde et subtile. Son œuvre d’une exceptionnelle intensité, pose cette question  :comment prendre conscience que l’on est en vie, quand la vie est une succession de platitude ? Commencez par Esprit d’hiver, un huis-clos oppressant entre une mère et sa fille, et La couronne verte ou comment deux jeunes adultes se laisseront guider au Mexique par un inconnu, dépaysement et suspense garanti.

Une autre grande dame : Donna Tartt. L’Américaine  a imposé son art d’orfèvre en seulement trois romans, publiés à dix ans d’intervalle. Le petit copain est un polar sudiste  se déroulant dans les années 1970. Pour Le maitre des illusions, il s’agit d’une mort inexpliquée dans un clan soit une perversion érudite du traditionnel roman de campus américain. Le chardonneret, roman polymorphe, roman-collage, et néanmoins roman pour tous, et roman de la consécration ?

Tout le monde connait Henning Mankell, et son inspecteur Wallander (voir notre article À Ystad Kurt Wallander est orphelin publié en octobre 2015). Mais emportez dans vos bagages son premier roman Daisy Sisters : il renferme déjà les idéaux sociaux et politiques qui sous-tendent son œuvre.

Un livre pour frissonner La fille du train de Paula Hawkins : formidablement construite et narrée, cette leçon de suspense offre trois magnifiques portraits de femmes face à leurs démons.

Dans un même ordre d’idée et même si ce n’est pas un roman policier, Check-point de Jean-Christophe Rufin nous offre un thriller psychologique, et une vraie réflexion sur l’humanitaire. Cela se passe en Bosnie en 1995 mais c’est terriblement actuel.

Parce qu’il est toujours agréable de lire un roman de Paul Auster… Pourquoi pas Invisible, où un jeune poète en devenir rencontre un mystérieux mécène français et sa maîtresse. Entre New-York et  Paris, ces destins se croisent dans un fascinant voyage dans le temps.

Un autre prodige de l’écriture, à découvrir si ce n’est déjà fait : Laurent Binet. Si vous aimez les romans historiques, précipitez vous sur HHhH ou la restitution de l’attentat contre Reinhard Heinrich, chef de la Gestapo et bras droit d’Himmler. Fruit d’un travail historique poussé, très bien documenté, ce roman nous emmène à Prague en 1942 dans un bras de fer tactique entre les SS et les parachutistes envoyés par Londres. Laurent Binet a remporté le prix Interallié en novembre 2016 avec le déjanté La Septième fonction du langage, où il imagine Roland Barthes assassiné.

 

Jonathan Franzen, lui dans Purity déploie de l’audace et de l’imprévu avec un récit époustouflant de virtuosité, thriller qui n’épargne aucun pouvoir, et qui nous plonge dans le passé d’Andréas Wolf avec délice.

Joyce Maynard dans Prête à tout nous tisse avec brio les voix de Suzanne et de son entourage, c’est aussi une satire acérée de la célébrité ainsi qu’un passionnant roman noir.

Pour son premier roman, Catherine Poulain avec Le grand marin nous offre une vision originale d’une femme qui cherche un sens à sa vie, et qui décide de prendre le large, elle s’épanouira  dans la fraternité et la solidarité qui unit les marins. Une magnifique écriture, nerveuse et précise et de nombreux dialogues apportent un rythme trépidant à ce  récit.

La petite femelle de Philippe Jaenada : un bien beau livre écrit avec beaucoup d’humour aussi, de pudeur, d’émotion et qui nous restitue avec justesse l’époque des années 50.

Et pour les jours de fortes chaleurs, quelques romans rafraichissants : En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeault à l’écriture fluide et précise sur une note surréaliste et légère avec la voix de Nina Simone en réminiscence.

Ou La bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald. Sara jeune Suédoise, débarque dans une petite ville des USA mais sa correspondante Amy est morte. Sara va, grâce aux livres, faire sa place dans cette petite ville… C’est un livre attachant et optimiste.

Au moment où Canal Plus diffuse les épisodes de la mini-série Olive Kitteridge, pourquoi ne pas lire le livre d’ Elizabeth Strout dont la série est adaptée. Vous ferez connaissance avec Olive dans une fresque polyphonique dont tous les personnages sont des héros ordinaires, avec leurs faiblesses et leurs grandeurs : émotion garantie.

Un souffle d’Amérique : la littérature dans tous ses états (1)

22 Juin america-1295554_640

La littérature contemporaine des États-Unis est étroitement liée à l’histoire de ce vaste pays. Riche, variée, elle couvre tous les genres, du plus populaire au plus élitiste. Elle est anglo-saxonne mais les apports culturels des émigrés de toutes origines l’ont métissée. Elle aborde des thèmes liés aux conflits successifs qu’ont connu les USA, des guerres indiennes aux récents conflits d’Irak ou d’Afghanistan, mais aussi les problématiques du racisme ou  le quotidien dans les banlieues des métropoles.

Chez les romanciers d’aujourd’hui, la référence aux grands auteurs de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe reste très présente même s’il existe un désir puissant d’avoir la liberté de faire coexister tous les domaines de la littérature et du langage. Ainsi, parmi l’offre pléthorique d’auteurs, je vous propose d’abord quelques grands noms :

Ernest Hemingway (1899-1961) offre une chronique de son temps et un panorama des passions et des souffrances de toute une génération traumatisée par la guerre.

Francis Scott Fitzgerald (1896-1940) livre une œuvre empreinte du romantisme qui est le sien, fait d’opulence, de jeunesse éternelle et d’amour fou. On notera que ces deux auteurs ont été largement influencés par leur vie en Europe.

William Faulkner (1897-1962) indique lui dans ses romans un goût prononcé pour le pathétique avec une voix originale et innovante.

John Steinbeck (1902-1968) se tourne résolument vers son pays et incarne le réalisme social de l’époque.

C’est avec une approche poétique qu’Allen Ginsberg (1926-1997) souscrit au courant de la Beat Génération, mouvement phare des années 50, avec l’emblématique Jack Kerouac (1922-1969). Les sujets de prédilection de l’époque sont la libération des mœurs, la sexualité, le sort des minorités. comme en témoignent ces quelques  romans :

L’après-guerre a signé l’avènement du livre de poche (paperback) et par la même occasion, on a assisté à l’essor de la littérature de science-fiction, dont Isaac Asimov (1920-1992) est l’un des plus prolifiques et des plus populaires représentants, avec une carrière qui s’étale sur 60 ans.

Philip K.Dick (1928-1982), autre grande figure du genre, quant à lui apparait plus tard, et marquera par son œuvre abondante et excentrique,  et son univers sans limite.

Parmi ces genres aux diverses influences, citons Les Romans noirs, qui ont profité de la diffusion des « pulps » (magazines populaires) après la première guerre. Leur signe particularité est une  trame criminelle réaliste et des personnages  cyniques et violents.

Dashiell Hammet (1894-1961) en sera le père fondateur, mais ce genre connait son véritable essor après la seconde guerre mondiale avec des auteurs comme David Goodis (1917-1967) ou Jim Thomson (1906-1977), par exemple.

Les sujets de ces romans portent un fort ancrage référentiel et un engagement politique ou social dans un univers violent avec un regard tragique ou pessimiste sur la société.

Les années 70 vont voir émerger la génération postmoderne de la littérature dite blanche. Citons par exemple, Cormac Mc Carthy. Les auteurs de cette génération s’écartent alors des romans réalistes, mais restent attachés à saisir les grands mouvements d’une société, on peut notamment citer Thomas Pynchon, chantre du roman absurde et érudit.

Notons enfin quelques grandes figures féminines comme Sylvia Plath, dont l’œuvre est l’archétype du génie féminin écrasé par les hommes, ou Joan Didion, qui est considérée comme une muse et un auteur culte par des écrivains américains tels que Bret Easton Ellis ou Jay McInerney.

Toni Morrison, autre grande dame, marque ses romans d’ une force visionnaire et d’une grande puissance poétique, elle ressuscite un aspect essentiel de la réalité américaine. Il faut noter qu’elle est à ce jour la seule auteure afro-américaine a détenir le prix Nobel de littérature.

 

Maya Angelou est un symbole  important du mouvement américain pour les droits civiques,  elle est devenue une figure incontournable de la vie artistique et politique aux Etats-Unis.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, je vous renvoie au dossier littérature américaine sur Télérama.fr.

Et je vous propose très prochainement d’aborder quelques œuvres contemporaines majeures, aux voix originales, et où chaque auteur signe l’ambiance et le contexte de chaque Etat : Un souffle d’Amérique, la littérature dans tous ses états 2, à suivre sur Liseur !

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