Des pépites à télécharger avant qu’il ne soit trop tard (6)

18 Oct

Chaque mois, La Médiathèque vous présente une sélection de romans à télécharger sur vos liseuses ou tablettes. Ces romans sont disponibles gratuitement et pour un temps limité, grâce à votre carte de médiathèque. Ils disparaitront bientôt de notre catalogue, il est donc temps de vous laisser guider par votre instinct : roman historique, roman noir, américain, d’amour ou récompensé par un prix littéraire, il y en a forcément un qui saura piquer votre curiosité.

Des romans qui ont reçu un Prix littéraire

Une demande en mariage qui ne se passe pas exactement comme prévu, un voyage qui se transforme en cauchemar et un couple sous tension dans ce huis clos noir d’Alice Zeniter, auteure française qui reçut le Prix Renaudot des lycéens en 2015 pour ce roman.

Plongez au cœur de sept nouvelles fantastiques et de science fiction. Entre religion, philosophie, musique et immortalité, c’est une nouvelle image de l’homme contemporain que nous peint ce roman, récompensé par le prix livre inter 2016.

« De la Californie à l’Europe en passant par l’Afrique du Nord, Les Prépondérants nous entraînent dans la grande agitation des années 1920. Les mondes entrent en collision, les êtres s’affrontent, se désirent, se pourchassent, changent. L’écriture alerte et précise d’Hédi Kaddour serre au plus près ces vies et ces destins. » Babelio (nouvelle fenêtre).

Il reçut le Grand Prix du roman de l’Académie française 2015.

Également lauréat du « Grand prix du roman de l’Académie française 2015 », Boualem Sansal créé un monde dystopique où toute pensée personnelle est supprimée, la surveillance est totale et la démocratie en danger.

« Roman de science-fiction vertigineux, Spin gagne le pari de nous transporter dans un futur lointain qui reste familier. Une réussite couronnée aux États-Unis par la plus haute distinction de la science-fiction, le prix Hugo, et en France par le Grand Prix de l’Imaginaire. » Babelio (nouvelle fenêtre)

Des romans adaptés à l’écran

Adapté à l’écran par Richard Eyre en 2017 sous le titre My Lady (nouvelle fenêtre), ce roman de Ian McEwan fait référence à la loi britannique de 1989 qui vise à protéger l’enfant de la volonté d’un tiers. Dans cette histoire, Adam, dix-sept ans, est atteint de leucémie. Il a besoin d’une transfusion sanguine d’urgence, or lui et sa famille sont témoins de Jéhovah. Ses parents refusent l’acte médical. La juge Fiona Maye devra trancher, s’impliquant personnellement dans cette prise de décision.

Un amour impossible entre Rachel et Pierre qui refuse de l’épouser. De cet amour naît un enfant : Christine, qui nouera un lien fort avec sa mère. A l’adolescence son père la reconnait et Rachel apprendra bien plus tard les raisons de l’éloignement de sa fille. Adapté à l’écran (nouvelle fenêtre) en 2019 par Catherine Corsini.

Des essais sur des sujets de société

Un regard critique sur notre société et ses mœurs, accompagné du récit des aventures amoureuses de notre narrateur sociologue.

Roman très court de 80 pages, il permet à l’auteur de partager avec son lecteur ses réflexions poétique sur l’île des Pélages : Lampedusa.

Un essai sur un thème cher à l’auteur : le football. Pour mêler ses deux passions (la deuxième étant la littérature) et les faire partager au lecteur, tout en donnant une image différente de ce sport populaire.

Des romans historiques

« Comme dans ses précédents romans, Laurent Seksik entremêle les destinées et les époques. Autour du choix de Léna se tisse la chronique d’une famille de médecins juifs dans un roman qui célèbre la noblesse de guérir et le refus de la fatalité. » Babelio (nouvelle fenêtre)

Deux voix se répondent dans ce roman de Carole Martinez, auteure du Coeur cousu (nouvelle fenêtre) et de Les roses fauves (version numérique ou papier – nouvelle fenêtre). Une langue envoûtante pour un roman qui pourrait se rapprocher d’un conte du Moyen âge.

Après le génocide du Rwanda, Jean Hatzfeld décide de retourner sur les collines de Nyamata, pour recueillir les témoignages des enfants des victimes du génocide. Un récit à la première personne qui alterne entre plusieurs personnages.

Un récit poignant sur la fuite d’une femme juive contrainte de quitter l’Allemagne en 1939.
« Rien où poser sa tête, soixante-dix ans après sa publication en 1945 à Genève, conserve, miraculeusement intactes, la voix, le regard, l’émotion d’une femme, presque une inconnue, qui réussit à échapper à un destin tragique. » Babelio (nouvelle fenêtre).

« Ce récit restitue avec une grande sensibilité un parcours marqué par la césure indélébile que représente la Première Guerre mondiale dans notre histoire collective et individuelle. Stefan Hertmans nous donne à lire une poignante saga familiale et un panorama puissant du siècle dernier. » – Gallimard (nouvelle fenêtre)

Des romans sur l’Amérique

C’est un court roman psychologique au décor hollywoodien des années 50, décrit par le journal Les Inrocks (nouvelle fenêtre) comme « un de ces trésors cachés de la littérature qu’on aurait aimé découvrir plus tôt. […] »

Cette fois le lecteur plonge dans le Brooklyn des années 30 à travers la vie de Marie, fille d’immigrés irlandais. Peinture social de l’Amérique du XXème siècle, c’est un roman témoignage qui nous fait traverser le temps.

Une fiction loufoque et décapante qui met en scène Reginald Edward Morse, critique d’hôtels sur internet.

En dix nouvelles, l’auteur de Retour à Little Wing (nouvelle fenêtre) peint un portrait de l’Amérique profonde.

Des polars

Comment se reconstruire quand on ne se souvient pas de ce qu’on a subi ? C’est le cas d’Anna qui se réveille à l’hôpital sans souvenir de sa nuit précédente, persuadée d’avoir été droguée.

« Jouant avec virtuosité d’une de ces constructions diaboliques dont il a le secret, Mishani piège le lecteur en lui suggérant ce qu’Avraham [le personnage principal], lui, ne voit pas encore : l’inéluctable éclosion d’un drame intime. » Seuil (nouvelle fenêtre)

« Qui Kelli a-t-elle retrouvé sur le mont Crève-Coeur, ce jour fatal de 1962 ? Trente ans après, personne n’a compris. Pas même moi. Car il n’y en avait pas deux comme elle : fervente avocate de la cause des Noirs, belle et passionnée. Son souvenir hante notre petite communauté blanche et conservatrice, ici à Choctaw, Alabama. Je dois parler. Je dois raconter ce rêve d’amour devenu cauchemar qui a distillé le poison. » Babelio (nouvelle fenêtre)

Polar historique au centre duquel le lecteur retrouvera le thème de la musique. Habilement mené par une écriture et un suspens de qualités, le lecteur se laisse emporter dans le Paris de la fin du XIXème siècle.

Une nouvelle enquête de ces deux auteurs suédois. Ils reprennent leurs personnages récurrents : Olivia Rönning et Tom Stilton, qui devront affronter leurs démons intérieurs en plus de résoudre des meurtres sanglants.

Des romans qui se déroulent au Japon

Roman sur la Seconde Guerre mondiale qui montre cette fois-ci le côté des vaincus, à travers le personnage de Friedrich Kessler, envoyé au Japon en 1941, à l’ambassade du Reich.

Roman japonais, vous retrouverez d’autres titres de l’auteur dans nos rayons. Dans ce roman, deux femmes appartenant à la même famille deviennent rivales dans le Japon de la fin du XVIIIème siècle.

Trois époques pour trois destins différents et trois disparitions, entre les deux Corées et le Japon. Une histoire reconstruite par Eric Faye pour expliquer les liens entre ces personnages « évaporés » et l’histoire d’un pays impénétrable.

Des romans qui parlent d’amour

Zoë Wicomb est une auteure sud-africaine qui place son récit pendant l’apartheid : Mercia est quittée par Craig, elle se demande alors si la cause de cette rupture vient de son métissage.

« Ted Thompson passe avec une habileté remarquable de l’ironie réjouissante au tragique absolu. Analysant quarante ans de mariage, il réussit à cerner les sentiments contradictoires d’un homme d’âge mûr, les attentes d’une femme qui a consacré sa vie à s’occuper des autres, et le désarroi… » Gallimard (nouvelle fenêtre)

Christopher Nicholson signe avec ce roman une biographie romancée de Thomas Hardy, l’un des plus grands auteurs britanniques du XIXème siècle.

Des romans autobiographiques

C’est un récit autobiographique que nous livre Philippe Delerm. En effet ce roman est la transcription de son journal, tenu pendant une année quand il avait 37 ans.

« Dans ces trois textes brefs et lumineux, J.M. Coetzee semble vouloir nous offrir un condensé de son art et des thèmes qui irriguent son œuvre. Il explore en particulier ce qui n’est plus : l’espoir, la magie de l’enfance, le lien à la nature et entre les êtres ; mais aussi le néant économique, social et moral qui a englouti et remplacé ce qui pouvait être sauvé. » Seuil (nouvelle fenêtre)

Une pièce de théâtre

Pièce de théâtre à l’humour grotesque qui saura redonner le sourire aux plus sceptiques. Créée pour les comédiens de la Schaubühne de Berlin, la première représentation eu lieu en 2015.

Ma soirée à La Médiathèque 2021 : Bulle de Nature

11 Oct

Le rendez-vous annuel de La Médiathèque aura lieu cette année samedi 16 octobre à partir de 17h à la médiathèque Gustave Eiffel sur le thème de la nature ! Des ateliers, des conférences, un spectacle et une exposition sont au programme de cette soirée familiale et conviviale. Ouvertes à tous, certaines de ces animations se font sur réservation sur place ou en appelant La Médiathèque (nouvelle fenêtre). Pour faire votre choix, le blog Liseur vous en dit un peu plus sur les événements de cette soirée.

A 17h aura lieu un atelier créatif intitulé « Dans la mare ! » qui vous permettra de réaliser une carte pop-up mettant en scène le cadre et les héros du spectacle qui suivra : les insectes. Du papier, des ciseaux, de la colle et un brin d’imagination vous permettront de repartir avec une carte animée.
A partir de 6 ans.

Les inscriptions se font au 01 47 15 76 43.

@Corinne Servet

A 18h30 le spectacle « Tintamar(r)e«  de Pascal Rivière et Alon Peylet se déroulera au rez-de-chaussée de la Médiathèque Gustave Eiffel. Un livre pop-up s’ouvre et révèle à chaque page un nouveau décor qui porte l’histoire d’une mare et de ses habitants. Rythmé de musiques, de noms d’insectes et d’effets visuels colorés, c’est un voyage funambule plein de rebondissements entre documentaire et imaginaire. Laissez-vous transporter dans un écosystème insoupçonné…

Également à 18h30, une conférence interactive vous permettra de faire un tour d’horizon des différentes tendances de l’agriculture urbaine. Marie Dehaene, de la société « Sous les fraises » présentera les projets et les
enjeux de cette société installée, entre autre, sur la toiture de So Ouest.

Cette conférence sera suivie d’ateliers montrant ce qu’il est possible de réaliser lorsqu’on dispose de petits espaces :

Le premier à 19h15 : intitulé « Semis de saison« , il vous fera découvrir les meilleures astuces pour réussir vos plantations et vous permettra de repartir avec les semis réalisés sur place et des graines à semer chez soi. Petite surprise en plus : une dégustation de produits frais de saison (aromatiques, fleurs comestibles) cueillis en amont dans le potager de So Ouest sera possible après l’atelier.

Le deuxième atelier, à 19h45, vous initiera à la culture hors sol et au recyclage en apprenant la technique de la mayoponie, vulgarisation de la technique de culture de « Sous les fraises« , et vous permettra de repartir avec votre kit.

Les réservations sont nécessaires pour ces ateliers (01 47 15 76 43), tout public.

© Joël Tribhout

Enfin, à 19h30 et 20h30 vous pourrez vous laisser porter par la balade poétique contée « Si les insectes m’étaient contés » du photographe Joël Tribhout. À partir de ses propres photos, il présentera des insectes d’une façon humoristique, anecdotique et avec un soupçon d’entomologie. Ces rencontres, sur le terrain, lui ont inspiré des fables et des poésies qu’il déclamera au cours de cette soirée.

Enfin, les bibliothécaires vous ont préparé une sélection d’albums, de livres pop-up et de documentaires en lien avec la nature, ils seront consultables pendant la soirée et disponible à l’emprunt dès le lendemain.

Sans oublier les documentaires pour adultes, bientôt dans nos rayons :

  • Pour une forêt primaire en Europe de l’Ouest. Un manifeste.Francis Hallé (Actes Sud, 2021)
  • La fabrique des pandémies. Préserver la biodiversité, un impératif pour la santé planétaireMarie-Monique Robin (La Découverte, 2021)
  • Les goûts et les couleurs du monde. Une histoire naturelle des tannins, de l’écologie à la santéMarc-André Selosse (Actes Sud, 2019)
  • Penser le vivantEric Aeschimann, Lorraine Kleindienst et Rémi Noyon (Coédition Les Liens qui Libère, 2021)
  • L’énigme de l’anguille et autres bizarreries animalesLucy Cooke (Albin Michel, 2021)
  • Le Petit Guide des explorateurs de la nature. Plus de 280 espèces à découvrirLise Herzog (First, 2020)

Enfin, le blog La petite fabrique numérique (nouvelle fenêtre) vous propose une sélection d’applis qui célèbrent la nature.

La Médiathèque fête la nature : plantes et insectes sont les invités d’honneur de cette soirée. Venez les rencontrer, mieux les connaître, les apprivoiser et les choyer !

Les Rencontres de Liseur font leur rentrée ! Saison 2021-2022

4 Oct

Parce que le savoir doit être partagé et que La Médiathèque en est la passerelle, les Rencontres de Liseur vous proposent, dans son auditorium (nouvelle fenêtre), des conférences* portant sur les grandes problématiques et mutations du monde contemporain. Animées par des spécialistes, elles vous livreront les clés de compréhension et d’analyse des questions qui agitent l’actualité.

*Pass sanitaire obligatoire et respect des gestes barrières. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Allongement de la vie : quels défis ?

Samedi 27 novembre 2021 à 16h

© Cemh-ehess

Conférence par Anne-Marie Guillemard, sociologue, professeur émérite au sein de l’Université de Paris, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France et chercheur au Centre d’étude des mouvements sociaux (EHESS/CNRS). Spécialiste reconnue des comparaisons internationales portant sur les questions de vieillissement et de politiques sociales, elle a dirigé l’ouvrage collectif Allongement de la vie : quels défis ? Quelles politiques ? (La Découverte, 2017) ainsi que Les cahiers du CIS.H N°2 intitulé « Longévité : quelle solidarité et équité intergénérationnelles ? » (L’Harmattan, 2021).

© Editions La Découverte

Phénomène sans précédent dans l’histoire de l’humanité, l’allongement de la vie est en train de révolutionner nos sociétés sur tous les continents. Pourtant, l’ampleur de ces mutations et leurs nombreuses implications restent largement méconnues. A.-M. Guillemard invite à circonscrire les multiples défis posés par les progrès de la longévité et à envisager comment les relever. Loin de se réduire au seul vieillissement de la population et au coût croissant qu’il engendre, ils bouleversent l’ensemble de nos existences individuelles et remettent en question les fondements mêmes de nos organisations sociales. Dans une société où coexistent désormais quatre générations aux expériences et aspirations différentes, comment repenser la solidarité et l’équité intergénérationnelle gravement compromises ? 

On parie que vous allez aimer l’économie ?

Samedi 11 décembre 2021 à 16h

© Xerficanal.com

Conférence par Anthony Benhamou, économiste, maître de conférences en économie à Sciences-Po Paris et tuteur enseignant à l’université Paris Dauphine. Il dispense également des formations d’économie dans toute la France, auprès de dirigeants d’entreprises.

Croissance, inflation, chômage, finances publiques… Autant de concepts économiques qui irriguent notre actualité quotidienne. Avec son ouvrage On parie que vous allez aimer l’économie ? (Ellipses, 2019-nouvelle fenêtre), l’auteur rend accessible à tous une matière généralement perçue comme complexe et très technique. Il s’adresse ainsi à tous ceux qui souhaitent en comprendre les ressorts et dessine les enjeux d’une économie post-Covid.

Réseaux sociaux numériques : quels impacts sur le débat public ?

© Editions du Seuil

Samedi 8 janvier 2022 à 16h

Conférence par Jean Birnbaum, journaliste au Monde dont il dirige le supplément Livres et auteur de l’essai Le courage de la nuance (Seuil, 2021-nouvelle fenêtre).

À l’heure d’une culture du clash incessant, Jean Birnbaum aborde la question de la complexité dans le débat public. Albert Camus disait que parfois, nous étouffons « parmi des gens qui pensent avoir absolument raison ». En écho, l’auteur nous invite à entendre l’autre, une attitude qui peut, elle aussi, être un engagement radical.

Au coeur de la police judiciaire avec Pierrick Guillaume et Alexandre Fouchard

© Mareuil Editions

Samedi 5 février 2022 à 16h

Rencontre avec Pierrick Guillaume, commandant de police, chef d’un groupe d’enquête de la Police judiciaire criminelle, et Alexandre Fouchard, rattaché à la Direction générale de la Police nationale, auteurs d’un roman policier saisissant qui nous plonge dans la réalité nue d’enquêtes criminelles inspirées d’histoires vraies : Jike Cooper, police judiciaire (Mareuil, 2021-nouvelle fenêtre). Ils viendront tous deux partager l’expérience de métiers engageants et passionnants. 

La biodiversité en question 

Samedi 2 avril 2022 à 16h

Conférence par Bruno David, Président du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), ex-chercheur au CNRS et directeur de l’unité Biogéosciences. Paléontologue et biologiste marin de formation, ses recherches l’ont conduit à explorer l’évolution de la biodiversité à partir de modèles actuels comme les fossiles. Il tient, depuis septembre 2020, une chronique quotidienne sur France Culture, « Le Monde vivant » (nouvelle fenêtre).

© A. Iatzoura – MNHN
© Editions Grasset & Fasquelles

Il est l’auteur de l’essai, À l’aube de la 6e extinction : comment habiter la Terre ? (Grasset & Fasquelles, 2021-nouvelle fenêtre), plaidoyer pour le vivant sous toutes ses formes et guide pratique, à hauteur d’homme, pour éviter le naufrage. Il pose ainsi les jalons d’une éthique pour la planète, sans moralisme ni culpabilisation. Est-il trop tard ou pouvons-nous éviter le pire ?

Prenez de la hauteur, et venez penser le monde d’aujourd’hui avec les Rencontres de Liseur !

Portraits de femmes

27 Sep

Qu’elles soient femmes délaissées, besogneuses, bourgeoises, combattantes ou survivantes ; amies disparues ou sœurs qui se retrouvent, on voudrait sauver ces femmes de leurs tourments, des injustices et les voir heureuses. Elles ont toujours été sources intarissables d’inspiration pour les romanciers de tout temps, qui nous permettent d’entrer dans leur quotidien banal, amusant ou leur destin tragique.

Tout d’abord nous vous proposons ce joli texte de Magda Szabo qui s’intitule La porte (nouvelle fenêtre), c’est une peinture toute en nuances de deux femmes unies dans des relations d’amour et de haine : une écrivaine et sa servante mystérieuse au passé complexe…

Kim Ji Young, Née en 1982 (nouvelle fenêtre) de Nam-joo Cho est un instantané spectaculaire sur la condition des femmes en Corée : même si des lois en faveur de l’égalité hommes-femmes ont été promulguées ces dernières décennies, même si des progrès se remarquent ne serait-ce qu’en ce qui concerne l’accès des filles à l’enseignement supérieur, la société en général y reste hostile. Aussi Kim Ji Young est une sorte de miroir de la condition féminine dans cet état.

Dans Américanah (nouvelle fenêtre) Chimamanda Ngozi Adichie offre un magnifique portrait de sa brillante héroïne Ifemelu et emmène ses lecteurs entre le Nigeria et les États-Unis, offrant un roman palpitant sur le déracinement, la question raciale et le retour au pays, et donnant à voir des personnages vibrants et déterminés.

Dans la vie sauvage des femmes (nouvelle fenêtre) Bénédicte Brézillon nous entraîne avec lucidité dans un récit rythmé, plein d’humour, à l’image d’Agathe son héroïne, démontrant que la femme d’aujourd’hui et sa charge mentale peuvent, malgré le poids des responsabilités, voir la vie avec légèreté.

La tresse (nouvelle fenêtre) de Laetitia Colombani. Sous une apparente simplicité, ce livre se révèle très agréable à lire. Percutant, il offre de beaux portraits de femmes et décrit leurs conditions, que ce soit Smita en Inde, Sarah au Canada ou Giulia en Sicile. Ce roman ne se veut pas militant ni revendicateur. C’est un livre feel-good où l’on rencontre des femmes fortes, passionnées et d’une détermination sans faille.

L’autre George (nouvelle fenêtre) de Mona Ozouf. Une rencontre et un portrait tout en nuances de Mary Ann Evans, alias George Eliot (qui a choisi ce pseudonyme en référence à George Sand), à l’image de la vie intellectuelle victorienne. Elle cherche entre convention et conviction à trouver sa forme de liberté, bien difficile en cette période où les femmes étaient assignées à un rôle précis.

Dans la forêt (nouvelle fenêtre) de Jean Hegland. Nell et Eva vivront toujours dans leur maison dans la forêt, même après que la civilisation se soit effondrée et que leurs parents aient disparu. Cette fable écologique sensuelle et puissante trace le destin de deux jeunes filles qui devront se battre pour survivre.

De même que le personnage attachant de Kya dans Là où chantent les écrevisses (nouvelle fenêtre) de Délia Owens, une héroïne au devenir tragique, qui apprendra très jeune à s’organiser pour vivre dans une magnifique nature sauvage. Cet écosystème lui permettra de vivre pratiquement en autarcie, c’est un superbe personnage !

Rose, dans Né d’aucune femme (nouvelle fenêtre) de Frank Bouysse, est pour sa part vendue par son père pour quelques pièces. Une transaction scellant pour elle un destin terrible. Malgré une grande noirceur, ce récit nous happe en un tourbillon insondable de maux habilement dépeints. Cette héroïne parvient à rester lumineuse dans toute cette obscurité tant l’auteur en campe un récit éblouissant.

Tandis qu’Elsa Osario avec Luz ou le temps sauvage (nouvelle fenêtre) nous présente une femme battante qui n’a de cesse de faire la lumière sur son histoire. En 1976 la dictature argentine se répand pendant 7 ans, donnant lieu à des exactions atroces. L’auteur restitue avec beaucoup de réalisme la lutte de ces femmes qui s’unissent pour constituer un groupe d’opposition déterminé.

L’écossais John Burnside dans Le bruit du dégel (nouvelle fenêtre) quant à lui, nous campe le portrait de deux femmes : Kate et Jean aux trajectoires si différentes et si semblables à la fois qui leur permettent de se réparer l’une l’autre : un bel exemple de la régénération par l’amitié sincère et sans jugement.

Et pour terminer en beauté, voici un rôle où la femme sera modèle ou défaillante, jugée comme la pire ou la meilleure : celui de la mère. Personnage central de nombreux écrits, elle symbolise l’origine du monde, la figure manquante ou omniprésente, mais surtout un soutien indéfectible. Retrouvez-la dans ces quelques romans…

Les lionnes de Lucy Ellman (nouvelle fenêtre) : Le lecteur entre directement dans les pensées de cette mère du XXIe siècle par un monologue intérieur sidérant, au cœur de ses tourments, communs à bien des femmes. Un livre qui parle de l’éducation, du bien-être des enfants, de la condition féminine, du vieillissement, de la maladie mais aussi de politique.

Les secrets de ma mère de Jessie Burton (nouvelle fenêtre) : offre l’image d’une mère bien loin de celle de la maman protectrice et aimante. L’héroïne, Rose souffre d’avoir été abandonnée par Elise, sa mère. Perdue, peinant à savoir d’où elle vient, la jeune femme se lance alors sur la piste de cette mère insaisissable. Entre fuites et rencontres, passé et présent, on est emporté dans une grande quête d’identité. Jessie Burton signe ici un roman d’une grande intensité. Mélangeant enquête, suspens et secrets de famille, elle nous transporte habilement entre deux époques, nous invitant à réfléchir sur la liberté intérieure et la difficulté de trouver sa juste place dans le monde lorsque l’on est une femme.

Histoire de ma mère de Yashushi Inoue (nouvelle fenêtre) : un témoignage saisissant et éclairant, sur la détérioration psychique de la mère de l’auteur qui nous montre à quel point la maladie peut aggraver les défauts d’un caractère. Traité sans pathos et sans froideur, ce texte est fort émouvant.

Attachement féroce de Vivian Gornick (nouvelle fenêtre) : mère et fille vivent dans un quartier du Bronx presque entièrement féminin. Ces deux êtres tout en contradiction se sentent liés par un amour impossible, qui les empêche de se séparer. C’est une analyse sans concession, parfois virulente, qui les opposent ou les rapprochent.

Ma mère cette inconnue de Philippe Labro (nouvelle fenêtre) Cet écrit autobiographique sous forme d’enquête essaie de combler les trous sur les origines de la mère de l’auteur qui refusera toujours et jusqu’à son dernier souffle, de répondre à ses questions. Il permet au lecteur d’avancer au fur et à mesure de ses découvertes. Les chapitres sont courts et vivants, faisant de cette lecture une déclaration touchante.

Venez faire votre choix à La Médiathèque !

Dans l’univers des comics : Locke and key

20 Sep

La lecture des comics vous attire ? Vous avez décidé de vous lancer mais vous ne savez pas par quoi commencer ? À La Médiathèque (nouvelle fenêtre), le choix est large et diversifié, suffisamment varié pour vous faire découvrir des comics différents. En effet ce type de BD n’est pas composé que d’histoires de super héros comme Batman, Superman, Catwoman ou X men. Il existe énormément de séries moins connues, excepté des amateurs du genre ou des experts. Par exemple : Y le dernier homme, Nomen Omen, Fables, Low, Descender ou Walking dead (qui a été révélé au grand public par la série), il y en a pour tous les goûts, pour tous les âges. Et si vous hésitez encore, suivez notre conseil du jour : Locke and Key (nouvelle fenêtre)

Locke & Key est une série de comics écrite en 2008 par Joe Hill et dessinée par Gabriel Rodriguez. Joe Hill, est le nom de plume de Joseph Hillstrom King, fils de Stephen King, le célèbre écrivain aux nombreux romans adaptés pour l’écran (nouvelle fenêtre) et immense auteur de roman d’horreur et de fantastique. D’ailleurs on retrouve la « patte » de la famille King dans Locke and Key.

Six tomes pour une histoire complète

Synopsis

Après le meurtre horrible de leur père, les trois enfants Locke ; Tyler, Kinsey et Bode, emménagent avec leur mère Nina à Keyhouse, la demeure ancestrale de leur famille. Ils s’aperçoivent bientôt que cette maison renferme de nombreux secrets lorsqu’ils découvrent des clés magiques qui détiennent d’incroyables pouvoirs, comme celui de transformer une personne en fantôme ou d’effacer ses souvenirs. Ils ne sont pas seuls à connaître l’existence de ces clés : une créature démoniaque nommée Dodge est également à leur recherche dans le but d’ouvrir la Porte noire, qui donnera aux démons de l’enfer l’accès à notre monde.

Notre avis

Locke and Key est un des meilleurs comics fantastiques de ces dernières années, l’histoire avance au fur et à mesure des tomes, on découvre de nouvelles clés et l’intrigue autour des personnages s’enrichit. Pas de doute, Joe Hill est bien le fils de son père car on sent l’influence de Stephen King : une ville perdue, des enfants, un secret de famille, une maison qui fait peur… Simple, rythmé et efficace, happant le lecteur de bout en bout, avec une histoire mystérieuse de clefs qui ont des pouvoirs particuliers, Locke and Key est un formidable comics qui plaira aussi bien aux amateurs de fantastique et d’horreur qu’aux néophytes désireux de découvrir le genre. Les six tomes ont été adaptés en série télévisée de science-fiction américaine en 2020.

Venez faire votre choix à La Médiathèque !

%d blogueurs aiment cette page :