Des bandes dessinées à télécharger sur le site de La Médiathèque !

29 Mar

Vous ne pouvez pas en emprunter à La Médiathèque pour le moment, mais vous pouvez en lire chez vous ! Sur ordinateur ou tablette (nous déconseillons la liseuse pour la lecture de BD car le format s’adapte mal) vous pouvez télécharger des BD parmi une soixantaine de titres proposés sur le site de La Médiathèque. Pour cela, il suffit de vous connecter à votre compte lecteur et de piocher dans la sélection « BD à télécharger » sur la page d’accueil du site. Cet article vous en propose une petite sélection.

Jusqu'au dernier

Jusqu’au dernier – Jérôme Félix (nouvelle fenêtre)

L’arrivée du chemin de fer signifie la fin des cow boys qui emmenaient les troupeaux jusqu’à Chicago, la fin donc du métier de Russell et de son acolyte Kirby, errant sur les routes vers le Montana. Un Western qui nous plonge dans une histoire de cow boys et de meurtres sur les terres du Wyoming.  Les dessins aux couleurs sombres, bleutées et pluvieuses, regorgent de détails pour une ambiance crépusculaire et pleine de tension. Une histoire complète en un volume, accessible sur le site de La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

Negalyod

Negalyod – Vincent Perriot (nouvelle fenêtre)

Bande-dessinée futuriste où se mêlent les hommes et les dinosaures, des villes flottantes et le désert, des inégalités dans la population se trouvant des deux côtés, et bien sûr une histoire de vengeance. La question de l’eau est la problématique centrale de cette histoire, ce qu’elle pourrait être dans nos sociétés d’ici quelques années. Entre western et science-fiction, cette BD est également un hommage à Moebius (nouvelle fenêtre), dont vous pourrez retrouver les BD à La Médiathèque. Elle fut sélectionnée pour le prix BD Fnac France Inter de 2019.

Dans les forêts de Sibérie – Virgil Dureuil (nouvelle fenêtre)

Adaptation du livre éponyme de Sylvain Tesson (nouvelle fenêtre), Virgil Dureuil illustre cet exil de six mois en Sibérie que raconte l’auteur. Entre février et juillet 2010, il s’est isolé dans une cabane au bord du lac Baïkal, se débrouillant pour manger et ne croisant que de rares visiteurs. Une lecture qui nous fait voyager et relativiser sur notre besoin incessant de consommer. Et si jamais la BD et le roman vous ont plu et que vous en voulez encore, l’adaptation cinématographique existe en VOD (nouvelle fenêtre) sur le site de La Médiathèque, ainsi que la bande originale du film (nouvelle fenêtre). Pour se laisser bercer en rêvant d’ailleurs.

Mary jane

Mary Jane – Frank Le Gall et Damien Cuvillier (nouvelle fenêtre)

 

Angleterre, XIXe siècle, les bas fonds côtoient l’aristocratie anglaise. Mary Jane Kelly est une représentation de cette misère sociale sévissant dans les rues de Londres. Pauvreté, prostitution et crimes se mêlent dans un décor sombre. Cette BD est l’histoire d’une rencontre, ou plutôt de deux rencontres : celle de Mary Jane et de Jack l’Éventreur et celle de Frank Le Gall (nouvelle fenêtre) et Damien Cuvillier (nouvelle fenêtre), deux artistes reconnus dans le monde de la bande-dessinée. Si cette lecture vous plait, vous pouvez retrouver une autre BD à télécharger de Damien Cuvillier : Eldorado (nouvelle fenêtre).

Sur la route de West – Tillie Walden (nouvelle fenêtre)

Un road-trip sur les routes du Texas. Deux femmes qui se retrouvent et tentent d’échapper à leur passé. Une course-poursuite qui s’engage. Un résumé qui rappelle le film Thelma et Louise (nouvelle fenêtre) de Ridley Scott, bien que les critiques mentionnent un glissement du récit vers l’abstraction qui rappellerait le monde d’Alice au pays des merveilles, que vous pouvez retrouver en livre numérique (nouvelle fenêtre) ou dans plusieurs versions pour enfants, à lire ou à écouter sur le site de La Médiathèque.

Deux autres BD de l’auteur Tillie Walden seront à retrouver à La Médiathèque : Spinning (nouvelle fenêtre), et Dans un rayon de soleil (nouvelle fenêtre).

Une sélection qui peut être complétée par les titres suivants, accessibles également en téléchargement :

Après ces découvertes, n’hésitez pas à regarder nos sélections de livres, de bandes-dessinées, de musiques et de films à voir, écouter et lire via le site de La Médiathèque et grâce à votre carte de lecteur.

The Conversation : des points de vue éclairés

25 Mar

Voilà un site d’information vers lequel j’aime bien me tourner en règle générale et tout particulièrement, en ce moment tourmenté, où il me semble que le discernement me fait furieusement défaut !

The Conversation (nouvelle fenêtre) est un média indépendant en ligne gratuit et collaboratif né en Australie en 2011, dont le modèle a été reproduit en France depuis cinq ans déjà.

Son concept : une parole d’expert

Nous voulons offrir au public français une approche différente de l’actualité au jour le jour, une nouvelle gamme de sujets, une vue inédite sur les débats actuels et des idées surprenantes.

ont expliqué Didier Pourquery (nouvelle fenêtre) et Fabrice Rousselot (nouvelle fenêtre), journalistes au Monde et à Libération, à l’origine du projet.

Comment ?

Grâce à une collaboration entre scientifiques /chercheurs et journalistes.

C’est cela qui me séduit. Les sujets qui animent les débats publics sont traités sous des angles différents, voire surprenants, qui changent de ceux qui inondent la toile… Des chercheurs et des scientifiques de toutes nationalités nous font partager leurs connaissances sur leur sujet de prédilection en lien avec ce qui agite toute notre sphère. Et tout cela avec limpidité !

Du coup, j’apprends, donc je me sens moins bête ; mes neurones ont fait de l’exercice aujourd’hui sans le savoir !

Pour qui ?

Tout le monde mais aussi pour les enfants à partir de 7 ans avec The conversation junior (nouvelle fenêtre)  

Des scientifiques et des chercheurs tentent de répondre aux questions des plus jeunes.  Alma, 6 ans : « Pourquoi l’air est transparent ? » Labib, 12 ans : « Pourquoi, des fois, j’oublie ce que je voulais dire, juste avant de parler ? ».

L’occasion peut-être de lancer des débats, d’échanger, de méditer…

La saga du jury des Lecteurs de Levallois 2020, mission accomplie

17 Mar

Dimanche 1er mars, dans la salle des mariages de l’Hôtel de Ville, François Garde a reçu le Prix des lecteurs de Levallois 2020 pour son roman Roi par effraction (Gallimard). À la fois consécration d’un roman et apogée d’une aventure, ce temps majeur du Salon du Roman Historique de Levallois a marqué la fin de mission de 12 valeureux jurés après plusieurs mois de lectures, de débats fiévreux et d’interrogations subtiles sur ce qui fait l’essence et la substantifique moelle d’un roman historique  !

Mais revenons quelques heures avant la remise du Prix… Pour cette dernière réunion, nos jurés sont très en avance. Le moment est d’importance… Dans le calme, ils s’installent autour des tables où trône l’urne entourée des livres en lice pour le Prix.

Certains compulsent leurs notes, d’autres échangent à voix basse mais rien ne filtre de leurs intentions de vote.

Ultimes débats et vote

Quand la séance commence, après un rappel des règles du scrutin 2020, les jurés sont invités à revenir en quelques phrases sur chacun des livres de la sélection. Si bien sûr, on entend ce qui avait été plus longuement développé au cours des réunions précédentes, des critères nouveaux font leur apparition :

La question de l’ordre de lecture. D’après certains, les romans lus en début de sélection auraient ainsi bénéficié d’un effet de surprise, voire d’un esprit critique moins aiguisé, qui aurait placé ces livres dans les favoris alors que les critères de lecture se sont affinés au fil des réunions. Ainsi un titre lu au début garde tout son potentiel d’intérêt mais, à la lueur des lectures suivantes, a perdu des points en matière de plaisir romanesque et historique. Si bien que plusieurs jurés ont dû revoir à la baisse ou à la hausse leurs premières évaluations, mais c’est là le jeu de tout classement qui s’échelonne dans le temps, n’est-ce pas ?

La question de l’utilité. C’est un critère que nous n’avions pas encore vu s’affirmer dans les débats : présentant quelques similitudes avec le célèbre sophisme de Socrate et du chat de Ionesco*, ce critère établit comme postulat que « donner un prix » revient à « mettre un livre en lumière », donc à « défendre une cause », d’où la notion d’utilité. Ainsi un roman qui permettrait à tous de se confronter à un sujet d’actualité via l’histoire passée d’un personnage inconnu pourrait être « utile ». Ce qui, en réalité, rajoute de la complexité aux débats, puisqu’outre celle du terme « historique », il faut désormais s’accorder sur la définition de l’utilité !

*Pour mémoire : « Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat ».

La question de l’émotion à la lecture. Ce n’est pas un critère nouveau mais au fil des prises de parole, il revient en force, et notamment dès qu’il s’agit du plaisir de lire qui, rappelons-le, est le critère qui peut obtenir le plus de points sur la grille d’analyse qui a été remise en début d’aventure à nos jurés. Ainsi pour être lauréat, un livre doit « emporter », « enthousiasmer », « avoir du corps », « susciter l’empathie »,  « enivrer », « enflammer »…

Enfin à quelques minutes du vote, on s’accorde sur la multiplicité du, ou plutôt des, romans historiques :

Il n’y a pas qu’une façon d’être historique !

Vous l’aurez compris : à ce moment-là tout est en place pour un scrutin passionné !

En effet, après plusieurs tours, beaucoup de discussions, de convictions et de stratégies, un roman est élu.  Et durant quelques heures, jusqu’à cet après-midi historique du dimanche 1er mars 2020, son titre et le nom de son auteur resteront un secret absolu, conservés par 12 vaillants et loyaux jurés.

Le jour J

Le jour du Salon, ils sont tous là, sourire aux lèvres et leurs livres sous le bras pour aller les faire dédicacer. Au cours de deux rencontres animées par la journaliste Karine Papillaud, chacun des auteurs de la sélection du Prix des lecteurs de Levallois 2020 est invité à parler de son roman : de sa genèse au point final, en passant par les inspirations, les recherches, les motivations ou leurs autres écrits, chaque livre est ainsi décrypté par son propre auteur. Assis au premier rang, nos jurés sont tout ouïes, cherchant des confirmations ou des réponses aux questions qu’ils avaient pu se poser.

Puis le grand moment arrive  :  les sept auteurs un peu tremblants sont tous sur scène, accompagnés à présent de Stéphane Decreps, adjoint au Maire à la culture, de Sophie Perrusson, directrice du Pôle Savoirs et Patrimoine, et de la porte-parole du jury 2020. C’est à cette dernière que revient l’honneur de révéler le nom du lauréat. Encouragée par les regards solidaires des autres jurés, elle décrit alors avec talent, finesse et éloquence l’expérience de ce jury, une aventure humaine, littéraire et historique incroyable, rappelant que les 12 jurés étaient aussi 12 lecteurs « comme les autres », qu’ils sont arrivés avec leurs idées, leurs envies, leurs goûts et qu’ils ont appris au fil des mois à se connaitre par ce biais très intime qu’est la lecture. Émaillant avec humour son discours de discrètes références à chacun des titres sélectionnés, elle termine en remerciant les autres jurés de l’avoir envoyée sur scène ainsi que Sophie Perrusson et l’équipe de La Médiathèque pour l’accompagnement du jury tout au long des séances. Ses derniers mots vont aux sept auteurs dont :

Les mots qui nous ont emportés resteront gravés comme le restera la chair de cette belle aventure.

roi par effraction de françois Garde (catalogue de La Médiathèque- nouvelle fenêtre) Après une salve applaudissements, elle nomme le lauréat : François Garde pour son roman Roi par effraction. Les applaudissements redoublent. Tandis que les autres romanciers regagnent la salle, l’heureux élu reste sur le podium.

– Vous êtes heureux ? lui demande la journaliste.

– Comment ne pas l’être ?

L’écrivain explique alors que pour lui, il existe deux sortes de prix, ceux décernés par la profession et ceux par les « vrais gens ». Aussi ce Prix des Lecteurs de Levallois le touche particulièrement. Du discours de la représentante du jury, il retiendra l’émotion, le partage et le plaisir de lire, et il est heureux de constater que « la lecture recrée du lien social ».

Par passion, vous avez lu ces livres et vous avez échangé. C’est pour ces belles soirées partagées ou solitaires que nous [les auteurs] écrivons.

Quand Stéphane Decreps lui remet la récompense au nom du partenaire du Salon So Ouest, le romancier remercie puis plaisante à propos de la taille géante du chèque.

Et c’est ainsi que l’aventure du Jury du prix des lecteurs de Levallois 2020 que vous avez suivi depuis leur première rencontre se termine  ! C’est avec un peu de nostalgie que nous les quittons mais en les remerciant sincèrement pour leur implication, leur investissement, leur curiosité, leur envie d’apprendre, leur capacité à se remettre en question, leur humour, leur enthousiasme, leur esprit critique et leur constante bienveillance.

Nos félicitations vont à l’auteur lauréat, François Garde et notre admiration sincère aux sept auteurs sélectionnés, Georges-Marc Benamou, Michel Bernard, Claire Berest, Jean-Paul Delfino, Brigitte Kernel et François-Guillaume Lorrain.

Terminons cet article par une photo souvenir : celle de nos jurés (qui ont accepté que cette photo soit diffusée ici). Nous les en remercions vivement ainsi que pour leur participation active à La saga du Jury du Prix des lecteurs de Levallois 2020 que ce soit pour l’inspiration, les dialogues, les décors et les costumes !

 

Premiers pas premières pages chante dans la neige !

14 Mar

Pour leur premier rendez-vous de l’année 2020, la rencontre mensuelle des tout petits de 9 mois à 3 ans, Premiers pas premières pages, a réuni à La Médiathèque 15 tout-petits et leurs parents. Tous ont apprécié chansons et comptines autour de la neige et de l’hiver. Voici les mélodies et les albums qui les ont fait applaudir et grelotter !

La séance commence avec une chanson : Neige, neige blanche.

Neige neige blanche, Tombe sur mes manches

Et sur mon tout petit nez, Qui est tout gelé

Neige neige blanche, Tombe sur ma tête

Et sur mes deux gros souliers, Qui sont tous mouillés

Neige neige blanche, Viens que je te mange

Pose toi tout doucement, Comme un p’tit fondant

Roule, boule de neige Eriko Kishida (catalogue de La Médiathèque- nouvelle fenêtre) Vient ensuite Roule, boule de neige d’Eriko Kishida (nouvelle fenêtre ) l’histoire d’une luge bien trop chargée, dont les passagers tombent les uns après les autres… et roulent,roulent dans la neige et se transforment en … bonhommes de neige !

 

On continue en musique avec Un bonhomme de neige est né : 

Dans le jardin d’à côté, Un bonhomme de neige est né (bis)

Un chapeau et un balai, Une carotte pour le nez

Un cache-nez autour du cou, Pour les yeux deux petits cailloux

Dans le jardin d’à côté, Un bonhomme de neige est né (bis)

Il dit bonjour aux passants et, Fais des blagues aux enfants,

Il s’amuse à s’écrouler, Pour qu’on vienne le réparer

Dans le jardin d’à côté, Un bonhomme de neige est né (bis)

Monsieur Neige de Guido van Genechten (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre)L’histoire de Monsieur Neige de Guido van Genechten (nouvelle fenêtre) évoque le plaisir des jeux d’hiver et les batailles de neige. Le personnage central de cette histoire est un bonhomme de neige pas comme les autres car qui aurait cru qu’un bonhomme de neige serait capable de peindre, de danser, de chanter, d’aimer et de réaliser plein d’exploits ? Monsieur Neige est un champion !

On entonne ensuite la comptine Flocon de neige :

Il a neigé…juste un flocon

Un seul, vous dis-je, tout blond, tout rond…

Flocon de neige ou de coton.

Il s’est posé sur mon balcon !

Il est resté…juste un moment.

Un peu perdu, tout rond, tout blanc,

Et puis, parce qu’il faisait trop bon,

il a fondu comme un bonbon

Non de Claudia Rueda (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre)L’album Non de Claudia Rueda (nouvelle fenêtre) obtient un franc succès avec les aventures d’un petit ourson qui n’écoute pas ce que lui dit sa maman »L’hiver arrive, il va faire très froid, il faut rentrer » et préfère jouer avec les flocons, se sent plus fort que la tempête de neige et n’a peur de rien…

On peut alors fredonner en chœur la chanson Dans mon igloo :   

Dans mon igloo, Gla gla gla

Dans mon igloo Il fait froid, des fois (refrain)

Heureusement que j’ai mes bottes, Heureusement, j’ai ma culotte

Ma culotte en peau d’caribou, Qui me tient chaud jusqu’aux genoux

Refrain.

Heureusement, j’ai mes chaussettes, Heureusement elles sont très chouettes

Je les tricote en poils de loup, Elles me tiennent chaud comme un doudou…

Gros ours, il fait froid ! d'Émile Jadoul (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Avec Gros ours, il fait froid ! d’Émile Jadoul (nouvelle fenêtre) , on suit pas à pas un ours de retour chez lui entend de drôles de bruits. Que se passe-t-il  ? Un rocher qui grelotte, une feuille qui parle, une souche d’arbre qui éternue ? Les rabats que l’on soulève permettent de voir ce qui s’y cache.

La chanson La neige tombe sur mon nez permet de nommer, repérer et chanter les différentes parties du corps :

Regarde dans la neige d'Emiri Hayashi catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)Le petit lapin tout doux de Regarde dans la neige d’Emiri Hayashi (nouvelle fenêtre) accompagne les enfants pour compter, page après page, les animaux et les objets qui illuminent la neige : 1 cerf, 2 oursons, 3 oiseaux, 4 marmottes, 5 écureuils et… des milliers de flocons !

 

 

Le jeu de doigts Petit pouce dans la neige fait rire aux éclats :

Une dernière chanson avant de terminer, que petits et grands connaissent  : Chanson pour les enfants, l’hiver, le célèbre poème de Jacques Prévert, mis en musique de Joseph Kosma et ici chanté par Les Frères Jacques.

Et quand chacun s’apprête à renfiler bonnet, moufle et manteaux pour repartir, l’album Bien au chaud pour l’hiver de Tomoko Ohmura (nouvelle fenêtre) clôt la séance.

Bien au chaud pour l’hiver de Tomoko Ohmura (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

Et maintenant c’est à vous de lire, chanter et taper dans vos mains ! 

Merci à Alvina C. et Fanélie B. pour leur contribution à cet article.

A la rencontre de Colette Fellous : l’exil d’hier et aujourd’hui

9 Mar

Le 28 février 2020, les lycéens de seconde du lycée Léonard de Vinci ont rencontré l’auteur Colette Fellous. Son œuvre traite principalement de l’exil, de la nostalgie associée : elle y interroge non seulement sa propre histoire, mais aussi l’histoire de la colonisation en Tunisie ou les événements de mai 68. Elle y entremêle histoires personnelles et histoires collectives mises en scène, mais elle parle aussi de ce que ses racines juives originaires d’Italie, et plus loin d’Espagne et du Portugal, ont apporté de confusion dans l’identité de sa famille, quand elles se sont ajoutées à la culture française.

Les œuvres de Colette Fellous à La Médiathèque

Aujourd’hui (nouvelle fenêtre) revient sur son enfance et son adolescence en Tunisie, du temps ou communauté juive et arabe vivaient ensemble, du moins jusqu’au 5 juin 1967, jour d’émeute, qui marque une rupture importante dans sa vie. Elle a 17 ans et s’apprête à passer son bac. Elle se souvient et convoque le passé, le mélangeant à sa vie, la vie actuelle et à « là-bas », dans sa famille, avec ses parents, son frère aîné, la chaleur, les bruits, les couleurs… Puis, après Paris pour les études, l’arrivée des parents, décalés dans ce nouveau pays est une nouvelle étape.

Pour Dalida (nouvelle fenêtre)  : plus qu’une simple biographie, ce livre rend hommage à la mère de l’auteur à travers la passion que cette dernière avait pour la chanteuse Dalida, qui a bercé l’enfance et a accompagné la narratrice tout au long de sa vie.

Camille Claudel (nouvelle fenêtre) : ce livre est découpé en petits chapitres où l’auteur donne l’impression d’avoir voyagé dans le temps et d’avoir pu rencontrer la célèbre sculptrice à la vie tourmentée. Elle ne lui parle pas. Elle l’observe, tantôt en la fixant dans les yeux, tantôt de loin, à travers une fenêtre, sur un banc de jardin, cachée derrière un arbre penché, perdue dans la foule.

Pièces détachées (nouvelle fenêtre)  : l’annonce de la mort brutale d’Alain, un ami proche, fait resurgir en écho celle du père de l’écrivaine. Elle explore alors des temps et des lieux en superposant passé et présent, Tunisie natale et Normandie, visages et musique, pour dire son attachement au monde et aux êtres qui lui sont chers.

Un amour de frère (nouvelle fenêtre) : Colette Fellous assiste en Tunisie au réveil de la population qui aspire goulûment, jour après jour, l’oxygène de la liberté. Est-ce cela ou est-ce d’avoir échappé de peu à un accident sur la voie de chemin de fer où s’était accrochée sa sandale alors que le train arrivait, tout un flot de souvenirs remonte à la surface… Elle se souvient de son enfance, de l’attention des siens tournée vers Georgy, le frère diabétique, de son adolescence forgée dans l’attente de plus en plus vive de rejoindre la métropole et ce frère chéri.

Kyoto Song (nouvelle fenêtre) : Dans ce livre, Lisa 10 ans, sert de médium à Colette Fellous pour parcourir la cité japonaise et fait remonter ses souvenirs. Ce livre est à mi chemin entre une sorte de carte semi-imaginaire qu’elle ponctue de photographies et d’un recueil d’images traversées par les lieux de sa vie et la Tunisie de son enfance.

L’exil et la nostalgie du déracinement à travers d’autres romans

Comme Colette Fellous, de nombreux écrivains ont abordé la question de l’exil, du départ, de la découverte plus ou moins facile du pays d’adoption : tous ont chacun à leur manière décrit la mélancolie du pays perdu. Voici quelques titres classés par grands.

L’exil 

L’exil à cause de la guerre 

L’exil intérieur, la recherche du sens de la vie 

L’exil vers les États-Unis

Les migrants 

L’expatriation 

Et en bandes dessinées

Pour approfondir les sujets relatifs à ces différentes œuvres, vous pouvez retrouver cette vidéo de TV5 Monde : Littérature: La mémoire, la nostalgie, l’identité.. .l’exil en question :

Et compléter avec les actes de cette série de colloques sur l’exil qui ont eu lieu entre 2001 et 2008 à l’Université de Montréal, de Laval, ainsi qu’à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (nouvelle fenêtre)

Photo d’en tête de l’article  : Colette Fellous par NancyKayErickson — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=22728814

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