En passant

Clovis Cornillac à Levallois

17 Fév

Clovis Cornillac, réalisateur et acteur, de Belle et Sébastien 3 le dernier chapitre, vient dédicacer romans novelisés et albums du film pour la jeunesse à la librairie DECITRE So ouest, ce samedi 17 février 2018, de 11h30 à 12h30.

Clovis Cornillac présente Belle et Sébastien 3, le dernier chapitre

Son public pourra ensuite le retrouver, après la projection du film au cinéma Pathé (nouvelle fenêtre), 28 rue d’Alsace à Levallois.

Si Belle et Sébastien vous a émus, si vous aimez les histoires de belles amitiés entre un chien et un enfant (ou un adulte), il y en a beaucoup d’autres à La Médiathèque avec:

Enfin, en attendant la sortie de Belle et Sébastien 3 le dernier chapitre en DVD, retrouvez à La Médiathèque les précédents opus : Belle et Sébastien (1) de Nicolas Vanier (nouvelle fenêtre), Belle et Sébastien (2) l’aventure continue,  de Christian Dugay (nouvelle fenêtre). 

Ainsi que les épisodes de la célèbre série (nouvelle fenêtre) réalisée en 1964 par Cécile Aubry.

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Le coin de La Médiathèque de février est amoureux !

14 Fév

L’amour ! On ne parle que de lui, il est sur toutes les lèvres et dans tous les cœurs… Et il est à l’honneur aujourd’hui, 14 février 2018. Le coin de La Médiathèque a choisi ce mois-ci de le décliner sous toutes ses formes.

Connaissez-vous Fabienne Morel et Debora Di Gilio, ce duo de conteuses étonnant et détonant ? L’une est bretonne, l’autre italienne  et depuis plusieurs années elles se régalent en revisitant pour notre plus grand plaisir  les contes traditionnels. Dans leur dernière création Qui sera mon amoureux ? , elles s’attaquent à un thème universel,  l’amour. Dans ce conte populaire il est question d’un animal qui cherche un mari. Commère Chatte accoudée à son balcon rêve d’un amoureux, mais tous ceux qui se présentent ne trouvent guère grâce à ses yeux…  Jusqu’au jour où compère Souris arrive sur son petit vélo rouillé. Qui l’eut cru soixante ans de bonheur s’en suivit !

Laissez-vous emporter par la musicalité des textes, des ritournelles récurrentes et par la gouaille des narratrices qui nous donnent envie de chanter avec elles. Ce conte accompagné d’un CD fera la joie des enfants… et des parents.

L’amour traverse les nouvelles de Boccace avec l’intensité d’un courant à haute tension. Les hommes et les femmes s’abandonnent à leurs ardeurs amoureuses, les vilenies commises par certains d’entre eux pour parvenir à leurs fins sont souvent punies, mais Boccace n’en est pas pour autant juge ou moraliste. La grande finesse avec laquelle l’auteur décortique, dans les années 1350, l’âme humaine fait de ces nouvelles des récits intemporels. Il est difficile de recenser les auteurs qu’il inspira et inspire encore, et tous les amateurs/amatrices de littérature trouveront dans le Décaméron une source inépuisable de surprises et de délectation.

Pour la mathématicienne Hannah Fry, l’amour pourrait être régi par des modèles mathématiques. Ainsi les mathématiques pourraient-ils nous aider à trouver l’amour ? Comment optimiser ses chances de succès sur les sites de rencontres ? Comment savoir si vous avez rencontré l’homme ou la femme de votre vie ?

Pour les mathématiciens, les sites de rencontres sont une mine d’informations. L’auteur utilise ici les mathématiques pour étudier les schémas comportementaux des êtres humains et plus particulièrement les relations amoureuses. Elle nous livre des recettes, mathématiquement prouvées, pour trouver l’âme sœur et démontre que la rencontre amoureuse est un savant calcul.

« L’amour est un ensemble de modèles complexes…que seules les mathématiques sont capables de décoder » Hanna Fry.

Révélation 2017 de la chanson française, cette jeune femme lumineuse, à la voix si singulière et envoûtante, séduit déjà beaucoup avec son premier album À ta merci Ses chansons  égrènent les notes des cordes d’une guitare électrique, et sa voix qui pourrait parfois rappeler celle du chanteur Christophe, est tout à fait étonnante… Les paroles s’étirent dans une langueur reposante malgré les propos un peu sombres mais d’une grande poésie.

Flora Fishbach a 25 ans, elle est née à Dieppe puis a grandi à Charleville-Mézières. Elle est remarquée en 2015 au festival des Inrocks et reçoit en 2016 le prix du Printemps de Bourges. Une artiste à découvrir en ce mois de la Saint Valentin.

  •    La confession (nouvelle fenêtre) un film réalisé par Nicolas Boukhrief, 2017

En 1961, Jean-Pierre Melville réalise une adaptation éponyme du beau roman de Béatrix Beck, Léon Morin, prêtre, prix Goncourt 1952, avec Jean-Paul Belmondo et Emmanuelle Riva. Cinquante ans plus tard, Nicolas Boukhrief propose, à son tour, une adaptation libre et très personnelle de ce roman intemporel et réalise ce mélodrame bouleversant.

Sous l’occupation allemande, l’arrivée dans une petite ville de Léon Morin, jeune prêtre charismatique provoque l’intérêt et la curiosité des femmes. Barny, communiste et athée, dont le mari est prisonnier de guerre, défie ce prêtre brillant et convaincant, à travers un débat idéologique et religieux, qui la trouble de plus en plus. Les plans toujours plus rapprochés, les silences prolongés transforment cette joute rhétorique et spirituelle en un face à face amoureux. Nicolas Boukhrief avait d’emblée pensé à Romain Duris pour le rôle de Léon Morin, le choix de Marine Vacth pour jouer Barny qui est en revanche une trouvaille, permet au réalisateur d’atteindre ce qu’il appelle lui-même «un vrai couple de cinéma, évident et moderne».

À partir d’un roman sur la spiritualité, Nicolas Boukhrief compose un drame sentimental et amoureux poignant.

Merci à Marie-Charlotte W., Marie-Odile S., Isabelle F. et Marianne V. pour leur contribution à cet article.

La saga du Prix des Lecteurs de Levallois 2018 : contrastes et stratégies

8 Fév

Entre sapin, paillettes, cadeaux, bûches et bonnes résolutions, ils ont trouvé le temps de lire et d’être prêts pour la deuxième réunion du jury du Prix des Lecteurs de Levallois 2018 qui s’est tenue à La Médiathèque tout début janvier : dans une ambiance détendue, deux livres ont été passés au crible des débats par notre douzaine de vaillants jurés. Au menu de cette soirée, contrastes, stratégies et plaisir…

À peine nommé, le premier livre candidat fait baisser les têtes de toute la tablée. Chacun feuillette ses notes, les regards se cherchent, des sourires amusés apparaissent.

– Qui se lance ? demande-t-on devant le petit silence vaguement gêné qui s’installe.

–  Pas sur celui-là, moi, merci, se défausse poliment l’une en passant son tour.

Des expériences contrastées

Une des jurées finit par lever la main. Elle annonce tout de suite la couleur « je vais être très désagréable, mais après ça ira… », ce qui déclenche des murmures amusés autour d’elle. Car pour cette jurée, ce qui s’est passé avec ce livre ne lui est arrivé que rarement dans sa vie de lectrice.

Je crois que c’est le 3ème pire livre de ma vie. J’ai détesté. Illisible, aucun fil conducteur, espace temps incompréhensible, côté intrigue, y’a rien, on ne sait pas qui c’est, trop de détails, trop de personnages… On est perdu !

Avis tranché, mais vite rejoint par plusieurs autres jurés qui opinent de concert…

– C’est rassurant de savoir qu’on n’est pas tout seul (NDLR : à savoir qu’on a séché sur ce bouquin).

À nouveau, une grande  partie du jury acquiesce, démontrant ainsi le pouvoir insoupçonné de la littérature en matière de cohésion de groupe, tandis qu’une autre jurée renchérit, faisant presque un mea culpa.

– Ça a été pour moi une torture de comprendre …

Non seulement le roman, à priori resté assez confus, mais aussi le fait de l’avoir détesté… Car cette jurée n’imaginait pas un jour pouvoir être si critique envers un livre, et le … détester ! Ainsi à son grand désespoir, avec cet ouvrage, elle s’est retrouvée face à un dilemme auquel elle pensait échapper : d’un côté, son refus de penser que l’on puisse détester un livre, fruit respectable du travail d’un auteur, et de l’autre, un roman illisible, même avec tout son respect pour les auteurs, la Littérature et le travail littéraire en général  ! Comme vous l’aurez compris, cette découverte fut un vrai déchirement.

– Est-ce que vous n’avez pas été pris par les lieux, les personnages ? tente l’un.

– Comme j’aurais aimé, compatit cette autre jurée.

Mais face à ces avis quasi-unanimes, des voix s’élèvent : et là où l’une a tout de même repéré des choses positives, « on apprend des choses sur Paris »,  l’autre a adoré le style.

J’ai aimé la façon de mettre en mouvement. C’est vu de l’intérieur. je l’ai lu comme un documentaire et je ne me suis pas ennuyée à la lecture.

Des stratégies de lecture

Photographie extraite du film « Douze hommes en colère » de Sydney Lumet

Mais pour tous ceux qui ont eu du mal, il a fallu ruser… Conscients de l’importance de leur tache et refusant de baisser les bras devant l’obstacle, certains ont mis au point des techniques.

L’une explique qu’elle lit tous les livres de la sélection deux fois : une pour l’intrigue, une pour l’analyse. Mais pour ce livre, impossible !

Une autre a cherché à contourner la difficulté en tentant d’autres méthodes d’approches : soit en changeant de rythme, de temps, de lieu et même de porte d’entrée dans le roman !

J’ai arrêté, j’ai laissé reposé, je l’ai repris, j’ai réessayé, à un autre moment, autrement, j’ai recommencé au début, puis au milieu puis juste les 100 dernières pages.

Mais hélas, cette lectrice inventive n’a pu terminer le roman.

Une méthode empirique, et non validée par la Faculté de médecine, consiste à  ingérer des M&M’s en même temps que l’on lit. Testée par un seul membre du jury, elle permet visiblement d’aller au bout du livre. Mais outre l’abus de sucre et les caries potentielles, l’effet sur le plaisir de lecture s’avère nul, évoquant même le pensum de certaines lectures scolaires.

Il y a aussi la méthode dite conceptuelle, à savoir comprendre le projet de l’auteur. Sous entendu : essayer de trouver du sens à ce qui semble ne pas en avoir…  On parle alors d’expérimentation et de recherche littéraire, on évoque une appartenance à cet Ouvroir de Littérature Potentielle dont le seul nom ouvre des abîmes labyrinthiques de réflexions…

Là encore, les résultats de cette méthode sont mitigés. Car même si pour certains jurés, le projet de l’auteur éclaire l’œuvre, il n’en rend pas la lecture plus facile.

De l’approche par le projet, on peut aussi aborder le livre par la notion de défi :  au minimum le sien en tant que lecteur d’un livre aride mais aussi celui de l’auteur  : « il y a un  vrai parti pris dans ce livre », nous dit un juré. Et si cette construction déroutante, cette intrigue morcelée, ces personnages trop nombreux et le sentiment d’égarement du lecteur parmi eux étaient voulus ?

 Est ce qu’on peut imaginer un roman écrit par une foule, avec 60 ou 80 narrateurs différents ?

Vaste sujet qui, tout en ouvrant des horizons,  laisse perplexe… mais ne convainc pas.

Il y a enfin la méthode du contournement. Pour appréhender ce livre, d’autres jurés ont cherché du secours du côté des critiques de presse. En apprenant que le livre a eu de bons avis, certains ont tout de même des regrets :

– Oh mais je suis passée à côté alors ! Il faut le relire !

Yeux effarés autour de la table.

– Ah non ça je ne pourrais pas.

Soupirs… Et finalement parfois, projet ou pas projet littéraire, après tant d’efforts pour le lire et tant de frustrations à ne pas y parvenir, on en veut à l’auteur :

Je l’ai terminé mais je ne me suis jamais sentie intégrée, il fallait suivre, je n’ai pas senti qu’il faisait des efforts.

Alors on entend même ça et là des conseils :

– L’auteur a loupé quelques chose avec les mails, il y avait là une vraie matière, certes pas historique, mais au moins intéressant. [Sic]

– Oui, ça aurait pu créer une intrigue, une histoire.

– Un roman quoi ! résume un autre.

Du plaisir

Le deuxième livre de la soirée déchaine aussitôt louanges et mines réjouies.  Après l’incompréhension, légèreté et enthousiasme sont dans l’air.

Super thématique pour un roman, très drôle, très bien écrit, fluide, une très belle lecture, que des bonnes choses… Je trouvais génial le principe de se focaliser sur un lieu.

Si ce livre recueille plus d’éloges que son prédécesseur, ce parti pris ne fait pas tout à fait l’unanimité car d’autres lecteurs ont trouvé étouffant de rester dans un même lieu. « C’est un huis-clos ». D’autres y ont vu un vaudeville, ou au minimum une pièce de théâtre, avec une unité de temps-lieu-action, regrettant pourtant que le monde extérieur n’y apparaisse pas assez. Ainsi montrer l’Histoire et les évènements d’une époque par le petit bout de la lorgnette ne les a pas tous convaincus.

– Moi je ne l’ai ni aimé ni pas aimé, résume une jurée. Toutes les périodes historiques sont très effleurées. Je n’ai rien appris d’essentiel.

Sur le critère « historique », les avis se succèdent : un juré a aimé les petits allers-retours avec l’Histoire, l’autre l’a lu avec plaisir mais ça ne l’a pas « transcendé ».

Notez le vocabulaire : après l’aspect sacré de la littérature, on attend d’elle l’extase… Ainsi, amis auteurs, si vous lisez ces lignes,  voyez la noble tache qui vous incombe quand vous écrivez : car transcender c’est « élever au-dessus d’une région de la connaissance ou de la pensée après l’avoir traversée, et pénétrer dans une région supérieure » selon la définition du CNRTL.

Il est évident que sur ce titre, les avis sont unanimes quant à la fluidité et la facilité de lecture. On parle même de « coupe de champagne après toutes les duretés que l’on a lues » (tant en sujet qu’en forme) et on rend hommage à « l’effort de l’auteur pour que être accessible ».

– Un roman situé dans ma zone de confort, pas un grand roman, mais une lecture facile.

– Mais facile à lire ne veut pas dire facile à écrire, s’insurge une jurée. Il y a une construction très subtile. Et contrairement à ce que l’on croit, c’est extrêmement documenté.

– Et si on a commencé par l’autre [roman], ça repose.

On ne dira jamais assez  les effets bénéfiques de la lecture  🙂

Mise en abyme

Avant que s’achève la séance, on parle de ces ponts que l’on peut créer entre les livres de la sélection  : des personnages historiques qui, sans être des moteurs de la grande Histoire, apparaissent étonnamment dans plusieurs des livres, des thèmes communs bien sûr, mais aussi des auteurs, de l’édition et des prix littéraires qui y ont aussi une place, produisant soudain un effet de mise en abyme tout à fait littéraire.

La soirée finit avec un premier vote, qui pour le moment, conforte ce qui s’est entendu au fil des débats. Mais rien n’est acquis… Car comme l’a dit un des jurés, et pour rester fidèle à notre tradition *, la vraie question à se poser est :

Est-ce que ce livre mérite un prix littéraire ?

* La tradition de La saga du Prix des Lecteurs de Levallois veut que chaque épisode se termine par une phrase de juré (parfois extraite de son contexte :-))

Pour retrouver les précédents épisodes de la saga 2018, lire , La saga du Prix des Lecteurs de Levallois 2018, c’est parti et La saga du Prix des Lecteurs de Levallois 2018, premiers échanges

Les Rencontres de Liseur (5) : Comment bien s’alimenter en respectant la planète et notre santé ?

1 Fév

Samedi 10 février 2018 à 15h, dans le cadre des Rencontres de Liseur (nouvelle fenêtre), La Médiathèque de Levallois accueille Pierre Feillet pour une conférence intitulée Comment bien s’alimenter en respectant la planète et notre santé ? 

Comment bien se nourrir en respectant la planète et notre santé ? : 10 questions à Pierre Feillet (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Pierre Feillet est ingénieur agronome, directeur de recherche émérite à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), membre de l’Académie des technologies (nouvelle fenêtre)  et de l’Académie d’agriculture de France (nouvelle fenêtre). Ses travaux portent sur la thématique « Alimentation, technologie et société » et il s’est tout particulièrement intéressé à la principale ressource alimentaire de l’humanité, qui assure à lui seul 15% de ses besoins énergétiques : le blé. Il fait paraître, depuis 2003, des essais à destination du grand public visant à répondre aux questionnements autour des modes de production dans le secteur agroalimentaire et aux craintes qu’elles suscitent en termes de préservation environnementale et de sécurité sanitaire.

La sécurité alimentaire dans le monde

Peut-on encore manger sans avoir peurSur son site La faim expliquée.org (nouvelle fenêtre), l’économiste agricole Materne Maetz définit la sécurité alimentaire (nouvelle fenêtre) comme un concept qui recouvre quatre dimensions principales :

  • La disponibilité en quantités suffisantes de nourriture de nature et de qualité appropriée et cela dans toutes les portions du territoire national ;
  • L’accès de toute personne aux ressources permettant d’acquérir les aliments nécessaires à un régime alimentaire nourrissant ;
  • La stabilité de l’accès à la nourriture, c’est-à-dire que l’accès à la nourriture de la population ne peut pas être mis en cause par un quelconque choc naturel ou économique ;
  • L’utilisation appropriée de la nourriture (bonne cuisson et préparation d’aliments variés) favorisant un apport adéquat en nutriments et énergie dans un contexte où la consommation de cette nourriture est sans danger pour la santé (hygiène, eau potable, infrastructures sanitaires ou médicales).

L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’agence spécialisée des Nations Unies dont l’objectif est d’atteindre la sécurité alimentaire pour tous et de lutter contre la faim dans le monde, a émis en 2017, deux rapports : celui de février, L’avenir de l’alimentation et de l’agriculture : tendances et défis (nouvelle fenêtre), fournit des éclaircissements sur la nature des défis auxquels font face aujourd’hui et tout on long du 21ème siècle, l’agriculture et les systèmes alimentaires, et donne un aperçu des enjeux et de la marche à suivre. Il en émerge qu’une transformation majeure des systèmes agricoles, des économies rurales et de la gestion des ressources naturelles est nécessaire, comme le montre l’infographie dédiée (nouvelle fenêtre).

Le second rapport, daté du mois de septembre, porte sur L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde en 2017 (nouvelle fenêtre), et met en lumière que la faim dans le monde gagne du terrain : en effet, selon les estimations, le nombre de personnes sous-alimentées est passé de 777 millions en 2015 à 815 millions en 2016, parmi lesquelles une grande majorité – 489 millions – vivent dans des pays touchés par un conflit. Les conflits violents ont en effet augmenté de façon dramatique depuis 2010 et n’ont jamais été aussi nombreux, un signe qui fait craindre que les tendances actuelles ne se confirment au cours des années à venir. Parallèlement, l’obésité a plus que doublé au niveau mondial entre 1980 et 2014 : en Amérique du Nord, en Europe et en Océanie, 28% des adultes sont considérés comme obèses. Toutefois, la sécurité alimentaire n’est pas le seul facteur déterminant des résultats nutritionnels, en particulier dans le cas des enfants ; les ressources allouées aux programmes nationaux en faveur de la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant, l’accès à de l’eau propre, à des services d’assainissement de base et à des services de santé de qualité sont quelques-uns des autres facteurs qui entrent en jeu en ce domaine.

Agroalimentaire et sécurité sanitaire en France

Nos aliments sont-ils dangereux de peirre Feillet (livre numérique sur le site de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Face aux nombreuses crises qui ont touché la filière agroalimentaire, l’Union européenne s’est dotée en 2006 d’une règlementation dite « paquet hygiène » pour assurer la sécurité sanitaire de l’alimentation humaine et animale : il s’agit de protéger le consommateur tout en tenant compte des enjeux économiques (libre circulation des produits au sein de l’UE)  ; de la même façon, une règlementation européenne fixe un cadre pour la production des végétaux (interdiction de la culture des OGM, de certains produits phytosanitaires…) et pour la protection des animaux durant leur élevage et leur abattage. Sur le site du Ministère de l’Agriculture et de l’alimentation figure le panorama 2016 des industries agroalimentaires (nouvelle fenêtre), qui constituent le premier secteur industriel français aussi bien en termes de chiffre d’affaires que d’emplois. C’est pourquoi sont également identifiés dans ce panorama les défis environnementaux majeurs de cette filière :

  • maîtriser la consommation énergétique, en particulier les énergies fossiles
  • lutter contre le changement climatique via la réduction des émissions de gaz à effet de serre
  • réduire et optimiser la consommation d’eau dans les processus de fabrication
  • limiter les transferts de polluants
  • contribuer à la valorisation des déchets et accroître la performance environnementale des emballages.

Selon l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA) (nouvelle fenêtre), ce secteur joue un rôle clé dans l’aménagement et la vitalité du territoire puisqu’il transforme 70% de la production agricole française. Sur le volet économique, les autorités politiques vont d’ailleurs prendre des mesures faisant suite aux États généraux de l’alimentation (EGA) (nouvelle fenêtre), conclus le 21 décembre 2017, qui ont notamment permis de dégager un consensus général sur la nécessité d’une meilleure répartition, entre tous les acteurs, de la valeur créée par les filières agricoles et agroalimentaires. [Lire à ce sujet l’article de Claudine Yédikardachian paru dans le magazine Option Qualité le 1er janvier 2018 intitulé États généraux de l’alimentation : cap vers une agriculture équitable et une alimentation sûre et saine (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre) ]

Qu’en disent actuellement les économistes dans la presse ? (articles disponibles sur La Médiathèque en ligne)

Dans son article Point de vue : une sécurité alimentaire bien précaire (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre)  paru le 2 décembre 2017 dans Ouest France, Daniel Gadbin, professeur émérite à l’Université de Rennes 1, parle de « cacophonie européenne » dans le domaine de la sécurité sanitaire et environnementale de notre alimentation, en citant l’exemple du renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour cinq ans, et dresse le constat d’un consommateur qui ne sait plus où donner de la fourchette… Aussi l’auteur plaide-t-il pour l’organisation d’États généraux européens sur cette question.

À l’inverse, l’économiste et ancien directeur de l’École supérieure d’agriculture d’Angers Bruno Parmentier, dans un article du 13 janvier 2018 paru sur le site d’information en ligne Atlantico, intitulé Sécurité alimentaire : pourquoi le scandale Lactalis ne doit pas nous faire oublier que les dangers pour les consommateurs français n’ont jamais été aussi faibles (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre), revient notamment sur l’affaire du lait infantile contaminé par la salmonelle et précise que la fréquence des « crises sanitaires » est bien le signe de l’efficacité du système de contrôle et de la mobilisation croissante de l’opinion publique sur ces questions. Il pointe au passage les deux grandes tendances à l’œuvre en termes de consommations de produits alimentaires depuis quelques années : d’une part, la forte croissance du « bio », de l’ordre de 20 % par an (en surfaces cultivées) et de 15 % (en chiffre d’affaires) et d’autre part, le retour vers « le petit et le local », tant au niveau de la production que de la distribution, avec la notion de « responsabilité sociale » du consommateur qui se tourne de plus en plus volontiers vers les circuits courts.

Pierre Feillet nous apportera son point de vue de spécialiste sur cette épineuse question afin que nous sachions, en toute conscience, quoi mettre dans nos assiettes…

Le 15 février 2018 paraîtra chez EDP sciences son dernier ouvrage, Tout savoir sur notre alimentation : démêler le vrai du faux !

Tout savoir sur l'alimentation

BONUS : une sélection de livres à La Médiathèque

  • Sélection des rencontres de Liseur février 2018 (site de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prenez de la hauteur, et venez penser le monde d’aujourd’hui avec les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE : rendez-vous le samedi 10 février à 15h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean Jaurès-Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

Rappel : pour lire en ligne sur le site de La Médiathèque, n’oubliez pas de vous connecter (identifiant = votre numéro de carte + code JJMM de votre date de naissance)

Festival de Bande Dessinée d’Angoulême, édition 2018

26 Jan

La 45e édition du Festival International de la Bande Dessinée (FIBD) ouvre ses portes  à Angoulême du 25 au 28 janvier 2018. Créé en 1974, le festival d’Angoulême est depuis devenu le plus important des festivals consacré au 9e art en Europe et rassemble des membres de la profession issus du monde entier.

Festival d'Angoulême de Bande dessinée 2018 (nouvelle fenêtre)

Crédit photo : FIBD

Au programme de cette édition, comme chaque année, des rencontres avec quelques 2000 auteurs, et près de 400 évènements parmi lesquels expositions, master class, conférences, et diverses performances des auteurs dont des concerts dessinés.

L’attention des médias se concentre sur les 9 prix (appelés Fauves) qui seront remis lors du festival : le Fauve d’Or (Prix du Meilleur Album), les Fauves d’Angoulême (Prix Spécial du Jury, Prix de la Série, Prix Révélation, Prix du public Cultura, Prix Jeunesse, Prix du Patrimoine, Prix de la Bande Dessinée Alternative), et le Fauve Polar SNCF.

Le Grand Prix de l’édition 2018, récompensant un artiste pour l’ensemble de sa carrière et attribué par un jury de personnalités, est l’Américain Richard Corben (nouvelle fenêtre). Il était en lice avec deux autres auteurs de bande dessinée choisis par plus de 1000 de leurs consœurs et confrères : le Français, Emmanuel Guibert (nouvelle fenêtre), et l’Américain Chris Ware (nouvelle fenêtre).

Le lauréat du Grand Prix 2017, Cosey (nouvelle fenêtre), se voit, comme le veut la tradition, consacrer une exposition, à l’Hôtel Saint-Simon du pendant la durée du festival.

Par ailleurs, le musée municipal présentera du 25 janvier au 11 mars la première rétrospective européenne consacrée à celui qui est considéré comme le père du manga moderne : Osamu Tezuka (nouvelle fenêtre).

Le musée de la bande dessinée, au cœur de la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image (nouvelle fenêtre), propose, quant à lui, du 25 janvier au 13 mai une exposition dédiée à Jacques Martin (nouvelle fenêtre), figure historique de la bande dessinée franco-belge avec des séries comme « Alix » ou « Lefranc ».

Enfin l’Alpha – Médiathèque de GrandAngoulême, exposera Marion Montaigne, auteur notamment du blog Tu mourras moins bête (nouvelle fenêtre), depuis édité en papier (4 tomes disponibles à La Médiathèque-nouvelle fenêtre) et adapté en animation sur Arte. Elle est par ailleurs en lice dans la sélection officielle avec Dans la combi de Thomas Pesquet (nouvelle fenêtre).

Pour retrouver tout le détail de la programmation et des nominations, consultez le site officiel de la manifestation (nouvelle fenêtre).

Ainsi que la sélection officielle (pdf-nouvelle fenêtre).

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