Voyage en Russie avec Elisabeth Barillé

20 Août

Le samedi 26 janvier 2013, dans le cadre de Variations littéraires sur la Littérature russe, nous avons reçu Elisabeth Barillé, pour Une légende russe (Gallimard).

Legende russe

Nous le bibliothécaires, on adore recevoir des auteurs. Comme beaucoup de grands lecteurs (gros lecteurs, devrais-je dire) , en découvrant leurs livres, on les imagine, on les attend parfois d’un livre à l’autre, on les suit dans les tréfonds de leurs fantasmes, replis de leurs mémoires…. Alors bref, quand un auteur se présente à la médiathèque, tout se bouscule : comment il est ? Est-ce qu’il ressemble à sa photo « Google images » ? Est-ce qu’il aime parler de ses livres avec ses lecteurs ? Sinon…
Il en l’occurrence se fut elle, Elisabeth Barillé, notre romancière, écrivain et voyageuse (écrivain-voyageuse d’ailleurs), auteur d’Une légende russe, livre dans lequel elle partait dans une double recherche celle de de Lou-Andreas Salomé, figure de la littérature européenne, cosmopolite, passionnée de Russie, égérie de Mitteleuropa ; et sur les traces d’un grand-père russe obligé de fuir la Révolution sous peine d’être massacré.


On avait donc préparé sa venue. De quoi avait-on vraiment envie de discuter avec elle ? Elle arrivait après l’année France/Russie organisée par les affaires étrangères, plusieurs auteurs français renommés étaient partis pour un voyage dans le transsibérien, à l’issue duquel, ils avaient fait paraitre opus, roman, nouvelle, récit de voyage, autre. Ça, ça nous intéressait : dans une Russie post-communiste, en guerre depuis des années contre ses Républiques indépendantistes, où la corruption semblait tout diriger, pourquoi tous ses auteurs partaient faire leurs voyages en Russie comme les grands auteurs du 19e siècle, pourquoi cela restait une passion française ?
On a aussi évoqué des livres qu’elle aime : Henri Troyat comme sa mère, et Vassili Golovanov pour Eloge des voyages insensés (Verdier), son parcours personnel, son coup de cœur du moment. On a évoqué l’autofiction, catégorie qu’elle refusait catégoriquement pour ce récit, mais qui pourtant nous était souvent venue à l’esprit, à la lecture d’Une légende russe.
Et puis petit à petit, on s’est apprivoisé, on a évoqué avec elle des choses plus intimes, évoquées dans son récit : les origines, la filiation, la peur de l’imprévu, le sacrifice de la vie privée pour écrire, le risque du voyage : on y cherchait la paix, qu’y trouvait-on vraiment ?
Voyager et écrire : c’est un peu la même chose finalement….

Elisabeth Barrillé en dédicace à la médiathèque Gabriel-Péri

Elisabeth Barillé en dédicace à la médiathèque Gabriel-Péri

D’autres auteurs, après avoir écrit bien d’autres choses (romans nouvelles, récits de voyages, documentaires…) ont écrit tardivement sur « leurs ancêtres russes ». Mais cela fera l’objet d’un autre article….

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