3 pièces à ne pas rater !

28 Mar
L’actualité théâtrale est comme d’habitude riche et variée, avec des pièces telles que « comme un arbre penché » avec Francis Perrin ou le « Liliom » hongrois de Ferenc Molnar. Mais trois textes retiennent particulièrement l’attention.

Un grand classique de Molière, Dom Juan, monté au Théâtre 14 avec le texte original qui avait subi les foudres de la censure lors de sa présentation. La mise en scène est remarquable  de par son mélange d’effets visuels et de jeux de lumières. L’énorme tête du Commandeur s’illuminant du visage de Michael Lonsdale est un artifice saisissant. Le parti pris de faire jouer les comédiens en costume d’époque replonge instantanément le spectateur dans les peurs et croyances du 17ème siècle. Arnaud Denis incarne un Dom Juan très convaincant au discours toujours d’actualité.

      

Un texte contemporain de Françoise Dorin, Ensemble et séparément, avec son acteur fétiche Jean Piat, son mari à la ville, et la pétillante Marthe Villalonga pour lui donner la réplique. Cette pièce sur le monde de l’édition et les rapports auteurs éditeurs est un bonheur pour qui aime l’univers des livres. L’aspect commercial laisse place à une très belle rencontre humaine, même si le dénouement est attendu. L’interprétation de ces deux monstres sacrés des planches n’est pas critiquable tant ils sont en osmose avec leurs personnages décalés qui n’auraient jamais du se rencontrer. Une pièce intelligente et toute en finesse à la Comédie des Champs-Elysées.

Une adaptation théâtrale du roman fleuve Blonde de Joyce Carol Oates sous le titre de Norma Jeane par John Arnold au Théâtre 13. Marion Malenfant incarne pendant plus de deux heures l’icône Marylin Monroe, de son enfance traumatisante entre une mère alcoolique et l’orphelinat où elle est placée de force par sa famille à la déchéance et sa fin tragique. Cette jeune actrice qui n’a pas hésitée à démissionner de son poste de sociétaire de la comédie française pour pouvoir continuer à interpréter ce rôle est tout simplement habitée par l’âme de Monroe, nom choisie par Norma Jeane en hommage à sa grand-mère. C’est une véritable performance d’actrice que nous offre Marion Malenfant qui se met à nue, au propre comme au figuré, pour présenter une Marylin avec ses faiblesses et surtout sa grande fragilité de femme enfant. Le texte et la mise en scène mettent bien en avant la perfidie de l’entourage de l’actrice et ose soutenir une accusation quand à son « suicide ». Une pièce et surtout une actrice qui ne peuvent laisser indifférent.

Vous pouvez emprunter ces textes qui sont disponibles dans le fonds de la Médiathèque de Levallois.

Théâtralement votre.

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