Droguée à l’écriture depuis l’âge de 14 ans : Joyce Carol Oates

2 Juin
Joyce Carol Oates, née le 16 juin 1938 à Lockport dans l’Etat de New York, est une poétesse et romancière américaine.

 

Joyce Carol Oates

A l’âge de 14 ans, cette graphomane exceptionnelle se met à écrire. Et depuis 1964, elle  a publié une centaine de livres,  enchaînant les publications à une cadence infernale : au moins deux romans par an, des recueils de nouvelles et de poésie, des livres pour enfants, des pièces de théâtre, un livret d’opéra, un scénario … Et même une oeuvre secrète sous pseudonyme ! En parallèle de cette production complexe, riche et documentée, elle enseigne la littérature pendant 34 ans  à Princeton où elle tient un séminaire très prisé de Creative Writing.

Lauréate de nombreux prix, Joyce Carol Oates  a obtenu en 1970 Le National Book Award pour  Eux  (Stock) : un livre qui retrace trente ans de drames, de conflits, de violence, d’amour et de folie dans le décor grouillant de vie des bas-fonds de Detroit.

Eux de JC Oates

 

 

 

 

 

Si son œuvre est parfois violente, elle est empreinte d’une grande réalité.  Avec  justesse et humanité, l’auteur sait explorer  le cœur humain, raconter les combats et les victoires de ses personnages, ainsi que les vicissitudes de leur existence. Souvent dépeints  sous leur aspect tragique, mais toujours mûs par une envie de se battre et de surmonter  leurs difficultés.

Quelques titres parmi une oeuvre pléthorique.

En 2000,  Blonde, éditée chez Stock, biographie fictionnelle picaresque de Marilyn Monroe. En 2005,  Les chutes  édité chez Philippe Rey, obtient le Prix Femina étranger avec ce  portrait d’une femme des années 50, Ariah, à l’âme tourmentée  après le suicide de son mari dans les chutes du Niagara.

En 2008, La fille du fossoyeur, chez Philippe Rey raconte l’émouvante recherche d’identité dans la société américaine de Rebecca, une fille d’émigrants, au terme d’une existence aux nombreux combats : un hymne à la survie inoubliable.

Et en 2013  Mudwoman (chez Philippe Rey) retrace l’itinéraire d’une présidente d’université, dont l’exceptionnelle réussite tranche avec ses origines lugubres d’enfant abandonnée.

Il faut souligner qu’en France la traduction de ses textes à trouvé une superbe voix, expressive et limpide, grâce à sa traductrice  Claude Seban (Philippe Rey Editions).

Joyce Carol Oates vit pour écrire et ne s’arrêtera jamais.  De son propre aveu, c’est pour elle une addiction :

«Ecrire est… une drogue, douce, irrésistible et épuisante.»

Si pour vous, lire Oates est une drogue et que vous êtes loin de toute Médiathèque ou librairie, vous pourrez lire en ligne : L’amour en double (n’oubliez pas de vous identifier sur le site).

Et pour tout savoir : The Joyce Carol Oates home page ou  chez son éditeur Harper’s Collins

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :