L’Appétit vient en lisant

20 Août
Un bon roman se dévore, grâce aux intrigues à rebondissements, aux  histoires d’aventure ou d’amour, aux questions métaphysiques ou autre sujet d’évasion. Il est des lectures gourmandes…

Celles que l’on garde au fond de soi avec une pensée émue, celles qui ont un goût d’enfance comme l’inimitable madeleine  Du côté de chez Swann de Marcel Proust.

Nous avons tous en mémoire le buffet délirant de Gatsby le magnifique de Francis Scott Fitzgerald, et avons salivé devant la célèbre tarte aux pommes et  à la glace de Jack Kerouac dans Sur la route

 

 

 

 

 

Pour retrouver d’autres délices culinaires, plongez vous dans les saveurs pimentées de l’Inde avec La maîtresse des épices de Banerjee Divakaruni ou Chef de Jaspreet Singh  qui vous emportent dans un tourbillon d’allusions sensuelles et délicates.

Dans Refaire le monde de Julia Glass, Greenie, pâtissière de Greenwich Village se voit proposer un nouveau poste par le gouverneur du nouveau Mexique, tant il a trouvé ses gâteaux sublimes. Une saga familiale à la fois douce et amère, à déguster sans aucune modération.

Beaucoup moins ragoutant : Le festin d’Alice de Colin Thibert où il est question « d’appartement ravioli » c’est-à-dire en jargon de policier, d’un traiteur asiatique aux normes sanitaires inexistantes… Une  histoire haletante aux multiples rebondissements.

Le Banquet et la licorne  de Thanh-Van Tran-Nhut se situe dans le  Viêt-Nam du XVIIIe où nous attendent des péripéties riches en saveurs gourmandes.

De bouche à bouches de Chantal Pelletier : à la suite d’un accident, une  jeune photographe est atteinte d’anosmie, elle n’a plus goût à rien, mais … Grâce à la photo et à la cuisine, elle trouvera la guérison  en  titillant les papilles des autres.

 

Dans Chocolat amer de Laura Esquivel, Tita  possède d’étranges dons culinaires qu’elle mettra à profit pour exprimer son amour, contrainte par sa condition féminine, sur fond de révolution mexicaine.

Retrouvons nous à table dans Le festin de Babette de Karen Blixen qui va restituer dans un village danois, le faste  de la grande cuisine parisienne. Je vous renvoie à sa version cinématographique réalisée avec une mise en scène précise et sobre, jusque dans les détails par  Gabriel Axel, en 2006 . Qui adapte avec fidélité la veine du roman à savoir le contraste entre la vie triste d’un  village austère et le dîner fantastique de Babette, débauche de mets succulents.

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Une gourmandise de Muriel Barbery relate tout en finesse le parcours d’un vieil homme, passionné de gastronomie, un plaisir de lecture, olfactif et goûteux à souhait

Le gourmet solitaire de Jiro Taniguchi, cet amateur de bonne chère, se délecte en plongeant dans ses souvenirs : un dessin, façon ligne claire et un texte tout en finesse du maître de la BD japonaise

Tonino Benacquista dans La commedia des ratés  paru chez Gallimard en 1991 et couronné de plusieurs prix, nous emmène en voyage de Paris à Sora en Italie grâce à un plat de rigatonis qui devient la clef d’une énigme succulente…

D’autres idées gourmandes dans l’article « saveurs et littérature »  de Marie Bekelynck où  « sensibilité  littéraire et sensualité culinaire se conjuguent et se font écho de la page aux fourneaux ».

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