Tendances littéraires de la rentrée 2014 (5), les mémorables

18 Nov
Fin de saison pour la rentrée littéraire.  Avant de passer définitivement à l’hiver, jetons un coup d’œil sur les 66 essais , mémoires et correspondances qui  tentent de se détacher sur fond de fictions dans les dernières publications de l’automne.

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Dans cette catégorie, des portraits, des rencontres enthousiastes et médiatiques de personnalités avec Ravi de vous avoir rencontrés (Christian Millau)des méditations comme De la vie en général et du travail en particulier (Yun Sun Limet), des billets inédits et compte-rendus de lecture par Virginia Woolf dans Rire ou ne pas rire, une action que l’on aurait pas imaginée être le propre de la neurasthénique Virginia, ou encore des évocations de lieux littéraires dans Ici s’aimèrent d’Ariane Chemin, qui raconte la vie d’un immeuble parisien où vécurent Duchamp, Langevin, Man Ray,  Brancusi et  Roché.

Des notes plus sombres avec ces réflexions sur l’exil, de Gombrowitz à  Cioran, dans Par ailleurs, exils (Linda Lé) ou dans les mémoires posthumes de Robert Sabatier, Je vous quitte en vous embrassant bien fort, qui fait ici ses adieux à cinquante ans de vie littéraire et artistique française. Comme chaque année, la rentrée a été pour certains l’occasion de prendre de bonnes résolutions ainsi Paul Veyne nous annonce ses projets d’avenir : Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas tandis que l’automne est pour d’autres la saison des bilans : Jean-Marie Rouart revisite le motif réussite-échec, amour-amitié et nous confie  Ne pars pas avant moi (à lire dès à présent sur vos tablettes…)

On ne se lasse pas des nombreuses correspondances qui  ont illuminé cette rentrée : 268 lettres d’Orwell dans Une vie en lettres, mais aussi des  Lettres du palazzo Barbaro écrites par Henri James entre 1869 et 1917, ou un délicieux Entretien avec le traducteur, correspondance de Maurice Blanchot.

Notons la poursuite de la délicieuse série limitée Petit éloge de chez Gallimard, haute en couleurs et en références littéraires et qui se penche avec Mohammed Aïssaoui sur les souvenirs, Ingrid Astier  sur la nuit , Denis Grozdanovitch sur le temps comme il va, et Akira Mizubayashi sur l’errance.

Et, en ces temps  où le vintage revient à l’honneur sur les podiums, Des objets de rencontre, une saison chez Emmaüs (Lisa Béninca) met l’accent sur ces haut-lieux de l’entraide dans un mix d’ambiances et de parcours individuels chamarrés.

Forme, style et fond restent sans conteste les fils invisibles qui sous-tendent  la littérature, ainsi nos créateurs continuent-ils à questionner l’apparence et la moralité avec un Jean Starobinski insistant sur l’exigence de sincérité dans Interrogatoire du masque  tandis qu’un anonyme nous livre ses doutes et émotions dans Confessions d’un travesti.

Notre préférence va à L’art presque perdu de ne rien faire par Denis Laferrière qui nous avait enchanté l’année dernière avec son inattendu Écrivain en pyjama, décalé et plein de recul sur son métier d’écrivain.

Le mot de la fin revient à  Jean Giono : « On ne peut pas vivre dans un monde où l’on croit que l’élégance exquise du plumage de la pintade est inutile ».

Précédemment :  les tendances, les romans français, les outsiders, les romans étrangers

L’évènement que vous n’avez pas manqué  pour choisir vos lectures : le défilé des « surprises de la rentrée littéraire »

LA DATE A BLOQUER : toutes vos soirées… pour lire 🙂

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