En passant

Le Brésil à l’honneur du coin de la Médiathèque de mars

27 Mar

Le coin de la Médiathèque du mois de mars a pour thème le Brésil, pays mis à l’honneur au Salon du livre 2015 à Paris. A cette occasion, nous vous proposons quatre coups de coeur. Et si la littérature brésilienne vous passionne, ne manquez pas de lire l’article consacré aux auteurs brésiliens sur ce blog.

Bazil quator Eène

Brazil : Quatuor Ebène

  • Brazil du Quatuor Ebène, Stacey Kent, Bernard Lavilliers

S’il est un art brésilien connu au-delà de ses frontières, c’est bien sa musique ! De Stan Getz à Quincy Jones pour ce qui est devenu le « latin-jazz » et de Brigitte Bardot à Claude Nougaro en passant par Serge Gainsbourg et Juliette Greco, les musiciens s’approprient ces rythmes syncopés soutenant des mélodies lentes chantées d’une voix douce…

Brazil, du Quatuor Ebène, met le quatuor à cordes classique au service de cette musique. Leur disque est le fruit de la rencontre du Quatuor avec Bernard Lavilliers et Stacey Kent.

Si Lavilliers est connu pour son amour de la culture sud-américaine et a souvent chanté la musique brésilienne sur nos scènes françaises, Stacey Kent, chanteuse de jazz américaine anglo-franco-japo-brésilo…phile, est passionnée des langues et des musiques du monde. Après l’enregistrement de The Changing lights, interprétant des titres phares de la bossa nova, la voilà sur cet album initié par le Quatuor à cordes classique français remarqué dans le monde entier pour sa fluidité et  sa polyvalence musicale.

Ensemble ils jouent à leur façon, démontrant une fois de plus leur goût pour la musique de ce Brésil lointain, et comment résonne cette  musique au fond  d’eux même.

  •  Glauber Rocha, cinéaste brésilien

Glauber Rocha cinéaste

Glauber Rocha (1938-1981) est peut-être le réalisateur brésilien le plus connu aujourd’hui.  Resté pourtant largement incompris dans son propre pays, rejeté même par une partie des critiques et des intellectuels malgré quelques prix internationaux prestigieux, il n’en demeure pas moins le représentant le plus emblématique du Cinéma Novo (nouvelle vague brésilienne des années 1960). Véritable créateur, il invente un cinéma au langage propre, au confinement de l’intime et du politique, se reconnaissant comme maîtres Eisenstein, Buñuel, Visconti ou Welles.

Deux films que la Médiathèque vous recommande montrent particulièrement l’apport et l’intérêt cinématographiques de Rocha :

  • Antonio das Mortes est un lent poème révolutionnaire, pointant l’injustice et l’immoralité du Brésil. Disponible à la médiathèque Albert-Camus, c’est un film à découvrir.
  • Terre en transe, film politique et représentation allégorique d’un coup d’Etat.Projeté dans le cycle Frontières de Cin’Eiffel, ce chef-d’œuvre a été présenté par Jean-Pierre Touati, éminent spécialiste du cinéma de Rocha.

 

  • Le Brésil, terre d’avenir de Stefan Zweig

    Le Brésil, terre d'avenir de Stefan Zweig

    Le Brésil, terre d’avenir de Stefan Zweig

Publié en 1941, Le Brésil, terre d’avenir  est l’un des derniers livres de Stefan Zweig (1881-1942). En 1940, fuyant l’Europe sous le joug du nazisme, Zweig s’installe avec sa femme Lotte à Rio de Janeiro, fasciné par la beauté, l’immensité mais aussi la vitalité du Brésil.

Ce petit essai, plus qu’une invitation au voyage est un véritable guide touristique, qui nous présente l’histoire, la géographie, l’économie, la culture de ce pays que l’auteur idéalise parfois. Mais Zweig s’enthousiasme de voir des citoyens de toutes races et de toutes confessions entreprendre de construire ensemble un pays neuf . Il y voit une antithèse pleine d’espoir de l’Europe dévastée.

A soixante ans, épuisé et moralement détruit par la guerre il se donne la mort avec sa femme à Petrópolis le 22 février 1942. Dans sa lettre d’adieu, il remercie le Brésil pour son hospitalité.

 

  • Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos

    Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos

    Mon bel oranger de José de Mauro de Vasconcelos

« Je me souviens du bel oranger. Je me souviens d’avoir pleuré de la première à la dernière page des larmes de crocodile …et de nombreuses années plus tard,  l’effet reste le même ». Mais de quoi parle cette histoire devenue un classique de la littérature enfantine ? Elle raconte le quotidien de Zézé, 5 ans, à Bangu, quartier de Rio de Janeiro au Brésil.  Énième enfant d’une tribu miséreuse, enfant prodige grandi trop vite, à la  logique enfantine implacable, et aux questions incessantes… Chapitre après chapitre, les nombreuses aventures et dialogues font découvrir un enfant sensible, persuadé d’avoir le diable dans la peau, qui va, à la suite d’un choc, découvrir l’affection et l’amour que ses proches lui portent :  Sans toi et tes diableries, la rue est d’une tristesse.

En grande partie autobiographique, ce roman publié en 1968 est un incontournable et un best-seller de la littérature enfantine. D’une mère indienne et d’un père portugais, José Mauro de Vasconcelos est né en 1920 dans une famille nombreuse au cœur de Bangu, ce quartier populaire de Rio où vit son héros Zézé. L’écrivain brésilien laisse une œuvre d’une quinzaine de romans et récits, dont Allons réveiller le soleil et Le palais japonais : le plus célèbre et le plus émouvant reste ce Bel oranger, adapté en 2012 au cinéma par Marcos Bernstein.

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