Succès pour le Café Littéraire des lycéens

12 Juin
Ils n’y croyaient pas eux-mêmes. Pourtant au soir du mercredi 3 juin dernier, 65 personnes étaient réunies à la Médiathèque pour ce Café littéraire des Lycéens de la classe de seconde 10 du Lycée Léonard de Vinci. Tous réunis autour de la littérature, faisant s’il en était besoin, l’éloge de la découverte et de la richesse de toute lecture. Au fil de la soirée, ils ont prouvé combien lire est une façon de se découvrir, de parler de soi et de partager.

Le droit du lecteur, a rappelé en introduction leur professeur de français, Hervé-François Fournier, s’appuyant sur Julien Gracq ou Daniel Pennac, pour justifier le droit de lire, ce droit inaliénable de découvrir, d’abandonner ou de partager son livre. Renouer avec la lecture, créer une étincelle, celle du plaisir de lire, et partager ce soir les textes de chacun faisaient partie des objectifs de ce projet, mené toute l’année avec cette classe en partenariat avec les bibliothécaires de Levallois et le metteur en scène et comédien Jean-Marc Haloche, de la Compagnie Ici Londres.

Les uns après les autres, une trentaine d’élèves se sont tenus sur le devant de la scène, plus ou moins à l’aise, plus ou moins sereins. Des mains crispées, des bras ballants, raides ou croisés dans le dos, des regards vers la salle, les copains, des sourires, des corps qui se balancent. Evidemment, il y a des mots qui ont accroché, ceux sur lesquels la parole bute, le trac, des silences, la ligne que l’on perd, le rythme de voix qui s’accélère, les paumes moites, et le regard qui colle à sa feuille…

Sourires et regards lumineux, tous semblaient fiers au moment de regagner leur place dans la salle après avoir lu leur texte à voix haute. C’est un travail sur la franchise, les émotions, sur ce qu’ils (les élèves) sont. Un véritable travail de broderie littéraire, a expliqué Jean-Marc Haloche qui a aidé ces adolescents à se préparer à cet exercice difficile qu’est la lecture à voix haute, et qu’ils ont réalisé en public ce soir.

[…] Aussi étroit soit le chemin
Nombreux, les châtiments infâmes
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme.

Ce poème de W.E. Henley, Invictus  a ouvert cette soirée organisée en tableaux thématiques  : le vers Je suis maître de mon destin résonnait particulièrement devant ce parterre d’adolescents encore en période de construction d’eux-mêmes. La soirée s’est terminée avec Et les mots dans tout ça ? extrait de La grammaire est une chanson douce d’Eric Orsenna.

Entre les deux, ils ont lu des extraits, roman, polar, poésie, science-fiction, les voici livrés par tableaux :

En conclusion : un grand merci aux élèves et à tous ceux qui les ont accompagnés dans cette expérience. Tous sont capables de bien faire et de réussir, dit leur professeur de français. Réinterprétant à leur façon la formule de Lacan : le texte est un corps parlant, ces grands adolescents l’ont prouvé devant une salle enthousiaste.

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