3 applis pour trouver des amis grâce à votre bibliothèque

30 Nov
Si vous faites comme moi partie de ces gens, qui, quand ils sont invités chez d’autres, regardent leurs bibliothèques avant de se faire une idée de la personnalité de leurs hôtes, si vous êtes pour la lecture solidaire, généreuse et coopérative, si vous êtes persuadés qu’elle peut être source d’échanges, ces nouvelles applications de lecture sociale sont pour vous. Partage 50 nuances de Grey et fais de nouvelles rencontresConsultez l’avis de vos amitiés littéraires et suivez leurs lectures ou Rencontrez votre prochaine lecture : telles sont les devises de ces applis de partage de livres. Les amateurs auront déjà noté que  la très attendue appli Collibris est téléchargeable ce jour, 30 novembre 2015, s’ajoutant ainsi à Bookweather (2013) et Booxup (2014).

Accès au site de Booxup.com Free your books !  Accès au site de bookweather.com : trouvez votre prochain livre Accès au site de Collibris app.com : rencontrez votre prochaine lecture

  • C’est quoi une appli de lecture sociale ?

Vous avez tous une idée de ce qu’est Facebook, le monstre du réseautage social né à Harvard sur l’idée du trombinoscope d’étudiants et devenu le numéro 1 des plates-formes d’échange de connaissances (dans tous les sens du terme). Alors maintenant, sur la base de l’ancêtre facebookien 🙂 imaginez un instant une photographie interactive de tous les livres présents dans votre maison  : c’est votre Profil. Jacquette, 4e de couv. et like, tout est possible… Pratiquement, vous n’avez qu’à photographier avec votre téléphone (ou tablette) les codes-barres de vos ouvrages pour remplir votre profil.

  • J-adore-votre-mussoUn mur :  Selon les applications, vous y ajoutez de petites fiches de présentation, un réseau d’amis potentiels, des centres d’intérêt (ex: littérature finnoise et polar coréen), des amis (Beauvoir et Houellebecq),  les amis de vos amis (Sartre et Beigbeder), des groupes de discussion (comme le célèbre groupe « comment parler des livres qu’on a pas lus ? »), des évènements auxquels vous participez (la foire aux livres de Provinceland), et un mur virtuel, sur lequel vos relations peuvent laisser de petits messages, le support virtuel s’avérant tout comme pour Facebook, préférable à la graphie du gougnafié qui écrirait J’adore votre Musso sur le mur de votre salon…

 

  • Une localisation  : créé et enrichi par les nouveaux venus sur vos étagères, il vous permettra alors d’échanger des informations et d’interagir avec  des utilisateurs ayant les mêmes auteurs et lectures favoris. Cette proximité intellectuelle entre livres de chevet ajoutée à la possibilité de géolocalisation des tomes manquants à votre série des Rougon-Macquart vous permettra alors d’enrichir le nombre de vos relations socio-culturelles, de compléter votre carnet d’adresse d’amis virtuels et culturels, et pourquoi pas, de les rencontrer en chair et en os… Il va sans dire que le code de reconnaissance à l’heure du rendez-vous sera un livre à la boutonnière.

 

  • books-698480_640Des voisins… Selon  l’appli choisie, vous découvrirez alors qu’un(e) inconnu(e) stocke 1500 livres à 802 mètres de chez vous et qu’à 57 m, un autre se délecte de Max Weber et de Brett Easton Ellis. Ces regroupements personnels révélent des bibliothèques, des caractères et des passions. Tout ça à côté de chez vous. Et ces applis vous disent tout… des lectures de vos voisins. Peut-être regarderez-vous différemment celui du 5e gauche quand vous saurez que Proust est à son aise dans son salon. Même chose quand la voisine du rdc apprendra que Pancol et Angot dorment côte à côte sur votre table de nuit…

 

  • Une intimité dévoilée ? Via ces applications, vous choisissez (ou pas) de partager votre intimité et/ou votre identité. Pseudo ou pas, vous ne livrez de vous que ce qu’il vous plaît de dévoiler… Et c’est comme dans la vraie vie, vous pouvez donner l’image de qui vous voulez être. Le virtuel a ceci de commun avec la réalité qu’il y a les bibliothèques d’apparat, avec des livres qui font joli, ceux qu’on étale sur la table basse pour indiquer un statut, et ceux qu’on aime et lit vraiment. Il y a aussi tous ceux qui prennent la poussière, et qu’on est pas obligé de mentionner…
Bref soit on joue la transparence soit on devient un personnage, que l’on construit avec ses livres de bibliothèque. Mais après tout, se construire un personnage via ses lectures, cela n’est pas si mal 🙂
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