Rencontre avec Valérie Zénatti

11 Jan
Venez nombreux, petits et grands, rencontrer l’écrivain Valérie Zenatti : elle sera parmi nous, à La Médiathèque le samedi 16 Janvier 2016 à 16h, pour une rencontre qui s’articulera autour de la thématique  « Ecrire la guerre aujourd’hui. ». Auteur prolifique jeunesse, ses romans sont édités à l’Ecole des loisirs. Son œuvre à destination des adultes est éditée aux Editions de l’Olivier. Elle y aborde les thèmes de la guerre, de la mixité du couple, de l’identité.

Valérie Zenatti

Valérie Zenatti naît à Nice en 1970 dans une famille juive. Quand elle atteint sa treizième année, ils émigrent, dans une ville du Sud d’Israël. De 1988 à 1990, elle y  effectue son service militaire, et retourne ensuite en France pour entreprendre des études d’histoire et d’hébreu. Elle devient journaliste, puis passe le Capes pour devenir professeur d’hébreu. Et obtient un premier poste à Lille. A partir de 2000, elle se consacre à l’écriture pour les jeunes et les adultes. Une bouteille dans la mer de Gaza (2003) lui a valu une vingtaine de prix, et a été traduit dans une quinzaine de langues. Il a aussi été adapté au cinéma par Thierry Binisti et elle-même.

Une bouteille dans la mer de Gaza | Zenatti, Valérie (1970-....)Ce roman destiné aux adolescents pose un regard sensible et juste sur le destin croisé de deux adolescents et nous plonge dans la réalité du conflit Israélo-Palestinien, avec ce que cela signifie de terreur, de haine et d’affrontements. Chacun apportant son éclairage personnel, sous forme épistolaire.

 

 

Quand-j'étais-soldateL’expérience du service militaire obligatoire de l’auteur lui a inspiré pour le même public  : Quand j’étais soldate (2002)
Le climat de tendresse et de rires restitue bien les rapports entre amies de lycée, jusqu’aux épreuves du baccalauréat. Mais quand l’heure du départ pour l’armée sonne, il faut se plier aux  classes et à l’impitoyable discipline militaire, et à sa formation éprouvante. Pas de révolte, de l’appréhension bien sûr mais beaucoup de sagesse et la conscience de servir son pays pour une cause qui lui tient à cœur. Ce roman est touchant,  sa veine autobiographique ajoute à la véracité et à l’intensité du récit.

 

En- retard- pour- la- guerreSon premier roman aux éditions l’Olivier, à destination d’un public adulte, En retard pour la guerre. (2006)  De son écriture touchante et précise, elle aborde un sujet lourd (la guerre du Golfe vue d’Israël) avec une pointe de  dérision, et dessine des personnages attachants, qui allègent le contexte. C’est un texte qui  soulève de nombreuses questions comme l’identité, la foi, la fragilité de la vie. Il est servi par une écriture sensible et retenue. Sa vitalité et son réalisme rappellent le ton de certains jeunes cinéastes israéliens contemporains, c’est sans doute ce qui a inspiré l’adaptation cinématographique d’Alain Tasma.

 

Les- ames- soeurs

Les Ames sœurs (2010)  Que se passe-t-il lorsqu’un personnage de roman devient votre âme sœur et vous comprend mieux que quiconque ? Ce roman est une partition délicate sur le désir et la perte.

 

 

 

Mariage-blanc-ZenattiPour Mariage blanc (2012), l’auteur explore le thème de la comédie romantique,  mais sous son apparente légèreté, porté par une plume aisée, fort agréable et très maîtrisée, ce texte pose de vraies questions.

 

 

 

Jacob-Jacob-ZenattiSi la figure puissante d’Israël a irrigué ses premiers romans, c’est avec ses racines algériennes (longtemps enfouies) qu’elle renoue dans Jacob, Jacob (2014) couronné de plusieurs prix, dont le Prix du Livre Inter. Ce sont aussi l’héritage de ses parents et surtout de ses grands-parents qui donneront du souffle et du sens à ce livre : un grand-oncle tué en Alsace en janvier 1945. C’est un superbe hommage que rend Valérie Zenatti aux siens pris dans la tourmente des guerres, celle des années 1940 qui délivra la France du joug des nazis et celle des années 50 qui délivra l’Algérie du régime colonial. Plus que la mémoire collective, Jacob Jacob s’est construit sur le socle des souvenirs et des objets de famille, l’imagination et l’écriture ont fait le reste.

L’histoire du livre est celle de Jacob, 19 ans, frère cadet de son grand-père maternel, qui est un Constantinois enrôlé, dont elle trace le chemin sans retour. Ce livre-hommage lutte contre l’effacement et l’oubli : un texte d’une grande vitalité, écrit à hauteur d’enfant avec une  lucidité impulsive, écrit avec grâce et sensibilité.

Traductrice d’Aharon Appelfeld, elle a beaucoup côtoyé la culture ashkénaze, au point d’unir son imaginaire à celui de l’auteur.  Dans Mensonges, elle fait ainsi écho à l’œuvre du grand romancier israélien dans une étourdissante partie de cache-cache avec la vérité, chacun étant appelé à échanger son rôle avec l’autre. Fausse confession, souvenir d’enfance, conte… tout est bon pour dérouter le lecteur et le conduire au cœur de l’illusion littéraire, au pays des mensonges.

 

 

LE RENDEZ-VOUS À NE PAS MANQUER : Rencontre avec l’auteur samedi 16 janvier  2016 à 16h, médiathèque Gustave-Eiffel. La rencontre sera suivie d’une séance de dédicace avec la présence de la librairie Les beaux Titres.

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