La Corée du sud au Salon Livre Paris

19 Mar

 Salon du Livre ParisLa Corée : invitée d’honneur du salon Livre Paris

Paris se met à l’heure Sud-Coréenne pour cette nouvelle édition du salon du livre qui se rénove et change de formule ! La France célèbre également la Corée cette année et organise de nombreuses manifestations en 2016 : consultez le programme sur le site de l’Institut Français (pdf 3,70 Mo).

La Médiathèque vous brosse quant à elle un rapide historique de cette littérature en plein essor et en profite pour vous conseiller ses auteurs et ses lectures et films favoris !


Une brève histoire de la littérature coréenne
12 femmes et 18 hommes sont invités au salon Livre Paris
Le Manhwa
Le cinéma coréen

Une brève histoire de la littérature coréenne

Une brève histoire de la littérature coréenne

Alphabet coréen

Longtemps orale, la littérature coréenne classique commence à se diffuser au 13ème siècle, en langue chinoise. Elle fut longtemps constituée essentiellement de chants rituels ou folkloriques, de mythes et de légendes ainsi que de poèmes épiques.

Le 1er vrai roman coréen, écrit au 15ème siècle, s’intitule Nouvelles Histoires de la tortue d’or de Kim Si-Sup. Et c’est l’auteur de l’Histoire de Hong Kiltong, Heo Gyun qui signe le 1er roman en langue coréenne et non en mandarin. Kim Manjung écrit lui aussi, en hangeul, l’alphabet coréen (pdf 202Ko), Rêves de neuf nuages, qui deviendra un classique coréen.

La poésie tient une place centrale dans le paysage littéraire coréen. Ses sujets de prédilection sont la beauté de la nature et l’enseignement du Bouddha. En témoigne ce texte fondateur anonyme Le Chant de la fidèle Chunhyang (nouvelle fenêtre) publié par les éditions Zulma en 2008, maintes fois repris et adapté au cinéma notamment par Im Kwon-Taek (nouvelle fenêtre).

Jaquette du film Chant de la fidèle Chunhyang dans le catalogue de La MédiathèqueCette grande pièce narrative, truffée de références historiques ou légendaires, est une sorte d’opéra, nommé Pansori, porté par un chanteur ou une chanteuse et un percussionniste.

Au XXème siècle, après l’ouverture contrainte du pays sur le monde extérieur et avant l’annexion japonaise, les auteurs créent le nouveau roman (Sin Sosol). Les figures de proue de ce courant en coréen moderne sont Yi In-Jik avec Larmes de sang et Choe Nam-Son, fondateur de la poésie nouvelle.

De 1910 à 1945, la vie intellectuelle est marquée par l’invasion du Japon impérialiste. Face à ces envahisseurs, les auteurs se positionnent de différentes manières : soit ils embrassent le sentiment nationaliste, ou les idéaux classiques du confucianisme, soit ils trouvent refuge dans l’hymne à la nature, soit ils se tournent vers la modernité occidentale à travers le symbolisme, le réalisme voire le romantisme.

Le premier roman moderne est daté de 1917 avec le cœur en deuil de Yi Gwang-Su ou parfois de 1931 avec Trois générations de Yeom Sang-Seop.

Ces œuvres marquent une véritable rupture avec les romans d’inspiration chinoise, avec le Pansori et même avec la poésie.

Lors de la déclaration d’indépendance en 1919, le pays sombre dans la violence et la répression japonaise. La censure s’accroît, les arrestations se multiplient. Plus tard, l’interdiction d’enseigner la langue coréenne sera prononcée. La fin de la colonisation marque le début de la littérature contemporaine coréenne.

Cette littérature dite de division est engendrée par la guerre entre le Nord et le Sud (1950-1953). Les écrivains s’approprient ce nouveau traumatisme. Des romans de guerre, historiques, idéologiques et populaires fleurissent.

Les années 70 sont marquées, elles, par l’essor économique et la révolution industrielle.

Hwang Sok-Yong écrit Monsieur Han (nouvelle fenêtre) sur la guerre de Corée et milite pour la réconciliation des deux Corées, c’est un fervent opposant à la dictature.

Cette littérature coréenne marquée par une culture millénaire, éprouvée par les vicissitudes du XXème siècle que sont l’occupation japonaise et la guerre de Corée, se tourne aujourd’hui vers le modernisme et questionne son identité face au monstre qu’est la mondialisation.

Les nouvelles générations expriment, souvent d’une manière très réaliste, une noirceur sans désespoir.

Selon Jean-Marie Gustave Le Clézio :

Au lieu des grands thèmes universalistes, au lieu des autoflagellations de l’intelligentsia alexandrine de l’Europe, des États-Unis voire du Japon, les écrivains de la jeune littérature coréenne, nourris du secret, de la magie et des entêtements des chemins en dédale, écrivent sur la dérision générale du monde, sur les murmures du langage et sur les réalités de la vie de tous les jours…

Article extrait d’Olle, chemins de traverse de la Revue des Deux Mondes, mars 2012 (nouvelle fenêtre).

Source : Dossier Livres Hebdo n° 1073 du 19 février 2016 (nouvelle fenêtre)

12 femmes et 18 hommes sont invités au salon Livre Paris

12 femmes et 18 hommes sont invités au salon Livre Paris (nouvelle fenêtre)

Drapeau de la Corée du Sud

Pour vous familiariser avec la culture et la littérature coréenne, La Médiathèque vous propose ces  trois titres :

Livre La Corée vu par 12 auteurs dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)   Livre Cocktail Sugar dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)   Livre Histoire de la Corée dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Et vous conseille ces trois auteurs qu’elle a tout particulièrement appréciés et qui seront présents au Salon Livre Paris :

Young-Ha KIM (Né en 1968)

Livre J'entends ta voix dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)Il aime donner à ses récits des cadres peu habituels pour explorer les conséquences du capitalisme moderne et de la culture urbaine.

Sok-Yong HWANG (Né en 1943)

Livre Monsieur Han dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)Certainement l’écrivain coréen le plus célèbre en Corée comme à l’étranger. Il est distingué par de nombreux prix asiatiques. Il excelle dans la description de situations romanesques dans lesquelles ses personnages font preuve d’une humanité bouleversante.

*Assistez à la conférence« Hwang Sok-yong, dissident poétique » le 20 mars 2016 à 14h au Salon du Livre Paris (nouvelle fenêtre).

Lee SEUNG-U (Né en 1960)

Livre La vie rêvée des plantes dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Dans ses romans, il développe de manière cohérente l’idée d’une rédemption comme finalité de l’existence. Le conflit intérieur des personnages tout comme le conflit avec les autres traversent toute son œuvre.

Jung Ji KIM (Né en 1975)

Livre Spygames dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Il scotche tous les publics par sa virtuosité lors de ses performances de dessin en direct (Drawing Show) qu’il filme et poste sur Internet et pourtant il a jusqu’à présent très peu publié en France. On le surnomme le Moebius Coréen !

Aperçu de l’un de ses “Drawing Show” en France

*Suivez le  prochain Drawing Show de KIM JUNG GI (performance de dessin en direct) le 17 mars 2016 à 18h15 (nouvelle fenêtre).

 

Quelques livres à emprunter à la Médiathèque de Levallois (pdf 103 Ko)

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Le manhwa

On ne peut pas parler de littérature coréenne sans évoquer le manhwa, roman graphique coréen, qui se rapproche plus de la bande dessinée franco-belge que du manga japonais.

Il tire ses influences de l’art pictural classique d’Extrême-Orient, ainsi riche d’une longue tradition et d’une identité originale. Sa lecture se fait de gauche à droite, ses traits sont épurés et légers pour mettre en évidence le travail sur la ligne et le vide. Ses thèmes sont épiques et ses sujets concernent l’histoire du pays.

Livre La Bicyclette Rouge dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)   Livre Nouilles Tchajang dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)   Livre Cours Bong-Gu ! dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)   Livre Histoire couleur terre dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Livre Mijeong dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)   Livre La Mal-aimée dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Le cinéma coréen

Le cinéma coréen

Affiche du film coréen Twilight Train (황혼열차 Hwanghon yeolcha)

Pour finir, il m’est impossible de clôturer cet article sur la littérature coréenne sans évoquer son cinéma qui a réussi, au fil des décennies, à se forger une identité propre. Diverses écoles cohabitent : des films classiques qui se fondent sur les traditions et la culture coréenne et plus récemment, une nouvelle vague de jeunes réalisateurs aux problématiques ancrées dans le monde moderne qui a donné lieu à un article, La nouvelle vague sud-coréenne, sur le blog Cin’Eiffel (nouvelle fenêtre). Ce cinéma attise la curiosité des occidentaux et parfois les fascine. Il revêt un caractère unique dans le paysage filmique asiatique.

 

Découvrez des titres phares du cinéma coréen sur les rayonnages du Pôle Images et sons de La Médiathèque !

Film Ivre de femmes et de peintures d'Im Kwon-Taek dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)Film Memories of murder de Joon-Ho BONG dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)Film Old Boy de Chan-Woo PARK dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)Film The Chaser de Hong-Jin NA dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

 

 

 

Film Secret Sunshine de Chang-Dong LEE dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)Film Locataires de Ki-Duk KIM dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)Film In Another country de Sangsoo HONG dans le catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

 

 

 

 

 

Pour en savoir davantage sur ce pays aux multiples facettes, vous pouvez suivre le centre culturel coréen (nouvelle fenêtre) et surtout vous rendre au Salon Livre Paris (nouvelle fenêtre)  à la Porte de Versailles !

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