Le coin de La Médiathèque d’octobre 2018 continue la conquête de l’Ouest

22 Oct

Après  Ma soirée à La Médiathèque dont le thème cette année était « Il était une fois dans l’Ouest », voici de quoi continuer à voyager dans les grands espaces grâce à un roman intense qui parle de liberté, une série de bandes dessinées mythique, un album surprenant et des comptines à chanter autour d’un feu de camp !

1878, treize ans ont passé depuis la fin de la Guerre de Sécession. La conquête de l’Ouest est achevée. Les dernières tribus indiennes ont été rassemblées dans la plus ingrate des contrées : l’Oklahoma. La « dernière frontière » enserre ce dernier territoire indien que l’on nomme « réserve ». Parmi elle, la tribu Cheyenne…

C’est au cœur de cette réserve  que débute le récit : pour les sauver de la faim et de la malaria, le vieux chef cheyenne tente d’obtenir l’autorisation de ramener son peuple dans le Wyoming, sa terre d’origine …  Mais une rumeur court : trois indiens cheyennes auraient quitté la réserve ! L’armée, chargée de les surveiller, ordonne au chef de la tribu de les retrouver et prend en otages dix indiens contre la remise des trois fuyards. N’ayant plus rien à perdre, poussée par son désir de liberté, toute la tribu décide de passer outre et entame sa longue marche de retour vers la terre natale à 1600 kilomètres  au nord.
De l’été à l’hiver 1878, une véritable chasse à l’homme commence. Une opération de poursuite d’une ampleur disproportionnée avec  13 000 soldats qui finiront par être mobilisés contre ces 150 indiens, femmes, enfants, vieillards et seulement à peine une cinquantaine d’hommes adultes qui feront le choix de ne jamais abandonner leur fierté, leur dignité, leur droit à la liberté ….

Ce roman, paru en 1941, sous le titre « le dernier espoir » est une cinglante dénonciation du sort réservé aux peuples autochtones par l’administration des États-Unis et une formidable ode à la liberté de ceux qui n’avaient que le tort de penser que le sol sur lequel  ils avaient vécu était le leur…
Un magnifique roman à découvrir ou à redécouvrir.

Qui ne connaît pas Lucky Luke, une série vendue à plus de 300 millions d’exemplaires ?

Le père de Lucky Luke, Morris, de son vrai nom Maurice de Bevere, a publié 70 albums de la série entre 1947 et sa mort en 2001. Lucky Luke a ensuite été repris par plusieurs auteurs. Il a par ailleurs connu plusieurs adaptations en série, film d’animation et en longs-métrages.

Dès le 11e album, en 1958, Morris se fait accompagner de différents scénaristes dont René Goscinny, célèbre pour sa série Astérix, qui signe avec lui près de 40 albums.

Avec un humour à plusieurs registres susceptible de toucher toutes les générations, Lucky Luke érige le Far West en mythologie, tout en s’appuyant sur des éléments historiques. Ses auteurs revisitent et popularisent ainsi en France et en Belgique un certain nombre de légendes de la conquête de l’Ouest américain : l’agence de détectives Pinkerton, le courrier du Pony Express, Calamity Jane, Billy the Kid… Ils mettent également en scène des éléments iconiques : le chemin de fer, le supplice du goudron et des plumes, la diligence, les bateaux à aube sur le Mississipi, les pionniers, les bonimenteurs, les chasseurs de primes, la cavalerie et les indiens…

Une série à (re)découvrir et partager en famille !

  •  Fourmi (nouvelle fenêtre) de Cyril Houplain. Éditions Milan

C’est un travail de fourmi (il faut bien le dire) qu’a demandé la réalisation de cet album ! Et une extrême patience. En effet toutes les illustrations sont composées de fourmis, identiques, dessinées à la main et nombreuses ! Cyril Houplain le dit lui-même : « Il m’a fallu deux ans pour faire le livre. Il me faut en moyenne douze fourmis pour remplir un centimètre carré » soit une tâche titanesque et des milliers d’heures de travail.

L’histoire est celle d’Alistair Burke, 14 ans, qui se fait surnommer  « Fourmi » car il travaille en tant que mousse sur un bateau et parvient à se glisser n’importe où. On suit ses péripéties jusque dans l’Ouest des États-Unis où il rencontre des Apaches et trouve sa vocation : dresseur de fourmis.

Outre l’histoire qui fait voyager petits et grands, chaque page est un émerveillement de fourmis. On peut regarder cet album de loin, de près ou à la loupe et pour les plus courageux, on peut essayer de compter le nombre de fourmis !

Cet album invite les enfants en Amérique pour chanter et danser le Far West.

Il comprend dix comptines aux accents du grand Ouest américain dont une en anglais et une autre en iroquois. Certaines déjà connues des enfants et des plus grands (Nagawicka, Un jour dans sa cabane)  sont ici revisitées par le groupe Framix et côtoient de nouveaux textes ainsi que des mélodies traditionnelles amérindiennes.

Ambiance Far West garantie grâce aux instruments de musique variés : banjo, yukulélé, flûte indienne, guitare et le violon typique de la musique américaine. Dix chansons entrainantes et souvent tendres avec des paroles faciles à retenir et des rimes amusantes.

Les jolies illustrations très colorées de Cécile Hudrissier complètent le voyage  dans l’univers des cow-boys et des indiens avec tous les ingrédients typiques du thème : les plumes, les totems, les chevaux, les squaws…

Il ne manque plus qu’un feu de camp pour chanter et danser autour tout en sautillant avec la main sur la bouche et des plumes sur la tête !

 

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