Les romans d’amour des bibliothécaires

14 Fév

L’amour se chante, se danse, se peint, se joue, s’écrit, se filme, se scénarise, se met en scène, se sculpte, se dit, se raconte et se lit ! Après Romans d’amour les classiques puis Si on parlait de romans d’amour, voici les romans d’amour qui ont marqué les bibliothécaires, qui sont aussi de grands lecteurs. Et comme ils sont nombreux, la liste est longue mais passionnante !

Pour commencer, citons Georges Sand (dans Histoire de ma vie) :

Je ne vois pas où est le catéchisme de l’amour et pourtant l’amour, sous toutes les formes, domine notre vie entière : amour filial, amour fraternel, amour conjugal, amour paternel ou maternel, amitié, bienfaisance, charité, philanthropie, l’amour est partout, il est notre vie même.

Les valeurs sûres du roman d’amour, entre souffrance et rédemption

Auteur des Hauts de Hurlevent, Emily Brontë livre un texte où passion et mort se tressent à une furieuse envie de liberté. Salué par G. Bataille comme « le plus grand roman d’amour de tous les temps », Lydie Salvayre et Christine Jordis évoquent Heathcliff, Catherine et leurs amours scandaleuses. (présentation de Emily et les Hauts de Hurlevent, épisode 2/4 de l’émission Les sœurs Bronté dans l’émission La compagnie des auteurs à écouter sur France culture – nouvelle fenêtre)

Singulier au sein du cycle auquel il appartient, La Faute de l’abbé Mouret aura eu le mérite d’essayer un style nouveau, moins cru et plus lyrique. Zola y rappelle qu’il est un écrivain tout autant capable de faire le portrait des âmes que de se lancer dans des brûlots sociétaux (extrait de l’article de Loic Blavier sur Tortillapolis.com- nouvelle fenêtre)

Publié en 1774, ce roman épistolaire, influencé par La Nouvelle Héloïse de Rousseau, est l’œuvre d’un étudiant en droit de 25 ans, remarqué pour ses premiers poèmes. Lors d’un séjour à la campagne, le jeune Goethe fait la rencontre d’une ravissante jeune fille, Charlotte Buff, dont il tombe amoureux. Mais celle-ci est déjà fiancée et bientôt mariée… Extrait de la présentation de l‘émission « Ça peut pas faire de mal, une heure de lecture par Guillaume Gallienne » diffusée le 18 février 2012 à réécouter sur sur France inter – nouvelle fenêtre)

Un classique à lire en écoutant Joy Division ou Nirvana selon nous !

  • Le Meunier d’Angibault de George Sand

Une merveilleuse histoire d’amour qui met en scène des personnages qui veulent vivre et s’aimer sans considération d’argent ni de classe sociale….  En toile de fond, le Berry profond du XIXème, bien sûr, comme dans toute l’œuvre de George Sand, où évoluent  paysans enrichis,  aristocrates arrogants et gens simples au coeur du monde campagnard. Un roman d’amour mais aussi un roman social qui dénonce la hiérarchie sociale fondée sur l’argent. Un classique à découvrir. (avis de Patricia P)

Ce qui m’a plu dans ce roman… Tout ! Pour commencer, le contexte historique est riche d’enseignements parce qu’il a engendré beaucoup de changements qui finalement, ne sont pas si vieux que ça. Et pourtant, quand on lit ce roman, on a un peu l’impression que l’histoire est vieille en raison des différentes traditions: l’esclavage, mais aussi le fait qu’une femme enceinte devait cacher son état, que l’on se mariait par obligation et/ou devoir et non pas par amour, qu’une fille était qualifiée de vieille fille à 25 ans à peine ou encore qu’une femme ne devait pas travailler. (Extrait de l’aricle de Gwen sur le blog Les mots de Gwen – nouvelle fenêtre)

Véritable jeu d’orgueil et fierté, ce roman résume un siècle de privilège, de codes et de traditions… il me en exergue la pression pesant sur les femmes de l’époque de prendre un mari, et la pression sociale du jeu des rangs et des mésalliances. Mais la force des « premières impressions », le refus que l’on a à s’en éloigner, demeure un thème éternel, que Jane Austen traite avec humour et talent. Elle promène son personnage, Elisabeth, d’un extrême à un autre, dans un siècle de convenances et de contradictions (extrait de l’article « Un peu de littérature à l’anglaise, « Orgueil et préjugés » de Jane Austen » par Madame du B sur le blog Mediapart- nouvelle fenêtre)

Les fascinants et les tourmentés

Anna Karénine, voilà un titre bien trompeur. On présente souvent le livre de Tolstoï comme le roman de l’adultère, en le mettant en parallèle avec Emma Bovary de Flaubert. Bien plus qu’un roman sur l’infidélité d’Anna Karénine, le lecteur voit s’étaler devant lui une véritable fresque dôtée d’un souffle romanesque admirable. (extrait de l’article de Nadège sur le blog Les mots de la fin.fr – nouvelle fenêtre)

  • NNadja de Breton (catalogue de La Médiathèque- nouvelle fenêtre)adja (nouvelle fenêtre) de Breton

Le récit de cette aventure amoureuse a fasciné des décennies de lecteurs. Nadja est «celui des ouvrages de Breton qui a sans nul doute provoqué et provoque encore chez le lecteur l’ébranlement le plus profond, où se mêlent l’admiration et une émotion complexe pouvant aller jusqu’au malaise».  Frédérique Roussel dans son article « Nadja, Breton à la folie » part à la recherche de cette « star de l’ombre » dont la  « brève aventure avec l’auteur surréaliste a bouleversé l’existence d’une jeune femme, qui rêvait de tenter sa chance à Paris » (extrait de l’article publié sur Next Libération le 9 août 2019- nouvelle fenêtre)

La qualité la plus importante du livre est la lecture d’un triangle œdipien entre le maître, sa femme et le disciple. La passion est là. Comme une lave sous-jacente. Confus, les sentiments s’entremêlent… (extrait de l’article de Patrick Ottaviani sur le site Encres vagabondes – nouvelle fenêtre)

 

Ce n’est d’ailleurs pas le moindre des mérites d’Alain-Fournier d’avoir su conférer aux pages d’un roman grave de toutes les interrogations humaines, la fraîcheur, le mystère et la grâce des aventures enfantines. Cette capacité du Grand Meaulnes à ranimer en chacun le souvenir des livres aimés dans l’enfance, de David Copperfield à Tom et le jardin de minuit de l’écrivain anglais Phillipa Pearce, publié chez Fernand… en passant par Le Cirque Piccolo de Marguerite du Genestoux, Hachette, 1934 ou La Belle au bois dormant, n’est sans doute pas étrangère à la fascination qu’il exerce sur des générations de lecteurs (extrait de l’article très complet « Lecture et écriture dans Le Grand Meaulnes » écrit par Sylvie Sauvage dans la Revue d’histoire littéraire de France, ) retrouver en ligne sur Cairn Info – nouvelle fenêtre)

  • Victoria de Knut Hamsun

Décidément, je dois vraiment aimer Knut Hamsun. Car il y a, dans ce roman, toutes les ficelles et les ingrédients de l’intrigue amoureuse romantique comme on en a écrit à la pelle au XIXº siècle et qui, d’habitude, me font bailler d’ennui. Tous les clichés y sont, il faut avouer : amour d’enfance qui perdure à vie, barrière sociale, rivalité d’un pauvre et d’un riche soupirants, fierté mal placée, quiproquo, on se rate d’un cheveux, et au moment où tout est possible, on meurt… Bref, tout y est, en vrac : des bouts de Hauts de Hurlevent, Niels Lyhne, Werther, la Nouvelle Héloïse, même la tuberculose est au rendez-vous  ! Et pourtant il n’y a rien de niais chez Hamsun, déjà parce que l’amour, chez lui, est à cent lieues des suavités fadasses de l’amour chaste entre deux ingénus rougissant. Extrait de l‘avis de Sandrine sur le blog Vita nova – nouvelle fenêtre)

Les graves et malicieux

Ce roman nous rappelle que nos vies peuvent changer du jour au lendemain en fonction de nos choix, de nos convictions, mais malheureusement par des actions indépendantes de notre volonté. Comment continuer de vivre après la perte de ceux qu’on aime ? Peut-on vivre sans aimer ? Peut-on vivre sans être aimé ? Des questions qui nous viennent pendant la lecture de ce fabuleux roman » (avis de Cécile P. sur le site de La Médiathèque)

Un livre magnifique, surprenant et j’aime quand les auteurs arrivent à me surprendre. Quand le roman est bon et quand plus, il y a un petit truc en plus auquel vous ne vous attendiez pas, c’est juste merveilleux. Un beau coup de cœur qui a su énormément me toucher avec une héroïne solaire qui éblouit le roman. (Extrait de l’avis écrit par Beli sur le blog Livre sa vie– nouvelle fenêtre)

 

Une comédie musicale comme savent les faire les Américains ! Voilà à quoi ce livre m’a fait penser. Vous connaissez comme moi la recette : une histoire à l’eau de rose ; des personnages bien lissés et pétris de bons sentiments ; vous ajoutez des voix superbes ; de beaux costumes ; des décors à vous en mettre plein la vue ; une chorégraphie calée au poil ; des jeux de claquettes époustouflants ; une synchronisation parfaite. Au final, on se régale et on applaudit à tout rompre.Eh bien, c’est un peu ça, ce livre. Il y a tout au départ pour faire un navet, et Pete Fromm, je ne sais comment (son talent doit y être pour quelque chose), nous tient d’un bout à l’autre. La Vie en chantier pourrait tenir le haut de l’affiche à Broadway. (extrait de l’avis écrit par Jean-François Mézil sur La cause littéraire.fr – nouvelle fenêtre)

Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

La différence entre un roman anglo-saxon à l’eau de rose et la production de Katarina Mazetti réside dans une psychologie assez affûtée et une trivialité malicieuse que la traduction ne semble pas chercher à édulcorer. Les héroïnes, quand un homme leur fait de l’effet, ont «les ovaires» qui «frétillent». Leurs «tensions prémenstruelles» sont évoquées, sans parler d’informations d’ordre physiologique que la fiction américaine n’aime guère mettre en avant […] Nous ne sommes pas – du moins en apparence, car c’est pour mieux s’y envoler – dans les régions éthérées de l’espoir sentimental. Il en va du roman comme de la société : c’est le modèle suédois. (extraits de l’article « Katarina Mazetti ne tombe pas à côté du succès » par Claire Devarrieux sur le site de Next-Libération – nouvelle fenêtre)

Les romans d’amour et d’espoir

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière (extrait de la présentation sur le site de l’éditeur Philippe Picquier – nouvelle fenêtre)

Pour en savoir plus sur l’auteur, lire l’article Ito Ogawa : la douceur du quotidien par Elisa sur Le journal du Japon.com (nouvelle fenêtre).

À relire ou à découvrir ! Sorti en 2006, le roman de Duong Thu Huong révèle les traumatismes de l’après-guerre au Vietnam, dans un triangle amoureux en huis-clos. […] Le traumatisme des vétérans n’est pas un thème original dans la littérature du XXème siècle. L’histoire pourrait être banale si elle n’était pas portée par la plume de Duong Thu Huong, magnifiquement traduite par Phan Huy Duong. (extraits de l’article de Marine Jeannin sur Asialyst.com- nouvelle fenêtre)

Comme d’habitude, Jeanne Benameur fouille, avec délicatesse, finesse et précision ce qui anime chacun, ce qui l’ancre ou au contraire contribue à l’émanciper pour lui permettre de (re)vivre. Elle explore ces voyages forcés ou voulus, contraints ou souhaités qui ont présidé aux destinées de l’humanité, depuis la nuit des temps et qui trouvent un écho si dramatique encore aujourd’hui. Elle tisse lentement les fils qui relient ceux de l’île à ceux d’en face et entraîne son lecteur dans une fresque foisonnante où les corps s’éveillent et les esprits se libèrent. Il est ici question de l’autre, de l’ailleurs et des multiples façons de les apprivoiser, de les comprendre, de les aimer (extrait de l’article de Nicole Grundlinger sur le blog Motspourmots.fr – nouvelle fenêtre)

« Rien ne nous est dû dans cette vie, pas même l’innocence d’un ciel bleu. » Parce qu’il est facile de voir la vie en noir, Christian Bobin nous tend la main et nous démontre que le bonheur est facile à trouver. Il est dans l’amour naturellement, mais aussi dans une parole, dans un geste, dans une séance de repassage, dans une abbaye, ou même parfois, dans la souffrance et dans la mort. La beauté également est partout. (extrait de l‘article de Florinette et Caroline sur le blog Lilly et ses livres – nouvelle fenêtre)

  • Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil d'Haruki Murakami (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil d’Haruki Murakami

« Un livre beau et émouvant. Un amour impossible magnifiquement écrit qui ne laissera personne indifférent. »(article du blog Les mondes imaginaires-nouvelle fenêtre)

Un titre tiré d’une chanson de Nat King Cole à écouter en boucle !

Merci à Cécile P, Valérie N, Fanélie B, Gaëlle M , Fabienne N, Céline L, Nadia C, Marc V, Dorothée I, Patricia D, Sylvie Z, Marie-Odile S, Françoise M, Ariane C, Sophie P, Florence B ainsi qu’à tous les bibliothécaires, journalistes, blogueurs et amateurs de romans d’amour du monde entier (et à qui nous avons empruntés quelques unes de leurs lignes pour parler avec amour de ces livres  🙂

BONUS spécial Saint Valentin 2020  :  l’amour se décline sous toutes ses formes sur les autres blogs de La Médiathèque !

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