Archive by Author

Des romans coréens contemporains à lire en ligne à La Médiathèque

20 Mai

Nous voici tous limités dans nos déplacements pour encore quelque temps mais ce n’est pas une raison pour ne pas voyager et sortir de nos murs et frontières grâce à nos lectures ! Alors aujourd’hui, c’est en Corée que Liseur vous emmène. Installez-vous, bouclez vos ceintures et hop, vous voilà transportés au Pays du matin calme par la magie des mots, des intrigues et des styles. Bon voyage !

Au cœur de l’enfance de l’auteure brille le sourire de Bongsun. Maltraitée et affamée, Bongsun s’est réfugiée chez eux il y a des années. Pour autant, elle n’occupe pas une place égale à celle des autres enfants de la famille, elle reste une subalterne, une petite bonne. Mais pour Jjang-a, c’est sa très chère grande sœur, qui dort dans sa chambre, la porte sur son dos partout où elle va…

L’avis de Denis sur le blog Interlignes (nouvelle fenêtre) :

Encore un détour par la Corée pour découvrir ce joli roman plein d’amour et de tendresse qui rappelle qu’on oublie souvent les plus humbles qui ont été pourtant des êtres nécessaires dans notre construction personnelle et dans la personnalité sociale que nous sommes devenus.

Kyena est une jeune femme indépendante, qui désire simplement trouver un équilibre et être heureuse. Mais impossible pour elle de se couler dans le moule trop étroit de l’ordre social coréen, où être femme et d’origine modeste est un double handicap. Aussi a-t-elle décidé d’émigrer en Australie. Mais tout ne se déroule pas exactement comme elle l’avait prévu ?

L’avis de Clothilde sur Korea Coffee break (nouvelle fenêtre)  :

J’ai réellement pris plaisir à lire le roman de Chang Kang-myoung. Le style de narration me donne l’impression de converser avec une amie. C’est comme si j’étais en face de Kyena, l’héroïne du roman, représentative de la génération « Hell », en train de me raconter son histoire….

Gros-Yeux a quatorze ans lorsqu’il arrive avec sa mère dans l’immense décharge à ciel ouvert de Séoul. Là vivent pas moins de deux mille foyers, dans des cahutes accrochées au flanc de la montagne d’ordures, en une société fortement hiérarchisée dont le moindre aspect – travail, vêtements, nourriture, logement- , provient des rebuts du monde extérieur…

L’avis d’Elsa sur 9ème art (nouvelle fenêtre) :

La langue est belle, l’histoire est belle. C’est une histoire dure, et une violente critique de la société coréenne, mais il émane aussi de ce roman à part une lumière, une douceur, une gentillesse, qui font beaucoup de bien. Comme une déclaration d’amour à l’humanité mise à nue, un récit qui s’infiltre profondément en nous, nous sert les tripes et nous rappelle de ne jamais oublier de vivre, intensément.

Le couteau, c’est le sabre ; celui du général Yamada Otôzo qui commande au Mandchoukouo l’armée d’occupation japonaise en 1944, face à l’armée russe. La langue, c’est le goût de la cuisine porté à son paroxysme comme une œuvre d’art par Chen, cuisinier chinois génial dont le champ de bataille est un simple billot de bois sur lequel il est né…

L’avis de Dominique sur Encres vagabondes (nouvelle fenêtre) :

Ce texte choral dense et foisonnant dont les fils se dénouent lentement s’articule autour des récits faits à la première personne par chaque élément du trio. Outre les informations sur l’avancée de l’armée russe à la frontière qui jalonnent le roman, celui-ci est rythmé par les rocambolesques péripéties des personnages qui font progresser l’intrigue. Mais quittant le réalisme brut, l’écrivain atténue la violence de ses inventions narratives par une lente dérive vers l’invraisemblable donnant par moment des airs de conte à son roman.

Yujeong a le cœur en miettes lorsque sa tante Monica, qui est religieuse, l’emmène à la Maison d’arrêt de Séoul visiter un condamné à mort. Rien ne semble pouvoir rapprocher une jeune désespérée de bonne famille d’un triple meurtrier, et pourtant…

L’avis de Camille sur Place des libraires (nouvelle fenêtre) 

Best-seller depuis sa parution coréenne en 2005, ce très beau roman est une histoire de pardon et de rédemption, ainsi qu’un plaidoyer contre la peine de mort, toujours légale en Corée. Au fur et à mesure que les chapitres se déroulent, alternant entre l’existence de Yujeong et le récit de vie de Yunsu, la frontière entre bon et mauvais se fait plus ténue et l’auteure invite son lecteur avec une certaine douceur et beaucoup d’émotion à une réflexion sur la vie, la mort, l’amour et la justice.

Au soir de sa vie, un homme riche et comblé se demande s’il n’est pas passé à côté de l’essentiel. Park Minwoo, directeur d’une grande agence d’architecture, a la satisfaction d’avoir réussi sa vie et contribué efficacement à la modernisation et à l’urbanisation de son pays…

L’avis de ACPP sur Korea Press Production (nouvelle fenêtre) pour annoncer que « Hwang Sok-yong, l’un des écrivains les plus célèbres de Corée du Sud, a reçu le Prix Émile Guimet pour la littérature asiatique en 2018 pour ce roman » :

Ainsi, par le biais de deux histoires, c’est tout un pan de la société coréenne qui est décortiqué, marquant le fait que la population a dû s’adapter très vite à un mode de vie en pleine mutation, symbolisé par la modification profonde du paysage urbain. Forcément, un changement rapide entraîne toujours des laissers pour compte, et les cicatrices de l’âme ont du mal à se refermer.

Enfant abandonné des hommes, né dans les toilettes d’une gare, Jeï découvre très tôt qu’il est doué de la même capacité que ces appareils créés par l’homme qu’on appelle des capteurs, sauf que lui possède le don de capter, de sentir la souffrance des autres, objets, animaux ou humains. A quinze ans, vagabond dans les rues de Séoul, il s’invente un mode de vie proche de l’ascèse, se nourrissant de riz cru, lisant des livres trouvés parmi les ordures, et devient le leader d’une bande de motards.

L’avis de Zofia sur Revoirunprintemps (nouvelle fenêtre) :

J’entends ta voix est un roman très intense, que je ne regrette pas d’avoir choisi, il m’a permis de découvrir une autre littérature, une autre culture, une autre réalité. J’ai peut-être parfois eu un peu de mal à entrer dans ce monde si différent du mien et à suivre les pérégrinations de Jeï, mais l’écriture de KIM Young-ha m’a totalement emballé !

Dix ans plus tard, frère Jean se remémore l’année qui a bouleversé sa vie. A cette époque-là, il avait vingt-huit ans et vivait dans une abbaye bénédictine en Corée du Sud, décidé à consacrer son existence à Dieu. Mais tout va être remis en question?: il va connaître les vertiges et les tourments de l’amour humain, la mort atroce de deux frères, la révélation d’un tragique secret de famille…

L’avis de Yeong-Hee Lim, directrice de la collection Corée aux éditions Philippe Picquier dans l’émission D’ici et d’ailleurs sur France Inter le 20 mai 2016 (nouvelle fenêtre)  :

De Séoul, enfer où l’on s’amuse à Paris, paradis où l’on s’ennuie…

Voici une comédie brillante qui est aussi une histoire d’amour résolument non conformiste. Quand un fan du Real Madrid plutôt conventionnel tombe éperdument amoureux d’une fan du FC Barcelone opposée à toute relation exclusive et monogame… il va devoir réviser toutes ses idées sur les relations de couple, inventer des solutions, comprendre l’autre, accepter de changer…

L’avis de Denis sur le blog Mes impressions de lecture (nouvelle fenêtre)

Rien n’est simple en amour, les sentiments ne se guident pas, alors pourquoi les contraindre ? Les trois héros essaient de répondre à cette question bien complexe, chacun avec ses arguments, avec pour seule passion commune le football, principalement le Barça et le Réal et la rivalité qui les oppose.

Yunyeong est prête à tout pour conquérir une vie meilleure : elle doit porter à bout de bras un bébé, un compagnon bon à rien, une sour poursuivie par ses créanciers, un frère accro aux jeux d’argent ainsi qu’une mère étouffante…

L’avis de Manou sur le blog Dans la bulle de Manou (nouvelle fenêtre)  :

C’est une lecture dure mais édifiante qui nous fait voir la société coréenne sous un jour sombre mais réaliste, en nous décrivant la classe sociale la plus pauvre et défavorisée et les conditions de vie des femmes dans ce pays. En accédant à la modernité et à la technologie, c’est toute une société qui a perdu ses repères.

Un jeune couple d’intellectuels est brutalement interné dans un camp de détenus politiques dans une vallée reculée de Corée du Nord. Année après année, les persécutions viennent à bout de leur dignité jusqu’à les précipiter dans un enfer moral où la volonté désespérée de survivre justifie tous les moyens.U

L’avis de Clothilde sur Korean Coffee break (nouvelle fenêtre )

J’ai été vraiment marquée par ce roman. Bien sûr, quand on entend parler de la Corée du Nord et du communisme, on s’attend forcément à l’existence de ces fameux camps de prisonniers ainsi qu’aux conditions effroyables dont ils sont victimes. Pourtant, « le camp de l’humiliation » nous prend aux tripes. Nous sommes spectateurs impuissants du parcours dramatique des personnages. Nous nous sentons directement concernés par leur sort, car nous sommes liés à eux par l’expression de leurs émotions.

Un homme, poussé au désespoir par des malheurs successifs, se jette dans un lac avec son fils Gon. Le père meurt, mais l’enfant survit, grâce aux branchies que son corps développe dans un instinct de survie extraordinaire…

La critique de Claire Devarrieux dans la rubrique livres de Next/ Libération (nouvelle fenêtre) :

L’humour de l’auteur s’exerce sous cape et uniquement dans l’évocation des rapports de classe. Gu Byeong-mo, née en 1976 à Séoul, écrit à la fois pour les adultes et la jeunesse (Picquier a publié un roman pour adolescents il y a deux ans, les Petits pains de la pleine lune). Elle aime de toute évidence mêler les univers, mettre des notes de cruauté économique dans le conte, et, à l’inverse, prouver à ses grands lecteurs qu’on peut encore leur raconter des histoires, fussent-elles piquetées de blogs, mails et autres SMS.

Le narrateur, un esthète du crime, explore avec talent et cynisme l’art de détruire autrui. Ce qu’il aime par-dessus tout, c’est révéler leur pulsion de mort à ses victimes,  » jusqu’au stade où la personne devient digne d’être mon client « . Et force est au lecteur d’admettre que ses  » clients  » trouveront écoute et consolation auprès de cet étrange bourreau égocentrique qui s’immisce dans leur vie, dans leur esprit, leur prodigue conseils bienveillants et compréhension. (résumé de l’éditeur)

L’avis de Thomas Gillan dans Keulmadang, littérature coréenne (pdf- nouvelle fenêtre)

« La mort à demi‐mots » reste récit puissant et violent, riche d’interprétation, soutenu par une écriture sémillante. Le livre a rencontré un accueil enthousiaste chez les critiques et le jeune public, et a obtenu le prix meilleur jeune écrivain de l’année (2009) décerné par l’éditeur Munhakdongne.

À la mort de son père, Yeongjun, cinéaste audacieux mais homme taciturne et sans attaches, revient dans sa ville natale qu’il a quittée il y a vingt-cinq ans. Il y rencontre son frère et apprend que sur son lit de mort, leur père les a chargés d’une étrange mission : vendre la maison de leur enfance…

L’avis de Philippe sur le blog Le vent sombre (nouvelle fenêtre) :

Secrets est une balade sur trois générations, plutôt une errance, car il n’y a pas de chronologie, de linéarité de la narration. Tout ceci est cependant très travaillé, très orchestré par Eun Hee-kyung, qui trace dans les portraits de ce père et de ses deux fils, une histoire coréenne. Pas celle de la guerre et du conflit idéologique qui fractionna le pays et les familles, mais celle de la sortie de la pauvreté, de l’accès rapide à un mode de vie citadin riche et désincarné dans lequel se dissolvent les sentiments, les alliances, le temps…

Et maintenant, c’est à vous : bonnes lectures !

Le Prix du Livre Inter 2020

24 Avr Prix du Livre Inter 2020 : Et si vous faisiez partie du jury ? © Getty

Qui succédera à Emmanuelle Bayamack-Tam, Prix du Livre Inter 2019 pour son roman « Arcadie » ? Créé en 1975,  ce prix sera remis le 8 juin 2020.  La quarante sixième édition est présidée par l’auteur du Lambeau (disponible en téléchargement – nouvelle fenêtre), Philippe Lançon, journaliste et critique littéraire, lauréat du Prix Femina et du Prix Renaudot « spécial » en 2019.

Le jury populaire est constitué de 24 membres, 12 femmes et 12 hommes (parité parfaite) et ce depuis sa création. Pour l’édition 2020, ils ont entre 32 et 65 ans, sélectionnés parmi plus de deux mille candidats, leur point commun étant l’amour de la lecture.

Pour la sélection des romans, cinquante critiques littéraires choisissent leur livre préféré, selon les critères suivants : les ouvrages doivent être écrits en français, être parus depuis la rentrée littéraire de l’automne et ne doivent pas avoir remportés de prix majeurs.

Ici, pas de récidiviste : on ne peut être lauréat, juré ou président du jury qu’une seule fois dans sa vie !

Bien évidemment cette année, confinement oblige, quelques adaptations ont été nécessaires pour le déroulement des séances du jury :

– les livres papiers sont remplacés par des livres numériques (impossibles à annoter au crayon !!)

– les réunions se déroulent à distance via WhatsApp

– les délibérations auront lieu en visioconférence.

10 romans sont en lice que vous pouvez, comme les jurés, lire en numérique en les téléchargeant sur vos liseuses, tablettes, ordinateurs ou même téléphones !

Et maintenant à vos pronostics !

Pour en savoir plus : l’article publié sur le site de France Inter (nouvelle fenêtre) avec la liste des jurés, des interviews de Philippe Lançon et les détails du calendrier 2020 !

Sur la piste des Indiens

2 Juil

Dernier rappel pour l’exposition sur les Indiens d’Amérique du Nord à Paris !

 

Quand  ? Du mardi 8 Avril au dimanche 20 juillet 2014.

Où ?  Au Musée du Quai Branly à Paris.

Pour qui ?  Pour tous.

Bonus : un cycle de conférences au Musée du quai Branly.

Cette exposition est l’occasion de parler du   » renouveau de la littérature amérindienne »  qui désigne la hausse sans précédent de publications d’écrivains amérindiens entre 1968 (parution de La Maison de l’aube de Navarre Scott Momaday) et 1977 (parution de  Cérémonie de Leslie Marmon Silko). De cette « Renaissance amérindienne », comme l’a nommée le critique littéraire américain Kenneth Lincoln, on retiendra deux caractéristiques :  tout d’abord c’est une adaptation, en des formes écrites occidentales des traditions orales amérindiennes, et d’autre part elle intéresse un public qui, pour une large part, n’a pas de racines amérindiennes.

Navarre Scott MOMADAY (nouvelle fenêtre)  a été le premier Amérindien a obtenir le prix Pulitzer en 1968.

 

Voici une sélection d’auteurs amérindiens :

James WELCH (nouvelle fenêtre) (1940-2003), Louis OWENS (nouvelle fenêtre) (1948-2002), Thomas KING (nouvelle fenêtre) (né en 1943), Louise ERDRICH (nouvelle fenêtre)  (née en 1954), Sherman ALEXIE (nouvelle fenêtre) (Né en 1966,) auxquels on peut ajouter Joseph BOYDEN (nouvelle fenêtre)  (né en 1966) et David TREUER (nouvelle fenêtre) (né en 1970).

Et aussi à voir sur la Médiathèque numérique :

Un film…..

Jimmy P arnaud desplechins (médiathèque numérique -nouvelle fenêtre)

 …..et deux documentaires :

Arts du mythe (médiathèque numérique- nouvelle fenêtre)

 

Voyages en mémoires indiennes (médiatheque numérique - nouvelle fenêtre)

%d blogueurs aiment cette page :