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Les Rencontres de Liseur (5) : Comment bien s’alimenter en respectant la planète et notre santé ?

1 Fév

Samedi 10 février 2018 à 15h, dans le cadre des Rencontres de Liseur (nouvelle fenêtre), La Médiathèque de Levallois accueille Pierre Feillet pour une conférence intitulée Comment bien s’alimenter en respectant la planète et notre santé ? 

Comment bien se nourrir en respectant la planète et notre santé ? : 10 questions à Pierre Feillet (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Pierre Feillet est ingénieur agronome, directeur de recherche émérite à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), membre de l’Académie des technologies (nouvelle fenêtre)  et de l’Académie d’agriculture de France (nouvelle fenêtre). Ses travaux portent sur la thématique « Alimentation, technologie et société » et il s’est tout particulièrement intéressé à la principale ressource alimentaire de l’humanité, qui assure à lui seul 15% de ses besoins énergétiques : le blé. Il fait paraître, depuis 2003, des essais à destination du grand public visant à répondre aux questionnements autour des modes de production dans le secteur agroalimentaire et aux craintes qu’elles suscitent en termes de préservation environnementale et de sécurité sanitaire.

La sécurité alimentaire dans le monde

Peut-on encore manger sans avoir peurSur son site La faim expliquée.org (nouvelle fenêtre), l’économiste agricole Materne Maetz définit la sécurité alimentaire (nouvelle fenêtre) comme un concept qui recouvre quatre dimensions principales :

  • La disponibilité en quantités suffisantes de nourriture de nature et de qualité appropriée et cela dans toutes les portions du territoire national ;
  • L’accès de toute personne aux ressources permettant d’acquérir les aliments nécessaires à un régime alimentaire nourrissant ;
  • La stabilité de l’accès à la nourriture, c’est-à-dire que l’accès à la nourriture de la population ne peut pas être mis en cause par un quelconque choc naturel ou économique ;
  • L’utilisation appropriée de la nourriture (bonne cuisson et préparation d’aliments variés) favorisant un apport adéquat en nutriments et énergie dans un contexte où la consommation de cette nourriture est sans danger pour la santé (hygiène, eau potable, infrastructures sanitaires ou médicales).

L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’agence spécialisée des Nations Unies dont l’objectif est d’atteindre la sécurité alimentaire pour tous et de lutter contre la faim dans le monde, a émis en 2017, deux rapports : celui de février, L’avenir de l’alimentation et de l’agriculture : tendances et défis (nouvelle fenêtre), fournit des éclaircissements sur la nature des défis auxquels font face aujourd’hui et tout on long du 21ème siècle, l’agriculture et les systèmes alimentaires, et donne un aperçu des enjeux et de la marche à suivre. Il en émerge qu’une transformation majeure des systèmes agricoles, des économies rurales et de la gestion des ressources naturelles est nécessaire, comme le montre l’infographie dédiée (nouvelle fenêtre).

Le second rapport, daté du mois de septembre, porte sur L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde en 2017 (nouvelle fenêtre), et met en lumière que la faim dans le monde gagne du terrain : en effet, selon les estimations, le nombre de personnes sous-alimentées est passé de 777 millions en 2015 à 815 millions en 2016, parmi lesquelles une grande majorité – 489 millions – vivent dans des pays touchés par un conflit. Les conflits violents ont en effet augmenté de façon dramatique depuis 2010 et n’ont jamais été aussi nombreux, un signe qui fait craindre que les tendances actuelles ne se confirment au cours des années à venir. Parallèlement, l’obésité a plus que doublé au niveau mondial entre 1980 et 2014 : en Amérique du Nord, en Europe et en Océanie, 28% des adultes sont considérés comme obèses. Toutefois, la sécurité alimentaire n’est pas le seul facteur déterminant des résultats nutritionnels, en particulier dans le cas des enfants ; les ressources allouées aux programmes nationaux en faveur de la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant, l’accès à de l’eau propre, à des services d’assainissement de base et à des services de santé de qualité sont quelques-uns des autres facteurs qui entrent en jeu en ce domaine.

Agroalimentaire et sécurité sanitaire en France

Nos aliments sont-ils dangereux de peirre Feillet (livre numérique sur le site de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Face aux nombreuses crises qui ont touché la filière agroalimentaire, l’Union européenne s’est dotée en 2006 d’une règlementation dite « paquet hygiène » pour assurer la sécurité sanitaire de l’alimentation humaine et animale : il s’agit de protéger le consommateur tout en tenant compte des enjeux économiques (libre circulation des produits au sein de l’UE)  ; de la même façon, une règlementation européenne fixe un cadre pour la production des végétaux (interdiction de la culture des OGM, de certains produits phytosanitaires…) et pour la protection des animaux durant leur élevage et leur abattage. Sur le site du Ministère de l’Agriculture et de l’alimentation figure le panorama 2016 des industries agroalimentaires (nouvelle fenêtre), qui constituent le premier secteur industriel français aussi bien en termes de chiffre d’affaires que d’emplois. C’est pourquoi sont également identifiés dans ce panorama les défis environnementaux majeurs de cette filière :

  • maîtriser la consommation énergétique, en particulier les énergies fossiles
  • lutter contre le changement climatique via la réduction des émissions de gaz à effet de serre
  • réduire et optimiser la consommation d’eau dans les processus de fabrication
  • limiter les transferts de polluants
  • contribuer à la valorisation des déchets et accroître la performance environnementale des emballages.

Selon l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA) (nouvelle fenêtre), ce secteur joue un rôle clé dans l’aménagement et la vitalité du territoire puisqu’il transforme 70% de la production agricole française. Sur le volet économique, les autorités politiques vont d’ailleurs prendre des mesures faisant suite aux États généraux de l’alimentation (EGA) (nouvelle fenêtre), conclus le 21 décembre 2017, qui ont notamment permis de dégager un consensus général sur la nécessité d’une meilleure répartition, entre tous les acteurs, de la valeur créée par les filières agricoles et agroalimentaires. [Lire à ce sujet l’article de Claudine Yédikardachian paru dans le magazine Option Qualité le 1er janvier 2018 intitulé États généraux de l’alimentation : cap vers une agriculture équitable et une alimentation sûre et saine (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre) ]

Qu’en disent actuellement les économistes dans la presse ? (articles disponibles sur La Médiathèque en ligne)

Dans son article Point de vue : une sécurité alimentaire bien précaire (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre)  paru le 2 décembre 2017 dans Ouest France, Daniel Gadbin, professeur émérite à l’Université de Rennes 1, parle de « cacophonie européenne » dans le domaine de la sécurité sanitaire et environnementale de notre alimentation, en citant l’exemple du renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour cinq ans, et dresse le constat d’un consommateur qui ne sait plus où donner de la fourchette… Aussi l’auteur plaide-t-il pour l’organisation d’États généraux européens sur cette question.

À l’inverse, l’économiste et ancien directeur de l’École supérieure d’agriculture d’Angers Bruno Parmentier, dans un article du 13 janvier 2018 paru sur le site d’information en ligne Atlantico, intitulé Sécurité alimentaire : pourquoi le scandale Lactalis ne doit pas nous faire oublier que les dangers pour les consommateurs français n’ont jamais été aussi faibles (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre), revient notamment sur l’affaire du lait infantile contaminé par la salmonelle et précise que la fréquence des « crises sanitaires » est bien le signe de l’efficacité du système de contrôle et de la mobilisation croissante de l’opinion publique sur ces questions. Il pointe au passage les deux grandes tendances à l’œuvre en termes de consommations de produits alimentaires depuis quelques années : d’une part, la forte croissance du « bio », de l’ordre de 20 % par an (en surfaces cultivées) et de 15 % (en chiffre d’affaires) et d’autre part, le retour vers « le petit et le local », tant au niveau de la production que de la distribution, avec la notion de « responsabilité sociale » du consommateur qui se tourne de plus en plus volontiers vers les circuits courts.

Pierre Feillet nous apportera son point de vue de spécialiste sur cette épineuse question afin que nous sachions, en toute conscience, quoi mettre dans nos assiettes…

Le 15 février 2018 paraîtra chez EDP sciences son dernier ouvrage, Tout savoir sur notre alimentation : démêler le vrai du faux !

Tout savoir sur l'alimentation

BONUS : une sélection de livres à La Médiathèque

  • Sélection des rencontres de Liseur février 2018 (site de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prenez de la hauteur, et venez penser le monde d’aujourd’hui avec les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE : rendez-vous le samedi 10 février à 15h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean Jaurès-Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

Rappel : pour lire en ligne sur le site de La Médiathèque, n’oubliez pas de vous connecter (identifiant = votre numéro de carte + code JJMM de votre date de naissance)

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Les Rencontres de Liseur (3) : Quelles migrations au XXIe siècle ?

25 Nov

Samedi 2 décembre 2017 à 15h, dans le cadre des Rencontres de Liseur (nouvelle fenêtre), La Médiathèque de Levallois accueille Catherine Wihtol de Wenden pour une conférence intitulée Quelles migrations au XXIe siècle ?

Le phénomène migratoire, même s’il est aussi ancien que l’humanité, s’est aujourd’hui intensifié et diversifié. Les migrations sont devenues, tant par leurs motifs et leurs origines que par leurs trajectoires, une composante structurelle d’un monde globalisé et constituent l’un des défis majeurs de ce siècle. 

Réparttion de la population mondiale par continents

Répartition de la population mondiale par continent (source : Wikimedia Commons)

Petit lexique migratoire

Les phénomènes migratoires recouvrent des réalités multiples et complexes et donnent lieu à une terminologie parfois difficile à appréhender, d’où l’intérêt d’une petite clarification lexicale.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) (nouvelle fenêtre), organisme des Nations unies, définit la migration comme « le déplacement d’une personne ou d’un groupe de personnes, soit entre pays, soit dans un pays entre deux lieux situés sur son territoire. La notion de migration englobe tous les types de mouvements de population impliquant un changement du lieu de résidence habituelle, quelles que soient leur cause, leur composition, leur durée, incluant ainsi notamment les mouvements des travailleurs, des réfugiés, des personnes déplacées ou déracinées. » Elle mentionne par ailleurs qu' »au niveau international, il n’existe pas de définition universellement acceptée du terme « migrant ». Il s’applique habituellement lorsque la décision d’émigrer est prise librement par l’individu concerné, pour des raisons « de convenance personnelle » et sans intervention d’un facteur contraignant externe. »

Afin de bien différencier le migrant du réfugié, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR ou HCR dans l’espace francophone) (nouvelle fenêtre) reprécise la distinction juridique existante entre ces deux catégories :

« Les migrants choisissent de quitter leur pays non pas en raison d’une menace directe de persécution ou de mort, mais surtout afin d’améliorer leur vie en trouvant du travail, et dans certains cas, pour des motifs d’éducation, de regroupement familial ou pour d’autres raisons. Contrairement aux réfugiés qui ne peuvent retourner à la maison en toute sécurité, les migrants […], s’ils choisissent de rentrer chez eux continueront de recevoir la protection de leur gouvernement. »

Le terme réfugié est « défini par la législation internationale et les réfugiés sont protégés par cette dernière. La Convention de 1951 relative aux réfugiés et son protocole de 1967 […]  définit ce qu’est un réfugié et rappelle les droits fondamentaux que les États devraient leur garantir.  » L’apatride est quant à lui désigné par l’OIM comme étant un « individu sans nationalité, soit qu’il n’en ait jamais eu, soit qu’en ayant eu une, il l’ait perdue sans en acquérir une autre. L’état d’apatridie prive l’individu des droits – et supprime les devoirs – attachés à la nationalité à savoir, notamment, le droit à la protection diplomatique et le droit de revenir dans son pays d’origine. En droit international général, la Convention relative au statut des apatrides (1954) organise la condition juridique des apatrides et leur accorde un certain nombre de droits, notamment en matière économique et sociale. »

Une mobilité internationale en hausse

Migrations une nouvelle donneCatherine de Wenden, dans son ouvrage Migrations : une nouvelle donne (nouvelle fenêtre), paru aux Editions de la Maison des Sciences de l’Homme en 2016, précise que « l’on compte aujourd’hui 244 millions de migrants internationaux, selon le département de la Population des Nations Unies (nouvelle fenêtre), un chiffre qui sépare en deux parties égales (120 millions) les migrations se dirigeant vers le nord (sud-nord et nord-nord) et celles s’acheminant vers le sud (sud-sud et nord-sud) de la planète. » (p.15) et évoque également le fait que « le nombre des migrants internationaux a triplé en quarante ans. » (p.16).

La consultation de la carte interactive des flux de migration dans le monde en 2015 (nouvelle fenêtre) sur le site de l’OIM donne à voir précisément et pour chaque pays, les chiffres de l’émigration et de l’immigration ainsi que les trajectoires migratoires.

A ce sujet, C. de Wenden propose, dans son article intitulé « Un essai de typologie des nouvelles mobilités » (nouvelle fenêtre) paru dans la revue « Hommes et migrations » N°1233 de septembre-octobre 2001, une typologie possible des migrations suivant les logiques migratoires  :

  • économiques : migrations entrepreneuriales, techniques, liées à l’environnement – souvent pour échapper à des catastrophes naturelles ou écologiques –, provoquées par des déséquilibres démographiques ou économiques),
  • démographiques (migration familiale, de jeunes, de retraités),
  • politiques (mouvements de réfugiés, migrations coloniales ou héritées de “couples migratoires”, rapatriements).

Comme elle le signifie également dans une vidéo issue du site Hometold et intitulée « Pourquoi migre-t-on ? », les profils des migrants se sont fortement diversifiés : étudiants, travailleurs qualifiés, retraités, réfugiés, déplacés environnementaux… Si les migrations obéissent le plus souvent à une logique purement économique, d’autres facteurs doivent donc aujourd’hui être pris en compte pour mesurer toute la complexité du phénomène :

D’après l’aperçu statistique (nouvelle fenêtre) que donne le HCR pour l’année 2016, l’on constate que 40% des déplacements mondiaux correspondent à des migrations contraintes qui se répartissent de la façon suivante :

  • 65,6 millions de déracinés, avec 24 personnes déracinées chaque minute
  • 22,5 millions de réfugiés, dont plus de la moitié a moins de 18 ans
  • 10 millions d’apatrides

Atlas des migrationsDans son Atlas des migration : un équilibre mondial à inventer (nouvelle fenêtre), paru aux éditions Autrement en 2016, C. de Wenden revient d’ailleurs, en cartes et en infographies, sur les facteurs réels des migrations et interroge les possibles réponses politiques à la crise migratoire que connaît actuellement l’Europe.

L’article élaboré dans le cadre de l’Ecole d’été « Migrations et mondialisations : au-delà des crises migratoires » daté de 2017 et en ligne sur le site de Mediapart (nouvelle fenêtre) donne un éclairage intéressant sur ces nouvelles mobilités et sur la question d’une gouvernance mondiale en ce domaine.

BONUS : une sélection de livres à La Médiathèque

Les rencontres de Liseur : sélection thématique du site de La Médiathèque sur les migrations au 21e siècle (nouvelle fenêtre)

Prenez de la hauteur, et venez penser le monde d’aujourd’hui avec les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE : rendez-vous le samedi 2 décembre à 15h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean-Jaurès- Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

La philosophie du numérique par Milad Doueihi

4 Mar

Samedi 11 mars 2017, Milad Doueihi donnera à La Médiathèque de Levallois une conférence intitulée  Peut-on concevoir un humanisme numérique ? Logique aboutissement de la programmation des Rencontres de Liseur 2017 (nouvelle fenêtre) qui, cette année, interroge le rapport entre l’homme et son environnement numérique, nous avons invité, pour cette dernière rencontre de cette saison, le philosophe Milad Doueihi.

Milad Doueihi © Institut National d’Histoire de l’Art (INHA)

Historien des religions et titulaire de la chaire d’Humanisme numérique de l’université Paris-Sorbonne, il s’est intéressé depuis plusieurs années à l’évolution de la société avec le numérique.

Dans La grande conversion numérique, voir l’article de Pierre Mounier du 7 avril 2008 sur le site Homo numericus – (nouvelle fenêtre), il se définit comme « un numéricien par accident, un simple utilisateur d’ordinateur qui a suivi les changements de l’environnement numérique au cours des vingt dernières années ». Dans son ouvrage, il perçoit l’émergence du numérique dans la société comme une conversion, au même titre qu’une religion.

quest-ce-que-le-numerique-milad-doueihi (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Quelques années plus tard, dans son livre Qu’est-ce que le numérique ? (nouvelle fenêtre) édité aux PUF en 2013, Milad Doueihi revient sur les raisons qui l’ont conduit à choisir le numérique comme objet d’étude :

 […] le numérique nous invite à nous interroger sur ces questions touchant à la fois aux individus et au collectif, mais également sur d’autres aspects globaux car il est devenu indissociable de presque toutes les activités humaines, du moins dans les sociétés occidentales.

Milad Doueihi questionne l’humain en regard de l’automatisation des objets informatiques mais aussi au regard de la façon dont nous faisons société aujourd’hui en invoquant les aspects liés à la sociabilité numérique. De son point de vue, dans la mesure où il provoque un retour vers l’humain, le numérique remet en cause les théories post et transhumanistes (voir à ce sujet la définition de ces théories données par le département Recherche/Éthique Biomédicale du Collège des Bernardins dans  l’article Humanisme, transhumanisme et posthumanisme sur leur site).

Il s’attache à démontrer qu’il constitue un véritable changement civilisationnel qui bouleverse le sens même de l’humain, et qu’il donne donc lieu à un nouvel humanisme.

pour-un-humanisme-numerique-milad-doueihi (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)C’est tout l’objet de son ouvrage paru en 2011 aux éditions du Seuil, Pour un humanisme numérique (nouvelle fenêtre) dans lequel il définit cet humanisme comme « le résultat d’une convergence entre notre héritage culturel complexe et une technique devenue un lieu de sociabilité sans précédent ». Cette convergence avérée fait que le numérique constitue d’ores et déjà une culture en tant que telle, une civilisation, parce qu’il ne se contente pas d’être une facette de l’humain mais parce qu’il le façonne.

Infos pratiques : rencontre avec Milad Doueihi le samedi 11 mars 2017 (nouvelle fenêtre)  à 16h à la médiathèque Gustave-Eiffel.

Envie de creuser la question de notre humanité à l’ère numérique ?

Ces ouvrages, disponibles à La Médiathèque, vous y aideront :

avec Internet et les médias numériques une troisième révolution s’opère, dont les effets sont déjà observables dans le fonctionnement de l’intelligence et des sens, ainsi que dans la relation au savoir et les rapports sociaux.

 

On assiste désormais à une modification, perceptible à tous moments, dans tous les contextes, de ce qui constituait le cadre social de la condition humaine. Une condition numérique est née. Elle peut être décrite dans chacun des champs définissant un individu : identité, activité, connaissance, participation, relations, etc.

 

Tous les sujets sont traités : le terrorisme, les services d’espionnage, les innovations scientifiques, le lobbying des grandes firmes, l’avenir de la démocratie, le stockage des données informatiques et leur dispersion sur le web. Les réseaux sociaux en tout genre sont également passés au crible. Leur démonstration est étayée de nombreux exemples qui semblent évidents à la lecture et pourtant nous n’en avons pas forcément conscience.

Et si l’omniprésence du numérique signait non seulement une nouvelle ère, un changement culturel majeur mais aussi une rupture profonde, une transformation radicale de l’humanité ? Et si le numérique constituait, après l’invention de l’écriture et celle de l’imprimerie, la troisième grande révolution ? A ces questions, Michel Wieviorka en ajoute une autre : l’ère du numérique ne pourrait-elle pas susciter en France aussi le renouveau des sciences humaines et sociales (SHS) ?

BONUS !

Retrouvez sur ce blog les précédents articles consacrés aux Rencontres de Liseur 2017 : Où va le travail à l’heure du numérique, une conférence de Pierre Lénel à La Médiathèque, un article de Nathalie F., La ville intelligente : enjeux et perspectives par Sarah Emmerich un article de Florence B., Société numérique, société du savoir partagé ?, un article de Soizic N. et Les usages numériques innovants décryptés par une psychologue par Sylvie Z.

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