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Jury du Prix des Lecteurs de Levallois 2017, vote final

22 Fév affiche Salon du Roman Historique de Levallois 2017

L’ultime réunion du jury du Prix des Lecteurs de Levallois a eu lieu à La Médiathèque  ! La tension était à son comble puisqu’il s’agissait de choisir LE roman historique lauréat du prix 2017 remis lors du 6ème Salon du Roman Historique, ce dimanche 26 février. Au terme de débats, hésitations, alliances et retournements, un roman et son auteur ont été choisis, marquant ainsi la fin de la mission de nos jurés.

Toutefois, leur tâche n’est pas complètement terminée : d’ici quelques jours, l ‘un d’eux se fera le porte-parole de leur expérience commune de jury lors de la cérémonie de remise du prix en présence du président du salon 2017, Yasmina Khadra (voir notre article sur Liseur).

Jury du Salon du Roman Historique 2017Mais ce soir, l’heure est au scrutin… Nos 12 jurés sont installés, livres devant eux, notes manuscrites à portée de main ou petits cahiers et blocs, voire dossiers débordant de documents. Les visages sont sérieux, à la hauteur de la gravité de leur mission.

Dès l’installation autour de la grande table, on note des regroupements par affinités et/ou complicités littéraires autour d’un même livre. Cette disposition spatiale se révèlera utile lors des tours de vote, permettant le soutien à son parti, le ralliement,  voire la harangue finale avant les opérations de vote…

Petit panorama des livres candidats

Dans un premier temps, chacun des livres est repassé au crible. Avec quelques minutes sur chaque roman, le message se doit d’être efficace et synthétique. Pourtant très apprécié lors du premier débriefing de lectures, le premier livre éveille peu de réactions : un silence poli s’établit autour de la table jusqu’à ce que l’une se lance, prête à défendre son numéro 1 :

Une très belle sensibilité, une biographie pas écrite sous forme de biographie… L’histoire d’amour était belle.

Et voilà, on parle d’amour et les langues se délient…

Je l’aime toujours, et même maintenant que j’ai lu tous les autres !

Mais qui aime bien châtie bien, nous l’avions noté précédemment et le proverbe à nouveau se vérifie quand on passe au roman suivant, qui malgré une thématique assez semblable, amour/artiste/muse, se voit fustigé par un cri du cœur :

– Oh celui, là , c’est le versant négatif du précédent… Oh non, c’est horrible de dire ça, se reprend la jurée gênée en posant une main sur sa bouche.

– En tous cas, il n’est pas assez roman historique, la soutient une autre aussitôt rejointe par d’autres voix qui tonnent contre…

– On passe ?

– Oh oui, clame cette fois un véritable chœur de jurés.

Au troisième titre,  quelque chose se modifie imperceptiblement dans les attitudes : ici, un geste, là un regard, ailleurs un éclat de rire… Comme s’il fallait un peu de temps pour être à l’aise et accepter qu’après cette soirée, plus rien ne sera comme avant : un verdict sera tombé, hissant en haut du podium un seul et unique élu. Lourde est ce soir la responsabilité de nos jurés… Mais petit à petit, tout comme la parole s’est libérée, les corps s’autorisent à se détendre  : de sagement appuyés sur le dos de leurs chaises, voici que les bustes s’avancent ou reculent selon l’assentiment ou le rejet, que les têtes se hochent, les mains s’écartent, et les bras se lèvent. On verra même une jurée mimer un arrondi de bras valsant en parlant de ce roman qui l’a emportée …

Vous l’avez compris, au 4ème livre candidat, ça commence à s’agiter sérieusement autour de la table. Cette tendance au mouvement se confirme au livre suivant avec des mains qui se rejoignent sur les cœurs et des airs extatiques (bon j’exagère un peu 🙂 ):

Je le trouve formidable avec tous ses défauts.

« Il laisse des traces quand on le referme ». Voilà un argument que nous n’avions pas encore entendu au cours des débats. Et qui remporte aussitôt l’adhésion des partisans de ce roman, soit une bonne demi douzaine de jurés. Ne croyez pas pour autant que ce soit là un indice des intentions de vote…

En tout cas c’est un livre qui ne laisse pas indifférent, à tel point que l’une confie :

J’ai accompagnée l’héroïne, j’ai dormi avec elle pendant deux jours.

Raccourci dont le sous-texte est sans doute : « je  n’ai pas pu le lâcher pendant deux nuits ». À moins que l’on ne nous dise pas tout de l’intimité qui se crée entre lecteur et auteur ?

Comme lors de la précédente réunion, le roman suivant s’avère particulièrement clivant : on l’adore ou on le déteste.

– Alors ? demande une jurée en se penchant vers une autre dont l’opinion clignote « favorable » depuis le début de la soirée. Car pour cette dernière, ce roman DOIT gagner : « il est abouti, attachant, déroutant puis cohérent, et son auteur bluffant ».

– Bon puisqu’on me le demande, je vais vous faire de la propagande ! dit-elle en réponse à ceux qui la pressent de défendre son champion. S’ensuit une critique louangeuse du livre aimé qui se termine par ces mots : « un grand merci à l’auteur ».

Remerciements que cette jurée pourra adresser en direct à son auteur fétiche dès dimanche prochain !

D’autres supporters de ce livre acquiescent, en rajoutent tandis que la grogne monte du côté des opposants… Renversement de tendances au livre suivant qui déclenche éloges et sourires de satisfaction d’un côté de la table tandis que de l’autre bord,  l’opposition fait bloc…

Surprises d’un scrutin historique

Au moment de passer au vote, la configuration du peloton de tête semble à peu près claire pour tout le monde : deux/trois titres feront certainement partie des finalistes.

Allez, c’est parti !

Dès que les premiers bâtons s’alignent sur le tableau, tous les regards se figent dans sa direction  : le taux de participation est de 100 %  🙂 et les votes blancs ne font pas partie des règles. Mais à la moitié des opérations de dépouillement, surprise : tous les titres (ou presque) sont à égalité.

C’est vachement réparti ! On va être ici longtemps !

Tout à coup, le scrutin bascule… et ce premier tour, dont l’issue semblait quasi certaine, déjoue alors tous les pronostics, devenant presque contraire à ce qui  se dégageait des récentes discussions. Ainsi des titres promis à un avenir victorieux, ou au minimum à celui de sérieux challenger, se voient éliminés dès le premier tour. Stupéfaction et étonnement parmi jurés et scrutateurs…

Mais autour de cette table, à force de lire des romans historiques, on sait tirer les leçons de l’Histoire  ! Et l’on sait aussi que les chiffres sortis de l’urne, en l’occurrence d’un chapeau, sont parfois à contre-courant de ce qui était prévisible… Toutefois ces premiers résultats témoignent d’un jury divisé, et peut-être même d’une véritable fracture.

Biographie, fiction, réalité, faits, Histoire, où sont les frontières ? Ces interrogations sur l’essence même du roman historique relancent les débats jusqu’à ce que l’un tranche :

 C’est là où çà montre toute la puissance du roman, quand on ne peut faire la part de la fiction et de la réalité historique.

Et on repart : un deuxième tour s’engage. On note des apartés, des tentatives de rediscussion, de négociation voire de reports de voix 🙂

Ensuite ça chauffe car on se dirige clairement vers un troisième tour… des mains levées, d’autres sur les bouches, des gestes pacificateurs, des sourires en coin, soulagés ou inquiets. Ensuite écoutez. Les dialogues donnent le ton :

– J’hésite…

– Moi j’hésite pas du tout.

– Là c’est très douloureux.

– On peut copier sur son voisin et sa voisine ?

– Waa, on va être surpris…

– Mais on va pas lâcher, hein ?

– Ah ? Il se détache, oh mais c’est fou,  qu’est-ce qui se passe  ?

– Ah c’est serré …

– Hey, mais je suis seule à défendre mon livre ?

– Y’a une erreur quelque part !

– Ohlala il remonte !

– Oh la vache !!?!

Vous l’aurez compris un roman vient de remporter la victoire.  On se lève, on applaudit, on rit. Mais comme dans toute élection,  il y a des déceptions, des épaules tombantes, des visages tristes.

– Je suis embêtée. J’aimais beaucoup l’autre…

– Ah c’est dur la vie.

Et c’est sur ces paroles douloureusement existentielles que se termine la soirée : ravis ou déçus, tous les jurés se remettent ensuite de leurs émotions autour d’un petit en-cas.

Pour connaitre le lauréat du Prix des Lecteurs de Levallois de l’année, il vous faudra attendre encore un peu. N’essayez pas de corrompre le jury, ni vos bibliothécaires, ni encore moins l’équipe de Liseur : le secret sera gardé jusqu’à la dernière minute… soit 14h45 dimanche 26 février. D’ici là, vous pouvez toujours essayer de trouver des indices dans les précédents épisodes de La Saga des jurés du Prix des Lecteurs de Levallois 2017  : 1, La cuvée 2017 est arrivée, 2, Premières lectures et 3, Dernières lectures et faire votre propre palmarès parmi les titres de la sélection 2017 à retrouver sur le site du Salon du Roman Historique (nouvelle fenêtre). L’Histoire dira si votre pronostic était le bon  🙂

Et si la surprise est au rendez-vous, empruntons le mot de la fin  à l’un de nos jurés et détournons-le un peu en remplaçant le mot Héros par Lauréat 🙂

Finalement un héros, ça se programme pas !

En passant

Publics culturels, votre avis nous intéresse !

16 Fév enquete-culture-2017
Vous aimez la culture, votre avis nous intéresse : exprimez-vous  ! Vous avez jusqu’au 5 mars 2017…
Que vous connaissiez les multiples services culturels offerts par la Ville de Levallois, que vous les utilisiez un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout  🙂 votre participation est souhaitée !

Loulou, une histoire de loup à La Médiathèque

10 Fév loulou-solotareff

Mercredi 1er février 2017, une séance spéciale de Ciné Contes a fait salle comble avec la projection de Loulou et autres loups, un film d’animation réalisé par Serge Elissalde et Marie Caillou, tiré de l’album Loulou de Grégoire Solotareff (Éditions de l’École des loisirs, 1989). Si vous l’avez manqué, pas de panique : bien d’autres loups vous attendent à La Médiathèque !

Parmi les livres qui traitent d’une amitié “contre nature”, on trouve, des loups qui s’acoquinent avec des lapins, mais aussi avec des cochons…

Le déjeuner des loups (nouvelle fenêtre) de Geoffroy de Pennart, Un monde de cochons (nouvelle fenêtre) de Mario Ramos ou encore Ami-ami (nouvelle fenêtre) de Rascal.

Il arrive que le loup soit remplacé par un renard : On a volé Jeannot Lapin (nouvelle fenêtre) de Claude Boujon. Ou par un dragon : La chasse au dragon (nouvelle fenêtre) de Jean-Luc Englebert et Andréa Nève. Voire par un tyrannosaure : L’ami du petit tyrannosaure (nouvelle fenêtre) d’Anaïs Vaugelade et Florence Seyvos…

 

promenons-nous-dans-les-bois-la-chorale-des-petits-ecoliers (Catalogue de la Médiathèque-nouvelle fenêtre)

Un album musical à écouter en ligne sur le site de La Médiathèque

Ou que les loups se promènent dans les bois en musique…

Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n’y est pas
Si le loup y était
Il nous mangerait
Mais comme il n’y est pas
Il n’nous mangera pas
Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?
– Je mets mes chaussettes… etc

Il y a aussi d’autres histoires d’amitié entre des animaux et des enfants :

Évidemment,  le livre Loulou est disponible à La Médiathèque (nouvelle fenêtre), de même que le DVD du film Loulou et autres loups… : cinq histoires originales (nouvelle fenêtre) 

Merci à Marie-Charlotte W. pour la conception, la réalisation et les images de cet article 🙂

Jury du Prix des Lecteurs de Levallois 2017, dernières lectures

31 Jan affiche Salon du Roman Historique de Levallois 2017

Un soir de janvier, douze intrépides lecteurs de romans historiques ont bravé le froid et la nuit  pour participer à la troisième réunion du jury du Prix des Lecteurs de Levallois 2017.  Au programme de cette soirée animée : cinq romans décortiqués, des coups de coeur, des passions mais aussi des déceptions, des frustrations et une ébauche de palmarès…

Tout d’abord, rendez-vous bien compte du challenge que représente la mission de nos jurés : depuis leur dernier rendez-vous en décembre, ils ont, entre la dinde, le sapin et les étrennes, dévoré plus de 2100 pages… Futurs candidats au jury des années à venir, soyez donc conscients que la lecture de romans historiques n’est pas une activité de tout repos et que la pression est forte… Nos jurés 2017 mesurent d’autant plus l’importance de leur tâche que l’échéance fatidique approche : le vote final ! Celui par lequel ils vont devoir déterminer en leur âme et conscience quel est le meilleur roman historique de la sélection et quel sera l’auteur qui, grâce à leur lecture attentive, recevra le prix 2017.

Mais n’anticipons pas…

Des romans en deux temps

Dès le premier titre évoqué, la dualité semble être un des maitres mots des discussions de ce soir. On la repère au niveau de certains personnages qualifiés d’ambivalents, ambigus ou à deux identités, ou au niveau de l’intrigue avec deux trames qui se rejoignent à la fin, ou encore dans la composition même du roman : avant-après, aujourd’hui-hier, ici-ailleurs, vison d’enfant-regard d’adulte ou encore effet miroir à 100 ans d’intervalle. Le sujet même peut être scindé en deux : « info ou intox ? » nous dit-on pour un des titres qui mêle rumeur historique et grande Histoire.

« La première partie ajoute du sens à la partie historique ». « On a l’impression qu’il y a deux romans en un » – et c’est un compliment- mais il y a « une trop grande césure, on s’attache aux personnages et après on est déçu de pas les retrouver », explique une jurée.

Ainsi attention, le résultat n’est pas toujours à la hauteur de l’effet attendu. Et ce, même quand l’écriture suit ce tempo en se différenciant d’une partie à l’autre comme pour ce roman où un juré nous dit :

Un style dense dans la première, mais une espèce de rédaction poussive dans la deuxième…

Écoutez plutôt les commentaires sur ces constructions d’intrigue en deux parties dont le rythme, hélas, ne fonctionne pas toujours à la lecture.

Cela n’a pas du tout résonné en moi. Je n’ai pas fait le lien entre les deux histoires. Il m’a manqué la transition.

Cela peut même s’avérer déstabilisant pour certains jurés :

Ça m’a laissé un pied en l’air…

Ce que reformule une autre jurée de façon moins dansante :  » le mélange ne marche pas ».

Mais comme on pouvait s’y attendre, tout ceci est une question de sensibilité personnelle et d’équilibre, car si pour l’une tel roman est « un fouillis inextricable » dans lequel elle s’est perdue et, selon ses termes, a « pataugé », l’autre trouve que « passer du coq à l’âne tend la lecture »… Alors comment trancher ?

L’histoire qui est dans nos gênes

On s’attache alors à l’essence même du roman historique. Et les débats prennent des accents macbethiens :  to be roman historique ou not to be ?

Si l’un des titres « répond aux critères » et est tout de suite adoubé roman historique par la majorité des jurés, un autre ouvrage aura bien du mal à franchir le cap : « On dirait un roman policier dont on a pas les dernières pages ». Aie, ça commence mal… car le même se voit traité de « jolie histoire d’amour dans un cadre et un contexte historique ». Mais hélas, même pour cette jurée qui s’avoue très romantique, ce roman « ne serait pas à priori classé dans les romans historiques ».

Parce que « l’insertion dans l’histoire, on n’en parle jamais ! Il n’y a aucun contexte et ce n’est peut-être même pas un roman », renchérit un autre.

Ouh là là, mais qu’est-ce donc alors ?

C’est un ouvrage documenté documentaire. Et la dernière partie ne sert peut-être qu’à pouvoir dire « c’est un roman historique ».

On vous avait prévenu ! Nos jurés sont impitoyables. Mais ils sont aussi très courageux, prêts à relever tous les défis « quand j’ai vu la taille, je ne l’ai pas laché ». Et incorruptibles  : vous l’apprendrez à vos dépens si vous essayez de leur faire dire qui est le lauréat avant le 26 février prochain.

Mais quand ils apprécient, quel enthousiasme !

Historique à 400 %. Génial parce que révélateur d’un pan d’histoire inconnue.

Ainsi, parmi les constantes qui se dégagent des discussions, il semble que plus le lecteur de romans historiques apprend, plus il est content.

« C’est le livre qui m’a le plus appris ». « Extrêmement documenté ». « Hyper informatif sur les schémas humains ». « On devrait le faire lire aux enfants » tellement c’est instructif mais « uniquement sa version expurgée alors ». Car  ce livre est « une jolie façon humaine de découvrir une horreur », précise un autre juré.

Comme lors de la précédente rencontre, il sera question de la « modernité de situations qui appartiennent au passé et qui se répètent ». Mais aussi de cette histoire que nous ne connaissons pas, de secrets ou de voiles soulevés sur certaines périodes. On parle aussi d’histoire familiale,  « c’est ma famille ! » crie une jurée,  de psychanalyse,  de « bouleversement et de désintégration », de « socle culturel », de filiation, de « vérités très dures mais bonnes à dire », de la « symbolique du 17 juin » et de « l’histoire qui est dans nos gênes et qui ressort »…

Bref de tout ce qui nous constitue notre histoire individuelle et notre mémoire collective et que les romanciers réussissent à entrelacer dans ces fictions sur fond d’Histoire.

L’attention à l’écriture

Plate, sobre, imagée, laborieuse ou épique, l’écriture ne laisse pas nos jurés indifférents. Elle provoque des passions :  « J’ai adoré sa manière d’écrire », « ce sont des mots fabuleux ». Elle déclenche des réactions épidermiques : « scotchant », abrupt », « rude »,  « violent » et « coup de poing ». Elle fait corner des pages et remonter le temps ou l’espace :   « écrit à l’ancienne »,  « plongée dans les  1001 nuits », « du Pagnol ! »

– Trop lyrique ! dit une jurée presque décue. J’ai décroché, il était si bien parti ! D’habitude je deviens le personnage. Mais là j’ai eu du mal à rentrer dedans…

– Trop de dialogues, pas assez de narration, confirme un autre. On dirait une rédaction d’un élève de première (avec tout le respect que nous devons aux futurs bacheliers 🙂

Si elle peut s’avérer décevante, l’écriture peut aussi transporter.  « Émouvante dans ses excès », il arrive même qu’elle bouscule, « percute »,  évolue et réussisse à tisser des liens intimes avec son lecteur. « J’ai beaucoup aimé la proximité, cette façon d’impliquer et d’interpeller celui qui lit ». « On a l’impression que le livre est en construction devant nous ».

Au style, certains jurés associent des atmosphères « on se croirait dans la cuisine de femmes orientales »,  des images  » les amoureux de Peynet » ou d’autres, des films, en remarquant  « une belle scène d’ouverture comme au cinéma » ou un roman qui pourrait être « Le coeur des  hommes revu et corrigé ». On établit des liens, des points communs, des oppositions d’un livre à l’autre « ce que j’ai apprécié, c’est l’éclairage d’un rebelle. Qui est l’opposé du héros du précédent (roman) ». Un début de classement pour le vote final peut-être ?

À la fin de la soirée et peut-être la faim aidant, malgré les apéricubes sur la table, le vocabulaire et les métaphores évoluent dans les discussions. Écoutez plutôt :

– J’ai été fascinée par toute cette nourriture historique.

– Elle (l’auteur) aurait dû en garder pour le deuxième ! Elle met tout dedans.

– C’est difficile à digérer.

– Le langage est cru.

– Je l’ai lu ligne par ligne, mot par mot, je me suis gavée de ce bouquin.

Intentions de vote

Avant de se séparer, un rapide tour de table donne la tendance : des romans ex æquo, des outsiders, des recalés. Mais chacun sait que sondages et intentions de vote ne sont pas toujours annonciateurs du résultat final et que l’on peut être surpris… Ainsi, tout peut encore évoluer d’ici la prochaine fois. Mais une chose est sûre, le livre gagnant sera :

Le meilleur. Un vrai roman historique avec l’Histoire avec un grand H.*

*Comme toujours, la dernière phrase de cet article est empruntée à un de nos jurés que nous remercions.

Retrouvez le précédent épisode de notre saga avec Le jury du Prix des Lecteurs de Levallois 2017, premières lectures. La suite prochainement sur Liseur… avant le dénouement le 26 février 2017 lors de la remise du Prix des Lecteurs de Levallois au lauréat !

Un nouveau petit déj’ du numérique à La Médiathèque

27 Jan rdvnumerique

Le 25 décembre dernier, vous avez peut-être trouvé dans vos souliers sous le sapin une tablette ou une liseuse. Sans doute êtes-vous déjà tout à fait opérationnel, mais il reste peut-être quelques trucs et astuces que vous pourriez découvrir pour optimiser ces outils…  Aussi, si vous ne l’avez pas encore noté, il est temps de réserver votre matinée de samedi 28 janvier pour le premier petit déjeuner du numérique de 2017.

Vos bibliothécaires seront là pour vous accompagner, vous expliquer si besoin est, mais surtout pour vous laisser expérimenter en toute aisance. Venez donc avec vos tablettes, liseuses, smartphones et portables si nécessaire ! À l’issue de la matinée, vous serez à même de …

Télécharger des livres

Vous découvrirez le téléchargement de livres, via vos ordinateurs, ou selon le modèle de vos appareils de lecture, directement sur ceux-ci. Si vous ne maitrisez pas encore toutes les étapes de la lecture de livres sur liseuses et tablettes, vous apprendrez à  créer un compte sur Adobe Digital Édition, le logiciel qui permet de gérer les droits numériques des livres fournis par La Médiathèque, à installer si nécessaire l’application de lecture adaptée sur votre appareil, puis à emprunter les livres numériques dans la limite de 3 titres en même temps. Vous saurez aussi comment vérifier votre nombre de prêts dans votre compte sur le site de La Médiathèque (nouvelle fenêtre). Enfin, en cas de forte envie de lecture, vous apprendrez à rendre vos livres de façon anticipée afin d’en télécharger de nouveaux (dans la limite de 8 livres par mois).

Une fois devenu un expert du livre téléchargé (légalement), il ne vous restera plus qu’à choisir et à lire…

Et là, vous aurez l’embarras du choix ! 547 titres disponibles au catalogue de La Médiathèque (nouvelle fenêtre), tous genres confondus, romans contemporains, polars, historiques, fantastiques, science-fiction. Amateurs de prix littéraires, vous y trouverez aussi certains des romans primés en 2016, dont le Goncourt, l’Interallié, le prix Décembre, le prix Fémina des lycéens et bien d’autres encore.

La rentrée littéraire de janvier 2017 est d’ores et déjà à votre disposition avec Daniel Pennac, Aurélien Bellanger , Tanguy Viel ou le tome 3 de la saga que tout le monde dévore, L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante.

la-terre-qui-les-separe-matar-hisham dans-la-foret-jean-egland dieu-allah-moi-et-les-autres-salim-bachi la-veille-de-presque-tout-del-arbol-victor lamie-prodigieuse-ferrante le-cas-malaussene-daniel-pennac le-dimanche-des-mres-graham-swift le-grand-paris-aurelien-ballanger lointain-marie-modiano ronce-rose-eric-chevillard trois-ex-regine-detambel une-jeunesse-perdue-jean-marie-rouartla-mort-du-taxidermiste-guillaume-le-touzearticle-353-du-code-penal-tanguy-viel

Utiliser les ressources en ligne de La Médiathèque

Pour les heureux possesseurs d’une tablette (dotée d’une connexion Internet),  vous pourrez aussi maitriser au cours de ce petit déjeuner l’écoute de musique en ligne, le visionnage de films en VOD, le feuilletage de la presse du jour, ou encore l’apprentissage de langues étrangères, ressources proposées en ligne 24h/24 via le site de La Médiathèque. Le seul impératif est alors d’avoir ses identifiants de lecteur (sur votre carte de médiathèque) et de vous connecter. Ensuite au choix, vous pourrez par exemple :

Et maintenant, rendez-vous pour votre petit déj’ à 10h30 le samedi 28 janvier à la médiathèque Gustave-Eiffel !

BONUS : les modes d’emploi Télécharger des livres : le guide (nouvelle fenêtre) et Restituer au fur et à mesure les livres que vous avez téléchargés.

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