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L’homme est-il un animal comme les autres ?

14 Fév

Samedi 16 février 2019, Jean-Baptiste de Panafieu, professeur agrégé de sciences naturelles et auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, sera présent à La Médiathèque de Levallois dans le cadre de la manifestation départementale annuelle La science se livre. Lors d’une conférence autour de son ouvrage L’homme est-il un animal comme les autres ? (nouvelle fenêtre)  il apportera des réponses et questionnera ce sujet passionnant qui s’adresse à tous : le rapport entre humanité et animalité.

Qui est Jean-Baptiste de Panafieu ?

Auteur, scénariste et conseiller scientifique, Jean-Baptiste de Panafieu (nouvelle fenêtre) a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, documentaires ou romans, sur la nature et les sciences adressés à la jeunesse et aux adultes.

Parmi la soixantaine d’ouvrages à son actif, on retiendra:  Sur les traces de Charles Darwin (Prix La science se livre 2006), Histoires de squelettes et Au temps des premiers hommes, édités chez Gallimard Jeunesse, Le bestiaire marin (Plume de Carotte), Humanimal (Gulf Stream), Les Cro-Magnon (Casterman), La grande aventure de l’évolution : Une histoire d’aujourd’hui (nouvelle fenêtre) chez Milan, Les insectes nourriront-ils la planète ?  (nouvelle fenêtre) édité au Rouergue, Évolution  (Xavier Barral) ou encore Darwin à la plage (nouvelle fenêtre). 

Invité à La Médiathèque pour la 23ème édition de La science se livre (nouvelle fenêtre), Jean-Baptiste de Panafieu donnera une conférence autour de son livre L’homme est-il un animal comme les autres ? (nouvelle fenêtre) paru en 2016 aux éditions La ville brule.

L'homme est-il un animal comme les autres Jean-Baptiste de Panafieu (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Destiné à tous les publics, cet ouvrage revient sur les fondamentaux de la théorie de l’évolution en insistant sur les liens de parenté entre les différentes espèces et nous explique le rapport entre l’être humain et les autres espèces animales :

Quelle est la frontière entre l’animal et l’humain? Quelles sont les traces de notre évolution et allons-nous encore évoluer ? Comment adapter nos modes de vie dans le respect du monde qui nous entoure? Qu’est-ce qui nous différencie réellement des autres animaux ? Qu’en est-il du droit des animaux?

Et bien d’autres interrogations mêlant biologie, anthropologie et philosophie auxquelles l’auteur répondra.

Pratique : rendez-vous à La Médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean-Jaurès) le samedi 16 février à 16 heures.

Qu’est-ce la science se livre ?

Un rendez-vous annuel …. dans toutes les bibliothèques, médiathèques, lieux culturels, centres de recherches et associations de culture scientifique du département.

Le thème pour cette 23ème édition  : les relations Humain – Animal (nouvelle fenêtre). Si Charles Darwin a contribué à changer notre vision de la nature et de la place de l’homme dans la nature en affirmant qu’il fait partie d’une très longue évolution et qu’il partage avec le reste des animaux des traits anatomiques, génétiques, comportementaux, la science aujourd’hui découvre peu à peu que les animaux pensent, apprennent, transmettent et qu’ils sont des êtres sensibles, déclenchant une véritable révolution philosophique et éthique…

Depuis le 2 février et jusqu’au 24 février, La science se livre se décline dans de nombreuses villes des Hauts-de-Seine avec plus de 150 événements autour de ces sujets passionnants : expositions, expériences, ateliers, parcours, jeux, conférences, débats, tables rondes. Retrouvez tout le programme sur le site de La Science se livre (nouvelle fenêtre) 

Merci à Patricia D. pour la rédaction de cet article

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La saga du jury du Prix des Lecteurs de Levallois 2019, interrogations

8 Fév

Un soir venteux de janvier, les douze jurés du Prix des lecteurs de Levallois 2019 ont bravé le froid et la nuit pour se retrouver à La Médiathèque afin d’ y discuter des qualités et défauts de deux nouveaux romans historiques. Comme lors des premiers débats, la question de la recherche du parfait accord entre petite et grande Histoire était au cœur de la discussion, mais ce soir, style, trame romanesque et qualités littéraires ont particulièrement retenu l’attention de notre jury.

À peine sont-ils installés que livres, notes manuscrites, cahiers et forêts de post-its apparaissent !

L’Histoire, prétexte ou contexte ?

Quand la discussion commence, on s’amuse tout de suite du fait que les deux romans de la soirée se situent tous deux dans une période historique relativement récente, période que certains autour de la table ont vécue. D’autres en ont une connaissance livresque ou cinématographique mais tous, d’une façon ou d’une autre, s’en sont fait une idée…

Ainsi, si le premier livre réveille des souvenirs, il est aussi l’objet de grandes déceptions :

On ne perçoit ni l’idéologie, ni la motivation des gens, il manque les débats et les espoirs qui animaient les gens de cette époque.

Pour cette autre, c’est même complètement à côté. Plus modérés, certains trouvent que cela peut faire écho à l’actualité, mais ce parallèle n’en fait pas pour autant un roman historique. Loin de là… car on reproche alors à l’auteur de ne montrer la période historique qu’à travers un seul évènement.

C’est juste un fait divers. Une déambulation de personnages. D’ailleurs la partie historique s’arrête à la moitié du roman.

Pour une autre, c’est une histoire amoureuse où la période historique « n’est qu’un prétexte », ce qui fait « qu ‘on ne rentre pas dans le livre, c’est fouillis ». Car de la complexité de l’époque, il ne reste que le côté libération des mœurs, ce qui génère presque de la frustration : « on monte dans le train en marche… »

Ainsi les transports amoureux ne remportent pas l’adhésion du jury, ce qui nous amène à risquer un petit conseil aux auteurs de romans historiques s’ils lisent ces lignes : le désordre, même amoureux, nuit à la lecture 🙂 Aux dires de certains jurés, il en devient même rébarbatif :

C’était un pensum, je me suis beaucoup ennuyée.

Sentiment partagé par cette autre jurée qui, elle, a été très surprise : elle s’attendait à apprendre des choses, « à du très concret » mais « tout se focalise sur une histoire de baignoire ». Cet objet qui, pour beaucoup autour de la table, prend bien trop de place – et dans le roman et dans l’appartement du héros-, occupe soudain tout l’espace des conversations.

Si cette baignoire improbable a le mérite de délier les langues et de faire s’interroger et rire, dans le livre, elle ne réussit ni à donner du sens ni à convaincre, malgré une dimension fantasmée ou symbolique que ne manquent pas de relever les jurés. Et ce qui pourrait être une fantaisie un peu surréaliste et s’avérer très créatif en matière littéraire, ne convainc pas du tout. Au contraire, elle contribue à cette impression de « surrégime, du fond et de la forme » et de « recherche d’originalité à tout prix ». Ce qu’un juré résume en :

L’auteur en fait trop.

Une courageuse se fait alors l’avocat de la défense en évoquant les personnages, dont l’un sur lequel elle a « tout misé » et qui, selon elle, apporte de véritables  « moments de grâce » au roman. Hélas, cette jurée est la seule à avoir été transportée… Aussi à la question,

-Bon alors, est-ce que quelqu’un a aimé ?

un silence quasi-unanime suit.

Les critères d’un « bon » roman historique

Après une pause cacahuètes et jus d’orange, les discussions reprennent. Et ce soir, plus on décortique les livres, plus un périmètre de définition du roman historique se dessine, s’appuyant sur les qualités des livres lus mais aussi sur ce qui leur fait défaut.

Ainsi, outre la place essentielle de l’Histoire, on se préoccupe de la construction, de la trame, de l’équilibre des parties et de la mise en perspective : « décodage historico-politique » ou « hommage sans recul » ? Il sera aussi question du « sous-texte », cet art délicat de montrer sans dire tout en restant clair… D’après ce que l’on entend autour de la table, le premier livre contient trop de non-dits, ou de présupposés alors que le deuxième est « trop explicite et se lit trop facilement ». Ce qui se traduit par deux critiques aux allures de paradoxe :  « le fait de comprendre qu’un truc s’est passé mais je te le dis pas » et « on ne peut pas lire entre les lignes ».

Dès que le débat s’égare sur le fond (« est-ce qu’on devient zinzin dans un tel contexte, quel est l’implication des pays voisins dans le conflit… ») alors qu’on analyse la forme, un des jurés recentre le débat :

– On parle d’un livre tout de même !

Rappelés à l’ordre, les sourcils se froncent.

En terme littéraires c’est très pauvre.

Et les critiques de fuser : « trame romanesque légère, style simple voire simplet, tiède, bas de gamme…  » On compare même l’écriture à celle des SAS, (la fameuse série de romans d’espionnage écrite par Gérard de Villiers vendue à des millions d’exemplaires et très critiquée pour son uniformité d’intrigue et de style).

Face à l’accusation de « personnages caricaturaux et creux », on objecte :

-C’est peut-être voulu ? demande ce juré pour qui il s’agit davantage de personnages archétypaux que caricaturaux.

Mais il n’obtient pas gain de cause, se voyant contrer d’une « je doute fort que ce livre soit construit sur cette base » (hypothèse à vérifier auprès de l’auteur lors du salon ?)

On assiste alors à un petit débat sur le style auquel on reproche de « se lire trop bien ».  Au-delà de savoir « comment des éditeurs acceptent de publier ça », se pose alors la question de la facilité de lecture et de l’exigence du lecteur. Et si certains ont du mal à dire que « c’est mal écrit », ils n’ont pas pu pour autant « dépasser ce cap » et apprécier le fond, même si, grâce au point de vue alterné choisi par l’auteur, le roman a permis à certains de comprendre la nature d’un conflit très complexe.

Au fil de la soirée, il sera souvent question de la « vérité » : est-ce romancé, fantasmé, témoigné ? Pour s’en assurer, certains ont testé « l’appel à un ami », lequel a validé les infos. Enfant du pays et de cette époque, il avait « même l’air de trouver que c’était juste ».

Plusieurs jurés se sont renseignés sur Internet où ils ont pu trouver des explications. Et comprendre que si le livre n’était pas clair, c’est parce que tous les personnages de ce roman préexistaient dans un autre  livre de l’auteur.

Donc il y a une histoire avant l’histoire !

Avouez que pour un roman historique, c’est presque un comble !

La séance se termine sur un dilemme : doit-on voter pour le livre qui répond le plus à tous les critères même si il ne nous plait pas tant que ça ? Ce serait oublier une dimension importante, celle du plaisir de lecture.

Nos jurés repartent avec deux nouveaux livres :  « plus de pages, plus difficiles à lire » estiment certains en les feuilletant déjà. Car ils sont à la recherche du roman parfait, celui qui alliera au plaisir toutes les composantes d’un roman historique.

Précédemment dans Liseur : La saga du jury du Prix des Lecteurs de Levallois 2019, interrogations

La saga du jury du prix des lecteurs de Levallois, premiers débats

14 Jan

Quelques semaines avant Noël, les 12 jurés du Prix des lecteurs de Levallois 2019 se sont réunis pour leur première véritable séance de jury. Si la première réunion avait permis au groupe de faire connaissance, cette soirée du mois de décembre a été l’occasion de passer deux premiers romans au crible des critiques, des éloges et des doutes ! Revivez en direct ces quelques heures…

À la recherche de l’Histoire

La muse Clio Legs (détail), fresque de Charles F. Comfort Bibliothèque et Archives Canada

Dès les premiers échanges,  une question va agiter la tablée : où est l’Histoire ? Prenant leur rôle très à cœur et ayant bien enregistré les consignes (à savoir que les romans sélectionnés fassent preuve d’une veine historique indéniable), les jurés semblent avoir concentré leur lecture et leur analyse sur cet aspect.

– Attention, on parle de roman « historique », objecte cette jurée à une autre qui avoue avoir été littéralement conquise par le romanesque d’une histoire qui l’a fait rêver.

– Mais justement rétorque la première, c’en est un vrai  ! Au-delà des destins individuels, on découvre l’histoire d’un pays mais aussi l’évolution des mentalités, la mutation d’une société avec l’exode rural, l’urbanisation, l’émigration…

Tous ceux qui ont bien vu la patte de l’Histoire dans ce roman acquiescent. Certains y voient même une combinaison assez réussie d’Histoire et d’évolution sociale. Petit bémol pour cet autre pour qui l’aspect historique arrive malgré tout très tard dans le roman. « Et c’est même un peu léger ». Avis aussitôt suivi par un troisième qui renchérit : « si peu explicite que ça en devient frustrant de pas savoir… »

– C’est une saga familiale avec une petite dimension historique.

La jurée qui vient de parler ne s’est même pas posée la question : pour elle, ce livre ne raconte pas d’évènements ni de faits donc il n’est pas historique. Petit brouhaha autour de la table…

– Mais non, ça part d’un phénomène historique, c’est de l’histoire actuelle, et finalement on apprend comment on vivait à cette époque !

Photo extraite du film « 12 hommes en colère » de Sidney Lumet

Ainsi pour certains, la description de l’évolution d’une société est un critère tout à fait suffisant pour donner le qualificatif d’historique à un roman. On assiste alors à un petit débat pour déterminer si oui ou non, l’évolution sociale fait partie de l’Histoire, chaque point de vue ayant ses détracteurs et contradicteurs.  Diplomate et rassembleur, un des jurés résume alors la « nature » du roman soumis à la question  :

– Un livre sociétal qui met en scène des personnages dans une période historique précise.

Alors historique ou pas ? Autour de cette table, on n’arrive pas à trancher… Selon cette autre jurée, il y a juste un contexte mais ce n’est définitivement pas historique. En riant, elle avoue alors qu’elle vient juste de terminer Les rois maudits, qui, en terme de période, de repères et d’évènements répertoriés dans les programmes d’histoire, répond davantage à sa définition du genre.

Notre juré diplomate reprend alors la parole :

– La question à se poser est de savoir si un roman est historique à partir du moment où l’Histoire est au centre de ce roman.

Silence perplexe autour de la table car à cet instant, tout le monde est d’accord pour dire que la famille est au cœur de ce roman.

– Mais le livre raconte comment les évènements de cette époque l’ont affectée, modifiée, transformée et fait passer d’un univers à un autre.

Alors pour ce juré c’est clair, ce roman possède sa part indéniable d’Histoire, et ce, même si l’auteur a fait le choix d’un focus sur une famille évoluant dans une période historique. Autour de la table, tous ne sont pas convaincus.

Ils le seront encore moins quant au deuxième roman analysé car dans celui-là, « l’histoire est vraiment en filigrane »; Mais là aussi, les avis sont aussi contrastés que sur le premier livre.

-On est d’accord ou on a un blocage, résume à nouveau notre sage juré.

-Est-ce qu’à chaque fois ce débat revient ? demande un autre.

D’après notre expérience, la réponse est oui et c’est bon signe, cela veut dire que chaque année, nos jurés se posent les bonnes questions et butent sur les mêmes difficultés : qu’est-ce qu’un roman historique ? Le livre que j’ai en mains en est-il bien un ?

Mais le risque de toute discussion au sujet d’un livre est aussi de se perdre dans son sujet et de finir par débattre du fond et non de la forme. Si l’on entend bien ce soir quelques discussions quant au bien fondé du choix de tel personnage, au manque de solidarité dans la famille, au difficile rapport colons/colonisés, ou encore quant au fait que « dans la vraie vie cela ne peut pas être comme ça », les jurés n’oublient pas ce qui constitue l’essence d’un livre (et donc ce qui doit aussi être pris en compte pour leur remettre un prix)  : sa construction, sa « voix » personnelle, son style…

Style, construction, points de vue

On se penche alors sur la forme, évoquant la construction chorale, l’histoire à plusieurs voix , le « même moment vu par différents personnages », l’imbrication de chapitres plus petits qui coupent le récit principal, les contes et poèmes orientaux enchevêtrés dans le récit, l’alternance de points de vue, le choix de raconter selon la vision d’une petite fille, ce qui permet de poser les « vraies questions ».

Puis on parle écriture et les passions se déchainent : « un style foisonnant, flamboyant, un livre qui se déguste, très coloré qui se goute, se respire… »

C’est la force du texte : aucune faiblesse, pas de chute de style, la langue est belle…

Bien sûr face à ces louanges, d’autres sont plus critiques : le foisonnement devient fouillis… Ces avis opposés deviennent encore plus marqués quand la richesse de l’écriture qui a séduit les uns semble excessive aux autres : « ça part dans tous les sens, c’est confus, on décroche ».

– Trop c’est trop, dit cette jurée.

À ceux qui parlent de « catalogue de personnages », de « style vulgaire » ou « d’écriture qui se perd dans les clichés et les répétitions », une autre jurée oppose que le style est justement parfaitement adapté au contenu : « l’écriture est faite pour accompagner et montrer ce qu’elle [l’auteur] a vécu ! » Et notre jurée de souligner l’humour et l’ironie de l’auteur quand l’auteur décrit l’atmosphère familiale, la nostalgie de l’exil ou le poids de la tradition…

Comme vous pouvez le constater, les avis sont multiples, parfois diamétralement opposés, mais rassurez-vous, toujours courtois ! Cette divergence de points de vue et d’appréciations se retrouve dans le bref petit vote à main levée qui a lieu à la fin de la séance et qui, bien évidemment, ne préjuge en rien de l’avenir mais a le mérite de pouvoir commencer à hiérarchiser les lectures dans l’esprit de chacun en vue du vote final du mois de mars.

Quand la séance se termine, chacun repart, sourire aux lèvres, avec deux nouveaux livres à lire pour la rentrée. Espérons qu’à la prochaine réunion, nous pourrons à nouveau entendre comme cela a été dit ce soir par une des jurées (fidèle à la tradition de cette saga depuis 2014, le mot de la fin revient toujours à l’un des jurés)  :

Ces lectures se dégustent 🙂

Ce qui est certain, c’est qu’elles seront l’objet de beaucoup d’attention, d’implication et de débats passionnés

Précédemment dans Liseur : La saga du jury du Prix des lecteurs de Levallois 2019, top départ.

Vœux, souhaits et bonnes résolutions 2019

7 Jan

Chaque mois de janvier sonne l’heure des vœux, des bonnes résolutions et des objectifs : pas de surprise au box office des souhaits 2019, bonheur et épanouissement y sont cette année encore en bonne position ! Mais comme chaque année, la question de la mise en œuvre de ces vœux puis de leur réalisation concrète se pose… C’est là que les livres et la lecture peuvent aider. Aussi après enquête livresque rondement menée, Liseur a noté quelques pistes pour parvenir à la félicité en 2019 !

Si l’on veut atteindre le bonheur, il semble préférable tout d’abord de se poser les bonnes questions :

Saviez-vous que l’on est en moyenne plus heureux à 60 ans qu’à 20 ou 30 ans ? Ou que le bonheur des jeunes mariés et des gagnants au Loto revient à son niveau de départ au bout de deux ans ? Saviez-vous que les gens qui ont fait des études supérieures sont moins satisfaits de leur existence ? Ou que l’argent rend plus heureux quand il est consacré aux expériences vécues plutôt qu’aux biens matériels ? Ce livre bouscule bien des idées reçues…

On peut ensuite s’appuyer sur l’expérience des anciens et relire ses classiques, car dès l’antiquité, la recherche d’un état bienheureux et équilibré était au programme, ce que nous explique l’historien Lucien Jerphagnon dans :

Les sages de l’Antiquité racontent dans leurs textes de nombreuses anecdotes, évoquent des situations réelles ou imaginaires, développent des argumentations raffinées sur le bien vivre et le bien mourir […]
Des guérisons miraculeuses au mythe de Narcisse, des fantasmes de Caligula aux rêves de Néron, des imbéciles selon Platon à la sottise selon saint Augustin, ces lectures érudites nous invitent à redécouvrir avec une nouvelle fraîcheur des sages antiques qui ne dédaignaient pas manier l’humour. (Extrait de la présentation de l’éditeur)

De l’avis général, voir la vie en rose et la prendre du bon côté aident à rendre l’existence agréable. Mais pour ceux qui ont tendance à ne voir que le verre à moitié-vide, l’exercice peut s’avérer difficile.  Grâce au livre d’Aurélie Pennel, ils apprendront comment convier l’optimisme dans leur quotidien.

Qu’est-ce que l’optimisme ? Comment changer notre regard sur les situations que nous vivons ? Comment cultiver cette attitude ? À l’aide d’exercices et d’exemples qui s’appliquent au quotidien, ce guide documenté, illustré et outillé nous met sur la voie d’une vie plus épanouie, étape par étape.

 

Collection j'arrête (livres numériques à lire en ligne sur le site de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Si être optimiste commence souvent par une formulation positive, certains, selon leur caractère, préfèreront pourtant un vocabulaire impératif à consonance négative et se pencheront ainsi sur les livres de la collection J’arrête de (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre), où ils trouveront tous les moyens d’exaucer leurs souhaits divers et variés : arrêter de râler, de procrastiner, de ramollir, de fumer, de subir son passé, de mettre fin à une habitude !

Mais atteindre l’épanouissement passe parfois par des chemins inattendus. Ainsi selon la journaliste américaine Kathryn Schulz, avoir tort pourrait améliorer nos qualités et nous rendre meilleurs.

« Si je me trompe, c’est bien parce que je suis persuadé d’avoir raison » : Kathryn Schulz part de ce paradoxe pour traquer avec humour l’erreur dans toutes les circonstances de la vie illusions, croyances, théories, passions… Elle démontre que la propension à se tromper est une condition de la pensée, indispensable à l’avancée des connaissances. Contre toute attente, l’erreur est même indissociable de nos qualités les plus précieuses : l’empathie, l’optimisme, l’imagination, la confiance, le courage.

Pour l’écrivain-journaliste britannique Tom Hodgkinson, ce serait du côté de la paresse qu’il faudrait se tourner :  véritable discipline quotidienne selon lui, elle pourrait être une des voies d’accès à la félicité.

Tom Hodgkinson nous propose un traité du plaisir, en se nourrissant de réflexions à la fois historiques, métaphysiques et littéraires. 24 chapitres, un pour chaque heure de la journée, où s’élabore une véritable contre-hygiène de vie, aux antipodes des habitudes de labeur et de consommation de nos sociétés occidentales.  Que le plaisir soit à la source du bonheur.

Pour ceux qui ne sont pas adeptes de l’oisiveté, le manque de temps et/ou de disponibilité peut s’avérer un obstacle à la réalisation des objectifs de début d’année. Les livres de la collection 2H chrono (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque) leur apprendront en 120 minutes comment mieux s’organiser, déconnecter, gagner en énergie, booster sa créativité, faire bonne impression ou encore mieux dormir… en bousculant les idées reçues, la routine et en mettant en place de nouveaux réflexes afin d’améliorer la qualité de leur vie !

Pour d’autres, le sentiment de bonheur passe par celui de la maitrise des choses et du contrôle de sa vie, notamment de son environnement : avec ce livre pratique, ceux-là pourront faire face à tous les incidents potentiels du quotidien et rester sereins en toute circonstance.

Tel un bon ami qui se lance à votre rescousse lorsque vous criez au secours, ce livre comble illico toutes vos petites lacunes grâce à 150 trucs pratico-pratiques illustrés vraiment utiles ! Avec ce petit ouvrage futé, vous ne serez plus jamais pris au dépourvu et saurez réagir comme un pro dans toutes les petites circonstances épineuses du quotidien, genre: • éteindre un feu • recoudre un vêtement déchiré • réparer un tuyau qui fuit • déboucher une bouteille de champagne • remplacer un pneu crevé […]

Attention, s’il y a bien un domaine sur lequel on ne peut exercer aucun contrôle, c’est celui de l’art  – qu’il soit plastique, littéraire ou cinématographique -, et du pouvoir qu’il a sur nous : ainsi le philosophe Markus Gabriel nous engage à en abuser sans réserve, car si les œuvres d’art ne nous rendent pas fondamentalement heureux, elles nous rendent humains.

Markus Gabriel le jeune prodige de la philosophie allemande le démontre avec virtuosité : ce n’est pas vous qui décidez si ce que vous voyez est une œuvre d’art, ni même l’artiste ou les collectionneurs, encore moins les critiques d’art ou de cinéma. C’est l’œuvre elle-même en prenant possession de vous. Car c’est vous qui vous vous exposez à elle et non l’inverse. Le Penseur de Rodin vous fait penser, Alien fait de vous l’hôte du film étrange que vous regardez et les images d’Inception s’implantent en vous, comme l’indique le titre du film…

Mais le plus sûr moyen de ne pas être dépendant de la technique ou de la technologie est de s’adonner au minimalisme, comme le prône Fumio Sasaki :

Fumio Sasaki était un homme ordinaire, stressé et constamment en train de se comparer aux autres, jusqu’au jour où il décide de changer sa vie en disant adieu à tout ce qui ne lui est plus absolument indispensable. Les effets sont remarquables : une véritable liberté, une plus grande capacité de concentration au quotidien, et un profond sentiment de gratitude envers la vie et ses proches. Dans ce livre pratique, qui fourmille de conseils précis faciles à mettre en œuvre dans notre vie quotidienne, Fumio Sasaki partage son expérience personnelle du processus de minimisation pour nous apprendre à transformer notre intérieur, mais aussi et surtout notre vie tout entière…

Enfin, notre dernière piste pour s’approcher du bonheur en 2019 est de s’autoriser un brin de fantaisie, pour laquelle vous pouvez vous inspirer de ces deux livres, celui de l’écrivain Thierry Maugenest vous emmenant à la manière de Queneau en fantaisie littéraire avec Bâchez la queue du wagon-taxi avec les pyjamas du fakir (nouvelle fenêtre) ou celui de Lulu Mayo qui explique Comment dessiner des licornes et d’autres animaux mignons (nouvelle fenêtre).

Vous voici à présent parvenus au terme de cette petite liste non exhaustive et totalement partiale, dans laquelle nous espérons que vous aurez trouvé votre bonheur. Et quelle que soit la technique employée pour l’atteindre en 2019, il ne nous reste qu’à vous adresser tous nos vœux de succès  !

Très bonne année 🙂

En passant

Meilleurs vœux !

1 Jan

L'équipe du blog Liseur vous souhaite une reès belle année remplie de lectures

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