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Nuit des musées 2017 : faites une halte chez les artistes et les écrivains !

20 Mai

Ce soir, samedi 20 mai, a lieu la Nuit des Musées 2017 qui, dans toute l’Europe, permet de passer la nuit (ou une partie) parmi des œuvres inattendues. Cette année, parmi les centaines de possibilités, nous vous proposons un petit parcours dans des maisons d’artistes et d’écrivains, dans et autour de Paris.

Commencez par le centre de Paris avec une visite à la Maison de Victor Hugo (nouvelle fenêtre) avec  Hernani by night, un spectacle déambulatoire nocturne d’après la pièce de Victor Hugo sous les arcades de la place des Vosges.

Depuis 2007, la compagnie Tout le monde dehors ! met les textes classiques dans la rue. Après Racine, Corneille et Shakespeare : Victor Hugo avec Hernani. Avec cette création, la compagnie souhaite donner une nouvelle dimension à son investissement de l’espace public en proposant un spectacle déambulatoire nocturne…

Séances d’une heure à 19h00 à 22h00.

Avant de partir, pour vous mettre en appétit, relisez quelques stophes de La légende des siècles (nouvelle fenêtre).

Passez la Seine et poursuivez par la visite de la Maison d’Auguste Comte (nouvelle fenêtre),  célèbre philosophe français,  fondateur du positivisme : découvrez l’appartement  où a vécu le  philosophe de 1841 jusqu’à sa mort en 1857 (de 18h00 à 22h00, visite libre).

Mettez dans votre poche La Philosophie des sciences (nouvelle fenêtre) pour en relire quelques passages bien sentis.

Hâtez-vous ensuite vers la Maison d’Eugène Delacroix (nouvelle fenêtre) pour la remise du très littéraire Prix de la Nouvelle Delacroix (organisé par le Musée et le Prix littéraire des grandes Ecoles)  : rendez-vous à 19h30 dans l’atelier du peintre. Profitez-en pour vous promener dans les salons avant de savoir quelle sera la nouvelle primée, la consigne étant de s’inspirer des tableaux d’Eugène Delacroix pour rédiger sa copie.

Pour vous accompagner (mais peut-être pas à emporter dans votre pérégrination à cause de son poids..), regardez la magnifique monographie Delacroix édité par Citadelles et Mazenod (nouvelle fenêtre)

Ensuite, marchez, si le temps le permet, le long de la Seine avant de remonter au niveau de La Tour Eiffel vers le Trocadéro, où vous vous dirigerez vers la Maison de Balzac (nouvelle fenêtre). Des lectures y sont proposées  : à 19h, Une passion dans le désert de Balzac – Le soldat napoléonien  et à 20h, Une passion dans le désert de Balzac – Entre féminisation de l’animal et animalisation de la femme par Françoise Gillard, comédienne et sociétaire de La Comédie-Française.

Dans vos poches, vous n’aurez que l’embarras du choix parmi les romans de la Comédie humaine mais je vous conseille Le père Goriot (nouvelle fenêtre) pour son célèbre « À nous deux Paris » de l’ambitieux Rastignac et La maison Nucingen (nouvelle fenêtre) où les arcanes et les arrangements du monde de la finance du XIXe font encore frémir le lecteur du XXIe.

Si vous vous sentez d’humeur follement balzacienne, lisez en ligne sur le site de La maison de Balzac la publication en mode texte de la première édition de La Comédie humaine, dite édition Furne, 1842-1855 (nouvelle fenêtre) 

Ensuite, quittez la ville et partez à la campagne au Musée Rodin de Meudon (nouvelle fenêtre) où vous pourrez à votre façon célébrer les 100 ans de la mort d’Auguste Rodin en redécouvrant l’œuvre du sculpteur dans l’intimité de sa demeure. Au coucher du soleil, flânez dans le jardin et faites un détour par de la tombe de Rodin, surmontée du fameux Penseur qui en fait un lieu de prédilection pour la réflexion.

Si vous êtes tenté par cette halte méditative, munissez-vous éventuellement d’un guide : Le livre de la méditation et de la vie de Krishnamurti (nouvelle fenêtre) et en ligne transformer sa vie par la méditation (nouvelle fenêtre).


CD92/Jean-Luc Dolmaire

Si le cœur vous en dit, poussez votre promenade jusqu’au Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups  et la Maison de Chateaubriand (nouvelle fenêtre), où la tour Velléda sera exceptionnellement ouverte aux visiteurs de 20h00 à 23h30.

Ce bâtiment abrite au rez-de-chaussée la bibliothèque et au premier étage le bureau de Chateaubriand. Le bâtiment doit son nom au personnage des Martyrs. C’est ici que l’écrivain, entouré de ses arbres, de ses livres et de ses souvenirs de voyages, se retirait jusqu’à douze heures par jour…

Et une fois de retour dans votre lit, si vous peinez à trouver le sommeil, plongez-vous dans Les mémoires d’Outre-tombe (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre).

Bonne nuit 🙂

Le premier mai selon Raymond Queneau

1 Mai

Aujourd’hui, 1er mai 2017, jour de fête du travail, la tradition veut que l’on s’offre du muguet, dont les clochettes graciles sont autant de souhaits de bonheur et d’avenir que l’on espère radieux. Cette année, c’est avec le romancier, poète et dramaturge adepte de l’Oulipo (OUvroir de LIttérature POtentielle), Raymond Queneau, que nous vous souhaitons un bon 1er mai, heureux, léger et fleuri !

Courir les rues, battre la campagne, fendre les flots de Raymond Queneau (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Pourquoi pourquoi pourquoi

le muguet fleurit-il chaque année

exactement le premier mai

il pourrait fleurir le jour des rois

à la Pentecôte à la Toussaint

à la Saint-Jean ou à la Saint-Glinglin

Même les années bissextiles

cette plante s’obstine

à fleurir le premier mai sans d’un seul jour décaler

sa floraison

il y a de quoi s’émerveiller

mais peut-être les fleuristes

trichent-ils

un brin

Quant à sa sœur l’asperge

elle est beaucoup plus versatile :

on la mange en toute saison

surtout lorsque mise en conserve.

Tout cela demande réflexion.

Extrait de Courir les rues, battre la campagne, Fendre les flots.

Amateurs et curieux de poésie, profitez de ce 1er mai pour aller consulter le Zoom sur la poésie sur le site de La Médiathèque (nouvelle fenêtre) et pourquoi pas, à votre tour,  écrire une ode au muguet…  Et dans ce cas, n’hésitez pas à nous faire partager votre travail du 1er mai 🙂

Un Américain à Paris : rétrospective Cy Twombly à Beaubourg

19 Avr

Il était temps ! Un des plus grands artistes américains, Cy Twombly est exposé depuis janvier au Centre Pompidou à Paris : cet artiste immense reste relativement peu connu en France, et le musée parisien nous offre cette année une magnifique rétrospective de plus de 60 ans de travail. Cy Twombly est pourtant l’un des artistes américains majeurs de la 2ème moitié du XXe. Vous avez  jusqu’au 24 avril 2017 pour le (re)découvrir.

Quels que soient les avatars de la peinture, quels que soient le support et le cadre, c’est toujours la même question : qu’est-ce qui se passe là ? […] Roland Barthes *.

Mort en 2011, Cy Twombly a traversé le siècle précédent avec une singularité et une originalité constantes, navigant entre et avec les courants artistiques majeurs : expressionnisme abstrait, Action painting, minimalisme, conceptualisme, Pop art et abstraction pure… Il est aussi l’un des plus européens des Américains (il a vécu en Europe la plus grande partie de sa vie), ce qui lui a valu quelques critiques outre-Atlantique. Son œuvre étonne (et rebute parfois) par son apparent hermétisme, par la scripturalité de ses œuvres et par ses formats monumentaux.  Mais on retiendra de ce grand artiste sa recherche permanente sur le sens profond de son œuvre : sa volonté d’écrire/décrire et de faire voir les choses.

Vidéo teaser de l'exposition Cy Twombly du 30 novembre 2016 au 24 avril 2017 (nouvelle fenêtre)

© Centre Pompidou 2016 / Cy Twombly Foundation

Peintre lettré et pétri de culture classique, il se choisit pour prénom Cy, un surnom très populaire aux États-Unis, rendant ainsi hommage à son père et au célèbre joueur de baseball du début XXe, Cy Young. Très jeune, il se passionne pour le dessin et la peinture, mais aussi pour la mythologie, la littérature, notamment gréco-romaine (son père est lui-même féru de grec et de latin) et la poésie (Mallarmé, Rilke, Keats). Son éducation artistique se fera dans le Sud des États-Unis dont il est originaire, puis à Boston, avant qu’il n’intègre la célèbre Art Students League of New York.

Grâce à sa formation, l’artiste maitrise parfaitement les techniques du dessin et de la peinture, mais aussitôt après les avoir acquis, il cherchera à s’en détacher et à désapprendre pour en quelque sorte se construire un nouveau langage artistique. À ce sujet, une anecdote raconte, que parmi ses multiples recherches pour y parvenir, il s’entrainait à peindre dans le noir, ou de la main gauche ou les yeux bandés…

Au début de sa carrière, ses peintures, déjà de grand format, sont dans un premier temps très sombres,  avant de prendre une couleur blanchâtre. D’aspect crème un peu pâteux et émaillée de signes, dessins, ratures et gribouillis, la toile semble alors recouverte d’un apprêt nacré sous lequel on devine une autre couche de vie picturale, comme un sous-texte mystérieux. À la surface, de ci de là des mots apparaissent, la plupart indéchiffrables, accompagnés de mini-dessins ou figures symboliques, posés sur la toile comme des notes en coin de page ou des listes de signes codés.

Twombly est à la recherche d’un nouveau vocabulaire pictural, quelque chose d’inédit mais aussi d’une nouvelle graphie. Taches, griffures, coulures, jetés, lettres, nom propres, vide, narration, titre et cycle en seront l’alphabet toute sa vie.

À propos de la personne : vidéo « Cy Twombly, parcours d’exposition » par Jonas Storsve. WildBox Productions (Réalisateur). © Centre Pompidou 2016.

Un artiste en recherche d’un nouveau langage

Aujourd’hui encore, les œuvres de la première salle de l’exposition pourront surprendre le visiteur. Pourtant, nous avons vu Basquiat et ses successeurs plus ou moins novateurs, et le graffiti a pris ses lettres de noblesse avant d’entrer victorieusement au musée. Mais si en 2017, on entend encore des commentaires moqueurs, on imagine sans mal combien les œuvres de Twombly ont pu déplaire en 1950… Ainsi, à l’aube d’un pop art d’apparence plus accessible que les peintures/écritures de Twombly, les critiques des années 50 ont été virulentes.

Malgré l’incompréhension du public et les refus des galeries, le jeune Twombly n’abandonne pas son objectif, creusant et fouillant sa manière de faire jusqu’à trouver son identité artistique propre. Mais peut-être la mauvaise réception de ses premiers travaux explique-t-elle les divers « fuck »  que l’on peut lire sur les toiles de cette époque 🙂

Quand on pense à la culture classique de Twombly, on ne peut s’empêcher de rapprocher les peintures de cette époque des graffitis et petits dessins plus ou moins grivois sur les forums romains et les murs de Pompéi.

D’autant plus qu’à cette époque, Twombly commence à voyager, ce qu’il fera toute sa vie. Grâce à une bourse, il découvre le vieux continent et fait son tour d’Europe dans la plus pure tradition des artistes de la Renaissance. Ses premiers voyages se feront en compagnie de Robert Rauschenberg, dont les photos rendent compte de certains travaux disparus de Twombly.

Curieux et talentueux, Twombly pratique lui aussi à la photographie, et ses photos s’organisent en composition, jeux d’espace et de lumière extrêmement construits.

Une exposition chronologique par séries

Première rétrospective de Cy Twombly en France (seuls des dessins avaient été montrés en 2004 : 50 années de dessins Cy Twombly sur le site du Centre Pompidou-nouvelle fenêtre), l’exposition de 2017 rassemble plus de 140 œuvres et s’articule de façon chronologique autour de ses grandes séries ou cycles de peintures, une façon de peindre que l’artiste a utilisée toute sa vie. Une salle a même été aménagée spécialement pour la série Fifty Days at Iliam (Philadelphia Muséum of Art, site en anglais – nouvelle fenêtre), déplacée de façon exceptionnelle à Paris. Entre les peintures, la scénographie conçue par les commissaires de l’expo intercale judicieusement photographies, travaux de recherche et sculptures. Ces dernières ont été regroupées sur un podium en longueur d’où le visiteur peut les embrasser d’un seul regard avec en toile de fond les toits de Paris.

Il est intéressant de voir que Twombly peint, avec la manière qui lui est propre, en cycles et séquences, se rapprochant ainsi de la réflexion de ses contemporains du Pop art qui, au même moment, creusent les notions de série et de reproduction issus de la société de consommation en plein essor, quand lui va chercher sa source dans  l’intemporalité et l’universalité des mythes antiques.

N’en déduisons pas pour autant qu’il vivait en marge de son temps, politique ou artistique. Il suffit de regarder sa série Nine Discourses on Commodus 1963 (appartenant au Musée Gugghenheim de Bilbao – nouvelle fenêtre) pour faire le parallèle avec la dramatique actualité des États-Unis fin 1963. Devant une des dernières toiles de cette série, on ne peut pas ne pas penser au tailleur rose éclaboussé de Jackie Kennedy et devant ces coulures et rouges empâtés, on pense à Francis Bacon et ses séries de papes ou son bœuf écorché…

Mais, en plein pop art et mimimalisme, cette série de Twombly a heurté dès sa 1ère présentation (1964) à New-York chez le galeriste Leo Castelli. Sa peinture, vue comme celle d’un dandy trop européen, a alors été très critiquée par le milieu artistique :

Double-page de l’article « Roman classic surprise  » de Valentine Lawford (Vogue US -1966) : Cy Twombly et sa femme dans leur palazzo romain.

On le dit trop chic, trop sophistiqué, en un mot, trop éloigné de l’idée que l’Amérique se fait d’un artiste américain.

écrit Jonas Storve, le commissaire de l’ exposition de Paris dans sa présentation (nouvelle fenêtre).

Aujourd’hui, on voit sur les photos un homme élégant, un peu nonchalant mais dont le regard vif traduit le bouillonnement intellectuel perpétuel. On sait en effet qu’il passait beaucoup de temps à réfléchir et concevoir ses œuvres, étant en ceci très conceptuel (bien qu’il n’ait jamais aimé être assimilé à tel ou tel mouvement). Il aurait lui-même confié que parfois l’exécution de ses oeuvres lui demandaient moins de temps que leur  maturation .

Précisons que Twombly, depuis la fin des années 50, s’était installé en Italie dans un authentique palais romain après avoir épousé l’ héritière d’une grande famille italienne, ce qui lui permettait de se consacrer pleinement à son art, mais aussi de donner libre cours à ses passions, notamment la collection d’antiques, la Méditerranée et les voyages.

Les dernières salles montrent les ultimes toiles de Twombly, de plus en plus gigantesques et colorées, avec un détour par des toiles presque japonisantes évoquant les recherches de Monet. La série Coronation of Sesostris (2000) frappe par sa lumière avec notamment cette barque de Pharaon traversant le Nil qui rappelle les couleurs de Turner.

Presque décoratives, les toutes dernières œuvres semblent finalement les plus accessibles, comme si Twombly avait trouvé son langage, unique, simple, détaché, paisible et universel, concluant ainsi avec majesté le travail d’une vie.

Pour compléter/anticiper la visite de l’exposition

Inauguré en mars 2010, le plafond de la salle des bronzes commandé par Le Louvre à l’artiste américain Cy Twombly. Maître d’œuvre : Wela productions.

  • Il faut absolument aller voir le plafond de la salle des bronzes grecs au Louvre, avec ce bleu très italien dont le très discret Twombly dira :

C’est vrai, j’ai peu utilisé le bleu, hormis ma dernière série exposée à Athènes. Pour moi, ce n’est pas le bleu de la Grèce, ni du ciel, ni de la mer. C’est le bleu de la peinture, le bleu de Giotto que j’ai recherché, un bleu simple et plein, entre cobalt et le lapis-lazuli…

propos confié à  Valérie Duponchelle le jour de l’inauguration et extrait de l’article L’été grec de Cy Twombly sur Le Figaro.Fr du 24/03/2010 (nouvelle fenêtre).

Et maintenant… c’est à vous

Si ce n’est déjà fait, bloquez une date dans votre agenda : il vous reste quelques jours pour voir cette expo unique. Tous les détails pratique sont sur la billetterie du site du centre Pompidou (nouvelle fenêtre).

*extrait de La sagesse de l’art de Roland Barthes, écrit pour le catalogue du Withney Museum (NY) en 1979.

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Les livres cultes de Yasmina Khadra

31 Mar

Au mois de février, l’équipe de Liseur a eu la chance et l’honneur de rencontrer un président en chair et en os. Malgré la popularité du titre et de la fonction dans le paysage médiatique actuel, rencontrer un président reste un privilège dont nous sommes bien conscients. D’autant plus quand ce président est un célèbre écrivain, maintes fois récompensé, lu et traduit dans le monde entier : en l’occurrence, Yasmina Khadra, qui a présidé et ouvert l’édition 2017 du Salon du Roman Historique de Levallois. En pensant à vous, Lecteurs amateurs de littérature, nous avons eu envie de lui demander de participer à l’un de nos articles…  en nous confiant les titres de ses livres préférés, ceux qui l’ont marqué, ceux qui ont construit son identité, voire sa vie.

Yasmina Khadra

Aussitôt, malgré la difficulté, l’arbitraire et l’évidente injustice faite aux absents de ce type de sélection, Yasmina Khadra a accepté, inaugurant ainsi notre nouvelle rubrique intitulée, Les livres d’un écrivain. Président d’un jour, Yasmina Khadra se trouve ainsi le parrain et la figure tutélaire présidant à la longue et belle vie de cette rubrique:-) et nous l’en remercions.

Mais écoutez plutôt sa première réaction quand nous avons ensuite discuté du nombre de titres à choisir, réduit à une petite douzaine…

Tous les romans m’ont construit… Et j’aurais du mal à en choisir 100 !

Au vu de cette réponse à laquelle nous ne pouvons qu’adhérer, peut-être aurons nous un jour le plaisir de vous dévoiler les livres cultes de Yasmina Khadra, le retour  🙂

Je me permets de citer l’écrivain lui-même pour introduire maintenant cette sélection.

Voici, arbitrairement, la liste des livres qui m’ont marqué. J’en oublie certainement beaucoup d’autres et je m’en excuse.

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Tous ces livres sont disponibles dans toute bonne médiathèque, librairie ou bibliothèque personnelle. La plupart sont à La Médiathèque de Levallois, sauf trois que nous avons déniché pour vous ailleurs 🙂

À ces auteurs cultes, Yasmina Khadra ajoute :
John Dos Passos, Joseph Kessel, Amin Maalouf … avant de conclure :

 La liste est longue.

Merci, Monsieur.

Y étiez-vous ? Premiers pas Premières pages du jour et de la nuit

27 Mar

Samedi 18 mars 2017, 15 bébés et leurs parents ont assisté à la séance mensuelle des tout-petits animée par les bibliothécaires, Premiers pas Premières pages  : au programme, le jour et la nuit… Chants, comptines et jeux de doigts, le soleil et la lune étaient au rendez-vous de cette belle matinée. Voici pour tous les bébés intéressés les titres de tous les livres qui leur ont été présentés, à lire et à relire… qu’il fasse jour ou nuit 🙂

Petite recette d’une bonne journée  : commencer avec Bonjour de Jeanne Ashbé (nouvelle fenêtre) puis chanter le réveil en lisant l’album Cocorico de Audrey Poussier (nouvelle fenêtre) .

Pour apprendre le nom des jours, réciter Le petit prince a dit  (nouvelle fenêtre) « la comptine enfantine mise en dessin » par Patrice Léo.

 

Continuer avec Une poule sur un mur de Stefany Devaux (nouvelle fenêtre) « La célèbre comptine suivie d’une belle berceuse : « L’était une p’tite poule grise qu’allait pondre dans l’église, pondait un p’tit coco que l’enfant mangeait tout chaud ! » Les illustrations de Stéfany Devaux sont un vrai feu d’artifices de couleurs tantôt gaies et toniques, tantôt avec des contrastes en demi-teintes particulièrement réussis. » (extrait de la présentation de l’éditeur) ou Tommy de bon matin de Suzanne Rotraux Brener (nouvelle fenêtre),  « une histoire douce pour les tout-petits, pour les aider à apprivoiser leur quotidien ».

Intercaler avec une comptine :

Toc, toc, toc, Monsieur pouce, es-tu là ?

Personne ! Toc, toc, toc,

Monsieur pouce, es-tu là ?

Chuuuut ! Je dors…

Toc, toc, toc, Monsieur pouce, es-tu là ?

Oui, je me lève !

Bonjour les enfants ! Bonjour Maman ! Bonjour Papa ! Bonjour grand Frère ! Bonjour petite Soeur !

Aaaaah les petits doigts sont bien réveillés, il est l’heure d’aller déjeuner !

En fin de journée, se préparer pour L’heure du bain illustrée par Jeanne Ashbé (nouvelle fenêtre).

Feuilleter Au lit tout le monde, (nouvelle fenêtre), un album d’Audrey Poussier qui explique que  » dormir avec son doudou, sa bouillotte, son traversin, ça arrive à tout le monde. Mais dormir avec sa boîte à outils, c’est un peu…bizarre… pourtant, ça peut être utile ! »

Avant de dormir, lire Fais dodo Colas mon petit frère de Delphine Grenier (nouvelle fenêtre), une version revisitée de la célèbre chanson où Colas aura bien du mal à s’endormir, car une fête se prépare pour l’anniversaire de Mamie Léonie…

Finir la journée de bébé avec une comptine Doucement s’en va le jour :

Doucement, doucement

Doucement s’en va le jour

Doucement, doucement

À pas de velours

La rainette dit

Sa chanson de nuit

Et le lièvre fuit

Sans un bruit

Dans le creux des nids

Les oiseaux blottis

Se sont endormis

Bonne nuit

Et ne pas avoir peur du noir grâce à Regarde dans la nuit, un album de Catherine Jousselme (nouvelle fenêtre) où « l’enfant peut compter, page après page, les éléments qui illuminent la nuit : 1 Lune, 2 yeux, 3 fenêtres, 4 phares de voiture, 5 lucioles et… des milliers d’étoiles »…

 

 

Un grand merci à Alvina C., Dominique S. Et Marie-Charlotte W. pour leur participation à cet article 🙂

La prochaine séance de Premiers pas Premières pages aura lieu le samedi 22 avril 2017 : inscription en ligne le samedi 1er avril sur le site de La Médiathèque (nouvelle fenêtre) ou au 01 47 15 73 40.

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