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La saga du jury des Lecteurs de Levallois 2020, mission accomplie

17 Mar

Dimanche 1er mars, dans la salle des mariages de l’Hôtel de Ville, François Garde a reçu le Prix des lecteurs de Levallois 2020 pour son roman Roi par effraction (Gallimard). À la fois consécration d’un roman et apogée d’une aventure, ce temps majeur du Salon du Roman Historique de Levallois a marqué la fin de mission de 12 valeureux jurés après plusieurs mois de lectures, de débats fiévreux et d’interrogations subtiles sur ce qui fait l’essence et la substantifique moelle d’un roman historique  !

Mais revenons quelques heures avant la remise du Prix… Pour cette dernière réunion, nos jurés sont très en avance. Le moment est d’importance… Dans le calme, ils s’installent autour des tables où trône l’urne entourée des livres en lice pour le Prix.

Certains compulsent leurs notes, d’autres échangent à voix basse mais rien ne filtre de leurs intentions de vote.

Ultimes débats et vote

Quand la séance commence, après un rappel des règles du scrutin 2020, les jurés sont invités à revenir en quelques phrases sur chacun des livres de la sélection. Si bien sûr, on entend ce qui avait été plus longuement développé au cours des réunions précédentes, des critères nouveaux font leur apparition :

La question de l’ordre de lecture. D’après certains, les romans lus en début de sélection auraient ainsi bénéficié d’un effet de surprise, voire d’un esprit critique moins aiguisé, qui aurait placé ces livres dans les favoris alors que les critères de lecture se sont affinés au fil des réunions. Ainsi un titre lu au début garde tout son potentiel d’intérêt mais, à la lueur des lectures suivantes, a perdu des points en matière de plaisir romanesque et historique. Si bien que plusieurs jurés ont dû revoir à la baisse ou à la hausse leurs premières évaluations, mais c’est là le jeu de tout classement qui s’échelonne dans le temps, n’est-ce pas ?

La question de l’utilité. C’est un critère que nous n’avions pas encore vu s’affirmer dans les débats : présentant quelques similitudes avec le célèbre sophisme de Socrate et du chat de Ionesco*, ce critère établit comme postulat que « donner un prix » revient à « mettre un livre en lumière », donc à « défendre une cause », d’où la notion d’utilité. Ainsi un roman qui permettrait à tous de se confronter à un sujet d’actualité via l’histoire passée d’un personnage inconnu pourrait être « utile ». Ce qui, en réalité, rajoute de la complexité aux débats, puisqu’outre celle du terme « historique », il faut désormais s’accorder sur la définition de l’utilité !

*Pour mémoire : « Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat ».

La question de l’émotion à la lecture. Ce n’est pas un critère nouveau mais au fil des prises de parole, il revient en force, et notamment dès qu’il s’agit du plaisir de lire qui, rappelons-le, est le critère qui peut obtenir le plus de points sur la grille d’analyse qui a été remise en début d’aventure à nos jurés. Ainsi pour être lauréat, un livre doit « emporter », « enthousiasmer », « avoir du corps », « susciter l’empathie »,  « enivrer », « enflammer »…

Enfin à quelques minutes du vote, on s’accorde sur la multiplicité du, ou plutôt des, romans historiques :

Il n’y a pas qu’une façon d’être historique !

Vous l’aurez compris : à ce moment-là tout est en place pour un scrutin passionné !

En effet, après plusieurs tours, beaucoup de discussions, de convictions et de stratégies, un roman est élu.  Et durant quelques heures, jusqu’à cet après-midi historique du dimanche 1er mars 2020, son titre et le nom de son auteur resteront un secret absolu, conservés par 12 vaillants et loyaux jurés.

Le jour J

Le jour du Salon, ils sont tous là, sourire aux lèvres et leurs livres sous le bras pour aller les faire dédicacer. Au cours de deux rencontres animées par la journaliste Karine Papillaud, chacun des auteurs de la sélection du Prix des lecteurs de Levallois 2020 est invité à parler de son roman : de sa genèse au point final, en passant par les inspirations, les recherches, les motivations ou leurs autres écrits, chaque livre est ainsi décrypté par son propre auteur. Assis au premier rang, nos jurés sont tout ouïes, cherchant des confirmations ou des réponses aux questions qu’ils avaient pu se poser.

Puis le grand moment arrive  :  les sept auteurs un peu tremblants sont tous sur scène, accompagnés à présent de Stéphane Decreps, adjoint au Maire à la culture, de Sophie Perrusson, directrice du Pôle Savoirs et Patrimoine, et de la porte-parole du jury 2020. C’est à cette dernière que revient l’honneur de révéler le nom du lauréat. Encouragée par les regards solidaires des autres jurés, elle décrit alors avec talent, finesse et éloquence l’expérience de ce jury, une aventure humaine, littéraire et historique incroyable, rappelant que les 12 jurés étaient aussi 12 lecteurs « comme les autres », qu’ils sont arrivés avec leurs idées, leurs envies, leurs goûts et qu’ils ont appris au fil des mois à se connaitre par ce biais très intime qu’est la lecture. Émaillant avec humour son discours de discrètes références à chacun des titres sélectionnés, elle termine en remerciant les autres jurés de l’avoir envoyée sur scène ainsi que Sophie Perrusson et l’équipe de La Médiathèque pour l’accompagnement du jury tout au long des séances. Ses derniers mots vont aux sept auteurs dont :

Les mots qui nous ont emportés resteront gravés comme le restera la chair de cette belle aventure.

roi par effraction de françois Garde (catalogue de La Médiathèque- nouvelle fenêtre) Après une salve applaudissements, elle nomme le lauréat : François Garde pour son roman Roi par effraction. Les applaudissements redoublent. Tandis que les autres romanciers regagnent la salle, l’heureux élu reste sur le podium.

– Vous êtes heureux ? lui demande la journaliste.

– Comment ne pas l’être ?

L’écrivain explique alors que pour lui, il existe deux sortes de prix, ceux décernés par la profession et ceux par les « vrais gens ». Aussi ce Prix des Lecteurs de Levallois le touche particulièrement. Du discours de la représentante du jury, il retiendra l’émotion, le partage et le plaisir de lire, et il est heureux de constater que « la lecture recrée du lien social ».

Par passion, vous avez lu ces livres et vous avez échangé. C’est pour ces belles soirées partagées ou solitaires que nous [les auteurs] écrivons.

Quand Stéphane Decreps lui remet la récompense au nom du partenaire du Salon So Ouest, le romancier remercie puis plaisante à propos de la taille géante du chèque.

Et c’est ainsi que l’aventure du Jury du prix des lecteurs de Levallois 2020 que vous avez suivi depuis leur première rencontre se termine  ! C’est avec un peu de nostalgie que nous les quittons mais en les remerciant sincèrement pour leur implication, leur investissement, leur curiosité, leur envie d’apprendre, leur capacité à se remettre en question, leur humour, leur enthousiasme, leur esprit critique et leur constante bienveillance.

Nos félicitations vont à l’auteur lauréat, François Garde et notre admiration sincère aux sept auteurs sélectionnés, Georges-Marc Benamou, Michel Bernard, Claire Berest, Jean-Paul Delfino, Brigitte Kernel et François-Guillaume Lorrain.

Terminons cet article par une photo souvenir : celle de nos jurés (qui ont accepté que cette photo soit diffusée ici). Nous les en remercions vivement ainsi que pour leur participation active à La saga du Jury du Prix des lecteurs de Levallois 2020 que ce soit pour l’inspiration, les dialogues, les décors et les costumes !

 

Premiers pas premières pages chante dans la neige !

14 Mar

Pour leur premier rendez-vous de l’année 2020, la rencontre mensuelle des tout petits de 9 mois à 3 ans, Premiers pas premières pages, a réuni à La Médiathèque 15 tout-petits et leurs parents. Tous ont apprécié chansons et comptines autour de la neige et de l’hiver. Voici les mélodies et les albums qui les ont fait applaudir et grelotter !

La séance commence avec une chanson : Neige, neige blanche.

Neige neige blanche, Tombe sur mes manches

Et sur mon tout petit nez, Qui est tout gelé

Neige neige blanche, Tombe sur ma tête

Et sur mes deux gros souliers, Qui sont tous mouillés

Neige neige blanche, Viens que je te mange

Pose toi tout doucement, Comme un p’tit fondant

Roule, boule de neige Eriko Kishida (catalogue de La Médiathèque- nouvelle fenêtre) Vient ensuite Roule, boule de neige d’Eriko Kishida (nouvelle fenêtre ) l’histoire d’une luge bien trop chargée, dont les passagers tombent les uns après les autres… et roulent,roulent dans la neige et se transforment en … bonhommes de neige !

 

On continue en musique avec Un bonhomme de neige est né : 

Dans le jardin d’à côté, Un bonhomme de neige est né (bis)

Un chapeau et un balai, Une carotte pour le nez

Un cache-nez autour du cou, Pour les yeux deux petits cailloux

Dans le jardin d’à côté, Un bonhomme de neige est né (bis)

Il dit bonjour aux passants et, Fais des blagues aux enfants,

Il s’amuse à s’écrouler, Pour qu’on vienne le réparer

Dans le jardin d’à côté, Un bonhomme de neige est né (bis)

Monsieur Neige de Guido van Genechten (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre)L’histoire de Monsieur Neige de Guido van Genechten (nouvelle fenêtre) évoque le plaisir des jeux d’hiver et les batailles de neige. Le personnage central de cette histoire est un bonhomme de neige pas comme les autres car qui aurait cru qu’un bonhomme de neige serait capable de peindre, de danser, de chanter, d’aimer et de réaliser plein d’exploits ? Monsieur Neige est un champion !

On entonne ensuite la comptine Flocon de neige :

Il a neigé…juste un flocon

Un seul, vous dis-je, tout blond, tout rond…

Flocon de neige ou de coton.

Il s’est posé sur mon balcon !

Il est resté…juste un moment.

Un peu perdu, tout rond, tout blanc,

Et puis, parce qu’il faisait trop bon,

il a fondu comme un bonbon

Non de Claudia Rueda (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre)L’album Non de Claudia Rueda (nouvelle fenêtre) obtient un franc succès avec les aventures d’un petit ourson qui n’écoute pas ce que lui dit sa maman »L’hiver arrive, il va faire très froid, il faut rentrer » et préfère jouer avec les flocons, se sent plus fort que la tempête de neige et n’a peur de rien…

On peut alors fredonner en chœur la chanson Dans mon igloo :   

Dans mon igloo, Gla gla gla

Dans mon igloo Il fait froid, des fois (refrain)

Heureusement que j’ai mes bottes, Heureusement, j’ai ma culotte

Ma culotte en peau d’caribou, Qui me tient chaud jusqu’aux genoux

Refrain.

Heureusement, j’ai mes chaussettes, Heureusement elles sont très chouettes

Je les tricote en poils de loup, Elles me tiennent chaud comme un doudou…

Gros ours, il fait froid ! d'Émile Jadoul (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Avec Gros ours, il fait froid ! d’Émile Jadoul (nouvelle fenêtre) , on suit pas à pas un ours de retour chez lui entend de drôles de bruits. Que se passe-t-il  ? Un rocher qui grelotte, une feuille qui parle, une souche d’arbre qui éternue ? Les rabats que l’on soulève permettent de voir ce qui s’y cache.

La chanson La neige tombe sur mon nez permet de nommer, repérer et chanter les différentes parties du corps :

Regarde dans la neige d'Emiri Hayashi catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)Le petit lapin tout doux de Regarde dans la neige d’Emiri Hayashi (nouvelle fenêtre) accompagne les enfants pour compter, page après page, les animaux et les objets qui illuminent la neige : 1 cerf, 2 oursons, 3 oiseaux, 4 marmottes, 5 écureuils et… des milliers de flocons !

 

 

Le jeu de doigts Petit pouce dans la neige fait rire aux éclats :

Une dernière chanson avant de terminer, que petits et grands connaissent  : Chanson pour les enfants, l’hiver, le célèbre poème de Jacques Prévert, mis en musique de Joseph Kosma et ici chanté par Les Frères Jacques.

Et quand chacun s’apprête à renfiler bonnet, moufle et manteaux pour repartir, l’album Bien au chaud pour l’hiver de Tomoko Ohmura (nouvelle fenêtre) clôt la séance.

Bien au chaud pour l’hiver de Tomoko Ohmura (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

Et maintenant c’est à vous de lire, chanter et taper dans vos mains ! 

Merci à Alvina C. et Fanélie B. pour leur contribution à cet article.

La saga du jury du Salon du Roman Historique 2020, dernières passes

28 Fév

Au tout début du mois de février, le jury du Salon du Roman Historique de Levallois 2020 s’est réuni pour débattre des deux derniers romans de la sélection : deux livres aux ambiances et époques bien différentes ont ainsi été l’objet de discussions, analyses, interrogations, critiques mais aussi éloges ! Mais cette rencontre a aussi été l’occasion de commencer à affûter ses arguments pour la séance finale et décisive, celle du vote qui aura lieu juste avant le Salon…

Ils sont tous à l’heure, bien installés avec leurs livres et leurs notes devant eux. Construites au fil des séances, des affinités se sont créées, mais on peut surtout remarquer l’atmosphère générale de détente et de complicité qui règne autour de la table et se traduit par des rires et des plaisanteries. Mais dès que le débat commence avec le premier livre, le sérieux, la conscience de l’importance de la mission et le professionnalisme de nos jurés reprennent leurs droits.

Pouvoir d’attraction

– J’ai découvert un auteur, une écriture et un message avec ce livre.

D’entrée de jeu, le ton est donné : « une vraie révélation » pour cette jurée qui bien qu’elle ait d’abord eu un peu de mal à y entrer, le temps de se familiariser avec la manière d’écrire, est tout à fait entrée dans l’histoire.

« J’en suis sortie plus riche qu’avant ». « J’ai eu de mal à en sortir » ou encore « j’avais envie d’y retourner ».

L’emploi récurrent de ces verbes de mouvement semble montrer combien l’univers du livre est prégnant, constituant presque un lieu clos, une parenthèse d’Histoire dans laquelle on pénètre, s’installe, ressort et quitte le présent avant d’y revenir, attiré et séduit. Ce qu’un des jurés exprime en parlant du « pouvoir d’attraction de ce roman » avant d’ajouter :

C’est un des livres où il y a le plus d’émotions à la lecture.

Plusieurs jurés confirment en effet que malgré un sujet rébarbatif et un plaisir de lecture sur lequel ils n’auraient pas parié, le résultat est là  : un livre passionnant tant du point de vue de l’histoire racontée que du style.

C’est un livre que je mets en haut du podium !

Parlons d’abord du récit : deux temporalités qui se succèdent, avec une première partie qui est presque une enquête et une deuxième plus dense, plus difficile. C’est un livre qui demande de la concentration, « on ne peut pas le lire dans le métro » (notez la référence au moyen de transport qui reviendra plus tard comme un critère déterminant). Sa densité est ce qui fait sa difficulté mais cela semble vite oublié grâce à la composition et l’écriture. Du côté de la construction, « c’est très fort » entend-on, car le personnage historique central « n’est pas là », « on ne le voit exister qu’en filigrane dans tout le récit ». La dimension artistique qui s’entremêle à l’historique apporte un plus à la composition en deux temps. « Tous les autres personnages sont très bien décrits, très fouillés », notamment un peintre qui a séduit beaucoup de jurés, une coquette maîtresse à la vie trop courte, un moine acharné et tenace…

Du côté de l’écriture, tout le monde, ou presque, s’accorde sur son style impeccable, son classicisme, son côté « positivement suranné » qui donne parfois « l’impression de lire un grimoire », sa fluidité, sa poésie, sa finesse, mais aussi sa densité, ce qui pour certains constitue malgré tout un frein à la lecture.

Chute et fin

Ainsi ne croyez pas que ce livre ait été apprécié par tout le monde. En effet, une jurée avoue avoir été complètement imperméable et n’avoir même pris aucun plaisir à la lecture : trop de personnages, une époque mal-aimée, un style rebutant… Un autre n’a été ni « capté » ni « transcendé »,  le livre lui étant « un peu tombé des mains ». Et pour cet autre encore, la lecture de ce livre a même été une déception ! Et tout lecteur sait que les déceptions littéraires sont douces-amères… Ainsi ce juré s’en veut d’avoir été « trop bête de croire qu’il y avait une intrigue ». De plus, pour lui, « ce livre n’a pas de chute ». Et sans chute, cela ne peut en aucun cas être un roman. « C’est un documentaire très bien écrit ». Sic.

Et ce même juré de s’interroger : « pourquoi écrire un roman s’il n’est pas bâti ? » Sous-entendu : s’il n’a pas de dénouement ni de véritable final ?

– Mais pas du tout, tout ce qu’on peut regretter est qu’à la fin, les méchants ne soient pas punis !

D’autres jurés ne sont pas non plus d’accord parce que, d’une part, « le roman est bien construit », et d’autre part, que la fin de l’histoire racontée nous est à ce jour bien connue, puisqu’elle « figure dans tous les manuels d’histoire ».

Mais une jurée rebondit sur cette impression d’inachèvement et de frustration : si elle a apprécié la chronique judiciaire et la volonté de faire revivre « la mémoire oubliée », elle aussi a été gênée par la fin, d’autant plus que les dernières lignes sont consacrées à des personnages secondaires. Si bien que quand on le referme, on se dit que « c’est finalement un roman très fourni, très concentré mais où il manque quelque chose ».

– On est à la fois dans le procès et jamais complètement dedans, ajoute-t-elle, revenant ainsi sur cette notion d’intérieur et d’univers clos propre  à ce roman.

À portée d’enfant

Le second livre de la soirée ne soulève pas l’enthousiasme général. Pour la plupart, on y apprend rien ou trop peu: « je connais bien cette période et j’en attendais beaucoup ». Quant à ceux qui connaissaient mal les détails de cette partie de l’Histoire de France, ils sont restés sur leur faim, même si d’autres trouvent que c’est malgré tout « une introduction un peu différente » à ce moment troublé de l’Histoire. Mais beaucoup disent ne pas avoir été « embarqués », ni avoir ressenti « l’émotion du petit garçon dans ce contexte si particulier ».

D’autres sont même plus sévères, parlant d’une succession d’anecdotes et d’un manque général de profondeur. Selon la plupart des jurés, cette impression de superficialité est due à une construction morcelée, un découpage en chapitres très courts, « trop courts », ainsi qu’à une « chronologie décousue », une « composition catastrophique », un « déroulé sans logique » et un « contexte pas clair »…

– C’est tronçonné.

D’autant plus que les chapitres titrés de façon narrative, qui rappellent un peu les contes à l’ancienne, « racontent tout ». Si un juré fait alors remarquer que c’est justement comme ça que l’on écrivait à l’époque, cela ne suffit pas à compenser l’effet négatif de cette architecture littéraire.

– On dirait Friends (Ndlr : la célèbre série des années 90), ça a un petit côté moderne qui dessert le roman.

Et à en croire certains, cela lui nuit même carrément puisque ces chapitres « flashs » empêchent toute profondeur du propos. « C’est une succession de « scénettes » à lire dans le métro » (critère qui semble d’importance ce soir, aussi amis auteurs, si vous lisez ces lignes, pensez bien au contexte de lecture de votre livre lorsque vous l’écrivez  !)

On a envie que ça aille plus loin mais il n’y a rien derrière.

Malgré tout, d’autres y voient un aspect pratique. « Ça avance bien ». « On le lit avec plaisir même si ce n’est pas la grande apothéose ». On peut même « le lire au hasard en piochant dans les chapitres ». Point positif : « cela donne envie de le relire » mais cette jurée conclut :

– C’est à portée d’enfant.

– Et si justement c’était ça le propos du roman ? s’interroge alors un juré. On est à niveau d’enfant : on a un regard d’enfant sur l’époque.

Ainsi, quelques rares jurés ont été sensibles à l’atmosphère, à l’évolution du personnage et à la façon dont l’auteur a su faire ressentir la solitude de l’enfant. À ceux qui objectent que cela manque d’analyse et que l’on ne sent pas suffisamment le chaos et le tumulte de la période, les partisans de ce roman répondent que ce n’était peut-être pas l’intention de l’écrivain.
Et la discussion se termine avec cette interrogation :

Mais qu’est ce que l’auteur a voulu écrire ?

Une question à lui poser dimanche 1er mars lors du 9ème Salon du Roman Historique de Levallois !

Précédemment dans Liseur : La saga du jury du Prix des lecteurs de Levallois 2020, En route pour l’aventure, Rendez-vous avec la passion, Discussions intenses

Les livres cultes de Paul Gréveillac

21 Fév

Livres de chevets, objets tutélaires, miroirs et/ou formateurs, ceux que l’on écorne, relit ou souhaite relire, ceux que l’on emmènerait sur cette fameuse île déserte où l’on aurait plein de temps pour lire… tout lecteur a en tête un ou plusieurs romans qui l’ont accompagné, enthousiasmé, ému, transformé. Et comme les écrivains sont des lecteurs comme les autres, ils ont eux aussi leurs livres préférés !  Ainsi, après les livres cultes de Yasmina Khadra puis de Jean-François Roseau, voici ceux de Paul Gréveillac, l’auteur lauréat du Prix des lecteurs de Levallois 2019 pour son roman Maîtres et esclaves : quinze titres qui ont marqué sa vie, son œuvre et peut-être fait naître son désir d’écrire.

À notre invitation à partager ses lectures dans le cadre de notre rubrique Les livres d’un écrivain, Paul Gréveillac a tout de suite accepté de se plier à l’exercice et nous l’en remercions.

Si vous ne connaissez pas encore Paul Gréveillac

Il n’a même pas 40 ans et déjà trois romans publiés dans la prestigieuse collection blanche de Gallimard :

Primé à Levallois au printemps 2019, son roman Maîtres et esclaves (nouvelle fenêtre) était passé à deux doigts du Goncourt automnal avant de recevoir le prix Jean-Giono en décembre (voir l’article du 5/12/2018 par Mohammed Assaouï sur Lefigaro.fr -nouvelle fenêtre). Au-delà de thématiques passionnantes où expérience communiste et processus artistique s’entrecroisent avec brio, c’est par un style d’apparence très « classique » que Paul Gréveillac étonne et accroche son lecteur.

Mais ne vous y trompez pas, vous ne lirez pas ici un Flaubert réchauffé, ni même un Michon ou un Bergounioux, mais un travail du style qu’on qualifie avec facilité de « classique », en réalité profondément modernes, bien qu’on y retrouve une structure et des procédés communs aux œuvres dites classique. Les premières phrases sont caractéristiques de ce style « Greveillac » : « Le brouillard faisait au monde une page blanche. Laiteuse. Opaque. ». Un travail poussé du rythme, de la métaphore, de la symétrie brouillard/opaque excentrée par des jeux de matière autour de la couleur blanche/laiteuse. (extrait de l‘article « Paul Gréveillac : La plume et le pinceau » par Marc-Antoine Faure sur Zone critique publié le 2/2/2019- nouvelle fenêtre)

Ces livres qui l’ont marqué et qui l’accompagnent toujours

Tous les livres de chevet de Paul Gréveillac sont disponibles dans toute bonne médiathèque, librairie ou bibliothèque personnelle. La plupart sont à La Médiathèque de Levallois, excepté trois que nous avons trouvé dans des bibliothèques voisines (pour les Parisiens)

N’hésitez pas à vous inspirer des lectures de Paul Gréveillac pour enrichir ou compléter les vôtres et bonne lecture !

Une rencontre avec Paul Gréveillac à ne pas manquer

Paul Gréveillac sera à La Médiathèque le jeudi 12 mars 2020 pour Carte blanche à un auteur, le rendez-vous spécial de Cin’Eiffel (nouvelle fenêtre) où un romancier présente et commente son film préféré : il a choisi pour nous Taxi Blues de Pavel Lounguine.

D’ici là, bonnes lectures !

Les romans d’amour des bibliothécaires

14 Fév

L’amour se chante, se danse, se peint, se joue, s’écrit, se filme, se scénarise, se met en scène, se sculpte, se dit, se raconte et se lit ! Après Romans d’amour les classiques puis Si on parlait de romans d’amour, voici les romans d’amour qui ont marqué les bibliothécaires, qui sont aussi de grands lecteurs. Et comme ils sont nombreux, la liste est longue mais passionnante !

Pour commencer, citons Georges Sand (dans Histoire de ma vie) :

Je ne vois pas où est le catéchisme de l’amour et pourtant l’amour, sous toutes les formes, domine notre vie entière : amour filial, amour fraternel, amour conjugal, amour paternel ou maternel, amitié, bienfaisance, charité, philanthropie, l’amour est partout, il est notre vie même.

Les valeurs sûres du roman d’amour, entre souffrance et rédemption

Auteur des Hauts de Hurlevent, Emily Brontë livre un texte où passion et mort se tressent à une furieuse envie de liberté. Salué par G. Bataille comme « le plus grand roman d’amour de tous les temps », Lydie Salvayre et Christine Jordis évoquent Heathcliff, Catherine et leurs amours scandaleuses. (présentation de Emily et les Hauts de Hurlevent, épisode 2/4 de l’émission Les sœurs Bronté dans l’émission La compagnie des auteurs à écouter sur France culture – nouvelle fenêtre)

Singulier au sein du cycle auquel il appartient, La Faute de l’abbé Mouret aura eu le mérite d’essayer un style nouveau, moins cru et plus lyrique. Zola y rappelle qu’il est un écrivain tout autant capable de faire le portrait des âmes que de se lancer dans des brûlots sociétaux (extrait de l’article de Loic Blavier sur Tortillapolis.com- nouvelle fenêtre)

Publié en 1774, ce roman épistolaire, influencé par La Nouvelle Héloïse de Rousseau, est l’œuvre d’un étudiant en droit de 25 ans, remarqué pour ses premiers poèmes. Lors d’un séjour à la campagne, le jeune Goethe fait la rencontre d’une ravissante jeune fille, Charlotte Buff, dont il tombe amoureux. Mais celle-ci est déjà fiancée et bientôt mariée… Extrait de la présentation de l‘émission « Ça peut pas faire de mal, une heure de lecture par Guillaume Gallienne » diffusée le 18 février 2012 à réécouter sur sur France inter – nouvelle fenêtre)

Un classique à lire en écoutant Joy Division ou Nirvana selon nous !

  • Le Meunier d’Angibault de George Sand

Une merveilleuse histoire d’amour qui met en scène des personnages qui veulent vivre et s’aimer sans considération d’argent ni de classe sociale….  En toile de fond, le Berry profond du XIXème, bien sûr, comme dans toute l’œuvre de George Sand, où évoluent  paysans enrichis,  aristocrates arrogants et gens simples au coeur du monde campagnard. Un roman d’amour mais aussi un roman social qui dénonce la hiérarchie sociale fondée sur l’argent. Un classique à découvrir. (avis de Patricia P)

Ce qui m’a plu dans ce roman… Tout ! Pour commencer, le contexte historique est riche d’enseignements parce qu’il a engendré beaucoup de changements qui finalement, ne sont pas si vieux que ça. Et pourtant, quand on lit ce roman, on a un peu l’impression que l’histoire est vieille en raison des différentes traditions: l’esclavage, mais aussi le fait qu’une femme enceinte devait cacher son état, que l’on se mariait par obligation et/ou devoir et non pas par amour, qu’une fille était qualifiée de vieille fille à 25 ans à peine ou encore qu’une femme ne devait pas travailler. (Extrait de l’aricle de Gwen sur le blog Les mots de Gwen – nouvelle fenêtre)

Véritable jeu d’orgueil et fierté, ce roman résume un siècle de privilège, de codes et de traditions… il me en exergue la pression pesant sur les femmes de l’époque de prendre un mari, et la pression sociale du jeu des rangs et des mésalliances. Mais la force des « premières impressions », le refus que l’on a à s’en éloigner, demeure un thème éternel, que Jane Austen traite avec humour et talent. Elle promène son personnage, Elisabeth, d’un extrême à un autre, dans un siècle de convenances et de contradictions (extrait de l’article « Un peu de littérature à l’anglaise, « Orgueil et préjugés » de Jane Austen » par Madame du B sur le blog Mediapart- nouvelle fenêtre)

Les fascinants et les tourmentés

Anna Karénine, voilà un titre bien trompeur. On présente souvent le livre de Tolstoï comme le roman de l’adultère, en le mettant en parallèle avec Emma Bovary de Flaubert. Bien plus qu’un roman sur l’infidélité d’Anna Karénine, le lecteur voit s’étaler devant lui une véritable fresque dôtée d’un souffle romanesque admirable. (extrait de l’article de Nadège sur le blog Les mots de la fin.fr – nouvelle fenêtre)

  • NNadja de Breton (catalogue de La Médiathèque- nouvelle fenêtre)adja (nouvelle fenêtre) de Breton

Le récit de cette aventure amoureuse a fasciné des décennies de lecteurs. Nadja est «celui des ouvrages de Breton qui a sans nul doute provoqué et provoque encore chez le lecteur l’ébranlement le plus profond, où se mêlent l’admiration et une émotion complexe pouvant aller jusqu’au malaise».  Frédérique Roussel dans son article « Nadja, Breton à la folie » part à la recherche de cette « star de l’ombre » dont la  « brève aventure avec l’auteur surréaliste a bouleversé l’existence d’une jeune femme, qui rêvait de tenter sa chance à Paris » (extrait de l’article publié sur Next Libération le 9 août 2019- nouvelle fenêtre)

La qualité la plus importante du livre est la lecture d’un triangle œdipien entre le maître, sa femme et le disciple. La passion est là. Comme une lave sous-jacente. Confus, les sentiments s’entremêlent… (extrait de l’article de Patrick Ottaviani sur le site Encres vagabondes – nouvelle fenêtre)

 

Ce n’est d’ailleurs pas le moindre des mérites d’Alain-Fournier d’avoir su conférer aux pages d’un roman grave de toutes les interrogations humaines, la fraîcheur, le mystère et la grâce des aventures enfantines. Cette capacité du Grand Meaulnes à ranimer en chacun le souvenir des livres aimés dans l’enfance, de David Copperfield à Tom et le jardin de minuit de l’écrivain anglais Phillipa Pearce, publié chez Fernand… en passant par Le Cirque Piccolo de Marguerite du Genestoux, Hachette, 1934 ou La Belle au bois dormant, n’est sans doute pas étrangère à la fascination qu’il exerce sur des générations de lecteurs (extrait de l’article très complet « Lecture et écriture dans Le Grand Meaulnes » écrit par Sylvie Sauvage dans la Revue d’histoire littéraire de France, ) retrouver en ligne sur Cairn Info – nouvelle fenêtre)

  • Victoria de Knut Hamsun

Décidément, je dois vraiment aimer Knut Hamsun. Car il y a, dans ce roman, toutes les ficelles et les ingrédients de l’intrigue amoureuse romantique comme on en a écrit à la pelle au XIXº siècle et qui, d’habitude, me font bailler d’ennui. Tous les clichés y sont, il faut avouer : amour d’enfance qui perdure à vie, barrière sociale, rivalité d’un pauvre et d’un riche soupirants, fierté mal placée, quiproquo, on se rate d’un cheveux, et au moment où tout est possible, on meurt… Bref, tout y est, en vrac : des bouts de Hauts de Hurlevent, Niels Lyhne, Werther, la Nouvelle Héloïse, même la tuberculose est au rendez-vous  ! Et pourtant il n’y a rien de niais chez Hamsun, déjà parce que l’amour, chez lui, est à cent lieues des suavités fadasses de l’amour chaste entre deux ingénus rougissant. Extrait de l‘avis de Sandrine sur le blog Vita nova – nouvelle fenêtre)

Les graves et malicieux

Ce roman nous rappelle que nos vies peuvent changer du jour au lendemain en fonction de nos choix, de nos convictions, mais malheureusement par des actions indépendantes de notre volonté. Comment continuer de vivre après la perte de ceux qu’on aime ? Peut-on vivre sans aimer ? Peut-on vivre sans être aimé ? Des questions qui nous viennent pendant la lecture de ce fabuleux roman » (avis de Cécile P. sur le site de La Médiathèque)

Un livre magnifique, surprenant et j’aime quand les auteurs arrivent à me surprendre. Quand le roman est bon et quand plus, il y a un petit truc en plus auquel vous ne vous attendiez pas, c’est juste merveilleux. Un beau coup de cœur qui a su énormément me toucher avec une héroïne solaire qui éblouit le roman. (Extrait de l’avis écrit par Beli sur le blog Livre sa vie– nouvelle fenêtre)

 

Une comédie musicale comme savent les faire les Américains ! Voilà à quoi ce livre m’a fait penser. Vous connaissez comme moi la recette : une histoire à l’eau de rose ; des personnages bien lissés et pétris de bons sentiments ; vous ajoutez des voix superbes ; de beaux costumes ; des décors à vous en mettre plein la vue ; une chorégraphie calée au poil ; des jeux de claquettes époustouflants ; une synchronisation parfaite. Au final, on se régale et on applaudit à tout rompre.Eh bien, c’est un peu ça, ce livre. Il y a tout au départ pour faire un navet, et Pete Fromm, je ne sais comment (son talent doit y être pour quelque chose), nous tient d’un bout à l’autre. La Vie en chantier pourrait tenir le haut de l’affiche à Broadway. (extrait de l’avis écrit par Jean-François Mézil sur La cause littéraire.fr – nouvelle fenêtre)

Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

La différence entre un roman anglo-saxon à l’eau de rose et la production de Katarina Mazetti réside dans une psychologie assez affûtée et une trivialité malicieuse que la traduction ne semble pas chercher à édulcorer. Les héroïnes, quand un homme leur fait de l’effet, ont «les ovaires» qui «frétillent». Leurs «tensions prémenstruelles» sont évoquées, sans parler d’informations d’ordre physiologique que la fiction américaine n’aime guère mettre en avant […] Nous ne sommes pas – du moins en apparence, car c’est pour mieux s’y envoler – dans les régions éthérées de l’espoir sentimental. Il en va du roman comme de la société : c’est le modèle suédois. (extraits de l’article « Katarina Mazetti ne tombe pas à côté du succès » par Claire Devarrieux sur le site de Next-Libération – nouvelle fenêtre)

Les romans d’amour et d’espoir

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière (extrait de la présentation sur le site de l’éditeur Philippe Picquier – nouvelle fenêtre)

Pour en savoir plus sur l’auteur, lire l’article Ito Ogawa : la douceur du quotidien par Elisa sur Le journal du Japon.com (nouvelle fenêtre).

À relire ou à découvrir ! Sorti en 2006, le roman de Duong Thu Huong révèle les traumatismes de l’après-guerre au Vietnam, dans un triangle amoureux en huis-clos. […] Le traumatisme des vétérans n’est pas un thème original dans la littérature du XXème siècle. L’histoire pourrait être banale si elle n’était pas portée par la plume de Duong Thu Huong, magnifiquement traduite par Phan Huy Duong. (extraits de l’article de Marine Jeannin sur Asialyst.com- nouvelle fenêtre)

Comme d’habitude, Jeanne Benameur fouille, avec délicatesse, finesse et précision ce qui anime chacun, ce qui l’ancre ou au contraire contribue à l’émanciper pour lui permettre de (re)vivre. Elle explore ces voyages forcés ou voulus, contraints ou souhaités qui ont présidé aux destinées de l’humanité, depuis la nuit des temps et qui trouvent un écho si dramatique encore aujourd’hui. Elle tisse lentement les fils qui relient ceux de l’île à ceux d’en face et entraîne son lecteur dans une fresque foisonnante où les corps s’éveillent et les esprits se libèrent. Il est ici question de l’autre, de l’ailleurs et des multiples façons de les apprivoiser, de les comprendre, de les aimer (extrait de l’article de Nicole Grundlinger sur le blog Motspourmots.fr – nouvelle fenêtre)

« Rien ne nous est dû dans cette vie, pas même l’innocence d’un ciel bleu. » Parce qu’il est facile de voir la vie en noir, Christian Bobin nous tend la main et nous démontre que le bonheur est facile à trouver. Il est dans l’amour naturellement, mais aussi dans une parole, dans un geste, dans une séance de repassage, dans une abbaye, ou même parfois, dans la souffrance et dans la mort. La beauté également est partout. (extrait de l‘article de Florinette et Caroline sur le blog Lilly et ses livres – nouvelle fenêtre)

  • Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil d'Haruki Murakami (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil d’Haruki Murakami

« Un livre beau et émouvant. Un amour impossible magnifiquement écrit qui ne laissera personne indifférent. »(article du blog Les mondes imaginaires-nouvelle fenêtre)

Un titre tiré d’une chanson de Nat King Cole à écouter en boucle !

Merci à Cécile P, Valérie N, Fanélie B, Gaëlle M , Fabienne N, Céline L, Nadia C, Marc V, Dorothée I, Patricia D, Sylvie Z, Marie-Odile S, Françoise M, Ariane C, Sophie P, Florence B ainsi qu’à tous les bibliothécaires, journalistes, blogueurs et amateurs de romans d’amour du monde entier (et à qui nous avons empruntés quelques unes de leurs lignes pour parler avec amour de ces livres  🙂

BONUS spécial Saint Valentin 2020  :  l’amour se décline sous toutes ses formes sur les autres blogs de La Médiathèque !

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