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Carambolages au Grand Palais du 02 mars au 04 juillet 2016

19 Avr

L’exposition Carambolages a ouvert ses portes au Grand Palais à Paris depuis le 02 mars 2016, l’occasion d’une balade artistique sans barrières ni frontières !

D’abord intitulée « Affinités insolites », l’exposition propose un parcours à travers les âges et les continents sans autre logique que celle de l’association d’idées, de détails. Le commissaire de l’exposition, Jean-Hubert Martin, frappe fort avec ce concept novateur. Plus de cartels explicatifs interminables ni de sens de visite imposé : plus de 180 œuvres sont associées les unes aux autres sans considération d’auteur ou d’époque et invitent à un parcours ludique. Le visiteur pourra ainsi s’amuser à trouver les liens qui unissent les différentes œuvres, à laisser libre cours à son imagination. En effet, pas de délit de non-initié possible puisque l’exposition s’adresse à tous en proposant des œuvres d’horizons multiples, d’artistes aussi connus que Man Ray ou Rembrandt à la découverte d’artistes que vous ne seriez allés voir nulle part ailleurs.

J’ai aimé découvrir des œuvres originales et inattendues telles qu’un échiquier des personnalités du Bien et du Mal (où vous remarquerez que Freud appartient aux deux camps !) ou encore « Gants-tête » d’Annette Messager, une vanité créée à partir de gants et de crayons de couleurs.

Gants-tête

Photo : FG © Roughdreams.fr

Carambolages : une bonne idée de sortie en famille pendant les vacances !

BONUS : le catalogue de l’exposition  bientôt disponible à La Médiathèque

carambolage-catalogue-expostion RMN 2016

Marie L.

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J’ai rencontré Gilles Bachelet !

5 Jan
Illustrateur et auteur grandiose, Gilles Bachelet trouve dans la littérature jeunesse le terrain de jeux idéal à l’expression de sa fantaisie et de sa créativité. Dans tous ses albums, il nous régale de héros inattendus, cocasses et attachants : champignons, éléphants, autruches, lapins et escargots ont le droit de cité en littérature !

Les enfants aussi bien que les grands savoureront ses illustrations gaies et colorées fourmillant de détails plus drôles les uns que les autres. Entre références contemporaines (réseaux sociaux par exemple), hommages à des héros emblématiques (Babar, Elmer), intertextualité, chacun peut y trouver son plaisir de lecture et de découverte. Ainsi, en observant bien les illustrations, vous trouverez peut-être un sac à goûter Hello Kitty ou un tableau de Picasso cachés entre les pages…

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A l’occasion de la parution de son dernier livre Les coulisses du livre jeunesse, j’ai pu rencontrer Gilles Bachelet au vernissage de l’exposition « Choses et autres » à Paris. L’auteur est drôle, sincère, à l’image de ses œuvres. Courez voir des originaux, (vraiment originaux !), de Gilles Bachelet jusqu’au 29 janvier 2016 à la Galerie Michel Lagarde, Paris 10ème.

Gilles Bachelet

Et si vous en voulez encore, vous pouvez faire un tour sur la page Facebook de Gilles Bachelet, c’est bon pour la santé et les zygomatiques !

Bien sûr, les livres de Gilles Bachelet sont disponibles à La Médiathèque 🙂

Marie L.

L’Art dans le jeu vidéo-l’expo

4 Déc
Du 25 septembre 2015 au 06 mars 2016, le Musée d’Art Ludique de Paris propose la première grande exposition au monde consacrée à l’Art dans le jeu vidéo.

Divisée en sept thématiques, cette exposition très riche nous invite à un voyage fantastique dans l’univers de grandes créations du jeu vidéo français. L’exposition aborde notamment les liens entre jeu vidéo et cinéma, les reconstitutions historiques, la création de paysages entre réalisme et fantasmagorique.

Des croquis des Lapins Crétins à une reproduction ultra-réaliste sur écran géant du Paris de 1789 par les créateurs d’Assassin’s Creed, il y en a pour tous les goûts ! Gamers ou novices, vous serez sans nul doute fascinés par cette exposition très bien réalisée qui permet de découvrir près de 800 œuvres (dessins, extraits sonores et visuels, installations, sculptures…) qui prouvent, s’il en était besoin, que le jeu vidéo est une création artistique à part entière.

AVIS AUX AMATEURS : depuis le 2 novembre 2015, Consoles et manettes s’installe tous les jours à La Médiathèque. Enfants, ados ou adultes, jouez sur PS3, XBOX360 ou WII. Médiathèque Gustave-Eiffel.

Marie L.

Les Grands Prix des Lectrices de Elle 2015

23 Juin

Chaque année est décerné au printemps le Grand Prix des Lectrices de ELLE, qui récompense désormais trois catégories de livres : les romans, les policiers, les documents. De septembre 2014 à avril 2015, 120 jurées ont lu 8 ouvrages de chaque genre, préalablement sélectionnés dans les parutions récentes. Leur verdict a été livré le 9 juin : Anthony Marra, Mechtild Borrmann, Pauline Guénat et Guillaume Binet sont les lauréats des Prix 2015.

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Des livres à emprunter à la Médiathèque de Levallois !

Catégorie roman

Une constellation de phénomènes vitaux d’Anthony Marra succéde à Esprit d’hiver de Laura Kasischke. Il l’emporte sur :

Catégorie policier

C’est Le violoniste de Mechtild Borrmann qui l’emporte en 2015. Il succède à Yeruldelgger d’Ian Manook.

Les autres sélectionnés de l’année étaient :

Catégorie document

Le lauréat 2015 est L’Amérique des écrivains de Pauline Guéna et Guillaume Binet, succédant à Tout s’est bien passé d’Emmanuèle Bernheim.

Concouraient également cette année :

  • L’institutrice d’Izieu de Dominique Missika chez Seuil
  • L’Oural en plein cœur d’Astrid Wendlandt chez Albin Michel
  • La robe de Hannah de Pascale Hughes chez Les Arènes
  • Molière à la campagne d’Emmanuelle Delacomptée chez JC Lattès
  • Mon année Salinger de Joanna Smith Rakoff chez Albin Michel
  • Derrière la grille de Maude Julien chez Stock
  • Les inoubliables de Jean-Marc Parisis chez Flammarion

Si vous voulez en savoir plus sur la sélection et les délibérations, le blog du Prix est très utile.

Et si vous souhaitez être membre du jury l’année prochaine, tous les renseignements sur le site du magazine Elle.

Bonne lecture !

Céline R.

La Guerre de Sécession en livres

21 Avr La Guerre de Sécession de James McPherson
La Guerre de Sécession déchira la jeune nation américaine d’avril 1861 à avril 1865. Les Américains s’apprêtent donc à célébrer cette année les 150 ans d’un pays unifié.
Pour revivre ces événements historiques, la Médiathèque de Levallois vous propose une sélection de livres : du roman à la BD sans oublier les documentaires.
Les romans

Commençons par les œuvres classiques généralement adaptées au cinéma ou à la télévision, souvent détournées, parfois continuées… mais toujours indémodables.

  • Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, Prix Pulitzer 1937 : même s’il dénote le parti pris sudiste de l’auteure, il reste incontournable.

Le clan Rhett Butler de Donald McCaig, sorti en 2007, est l’une des suites imaginées à l’histoire d’amour entre Rhett Butler et Scarlett O’Hara. Elle a la particularité d’avoir été approuvée par les héritiers de Margaret Mitchell. L’histoire se situe à la fois avant et après les événements décrits dans Autant en emporte le vent.

La solitude du Docteur March de Geraldine Brooks, Prix Pulitzer 2006 imagine les pensées et la vie du Docteur March au front.

Quelques romans contemporains qui placent la guerre de sécession au centre de l’intrigue : immersion garantie !

  • La marche d’E. L. Doctorow, dont la critique Télérama ne peut que vous donner envie de le lire !
  • La veuve du sud de Robert Hicks : une femme se souvient des années de guerre sur sa propriété.
  • Retour à Cold Mountain de Charles Frazier, lauréat en 1997 du National Book Award, adapté au cinéma en 2003 avec Nicole Kidman et Jude Law. L’histoire d’un déserteur qui veut rejoindre son village natal où l’attend la femme qu’il aime.
  • La polka des bâtards de Stephen Wright, vivement conseillé lui aussi par Télérama.
  • Le voyage de Robey Childs de Robert Olmstead : en 1863 la mère de Robey le charge de retrouver son père, soldat confédéré. Muni d’une veste réversible aux couleurs des deux armées engagées, il part sur son cheval….
  • Chevauchée avec le diable de Daniel Woodrell, adapté au cinéma par Ang Lee en 1999.
  • Absalon, Absalon ! de William Faulkner, et son explication par le philosophe Jean Pouillon sur le portail de revues en sciences humaines et sociales Persée.
  • Le régiment noir d’Henry Bauchau : l’une des premières œuvres de ce grand romancier disparu en 2012.

Des romans qui se déroulent avant la guerre de Sécession, et qui traitent plus spécifiquement de la condition des noirs :

  • La case de l’oncle Tom d’Harriet Beecher-Stowe, partisane de l’abolition de l’esclavage. Publié dès 1851 sous forme de feuilleton, on considère qu’il contribua à faire émerger la cause abolitionniste et à exacerber les tensions qui débouchèrent sur la Guerre de Sécession. Véritable best-seller au 19e siècle, il est encore de nos jours, l’un des livres les plus vendus aux États-Unis.
  • Autobiographie d’une esclave d’Hannah Crafts (The bondwoman’s narrative). Cette autobiographie a été découverte au début du XXIe siècle par un professeur de Harvard, lors d’une vente aux enchères. Il a été établi que ce livre est l’œuvre d’Hannah Crafts, une ancienne esclave du 19e siècle. L’ouvrage est considéré comme le premier roman à avoir été écrit par une Noire aux États-Unis. Les analyses situeraient son écriture autour de 1850, peu après l’affranchissement d’Hannah Crafts.
  • Les confessions de Nat Turner de William Styron, Prix Pulitzer 1968. Cette fiction s’inspire d’une véritable révolte d’esclaves en 1831 en Virginie et dresse le tableau de la vie dans une plantation du sud des États-Unis. Le livre est controversé : accusé par les afro-américains de véhiculer des stéréotypes racistes, il est aussi critiqué par les conservateurs pour son traitement de la religion. Malgré les polémiques qu’il a pu susciter, il n’en reste pas moins un immense succès critique et commercial.
  • Le monde connu d’Edward P. Jones, ce premier roman encensé par la critique, a obtenu le Prix Pulitzer en 2004. Situé en Virginie dans les années 1850, il dépeint une réalité mal connue : la possession d’esclaves par d’autres noirs, eux-mêmes anciens esclaves.

Un roman dont l’action se situe jute après la guerre civile : Wilderness de Lance Weller dont la lecture vous est chaudement recommandée par vos bibliothécaires préférés et par Télérama ! (En cliquant sur la jaquette, vous pouvez vérifier sa disponibilité dans les bibliothèques de Levallois)

Wilderness de Lance Weller

Enfin quelques titres qui sans faire de la guerre civile américaine le théâtre principal de l’action, l’évoquent :

  • Treize lunes de Charles Frazier : après Retour à Cold Mountain, Charles Frazier dresse le portrait d’un homme en pays indien.
  • Le fils de Philip Meyer, un coup de cœur des bibliothécaires de Levallois : un tableau de l’Amérique à travers trois générations, de 1850 à nos jours.
  • L’héritage occulte de Steve Berry, dont l’histoire navigue entre aujourd’hui et la guerre civile.
  • Le docteur Martino et autres histoires de William Faulkner : un recueil de 14 histoires sur la guerre de 14-18 et la Guerre civile américaine.
  • Une femme étrange de Ben Ames Williams. Publié en 1940, il dépeint l’ascension d’une femme née pauvre au début du 19e siècle, et qui mène son existence sans s’encombrer des préceptes de la moralité.
  • Le monde à l’endroit de Ron Rash : dans une nature grandiose et sauvage, de nos jours, l’apprentissage de la vie d’un jeune homme qui va se trouver confronter au passé….
Les BD

Si vous préférez le 9e art :

  • La désopilante série Les tuniques bleues : créée en 1968, elle compte aujourd’hui 58 albums publiés (dont le dernier en 2014), pour le plus grand bonheur de ses lecteurs âgés de 7 à 77 ans !
  • La jeunesse de Blueberry par Charlier et Giraud qui se déroulent pendant la Guerre et bien sur la série Blueberry qui racontent les aventures du lieutenant après la fin des affrontements.
  • Fraternity en 2 tomes de Diaz et Munuera.
  • Les 2 tomes de Kochka de Brrémaud et Duhamel.
  • Le tome 6 de la série Les passagers du vent  de François Bourgeon. Cet album, le 1e volet de La petite fille Bois-Caïman est paru en 2009 après 25 ans d’interruption dans la parution. L’auteur reprend le cours de l’histoire en pleine Guerre de Sécession alors que le début de l’épopée se situait au 18e siècle.
Les Docs

Enfin si pour vous, la fiction fait pâle figure face au souffle de la réalité historique, plongez donc dans l’Histoire avec un grand H !

Pour plus d’infos, quelques sites américains : celui de la chaîne de télévision History Channel, de la fondation Civil War Trust, de la Smithsonian Institution et enfin du journal le Washington Post.

Bonne lecture !

Céline R.

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