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Premiers pas premières pages : jeux de doigts, jeux avec toi

19 Fév

La première séance de Premiers pas premières pages de l’année 2018 a fait salle comble avec des lectures, des chansons et des comptines : 15 bébés ravis ont ouvert grand leurs oreilles pour écouter, chantonner, rythmer et jouer avec leurs doigts !

Pour commencer et se mettre en voix, parents et enfants ont écouté puis se sont essayés à Sibilarico, un petit jeu rythmique qui permet de découvrir le rythme et de mémoriser :

Sibilarico, canard aux lentilles

Sibilarico canard aux lentilles

Sibilarico fiasco

Laritibounia gibounia fia fia

Laritibounia gibounia fia

La séance continue avec un roman … Un roman pour les bébés ? Corinne Dreyfuss l’a fait ! Et il n’y avait qu’elle pour se lancer dans l’aventure avec ce livre qui ne ressemble à aucun autre.

  • Caché (nouvelle fenêtre) de Corinne Dreyfus

Conçu comme un véritable roman, avec uniquement du texte donc, il raconte l’histoire d’une partie de cache-cache et d’un narrateur à la recherche de son ami. Dans la maison, sur la table, dans le jardin, sous le pommier : mais où a-t-il bien pu passer ?!
Avec des jeux typographiques et une maquette d’une grande modernité, ce roman pour tout petits se joue des codes liés à ce genre littéraire. Couleurs fluo et bandeau rouge rappelant ses grands frères, Caché ! Le premier roman des bébés est un OVNI qui ne manquera pas de faire parler de lui. (présentation de l’éditeur)

  • On continue la lecture avec Coucou le grand cache-cache des animaux (nouvelle fenêtre)  d’Edouard Manceau qui raconte l’histoire d’un réveil qui se transforme en chouette, d’une fleur qui devient Lion, d’une montgolfière qui se change en lapin… En quelques gestes simples, les images se transforment, comme par magie ! Un album surprenant et tout en poésie que les enfants ont adoré et que les parents pourront à leur tour animer en leur lisant.

 

Une fois que les bébés ont fait connaissance avec les animaux et leurs métamorphoses,  la comptine Toc toc toc Tortue leur permet de découvrir leurs doigts.

Toc toc toc Tortue

Sorts ta tête, sors ta tête

Toc toc toc Tortue

Sorts ta tête, sors ta tête

Il ne pleut plus.

Toc toc toc Tortue

Sors tes pattes sors tes pattes

Toc toc toc Tortue

Sors tes pattes sors tes pattes

Il ne pleut plus

Le soleil est revenu

Et quand il y a plusieurs tortues, on peut aussi les compter, claquer dans ses doigts et rythmer en chantant La famille tortue :

Jamais on a vu, Jamais on ne verra
La famille tortue courir après les rats
Le papa tortue et la maman tortue
Et les enfants tortue
Iront toujours au pas !

Une comptine à répéter à la maison que les petits adorent  : on la rechante en remplaçant  » vu  » et  » verra  » par un tapement de mains. Puis on continue en ajoutant un claquement de langue à la place du mot  » tortue « ..
Puis en ajoutant un bzzz à la place de rats et en mimant leur fuite.
Et enfin en ajoutant un tapement de pied à la place du mot  » pas « .

Les parents inventifs pourront trouver d’autres accessoires ou façons de marquer le rythme sur cette célèbre comptine.

Les bébés peuvent aussi compter avec Trois éléphants :

Un éléphant qui se balançait
Sur une toile toile toile
Toile d’araignée
Il trouvait ça tellement amusant
Qu’il alla chercher un
Deuxième éléphant ……………..

Deux éléphants qui se balançaient
Sur une toile toile toile
Toile d’araignée
Il trouvait ça tellement amusant
Qu’il alla chercher un
Troisième éléphant

Comme les bébés sont des grands découvreurs, le livre Le petit curieux (nouvelle fenêtre)  d’Edouard Manceau est fait pour eux et leur permet d’appréhender le vaste monde qui les entoure…

Un ovni graphique où une fenêtre découpée dans le livre invite à regarder le monde qui nous entoure… Un jour, un petit curieux a pris ce livre entre ses mains. Il a regardé par ce trou et il a vu tout un tas de choses. Et toi, que vois-tu ?

On le sait, les bébés, en découvrant leur univers, ne se lassent pas des « coucous ». La comptine Le mur se bâtit  joue avec la disparition et la réapparition, ce mystère qui ravit les bébés.

Le mur se bâtit,

Le macon est là

Une pierre par ci

Une pierre par là

Coucou me voilà

J’ai deux mains

J’ai deux mains

Elles sont propres elles se regardent

Elles se tournent le dos elles se croisent

Elles se tapent  elles nagent elles s’envolent

Et puis elles s’en vont derrière mon dos

Quand elle s’ouvre on y découvre de petits trésors. Un livre tendre où l’on découvre comment un petit geste peut être plein d’amour .

  • Enfin, pour terminer et jouer avec ses mains, rien de tel qu’un grand classique : Pomme de reinette et pomme d’api

Pomme de Reinette et Pomme d’Api
Tapis tapis rouge,
Pomme de reinette et Pomme d’Api
Tapis tapis gris.
Cache ton poing derrière ton dos
Ou j’te donne un coup d’marteau…
Boum!!!

Merci à Françoise MG. pour sa contribution à la conception et la réalisation de cet article ainsi qu’aux bébés et leurs parents pour leur participation 🙂

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Premiers pas premières pages de décembre spécial Noël

24 Déc

C’est d’actualité ces jours-ci ! La dernière séance de premiers pas premières pages de l’année, samedi 16 décembre 2017, était consacrée aux fêtes et à Noël. Quinze bébés enchantés étaient présents, enthousiastes et fascinés  par livres, chants et comptines ! Pour revivre l’ambiance un peu magique de ce rendez-vous, voici les titres des albums racontés et les paroles des chansons qui ont captivé les bébés !

Des livres à retrouver à La Médiathèque :

Avec Qui c’est (nouvelle fenêtre)  de Ramadier et Bourgeau, petits et grands s’interrogent : au soir de Noël, Pinpin attend ses amis et aussi le Père Noël…  Viendra-t-il ? Ce joli petit album cartonné vous le dira 🙂

Pour les petits, le toucher est une des meilleurs façons d’appréhender le monde… Avec Joyeux Noel, un livre à toucher (nouvelle fenêtre), Jo Moon les invite à découvrir les matières de Noël du bout de leurs doigts…

Dans Des boutons à foison (nouvelle fenêtre), Sabine Lohf et Helma Hergane montrent aux tout-petits tout ce que l’on peut faire quand du sac du Père Noël tombent des boutons à foison… On peut en faire tellement de choses pour s’amuser : mettre des bleus pour remplacer les roues du berceau de la poupée, des blancs comme boules de neige, ou des multicolores pour décorer le sapin.  Tout plein d’idées pour, chaque jour qui les sépare du soir tant attendu de Noël, occuper les enfants de façon créative et ludique avec quelques boutons.

Mais qu’arrive-t-il quand le père Noel est en difficulté avec toutes ces chaussettes et se demande À qui c’est ? (nouvelle fenêtre) ? Dans cet album d’Agnès Jadoul, il est question d’une chaussette étrange, mais aussi de toutes petites chaussettes, une chaussette brillante… Un album avec des matières à toucher pour découvrir en compagnie du père Noël à qui appartient chaque chaussette : Olga la sorcière, les nains ou le loup ?

Des chansons pour bien se préparer

  • Neige, neige blanche

Ou encore :

  • Toc toc, Père Noël, es-tu là ?

Chut ! je dors.

Toc toc, Père Noël, es-tu là ?

Chut ! Je me réveille doucement.

Toc toc, Père Noël, es-tu là ?

Je mets mon manteau rouge.

Toc toc, Père Noël,  es-tu là ?

J’enfile mes grandes bottes.

Toc toc, Père Noël,  es-tu là ?

Je place ma hotte sur mon dos

Toc toc, Père Noël, es-tu là

Oui !!! Je sors avec tous mes cadeaux

  • Parce qu’un Père Noël ça sourit tout le temps

Parce qu’un Père Noël ça sourit tout le temps.

Ça ne fait pas la tête aux enfants.

Parce qu’un Père Noël, c’est content d’avoir

Des tas de merveilles à livrer le grand soir.

Et pour patienter en rythme…

Joyeuses fêtes à tous !

Merci à Dominique et Françoise qui ont ont participé à la conception, à la réalisation de cette séance et à la matière à cet article !

Les Rencontres de Liseur (4) : rencontre avec Karine Silla

12 Déc

Samedi 16 décembre 2017, La Médiathèque vous propose dans le cadre des Rencontres de Liseur 2017-2018 un rendez-vous avec Karine Silla autour de son dernier roman L’absente de Noël publié aux éditions de l’Observatoire. La rencontre sera animée par Christine Ferniot, journaliste littéraire (Lire, Télérama) et se terminera  par une séance de dédicace, en partenariat avec la librairie Decitre de Levallois.

Qui est Karine Silla ?

© Vincent Perez

Dramaturge, réalisatrice et scénariste franco-sénégalaise, Karine Silla est l’auteur de deux romans remarqués, Monsieur est mort et Autour du soleil.

Sous des intrigues bien construites, ces deux titres évoquaient déjà les questions de la famille, de la filiation, de la construction de soi, de l’ailleurs où l’on se cherche sans oublier le poids des silences et des non-dits. L’absente de Noël renoue avec ces thématiques et leur puissance souterraine s’affirme derrière une intrigue bien menée et servie par un style vif et souvent drôle.

Le pitch de l’absente de Noël, sur le site des Éditions de l’Observatoire (nouvelle fenêtre)

Sophie, 20 ans, partie faire du bénévolat à Dakar, doit rentrer fêter Noël en famille. La table est mise, le dîner du réveillon est prêt, les guirlandes scintillent. Tout le monde l’attend. Mais Sophie ne rentre pas. Accident ? prise d’otage ? fugue ?
Sa mère Virginie, son beau-père Gabriel, sa demi-sœur Chloé, son grand-père René, et même Antoine, son père, et Fanny, son épouse : tous partent à sa recherche au Sénégal.
Virginie a l’impression que tout ce qu’elle a tenté de construire part à la dérive. Sa fille a disparu. Antoine et Gabriel s’affrontent violemment. Fanny lui voue une haine féroce.
Sans repères dans ce pays inconnu, tous sont forcés de dépasser leurs préjugés et de se confronter aux souffrances enfouies.

Les avis des pros

L’avis de Ghalia de sur le site du Télégramme (nouvelle fenêtre)  :

Ce troisième roman de Karine Silla dresse le portrait de personnages submergés par la force de leurs sentiments. L’auteur nous livre de son pays natal une peinture haute en couleurs. Le choc de deux cultures que tout semble opposer, et pourtant…
l'absente de noel Karine Silla (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Au delà de l’étude très subtile des liens familiaux,  « le Sénégal, pays où est née et a grandi Karine Silla, est peut-être le personnage principal de ce roman », analyse Pascal Schouwey sur son blog littéraire Voix de plume dans son article du 23 août 2017 (nouvelle fenêtre)
C’est aussi l’avis de l’équipe de Lettres it be dans sa critique intitulée L’Absente de Noël » de Karine Silla : en route pour l’ailleurs (nouvelle fenêtre) qui écrit qu’une fois le livre refermé, « on retient une immersion dans l’Afrique d’aujourd’hui, une plongée sur ces terres baignées par le soleil et la poussière ».  Et qui insiste aussi sur le côté très visuel de l’écriture, utilisant la jolie expression  de « plume cinématographique » et soulignant la construction rigoureuse, le découpage en scènes et plans ainsi que la précision des détails.
Marie Daoudal dans son article intitulé L’absente de Noel, Karine Silla, l’absence magnifiée, sur le magazine en ligne  Maze (nouvelle fenêtre) ajoute à ces qualités le fait que l’auteur excelle dans la description du manque :
Tout au long du roman, c’est de son absence [Sophie, la grande énigme du roman] qu’il est question. À travers les autres et leurs pensées, on ne voit que Sophie, et l’influence qu’elle a sur leurs vies. Personne n’a jamais aussi bien décrit le manque que Karine Silla.

Les avis du public

De nombreux commentaires glanés parmi les avis postés par des lecteurs sur différents sites marchands parlent de belle découverte littéraire, de lecture palpitante, de roman généreux et soulignent aussi l’humour omniprésent dans le roman.
C’est touchant, cueillant, mais aussi drôle par moments.
On lit aussi que dans cette « saga familiale très bien écrite »,
la souffrance, la haine, l’adolescence, le manque se cotoient grâce aux personnages déterminés et parfois touchants
Il est aussi question du « charme de cette aventure africaine ».
Une agréable étude sur la complexité des sentiments, la diversité de la nature humaine.

L’avis du bibliothécaire

Utilisant la forme de la fiction comme prétexte, Karine Silla s’interroge sur la notion de  « famille »  dans la société française actuelle. Chacun rêve d’une version traditionnelle idéalisée. Mais n’est-elle pas un leurre ?

Autre préoccupation dans ce roman : la place des enfants dans les différentes sociétés. Dans la France actuelle, ils sont au cœur de toutes les préoccupations parentales, avec une tendance à l’abus de pouvoir. La situation est  bien différente en Afrique, où les plus jeunes montrent le plus grand respect pour leurs aînés.

Il faut souligner l’écriture fluide et agréable de ce roman. Et ce qui le rend amusant est non seulement l’humour dont il fait preuve mais aussi la possibilité d’entrevoir les caractères (très probablement assez réalistes) de personnalités « people».

Pratique

Rendez-vous le samedi 16 décembre 2017 à 16 heures à la médiathèque Gustave Eiffel (nouvelle fenêtre)  111 rue Jean-Jaurès à Levallois.

Entrée libre.  Renseignements au 01 47 15 76 43.

Rencontre animée par la journaliste littéraire Christine Ferniot (nouvelle fenêtre)

Suivie d’une séance de dédicace en partenariat avec la librairie Decitre de Levallois (nouvelle fenêtre)

La guerre est intolérable mais elle existe : des livres pour en parler aux enfants

7 Nov

Bientôt le 11 novembre, jour de l’armistice de 1918 marquant la fin de la première guerre mondiale et jour du Souvenir pour de nombreux pays. En 2017,  le fracas de la guerre résonne encore dans le monde, et même si cela se passe loin de nous, par soubresauts, les conflits et leur violence font souvent irruption dans notre quotidien. Moi, adulte, je déteste la bagarre, je redoute la guerre. J’ai peur pour mes enfants et j’ai peur de leurs questions. Faire mine de rien n’est pas une option, il faut parler, échanger sur ce sujet. Pour cet exercice délicat, les albums « jeunesse »  sont une aide précieuse pour trouver les mots justes et parler de la guerre, mais aussi de la paix. 

La violence des enfants

La bagarre, au grand dam des adultes, est la première forme de « conflit ». À ce stade, elle est plutôt bonne pour la santé et s’avère même être un apprentissage essentiel. L’esprit combatif vindicatif des garçons est souvent mis en avant. Pourtant, ce n’est pas une exclusivité masculine. Le magazine Parents répond à l’inquiétude de ses lecteurs dans son article du 17/01/2017  Pourquoi votre enfant aime-t-il les jouets de guerre ? (nouvelle fenêtre)

On s'est battu, on s'est cogné (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) L’auteur-illustrateur Hanno dans album On s’est battu, on s’est cogné (nouvelle fenêtre) ne dira pas le contraire. Dans cet « album inclassable sur la violence, l’action défie les mots, les sentiments sont partout présents » extrait de la critique du site Ricochet (nouvelle fenêtre) .

Deux enfants se battent sans tenir compte du temps qui passe ni des réflexions des passants jusqu’au moment ils s’unissent… Cette intensité peut effrayer.

 

 Le grand livre de la bagarre (catalogue de La médiathèque-nouvelle fenêtre)De leur côté, Davide Cali et Serge Bloch dans Le grand livre de la bagarre (nouvelle fenêtre),récapitulent  avec beaucoup d’humour les mots magiques pour déclencher la bagarre ou l’arrêter, les règles, les limites de cet art ainsi que les contradictions des parents sur la question. Un livre pour mettre tout le monde d’accord sur le fait que « la vraie bagarre est un jeu. Mais,  si la raison de la bagarre, c’est la haine, alors, ce n’est plus du jeu. Dans Le  grand livre de la bagarre, tout est dit.

 

Mais de la bagarre à la guerre, il y a un gouffre

Télévision, presse, radio, chaque jour, les médias  apportent leur lot d’informations sur les affrontements dans le monde. Si les enfants regardent souvent le JT avec leurs parents, ou entendent les actualités à la radio, ils n’ont pas toujours les moyens de comprendre simplement le fait divers, le drame ou les faits. En partenariat avec « 1 jour, 1 actu », Francetv éducation (nouvelle fenêtre) fournit des clés de décryptage et des grilles de lecture de l’actualité pour les enfants.

Néanmoins, les images traumatisantes, tout juste entrevues, peuvent rester longtemps ancrées dans les esprits.

Nier que la  guerre fait rage aujourd’hui -quand bien même elle se passe loin de chez nous-, ne l’empêche pas d’exister. Difficile de préserver les enfants en gardant le silence sur cette réalité et nos inquiétudes. Ils craignent qu’un jour cela leur arrive. Il est reconnu que parler de ce sujet « tabou »  apaise l’anxiété.

Serge Tisseron, spécialiste de l’image, dans son article Comment parler de la guerre aux enfants ? (nouvelle fenêtre)  publié sur le site Doctissimo  et Marcel Ruffo, pédospychiatre reconnu,  dans Comment parler des attentats aux enfants (nouvelle fenêtre)  sur le site des éditions Milan, sont unanimes : s’exprimer, poser des questions, se confronter aux réalités de la vie permet à l’enfant de se rassurer en espérant des adultes proches, réconfort, sécurité et réponses rationnelles.

Des albums pour accompagner les enfants

Voici quelques albums abordant ce sujet difficile, en tentant de le définir, d’en monter l’absurdité mais aussi en parlant de reconstruction.

Les étoiles sont tombées de François David (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) François David dans un album étonnant tente de définir la guerre dans Les étoiles sont tombées (nouvelle fenêtre).

-Alors, elle t’a dit ?

-Elle m’a dit et elle ne m’a pas dit, quand il y a la guerre.

Une rencontre saisissante entre des photos en noir et blanc et un texte poétique d’une grande sobriété  pour tenter de répondre à la question : qu’est-ce que c’est la guerre ?

10 petits soldats de Gilles Rapaport (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Pour sa part, Gilles Rapaport nous plonge au cœur de la troupe de 10 petits soldats (nouvelle fenêtre) missionnée pour agir sur ordre de la reine. Les illustrations noires agressives contrastent avec l’inconscience des soldats. Les uns à la suite des autres ils abandonneront la cause. Mais au fait cette guerre en valait elle la peine ?

 

Olivier Tallec, lui, aborde le sujet différemment dans Waterloo et Trafalgar (nouvelle fenêtre) : une histoire sans paroles  montre les causes parfois absurdes des conflits et le quotidien qui s’organise tant bien que mal.

La guerre d'Anais Vaugelade (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Toujours la vie reprends ses droits… Faute de munitions, de belligérants, de convictions, la guerre finit toujours par s’éteindre. Le très sage fils d’Armand Douze dans La guerre d’Anais Vaugelade (nouvelle fenêtre) fait appel à la ruse pour mettre un terme à cette horreur.

Mario Ramos avec Le petit soldat qui cherchait la guerre (nouvelle fenêtre) présente un petit soldat qui n’avait connu rien d’autre. « Toujours prêts, toujours là » engoncé dans son uniforme, marchant au pas, ignorant tout de la vie mais finalement pas si pressés de mourir.

L'ennemi de David Cali et Serge Bloch (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Dans L’ennemi de David Cali et Serge Bloch (nouvelle fenêtre), un soldat, livré à lui-même au fond de son trou au cours d’une guerre interminable, s’interroge sur l’ennemi. Lassé d’une si longue attente, il décide d’agir. Il sort de son trou par une nuit sans lune, déguisé en buisson.. Amnesty International et l’Historial de la Grande Guerre sont associés à la parution de cet album qui veut susciter la réflexion.

 

Chuuut ! de Jeanne Willis et Tony Ross (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Puis, vient le temps de panser les plaies, reconstruire un foyer. Et si finalement tout n’était qu’une question d’éducation et de dialogue ? Dans l’album Chuuut ! de Jeanne Willis et Tony Ross (nouvelle fenêtre), la petite musaraigne voudrait bien partager un secret.

 

 

Avec elle et en conclusion, partageons cette citation du philosophe Norman Cousins :

La guerre est une invention de l’esprit humain. L’esprit humain peut aussi inventer la paix.

Contons sous la pluie avec « Premiers pas premières pages »

24 Oct

Samedi 21 octobre, 40 bébés (et leurs parents) étaient présents pour la première séance de Premiers pas premières pages de la saison 2017- 2018  : un grand succès pour Il pleut il mouille, le spectacle de la conteuse Laetitia Bloud qui allie contes, comptines, jeux de doigts et de sons… Eau, calebasses, percussion d’eau, grelots, bâton de pluie, bol tibétain et atmosphère apaisante ont invité petits et grands à la rêverie et à la promenade. Un spectacle poétique à prolonger grâce à des chansons, lectures, des berceuses et des contes pour les tout-petits.

Cop. Jean-Marc Prévôt

C’est la fête à la grenouille !

Les escargots vont mollo, les fleurs montrent leurs couleurs

et les poissons jouent à saute-mouton.

C’est aussi le grand voyage au fil de l’eau, au fil des mots,

d’une goutte d’eau. Elle rêve de retrouver son nuage, tout là-haut.

 

À lire

À chanter

Si t’arrives trop tard,

pour la chasse aux canards

on ira en bateau

attraper des têtards dans la mare à Toto !

Pour comprendre

La pluie de Thérèse Bonté et Auguste Gire (nouvelle fenêtre)

La pluie c’est fait de quoi ? Y a-t-il des gouttes de taille différente ? C’est quoi un pluviomètre ? Comment se forment les gouttes ? Et d’où viennent-elles ? Un curieux périple au coeur de la pluie et dans les nuages, pour réaliser que peut-être, quand il pleut, on peut s’amuser à observer les gouttes…

 

Bonne pluie à tous !

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