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1er Premiers pas premières pages de la saison 2019-2020 !

26 Oct

Samedi 19 octobre, les tout-petits ont fait leur rentrée à La Médiathèque ! Intitulée Une tête bien faite et des sens en éveil, la première séance de Premiers pas premières pages, le rendez-vous des histoires spécial des 9 mois-3 ans, a captivé 15 bébés et leurs parents. Que vous ayez pu y assister ou pas, retrouvez ici les livres et comptines qui ont ravi les jeunes oreilles et profitez des vacances ou du week-end pour raconter et chanter !

Médiathèque oblige, la séance commence avec Vive les livres (nouvelle fenêtre) de Jane Blatt et Sarah Massini, un livre magique pour « sortir au fur et mesure les livres de la valise et mettre en livres en pile, montagne chapeau accordéons, grands livres, petits livres, etc… »

Ensuite les yeux brillent quand s’ouvre Ça va pas la tête (nouvelle fenêtre) d’Elisa Géhin et Bernard Duisit, un magnifique pop-up pour les petits.

Tout de suite après, C’est quoi cette tête (nouvelle fenêtre) de Jean Jullien invite à deviner ce qui a pu provoquer une dizaine d’expressions faciales : le dégoût, la gourmandise, la fatigue ou peut-être la tristesse. Ce livre qui joue sur la fascination naturelle des enfants pour les grimaces et expressions du visage déclenche beaucoup de réactions dans la salle.

On continue en chanson avec l’album de musique en ligne Jean petit qui danse  (site de La médiathèque -nouvelle fenêtre) de Charlotte Mollet

Jean Petit qui danse ( 2 fois)

De son doigt, il danse (2 fois)

De son doigt, doigt, doigt

Ainsi danse Jean Petit

Ce couplet est à reprendre avec : sa main , son bras, sa tête, son ventre, ses fesses, ses jambes, ses pieds …

Vient ensuite un grand classique qui fait toujours son petit effet  : C’est la petite bête… (nouvelle fenêtre)  de Jadoul.

Les orteils n’ont pas de nom (nouvelle fenêtre) de Jean Leroy et  Matthieu Maudet obtiennent un franc succès auprès des petits pieds.

La chanson Bzzz bzzz bzzz extraite du recueil  Rondes et comptines à chanter et à danser (nouvelle fenêtre) donne un rythme bourdonnant :

BZZZZ

Le moustique tique tique , BZZZZZZZZZZZ

En musique zique zique,  Bzzzz

Me pique pique pique

Me pique le sourcil si si

Me pique dans le cou coucou

Me pique le menton tontont

Sort de ma maison zonzon

Me laissant trois jolis boutons

On continue avec Le grand livre des Guilis (nouvelle fenêtre) de Thierry  Dedieu, « un album tout carton où l’enfant devient le héros de l’histoire » avant de se demander en chœur Qu’est-ce que je suis aujourd’hui ? un imagier, une invitation à l’imaginaire et un moment de partage assuré avec les plus jeunes dans ce livre créé par Rachel Corenblit et Cécile Bonbon.

Une comptine Le pouce part en voyage à retrouver dans Les jeux chantés des tout-petits ; 0-3 ans (nouvelle fenêtre) fait danser les bébés en rythme :

Monsieur pouce part en voyage

L’index l’accompagne à la gare

L’annulaire porte le manteau

Et le petit auriculaire ne porte rien du tout

Il trotte par derrière comme un p’tit toutou.

 

La séance se clôt en rangeant Drôle de valise (nouvelle fenêtre) de Claudia Bielinsky où de drôles de choses se cachent dans valises et valisettes.

Les Rencontres de Liseur (4) : La saga Maeght

15 Mar

Dans le cadre des conférences des Rencontres de Liseur 2018-2019,  vous êtes tous invités le samedi 23 mars 2019 à 16h à La Médiathèque pour rencontrer, écouter et dialoguer avec Yoyo Maeght, petite fille du célèbre collectionneur et galeriste Aimé Maeght : une rencontre exceptionnelle autour de son livre La saga Maeght et une plongée dans le microcosme du monde de l’art en France ainsi que dans l’intimité d’une famille élargie aux artistes.

© Yoyo Maeght

Descendante d’Aimé, le fondateur, Yoyo Maeght est tout à la fois, éditrice, galeriste, commissaire d’expositions, magistrate et enseignante ; elle est l’auteure de plusieurs ouvrages parmi lesquels Maeght : l’aventure de l’art vivant (nouvelle fenêtre), La Fondation Marguerite et Aimé Maeght : l’art et la vie (Gallimard, 2010) et La Saga Maeght (nouvelle fenêtre) (Robert Laffont, 2014).

La Saga Maeght de Yoyo Maeght (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

 

Samedi, lors de cette rencontre, Yoyo Maeght vous présentera son grand-père, Aimé Maeght. Orphelin de guerre déplacé, jeune graveur lithographe, il devient l’ami des plus grands artistes du XXe siècle, à commencer par Pierre Bonnard, Henri Matisse et Georges Braque avant de devenir l’un des plus importants marchands d’art.

Les rencontres, sa passion pour l’art, son discernement, feront de lui une référence au rôle déterminant.

Je cherche la garantie de l’authenticité de l’œuvre dans l’homme.

Aimé Maeght (« Radioscopie » par Jacques Chancel, 25 juin 1969, France Inter/ ARCHIVE INA)

© Yoyo Maeght

 

Visionnaire, il créera avec son épouse, non seulement un écrin mais encore une fondation à Saint-Paul-de-Vence (nouvelle fenêtre) qu’il laisse à la postérité.

Pour en savoir plus sur la Fondation Marguerite et Aimé Maeght, consultez notre Zoom sur…  (nouvelle fenêtre) qui y est consacré sur le site de La Médiathèque.

Yoyo Maeght vous fera entrer dans l’intimité des artistes, en décrivant l’épopée Maeght, de 1930 à aujourd’hui, avec les rencontres, les artistes, les audaces, les drames, les projets et les réalisations, photos d’archives à l’appui.

Patchwork Yoyo Maeght

© Yoyo Maeght

Prenez de la hauteur, venez penser le monde d’aujourd’hui avec Les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE : rendez-vous le samedi 23 mars 2019  à 16h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean-Jaurès- Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

BONUS : Retrouvez notre sélection de documents autour de « La saga Maeght : les artistes exposés à la Fondation » sur le site de votre Médiathèque (nouvelle fenêtre)

Les Rencontres de Liseur (2) : Faut-il avoir peur des robots ?

20 Nov

Du rêve des scientifiques au quotidien d’aujourd’hui, quel futur imaginer pour les humains et les machines ? Habitants de Levallois ou d’ailleurs, adhérents de La Médiathèque ou non, dans le cadre des Rencontres de Liseur 2018-2019 (nouvelle fenêtre) , vous êtes tous invités le samedi 1er décembre à 16h à la médiathèque Gustave-Eiffel pour écouter et dialoguer avec Rodolphe Gelin, spécialiste du domaine.

R. Gelin

©SoftBank Robotics

Pourquoi faire appel à Rodolphe Gelin ?

Parce que ce scientifique est, d’un point de vue technique, l’homme de la situation. Ingénieur des Ponts et Chaussées, titulaire d’un DEA en Intelligence Artificielle, il est chercheur en robotique chez SoftBank Robotics (nouvelle fenêtre) (ex-Aldebaran, LA société française spécialiste des robots humanoïdes) et membre de l’équipe de direction en charge de l’Innovation…

Ce connaisseur ne doute pas de la présence, incontournable et indispensable, auprès des humains de robots, plus précisément de robots humanoïdes/androïdes. Mais, n’est-ce pas une évidence pour un membre clef d’une entreprise florissante qui a créé les robots androïdes NAO, Pepper et Romeo ?

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Auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Robot, ami ou ennemi ? (Le Pommier, 2015) et Le robot est-il l’avenir de l’homme ? (La Documentation Française, 2016) [nouvelle fenêtre], régulièrement interviewé pour des magazines comme Robot-magazine.fr (nouvelle fenêtre) et des émissions de radio dont France Culture (nouvelle fenêtre), Rodolphe Gelin viendra-t-il accompagné de quelques spécimens pour mieux vous convaincre ?

Entre l’automate, aux gestes répétés inlassablement, et le robot «superordinateur logé dans un corps mobile, capable de fonder ses actions de manière raisonnée sur ce qu’il perçoit du monde extérieur» selon le journaliste spécialisé Daniel Ichbiah in Robots : genèse d’un peuple artificiel  (Minerva, 2005) [voir l’article « Supercalculateur » sur Futura Tech (nouvelle fenêtre)], il y a un gouffre. Et chaque jour les possibilités des superordinateurs croissent. Du simple algorithme au deep learning , comment suivre le mouvement de cette accélération ? Merci à David Louapre et son blog « science étonnante» (nouvelle fenêtre) et pour son explication limpide en vidéo qui permet de se mettre à la page :

Néanmoins, où donner de la tête ? Il y a de quoi se perdre  !

De l’utopie des imaginations fertiles à la réalité du quotidien

Loin du Golem, des premiers automates [voir à ce sujet la vidéo sur Kugel et ses automates, extraite de l’émission Visites privées du 21/10/2016 (nouvelle fenêtre)] et des utopies en littérature – voir notre sélection sur les robots dans la littérature (nouvelle fenêtre)– ou sur les robots au cinéma (nouvelle fenêtre), il semble qu’en réalité le seul véritable robot domestique, en 2013, ait été un aspirateur de la marque Roomba dixit Raja Chatila , directeur de recherches CNRS à l’ISIR (Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique). Voici sa position, qu’il explicite dans l’article issu de la Paris innovation revue, intitulé « Les robots du quotidien » (nouvelle fenêtre) :

D’un point de vue culturel, que dit le succès de Roomba ? Que les humains, après mûre réflexion, acceptent volontiers d’être délestés d’une besogne qui fait mal au dos. Que sur le plan de la vie de famille, ils n’ont pas grand-chose à craindre d’un robot-aspirateur. Que l’engin semble revenir au plus près de l’étymologie slave du mot : en tchèque, « robota » signifie corvée. Mais de l’aspirateur au compagnon humanoïde capable de vous apprendre une langue, il y a un monde. Et plus le robot domestique s’éloigne de sa fonction première d’esclave, plus son acceptation est difficile… Pourtant, en tant que « domestique assistant » les fonctions espérées par les roboticiens actuels laissent rêveurs : aux robots domestiques capables d’aspirer ou de tondre, il faut ajouter les robots compassionnels (robots compagnons), les robots d’assistance aux personnes en perte d’autonomie, les robots éducatifs, les robots ludiques ou les robots domestiques de surveillance.

Depuis lors, les robots ménagers se sont multipliés : robots culinaires, tondeuses, etc., comme le détaille l’article du Figaro du 04/01/2016, intitulé Des robots domestiques bientôt dans les maisons  (nouvelle fenêtre)

Inutile de se voiler la face, ces machines améliorent notre quotidien. Elles pallient nos faiblesses, font gagner du temps et de l’argent, que ce soit dans la sphère privée, publique, dans l’industrie et de nombreux autres domaines. Mais la vraie question est : jusqu’à quel point ? Démonstration filmée de la « robot-mania » par Nétyscom, business solution au Pays du Soleil Levant car, si les Français sont les champions de l’innovation en matière de robotisation, ce sont les japonais les plus robotisés :

Et demain ?

Faut-il s’inquiéter des progrès exponentiels de la programmation ? Pourquoi les scientifiques donnent-ils une apparence humaine, voire des têtes d’enfants aux robots humanoïdes ? Cette invasion de machines est-elle vraiment une menace ? Jusqu’où iront-nous dans leur degré d’autonomie et leur liberté de décision ? Quels seront leurs droits et devoirs ? Cette interrogation est d’ailleurs au cœurs de la série télévisée de Lars Lundström « Real Humans » dans laquelle les hubots (pour human robots), une nouvelle génération de robots, tendent à répondre à tous les besoins de la société (assistance aux personnes âgées, aide aux devoirs, tâches domestiques) mais l’étrange présence de ces employés modèles, serviables et corvéables à merci  engendre des émotions contrastées parmi les humains… à regarder en VOD sur La Médiathèque en ligne (nouvelle fenêtre) pour en savoir plus !

Robots J'ai peur

©Pausecafein.fr

Alors, quels changements pour nos sociétés ? Le travail humain existera- t-il encore ? Quel sens aura-t-il ? Si les machines remplacent l’homme dans de nombreux métiers, quelles seront les conséquences sociales ?

L’émission du magazine Envoyé spécial du 11 janvier 2018 (nouvelle fenêtre) prévoit la suppression croissante d’emplois « mécanisables » et l’article de Benoît George du 07/09/17 sur LesEchos.fr s’interroge : « Le robot est-il l’avenir de l’homme ? » (nouvelle fenêtre), alors qu’une étude de l’université d’Oxford (nouvelle fenêtre) montre que, d’ici à vingt ans, les machines remplaceront l’homme dans presque la moitié des métiers.

Humain miroir robot

L’intelligence artificielle nous rendra-t-elle définitivement « obsolètes » ? La création artistique restera–t-elle l’apanage des humains ? Les robots deviendront ils artistes indépendants à leur tour ? C’est ce que laisse penser cette vidéo en lien avec l’exposition « Artistes et Robots » qui a eu lieu cette année au Grand Palais (nouvelle fenêtre).

Quid des « robots compagnons » et des relations entre humains dont le philosophe Marcel Gauchet dit déjà : « Nous sommes entrés dans un monde où les gens sont destinés à se supporter très mal les uns les autres. » (in La démocratie contre elle-même, Gallimard, 2002).

Résumons : Quels sont les enjeux éthiques, économiques et sociaux ? Faut-il confier nos vies aux robots ? Quelles libertés restera-t-il aux les humains ? L’émission Xenus diffusée sur Arte le 12 juillet 2018 (nouvelle fenêtre) nous donne quelques pistes… Au fond, les vraies questions ne sont-elles pas : Comment anticiper au mieux cette nouvelle ère de l’humanité ?  Quels sont les limites, les risques et les promesses ? Un avenir sans humains est-il plausible ? Le reportage de France 2 du 16/03/2018 (nouvelle fenêtre) donne un aperçu des dernières évolutions et soulève la question des limites à définir. Rodolphe Gelin nous aidera à réfléchir à toutes ces questions et à nous en poser d’autres… Bienvenue dans le meilleur des mondes !

Image robots rouge

© captaineconomics.fr

BONUS : une sélection de livres à La Médiathèque

Sélection de documents sur le thème faut-il avoir peur des robots (site de La Médiathèque nouvelle fenêtre)

Prenez de la hauteur, et venez penser le monde d’aujourd’hui avec les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE : rendez-vous le samedi 1er décembre 2018 à 16h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean Jaurès-Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

Retour sur la soirée littéraire de lectures des élèves de 1ère STMG

19 Juin

Vous avez raté un grand moment !

 

Jeudi 31 mai 2018, les élèves de la classe STMG 1 du lycée Léonard de Vinci clôturaient leur année de première et leur participation au Prix littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle (nouvelle fenêtre). Comme nous vous l’avions annoncé dans notre Soirée littéraire à La Médiathèque, ils vous proposaient une soirée de lectures. Leur professeur était inquiet, ils doutaient d’eux-mêmes et, pourtant ils l’ont fait !

Loin des sentiers battus et du carcan scolaire, ils ont pris sur eux pour présenter leurs choix avec conviction et lire à voix haute des extraits de leurs textes favoris.

Voici ce qu’ils ont choisi regroupés par thèmes :

Quand la littérature exprime le lien familial

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Quand la littérature dit l’amitié

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Quand la littérature dit l’aventure

Extrait lu par Débora

Quand la littérature exprime la force

Extrait lu par Ousmane

Quand la littérature dit la guerre

Extrait lu par Maximilien

Quand la littérature exprime les sentiments

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Quand la littérature exprime la liberté

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Quand la littérature amuse

Extrait lu par Manel

Quand la littérature est témoignage

Extrait lu par Emma

Quand la littérature dénonce

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Quand la littérature dit la vie

Le livre de la vie est le livre suprême. Qu’on ne peut ni fermer, ni rouvrir à son choix ; le passage attachant ne s’y lit pas deux fois. Mais le feuillet fatal se tourne de lui-même ; on voudrait revenir à la page où l’on aime. Et la page où l’on meurt est déjà sous vos doigts.

(Poème d’Alphonse Lamartine lu par Yassine)

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Une sélection rafraichissante et diversifiée, à l’image de certains tempéraments affirmés, issue de la littérature jeunesse, classique ou contemporaine. Des extraits entre fiction et documentaire qui reflètent leurs états d’esprit et fait souffler un vent d’idéal.

Ils ont travaillé, avec Jean-Marc Haloche, metteur en scène de la Cie Ici Londres, la posture, l’articulation, le souffle, la respiration, la mise en scène et …. les silences qui en disent souvent plus long que bien des mots.

Oui, une soirée qui vaut bien celle des Molières (nouvelle fenêtre), où l’émotion était palpable !

Peut-être participeront-ils à la 3ème Nuit de la lecture (nouvelle fenêtre)  le 19 janvier 2019 ?

Il ne nous reste plus qu’à les féliciter, leur souhaiter de réussir dans leurs études et de croire en leur potentiel.

Soirée littéraire à La Médiathèque par les élèves de 1ère SMTG du Lycée Léonard de Vinci

2 Mai

Demandez le programme de lectures ! Rendez-vous le 31 mai 2018 à La Médiathèque pour conclure une année riche en découvertes. Et découvrez l’aventure, entre plaisir et contrainte, d’une classe de 1ère du Lycée Léonard de Vinci à Levallois et de son professeur de français : leur participation au Prix littéraire des lycéens, des apprentis et de la formation professionnelle 2018.

Lire ou ne pas lire ?

Déjà dans les années 90, les sociologues  Francois de Singly, auteur de Lire à 12 ans. Une enquête sur les lectures des adolescents (nouvelle fenêtre) et Christian Baudelot, auteur de Et pourtant ils lisent (nouvelle fenêtre) s’interrogeaient sur la lecture des adolescents. Et chaque année, c’est le même leitmotiv. Les jeunes ne lisent pas, dit-on. Vrai ou faux ? Comme le montre cette infographie du blog Allez vous faire lire (nouvelle fenêtre) Il se pourrait bien pourtant que les jeunes lisent plus que leurs ainés … Voici le défi d’un professeur de français du Lycée Léonard de Vinci à  Levallois : Monsieur Fournier, sceptique, joueur ou ambitieux… Il applique à la lettre le premier précepte du droit des lecteurs défini par Daniel Pennac dans son célèbre Comme un roman (nouvelle fenêtre) et que l’auteur explicitait à nouveau dans Télérama (nouvelle fenêtre) en janvier 2018  :

Si tu veux qu’ils lisent un jour, ne te moque jamais de ceux qui ne lisent pas. Mais, laisse plutôt trainer un chef d’œuvre à leur portée…

Mais entre programme scolaire et échéance du bac de français, comment motiver ces adolescents ? Peu d’impératif et beaucoup de participatif !

Mode d’emploi d’un prix très sérieux

Pour la 7ème année, la Région Île-de-France (nouvelle fenêtre)  organise, avec la Maison des écrivains et de la littérature (nouvelle fenêtre) , le Prix littéraire des lycéens, des apprentis et de la formation professionnelle (nouvelle fenêtre).

Il s’agit d’un prix aux multiples atouts :

  • Il pousse les jeunes à constater la richesse des lieux de proximité (Médiathèques, librairies) permettant de s’approvisionner en lectures, d’y découvrir des professionnels et de bénéficier de leurs conseils avisés.
  • Il incite toutes les classes de la Région Île de France impliquées à découvrir la littérature contemporaine française dans toute sa diversité : correspondance, poésie, roman graphique, BD, polar etc… avec une large sélection (nouvelle fenêtre) spécifique à chaque département.

Comme les années précédentes (voir nos articles Clôture du Prix des lycéens à La Médiathèque (2014),  et Passez votre soirée du 3 juin à La Médiathèque (2015), les bibliothécaires de La Médiathèque ont participé à cette opération en accompagnant les élèves et leur professeur dans leur projet. Ainsi, lors de plusieurs rendez-vous à La Médiathèque, les élèves ont découvert la médiathèque Albert-Camus et la médiathèque Gustave-Eiffel et surtout La Médiathèque en ligne. Ils ont participé à des ateliers d’écriture et préparé une surprise pour cette fin de mois de mai.

C’est ainsi que -le croirez-vous ?-, en plus des programmes scolaires obligatoires, les élèves de la classe de STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) du lycée de Levallois ont lu :

D’un cœur léger : carnets retrouvé du Dormeur du Val (nouvelle fenêtre) de Loïc Demey

Un paquebot dans les arbres  (nouvelle fenêtre) de Valentine Goby

Les cosmonautes ne font que passer (nouvelle fenêtre) de Elitza Gueorguieva

Pas trop saignant  (nouvelle fenêtre) de Guillaume Siaudeau

Pereira prétend  (nouvelle fenêtre) de Pierre-Henry Gomont

Sur les 3 heures hebdomadaires de cours de français, non seulement les élèves ont lu ces ouvrages, mais ils ont aussi rencontré leurs auteurs, pris le temps de débattre entre eux, rédigé des avis de lecture et élu leur titre favori.

Car le 16 mars 2018, tous les jeunes d’Île de France participant à ce projet se sont retrouvés au Salon du Livre de Paris pour remettre le prix à l’élu de leur choix.

Impressionnant !

Mais pour qui ont-ils voté ? L’auteur de la BD ? Que nenni, ils ne sont pas laissés tromper par la fausse facilité. Et l’heureux élu est :

Guillaume Siaudeau

© Coline Sentenac

Guillaume Siaudeau pour Pas trop saignant, son troisième roman.

Pour certains, fuir se résume à entrer dans un beau rêve. Pour d’autres les choses ont besoin d’être plus concrètes. Joe est de cette trempe. Il veut se sentir bien. Vivant. Pour de vrai. Voilà pourquoi, émergeant d’un demi-sommeil existentiel, il passe à l’action.

L’aventure va-t-elle s’arrêter là ?

Non ! L’aventure de cette classe continue : coachée par Jean-Marc Haloche de la Compagnie Ici Londres (nouvelle fenêtre), toute la classe a travaillé à la mise en voix de leurs textes préférés pour vous proposer une soirée littéraire le jeudi 31 mai 2018.

Pour les écouter, rendez-vous à l’auditorium de la médiathèque Gustave-Eiffel !

Lire sera alors devenu un acte presque familier, un moment de partage où il ne manquera que vous pour construire une vraie relation.

Venez nombreux pour apprécier toute la formidable énergie et ce feu d’artifice d’énergies mises au service de la lecture.

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