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Goncourt d’avant, que sont-ils devenus ? (1)

30 Oct

Une semaine avant l’annonce du lauréat du prix Goncourt 2017 (nouvelle fenêtre), quelques valeureux Goncourables sont encore en lice et les pronostics vont bon train pour savoir qui sera l’heureux Goncourt 2017. Nous nous réjouissons par avance pour celui/celle qui sera l’Élu de l’année et lui souhaitons succès durable et longue vie littéraire. En pensant à son avenir, nous nous nous sommes interrogés sur la destinée littéraire, ses aléas et la trace qu’un romancier et son œuvre laissent dans le temps. Très vite, une question s’est imposée  : en 2017, qui connait encore le nom et l’œuvre des illustres prédécesseurs* du futur Goncourt de l’année ?

Que les choses soient claires :  il ne s’agit pas de déprimer le futur lauréat mais bien au contraire de l’éclairer sur les mirages potentiels de la gloire afin de le prévenir que dans 100 ans, peut-être seuls sa descendance, les archivistes du Goncourt et ce blog  – s’il devient centenaire :-)-, se souviendront de son nom et de son roman.

Pourtant que le lauréat 2017 ne s’inquiète pas :  nul ne peut tirer une leçon de la postérité puisque la littérature, comme la vie,  est riche en oublis, absences cruelles mais aussi redécouvertes et surprises, voire phénomènes de mode qui font renaître un auteur de ses cendres. Car, s’il est très vite une assurance de reconnaissance immédiate et une manne substantielle pour un auteur, le Goncourt peut aussi être aussi un phénix.

  • Note à l’attention des lecteurs qui sont allés jusque-là : afin de ne pas vous faire ici une thèse de 250 volumes sur l’histoire du Goncourt depuis sa création en 1903, nous avons choisi de nous intéresser aux auteurs lauréats du Goncourt des années finissant par 7. Voici aujourd’hui les 4 premiers.

1907  : Emile Moselly pour Terres lorraines et Jean des brebis ou le livre de la misère. Plon

À priori, peu de lecteurs de 2017 connaissent l’œuvre d’Émile Chenin (nom de plume Moselly), à part les amateurs de romans régionalistes rustiques et quelques Lorrains. Pourtant, cet auteur a eu une courte vie (1870-1918) dont la naissance et la disparition sont dignes d’un personnage de roman : né dans la BNF (son père y était gardien) et mort d’un arrêt du cœur dans le train Quimper-Paris en revenant de vacances …  Professeur agrégé de lettres classiques, il eut pour élève Maurice Genevoix à Orléans, pour  ami et soutien de son œuvre, Charles Péguy, et il écrivit une petite dizaine de romans. Mais son nom reste gravé dans les mémoires grâce au prix littéraire qui porte son nom  : le Prix Moselly (nouvelle fenêtre) qui récompense depuis 1949 une nouvelle « d’inspiration lorraine » publiée dans Études Touloises, le magazine du pays de Toul  organe de communication du Cercle d’Études Locales du Toulois (CELT).

1917  : Henri Malherbe pour La flamme au poing. Albin Michel

Critique littéraire, journaliste, directeur de la Revue des Vivants, brièvement directeur de l’Opéra comique, Henri Malherbe (1886-1958),  lieutenant blessé au combat durant la Grande guerre, fut président de l’Association des écrivains combattants : il est lui aussi à l’origine d’une distinction littéraire le Prix Henry-Malherbe (nouvelle fenêtre) : créé en 1953 et réservé à un essai. Outre le Goncourt de 17, Malherbe reçut le Grand Prix SGDL de littérature 1956 (nouvelle fenêtre) pour l’ensemble de son œuvre.

Patriotique et ardent, La flamme au poing est un roman de guerre qui fait revivre les combats à partir de l’expérience de l’auteur. Ce texte contraste avec Le feu d’Henry Barbusse, couronné par le Goncourt l’année précédente. En effet, en 1917,  il s’agit de remobiliser, de ne plus douter de la cause et de motiver les troupes quitte à noircir l’allure de l’ennemi et à mythifier  « les soldats habillés d’un bleu clair, zébré de boue blonde,  (qui) sont le ciel et le sol de France en action ».

1927  : Maurice Bedel pour Jérôme, 60° latitude nord. Gallimard

Romancier, voyageur, essayiste et docteur en médecine versé dans la psychiatrie et les obsessions, Maurice Bedel publia d’abord de la poésie sous le pseudo de Gabriel Senlis. S’il fait partie de cette génération d’écrivains marquée par les tranchées, il entamera sa carrière de romancier avec un roman sentimental. Ce roman, Jérôme 60 ° latitude nord, reçut le Goncourt l’année de sa sortie contre l’avis de Léon Daudet alors membre de l’Académie Goncourt qui lui préférait L’imposture de Georges Bernanos. Malgré son prestigieux prix, le roman de Bedel fut assez critiqué à sa sortie : on lui reprochait de plagier Morand ou Giraudoux mais surtout de porter atteinte à la réputation des jeunes filles de Norvège, pays où se situe l’intrigue amoureuse.

Quelques années plus tard, une fois les discussions et les polémiques apaisées,  Maurice Bedel devient président de la SGDL en 1948, prouvant ainsi que le monde (y compris le littéraire) est petit. Si son roman est peu lu aujourd’hui, Bedel reste dans les mémoires du XXIe siècle pour Son journal de guerre, tenu pendant les 4 ans du conflit et resté inédit jusqu’alors : il a été publié presque 100 ans plus tard et fait preuve d’une finesse d’observation et d’une lucidité étonnantes. Commencé le 1er août 1914 dans l’ivresse patriotique, il se termine sur ces mots :

Les temps sont noirs. L’horizon est barré. Il ne faudra pas que l’on croie dans cent ans que c’était gai, la Victoire.

(Saint-Avold, 31 décembre 1918).

Faux passeport d'Emile Plisnier (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) 1937  : Charles Plisnier pour Faux-passeports. Corréa

Poète, militant politique, avocat, journaliste, Charles Plisnier (1896-1952) fut le premier écrivain belge à obtenir le plus prestigieux prix français. À ce titre, il semble avoir mieux franchi les décennies que ses confrères de fortune littéraire. Plisnier fut d’abord poète, puis novelliste et romancier et reçut le Goncourt pour Faux passeports, un recueil de nouvelles, en lice avec un roman de Georges Simenon. L’histoire du Goncourt ne s’étend pas trop sur le fait qu’en raison de sa nationalité, on avait refusé à Plisnier le prix  l’année précédente (1936) alors que son roman Mariages était salué par la critique comme l’œuvre d’un nouveau Balzac.

Mais en 37, les académiciens Goncourt se rattrapèrent en primant Faux passeports ainsi que Mariages. Le sous-titre de Faux Passeports, Les Mémoires d’un agitateur, avait peut-être plus de sens qu’on n’avait voulu le voir puisqu’il a ainsi  réussi à bouleverser les frontières géographiques du Goncourt.

Grâce à ce succès, Plisnier devint membre de l’Académie de langue et de littérature françaises (nouvelle fenêtre) , l’équivalent belge de notre Académie française avec des particularités locales  : 40 membres, écrivains et philologues, des membres féminins dès 1920 et des étrangers acceptés. Une fois lauréat, Plisnier abandonna le barreau pour se consacrer au Meurtres, une saga de 5 volumes. Cette série fut adaptée en 1949 au cinéma avec un casting insolite réunissant Jeanne Moreau et Fernandel.

S’il était écrivain à part entière, Plisnier était aussi un homme engagé. Investi dès 1945 dans le fédéralisme wallon, il présida l’Union fédéraliste des minorités et régions européennes et s’avéra un défenseur précoce de l’Europe.

Comme ses confrères goncourés de 1907, 17 et 27, Charles Plisnier a donné son nom à un prix littéraire, le prix Charles Plisnier,  institué en 1959, qui fusionnera en 1963 avec le «prix hainuyer de littérature française», et c’est, depuis, le «prix hainuyer de littérature française Charles Plisnier» qui est annuellement décerné dans la province du Hainaut mais aussi à d’autres prix dont Le Prix triennal Sciences humaines et Folklore décerné par l’Association Charles Plisnier (nouvelle fenêtre) créée à la mort de l’écrivain avec pour mission de « promouvoir la francophonie, langue et cultures ».

De ces quatre Goncourts d’avant-guerre, Plisnier fut le seul à être proposé pour le Nobel de littérature en 1952. Hélas pour lui, c’est un Français, François Mauriac, qui reçut cette reconnaissance internationale.

Outre sa qualité littéraire, c’est peut-être une des raisons qui font que son œuvre continue à être éditée en 2017, lue et disponible, notamment en livre numérique (nouvelle fenêtre) sur le site de votre médiathèque préférée.

Sources utilisées pour cet article :

Bihr Alain, « Bedel M., Journal de guerre 1914-1918 », dans revue  Interrogations , N°17. L’approche biographique, janvier 2014 [en ligne], http://www.revue-interrogations.org/Bedel-M-Journal-de-guerre-1914 (nouvelle fenêtre)

Site de l’ Académie Goncourt (nouvelle fenêtre)

Site de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (nouvelle fenêtre)

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Nostalgeek pour le coin de La Médiathèque d’octobre

12 Oct

À l’occasion de l’édition 2017 de Ma soirée à La Médiathèque ce samedi 14 octobre, le coin de La Médiathèque est consacré à l’univers du jeu vidéo  : nostalgiques ou avant-gardistes, il y en a pour tous les goûts avec cette petite sélection qui vous mettra dès à présent dans une ambiance ludique et festive.

Rendez-vous le samedi 14 octobre à partir de 18h pour Nostalgeek, votre grande soirée retrogaming avec consoles retro et bornes d’arcade, tournoi  Saturn Bomberman, ateliers pixel art… Découvrez dès maintenant le programme détaillé (nouvelle fenêtre) sur le site de La Médiathèque.

Nos jeux vidéo 70-90 : de la raquette de Pong au racket dans GTA, l'irrésistible ascension de jeux vidéo (nouvelle fenêtre) de Marcus et Philippe Kieffer (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

Nos jeux vidéo 70-90 : de la raquette de Pong au racket dans GTA, l’irrésistible ascension des jeux vidéo (nouvelle fenêtre) de Marcus et Philippe Kieffer. Éditions Hors collection, 2011.

Nos jeux vidéo 70-90  est une mine d’informations pour tous les fans ou les curieux de l’univers des jeux vidéos de cette période : nostalgie garantie ! Avec cet ouvrage, joliment illustré et présenté par Marcus, alias Marc Lacombe, testeur de jeu professionnel français et animateur sur la chaîne Game One, vous prenez place dans la machine à voyager dans le temps des premiers jeux vidéo. Marcus connait parfaitement les jeux vidéo et utilise son grand humour dans ce recueil magique. Bienvenue dans le 10éme art !

Ce documentaire retrace l’arrivée des jeux vidéo dans les foyers et son évolution. Souvenez-vous, dans les années 80 … Les « Game&Watch » ces jeux électroniques de poche où il fallait changer les deux petites piles rondes !! On découvrait alors, Mickey, Popeye, Donkey Kong, Mario. Aujourd’hui on parle de PS4, de XBOX one, de manette dual shock, de carte graphique … Bel ouvrage qui donne envie de ressortir ces vieilles manettes, rangées au fond du grenier …

Dofus – Livre I : Julith de Jean-Jacques Denis et Anthony Roux (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Dofus – Livre I : Julith (nouvelle fenêtre), un film de Jean-Jacques Denis et Anthony Roux.

Ce premier film produit par ANKAMA, développeur qui affectionne le transmédia, sort en  2016.  Il est tiré du jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG). Il n’est toutefois  pas nécessaire de connaître l’univers de Dofus pour l’apprécier. En effet le scénario est plutôt bien ficelé et le rythme de narration soutenu permet de ne pas s’ennuyer. C’est également une réussite sur le plan du graphisme, des couleurs et de la musique. Cette dernière est  écrite et composée par Guillaume Houzé, orchestrée par Laurent Juillet et jouée par l’Orchestre national de Lille et le Star Pop Orchestra.

Quelle est l’histoire de cette épopée d’heroic fantasy  imprégnée de bouffonnerie manga si joliment mise en scène ? Joris le jeune héros doit passer par plusieurs rites initiatiques afin de contrer l’ignoble Julith, bien décidée à détruire la cité de Bonta. Pour ce faire, il lutte aux côtés de ses nouveaux amis Khan et Bakara dont les personnalités distinctes servent le récit, insufflant ainsi action, humour et grands sentiments. Une comédie d’aventure familiale qui séduira petits et grands.

Puyo Puyo Tétris un jeu PS4 Sega (catalohgue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Puyo Puyo Tétris (nouvelle fenêtre), un jeu PS4 Sega. 2014

Comme son nom l’indique, Puyo Puyo Tétris est le mélange entre le jeu Puyo Puyo et le jeu Tétris, deux jeux vidéo de casse-tête de légende. Conçus dans les années 80 pour Tétris et en 1991 pour Puyo Puyo, ces deux jeux sont des titres fondateurs du jeu vidéo qui ont posé les bases du puzzle vidéoludique. Puyo Puyo Tétris propose de nombreuses manières de jouer, de l’aventure en solo jusqu’à quatre joueurs à la fois.  Les parties sont ultra rapides, très amusantes et dynamiques. Accessible à tous les publics, c’est une valeur sûre du divertissement familial. Jouez avec des Puyos et des Tetriminos et affrontez-vous dans un combat d’action et de réflexion ! Un seul point négatif à signaler peut-être : le jeu est en anglais.

eXistenZ de Christopher Priest (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

eXistenZ (nouvelle fenêtre) de Christopher Priest. Éditions Denoël,

En 1999, sortent concomitamment le film eXistenZ du réalisateur David Cronenberg, et un roman du même nom de Christopher Priest, novellisation du scénario de Cronenberg. Au cœur du récit se trouve un jeu vidéo qui ouvre les portes d’une réalité virtuelle impossible à différencier du monde réel et qui va être le théâtre d’affrontements avec les « réalistes », opposés à cette virtualisation de l’être humain.

Si le jeu de manière générale est vu comme une représentation symbolique du monde ou, à tout le moins, d’une partie du monde, d’un de ses principes structurants, le jeu vidéo, avec la puissance croissante des capacités de calcul et la montée en réalisme de ses univers, a très tôt été perçu comme une réalité alternative dans laquelle les êtres humains pouvaient prolonger leur vie indéfiniment (comme dans La cité des permutants (nouvelle fenêtre) de Greg Egan), ou bien se perdre, comme le suggère la vision plus noire d’eXistenZ.

Les rencontres de Liseur (2) : qu’est-ce que la Pop Culture ?

30 Sep

Le samedi 7 octobre 2017 à 15h, dans le cadre des Rencontres de Liseur, La Médiathèque de Levallois accueille Richard Mèmeteau pour une conférence intitulée : Qu’est-ce que la pop culture ?

Pop culture de Richard Mémeteau (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Professeur de philosophie et co-fondateur du blog Freakosophy.com, il est l’auteur de Pop culture, réflexions sur l’industrie du rêve et l’invention des identités (nouvelle fenêtre) paru chez Zones en 2014.

Dans son ouvrage, il porte un regard de philosophe et analyse le phénomène  «pop culture» tout en redonnant à cette dernière ses lettres de noblesse. Il offre une réflexion générale sur les cultures de masse à partir des réappropriations identitaires dont elles font l’objet ; il les réoriente, les reformule, les transforme pour produire des questionnements nouveaux sur ce thème actuel de l’enjeu politique des réappropriations par des communautés. Écoutez ce que l’auteur en dit sur France culture (nouvelle fenêtre).

Pour aller plus loin et saisir une dimension critique des écrits de Richard Mémeteau, l’on peut se référer au  site de Slate (nouvelle fenêtre) ou de Zones subversives (nouvelle fenêtre).

Wikipédia définit ainsi la pop culture :

La culture populaire (ou pop-culture) représente une forme de culture dont la principale caractéristique est d’être produite et appréciée par le plus grand nombre, à l’opposé d’une culture élitiste ou avant-gardiste qui ne toucherait qu’une partie aisée et/ou instruite de la population.

Dans les faits, on parle donc d’une forme de culture qui regroupe les œuvres et productions accessibles et connues par le plus grand nombre, que ce soit des séries télés, des films, des jeux vidéo, de la musique — ou même de la nourriture — et aussi, très largement, la culture Internet. La pop-culture a donc pour caractéristique d’être reconnaissable par tous et de puiser dans ce qui est mondialement connu, que cela soit à la mode ou fasse partie d’un héritage culturel commun.

Plutôt que de faire un état des lieux,  je vous propose de suivre de grands écrivains de cette forme singulière d’expression.

Les premiers furent ceux de la Beat Generation, Jack Kerouac, nomade dans l’âme,  parti en virée à travers les États-Unis, à son retour il écrivit Sur la route. William Burroughs, adepte des expérimentations, tomba dans l’errance et la drogue. Après une cure de désintoxication, il écrivit Le festin nu et Allen Ginsberg, figure de proue du mouvement hippie, devint le manifeste de la Beat Generation. Ils influencèrent directement les chanteurs comme Elvis Presley, Jim Morrison, Bob Dylan, Tom Waits, mais aussi le jeu et l’attitude de Marlon Brando ou James Dean.

On peut considérer qu’ils inspirèrent aussi Tom Wolfe, Truman Capote, Norman Mailer, avec un mode de reportage en immersion. Jay McInerney, Bret Easton Ellis,ou bien Philippe Djian, en sont les héritiers spirituels ; Djian, par son style lyrique et cash, avoue lui-même ce qu’il doit à Jack Kerouac, à Philip Roth, Ernest Hemingway, William Faulkner et Raymond Carver.

Elmore Leonard, qui débuta avec le western littéraire, se mit au polar et fut un orfèvre du dialogue, du portrait tendre et de l’entourloupe romanesque. Il a été adapté au cinéma par Abel Ferrara, Quentin Tarantino, Steven Soderbergh.

Des pulps américains jusqu’à Stephen King, la littérature reste un repère pop. Les pulps dans l’entre-deux guerres ont rénové le genre romanesque, et dans les années 1925-1930 l’objet pop est le livre de poche, ce qui a facilité l’éclosion des genres : science-fiction, polar, aventure, romance.

Dans les années 90, Michel Houellebecq se fit un nom en France en publiant Extension du domaine de la lutte qui décrit la solitude de l’homme moderne. Aujourd’hui, il est l’un des écrivains les plus connus et les plus sulfureux, son ironie est héritée de Louis-Ferdinand Céline mâtinée de rockers (il a notamment travaillé avec Iggy Pop).

Pour la décennie quatre-vingt-dix, on peut citer Chuck Palahniuk et son Fight club, histoires provocantes et loufoques. Tandis que Virginie Despentes a, en vingt ans, imposé sa verve, avec ses personnages empreints de violence, sa génération émergente, de la zone et du féminisme, dans Vernon Subutex par exemple.

Les Britanniques tels Nick Hornby, John King, David Peace et Irvine Welsh, quant à eux, apportent une dimension sociale à leurs écrits sur le sport, notamment sur le foot. Ce tableau est loin d’être exhaustif, mais il est le reflet de cette extraordinaire boule à facettes qu’est la pop culture.

Retrouvez tous ces grands noms dans votre Médiathèque, ainsi qu’une bibliographie sur cette thématique.

Bibliographie

Personne jusqu’ici en France ne s’était vraiment risqué à consacrer un ouvrage à une définition de ce qu’est, exactement, cette culture dite « pop ». Retard en partie réparé par Richard Mèmeteau qui – de Warhol à la série Lost en passant par Susan Sontag et Lady GaGa – dit ici l’essentiel : si « le pop » est un processus ambivalent mixant marchandise et art, il n’en a pas moins une dimension « proprement politique », dans le sens où il invite à « partager et apprendre à partager des croyances communes »〈…〉 Son essai n’en reste pas moins un coup d’éclat pionnier et très informé, qui annonce une plus grande finesse dans la compréhension de notre ère contaminée par l’Entertainment.

Extrait de la présentation du livre par Philippe Nassif sur le site de Philosophie magazine (nouvelle fenêtre)

Prenez de la hauteur, et venez penser le monde d’aujourd’hui avec Les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE  : rendez-vous le samedi 7 octobre à 15h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean-Jaurès- Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

BONUS :  l’article sur la 1ère des Rencontres de Liseur 2017-2018  :  Ubérisation du travail, précarisation, nouvelle consommation ou innovation salutaire ?

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Les Rencontres de Liseur (1) : Ubérisation du travail, précarisation, nouvelle consommation ou innovation salutaire ?

16 Sep

Pour ouvrir le cycle 2017-2018 des Rencontres de Liseur, La Médiathèque accueillera, le samedi 23 septembre à 15h, Pierre de Lubersac (responsable de Ressources Humaines, enseignant en RH à l’ESCP Europe (nouvelle fenêtre) et à l’Université Paris-Dauphine), et Grégoire Leclercq (directeur de la Relation Client du groupe EBP informatique (nouvelle fenêtre), co-fondateur de l’Observatoire de l’Ubérisation (nouvelle fenêtre) et président de la Fédération des auto-entrepreneurs) auteur de Ubérisation un ennemi qui vous veut du bien ? (nouvelle fenêtre) (Dunod 2016).

1/ Une définition

Née d’un néologisme, l’ubérisation, déclinaison du nom de la société californienne de VTC (voiture de transport avec chauffeur) Uber, est sur toutes les lèvres, dans tous les articles de presse depuis quelques temps. Mais de quoi s’agit-il concrètement ? De quels changements sociétaux, économiques est-il question ? Comment les médias présentent-ils ce nouveau modèle ?

Pour défricher ce vaste sujet, arrêtons-nous tout d’abord sur la définition de l’ubérisation que propose Grégoire Leclercq :

UBERISATION (nf) : transformation et déstabilisation d’un secteur avec un nouveau modèle économique tirant parti des technologies et des indépendants.

Les « Ubérisateurs » suscitent de multiples réactions dans l’opinion depuis des mois. Celles des premiers concernés d’abord : les taxis avec Uber, les libraires avec Amazon, les livreurs avec Deliveroo et les hôtels avec AirBnB. Chaque jour, de nouveaux acteurs émergent dans les domaines de l’éducation, de la coiffure, du droit, des transports, de la santé, du BTP, des services… Demain, l’État lui-même pourrait peut-être se voir ubérisé !

2/ Une vidéo

L’ubérisation expliquée en 3 minutes (nouvelle fenêtre) sur le site de l’Observatoire de l’Ubérisation.

3/ Une cartographie

Consulter une cartographie des secteurs ubérisés ou en voie d’ubérisation sur le site de l’Observatoire de l’Ubérisation (nouvelle fenêtre) :

4/ Des articles : le pour et le contre de l’ubérisation dans la presse

L’ubérisation : ni tout bon ni tout mauvais (nouvelle fenêtre) : l’Observatoire donne son point de vue dans le magazine des CCI Champagne Ardennes (publié le 06/04/2017).

L’ubérisation dans le bâtiment : menace ou opportunité ? (nouvelle fenêtre) ? interview de Grégoire Leclercq pour Batiactu par Carine Lauga (publié le 13/06/2017).

Les pompes funèbres en voie d’ubérisation – L’arrivée sur le marché de start-up avec des concepts toujours plus innovants est en train de dépoussiérer ce secteur vieux comme l’homme (nouvelle fenêtre). Article Le Point, source AFP (publié le 28/10/2015).

L’ubérisation de l’économie va détruire des millions d’emplois (nouvelle fenêtre). Article Le Figaro par  Guillaume Errard (publié le 10/11/2015).

Les effets positifs de « l’ubérisation » sur l’emploi (nouvelle fenêtre). Article dans les Carnets du Business (publié le 14/12/2016).

Articles dans Europresse (nouvelle fenêtre) sur cet sujet : 

5/ Une conférence

Grégoire Leclercq tentera de répondre aux multiples questions soulevées par l’ubérisation, en proposant des pistes d’amélioration, afin qu’elle ne soit plus subie, mais réfléchie, décidée, et inclusive, pour tous.

Voir le Power point de la conférence (nouvelle fenêtre).

La conférence sera suivie d’une séance de dédicace, en partenariat avec la librairie Les Beaux titres de Levallois.

6/ Des livres à consulter

 Prenez de la hauteur, et venez penser le monde d’aujourd’hui avec les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE  : rendez-vous le samedi 23 septembre à 15h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean-Jaurès- Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

14 points essentiels pour devenir juré du Prix des Lecteurs de Levallois 2018

12 Sep

La 7ème édition du Salon du Roman Historique de Levallois aura lieu le 11 mars 2018. Comme chaque année, le Prix des Lecteurs de Levallois sera remis à un jeune auteur afin de le récompenser et de l’encourager à poursuivre son œuvre. Comme son nom l’indique, le jury de ce prix est constitué de lecteurs de Levallois. Pour faire partie de l’aventure de ce prestigieux jury, il suffit de soumettre sa candidature avant le 8 octobre 2017 … et d’être sélectionné. Pour vous aider à vous décider et/ou à candidater, voici un récapitulatif des qualités et compétences nécessaires pour devenir juré de ce désormais célèbre prix littéraire.

  • Le juré aime lire, même s’il confesse parfois s’être éloigné de la lecture et que sa participation au jury est  l’occasion de s’y remettre.
  • Il a lu au moins un livre 🙂 et peut en faire une brève critique pour motiver sa candidature.
  • Il s’engage à lire une petite dizaine de romans en quelques mois soit environ 1500 pages (papier et/ou numérique).
  • Conséquence du point précédent : il risque de passer quelques nuits blanches sur son ouvrage soit parce que la réunion du jury a lieu le lendemain soit tout simplement parce qu’il veut connaitre la fin du bouquin (nous militons ouvertement pour la 2ème raison).
  • Il a de l’intérêt pour ce qu’on appelle « roman historique », mais ce n’est pas un critère déterminant. Différents cas sont alors possibles, tous étant admis :

Accès au formulaire de candidature en ligne sur le site de la Ville de Levallois (nouvelle fenêtre) – Il ne lit QUE des romans historiques et l’Histoire est son dada (critère là aussi non déterminant)

– Il n’a JAMAIS lu de roman historique mais il est curieux de découvrir le genre.

– Il a lu Les trois mousquetaires il y a LONGTEMPS et pour lui, roman historique rime avec cape, épée et chemise à jabot (dans ce cas, la participation au jury peut s’avérer une petite mise à jour sur ce genre littéraire apprécié au XXIe siècle)

  • Il a envie d’échanger autour de ses lectures et de confronter son point de vue avec d’autres lecteurs.
  • Il est motivé, enthousiaste mais non exempt de sens critique.
  • Il résiste aux pressions en tous genres et sait garder le secret des urnes, car une fois le vainqueur 2018 déterminé par le vote final des jurés, son nom ne sera révélé au public que plusieurs jours après (lors de la cérémonie de remise du prix).
  • De fait, il est évidemment  incorruptible 🙂
  • Il est tenace, mais sait écouter les avis différents, pouvant aller jusqu’à revoir son opinion sur un livre si les arguments qu’on lui oppose sont convaincants. Néanmoins l’expérience des années précédentes montre qu’un peu d’entêtement et de jusqu’au boutisme ne nuisent pas.
  • Il est fair-play et éventuellement bon perdant (si son favori n’est pas le lauréat). Et nous tenons ici à le préciser : il peut y avoir des déçus… l’unanimité du jury n’ayant jamais été obtenue. Mais l’édition 2018 sera peut-être différente ?
  • Il est libre quatre mardis soirs d’ici le mois de mars 2018 pour les réunions du jury : la première ayant lieu le mardi 17 octobre à 19h, à l’issue de laquelle il se verra remettre les premiers titres (1ère partie de la sélection) ainsi qu’un certain nombre de conseils. La dernière réunion sera consacrée au vote final où il engagera sa voix et son énergie pour défendre les couleurs de son auteur préféré.
  • Il est disponible le dimanche 11 mars pour l’édition 2018 du Salon du Roman Historique.
  • Il est conscient que ses paroles sont susceptibles d’être citées (de façon anonyme) dans la Saga du Prix des lecteurs de Levallois, dont la saison 4 commencera à l’issue de la première réunion, les précédentes saisons de la Saga du Prix des Lecteurs de Levallois  (2015, 2016 et 2017) ayant été publiées sur Liseur.

Convaincus ? Prêts à postuler ? Vous avez jusqu’au 8 octobre !

Le formulaire à remplir en ligne (nouvelle fenêtre) se trouve sur le site de la Ville de Levallois et est à renvoyer avant le 8 octobre 18h.

Comme chaque année, les moins familiers de la rédaction en ligne peuvent la faire sur papier.

Rappel : les jurés des années précédentes peuvent postuler,  des « redoublants » ayant été admis les années précédents  (à l’heure où nous écrivons cet article, le cas des triplants voire davantage n’a pas encore été étudié).

Accès au formulaire de candidature en ligne sur le site de la Ville de Levallois (nouvelle fenêtre) Info supplémentaire : pour ceux qui souhaitent postuler sur d’autres prix nationaux ou internationaux, ces critères peuvent être nécessaires mais ne seront peut-être pas suffisants, certains prix tels le Goncourt et ses semblables demandant d’avoir quelques publications à son actif. Se renseigner auprès de chaque organisateur de prix sera donc plus prudent.

Petite précision : si une petite collation est servie le jour de la délibération finale du jury du Prix des lecteurs de Levallois, elle ne provient pas de chez Drouant.

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