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Les Rencontres de Liseur (5) : Désobéir : des policiers et des gendarmes sous l’Occupation (1940-1944)

9 Mai

Dans le cadre des Rencontres de Liseur 2018-2019 (nouvelle fenêtre), La Médiathèque de Levallois vous convie à la conférence donnée par l’historienne Limore Yagil autour de son dernier ouvrage le samedi 18 mai 2019 à 16h.

Enseignante à l’université de Haifa et de Tel-Aviv en Israël, Limore Yagil est actuellement professeure et directrice de recherches d’histoire contemporaine à l’Université de la Sorbonne. Spécialiste de l’histoire culturelle et politique de la France sous l’Occupation, elle a publié une dizaine d’ouvrages portant principalement sur cette période et sur les modalités du sauvetage des Juifs, parmi lesquels Au nom de l’art 1933-1945 : exils, solidarités et engagements (nouvelle fenêtre) (Fayard, 2015) et Désobéir : des policiers et des gendarmes sous l’Occupation (nouvelle fenêtre) (Nouveau monde, 2018).

Le contexte : police et gendarmerie françaises pendant l’Occupation

À la suite de l’armistice du 22 juin 1940 et plus encore après l’entrevue de Montoire entre Pétain et Hitler (24 octobre 1940), le régime de Vichy met en place une collaboration d’État avec l’occupant nazi. Dans le but incertain d’obtenir des compensations de la part des vainqueurs, c’est tout l’appareil administratif français qui se met au service des allemands, anticipant même parfois leurs souhaits.

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Affiche de propagande pour le recrutement de la Police nationale dans le cadre de la Révolution nationale du régime de Vichy, fin 1941 – début 1942 © Wikipedia

La police (qui dépend du Ministère de l’Intérieur) et la gendarmerie (organe militaire) ne dérogent pas à la règle et des milliers de fonctionnaires ou militaires alors en poste sont tenus d’exécuter les ordres. Lutte contre la Résistance, répression, maintien de l’ordre, rafles de juifs ou travail de police plus habituel s’inscrivent alors dans cette perspective, qui peuvent à l’occasion mêler des français et des allemands lors de certaines opérations. Les 16 et 17 juillet 1942, 9000 policiers et gendarmes participeront ainsi à la tristement célèbre rafle du Vél d’Hiv aux côtés des autorités allemandes. [Lire à ce sujet sur Géo.fr l’article synthétique de intitulé « Occupation : la police française, précieuse alliée du IIIe Reich » (nouvelle fenêtre)]

L’essai de Limore Yagil

Désobéir : des policiers et des gendarmes sous l'Occupation (1940-1944) / Limore Yagil (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre)

Par cette  fresque sans concession ni-faux semblant, basée sur de nombreux documents d’archives, L. Yagil vient enrichir l’historiographie de la Seconde Guerre Mondiale en examinant de façon très précise un aspect peu étudié, celui de la désobéissance aux ordres du gouvernement de Vichy de membres de deux corps d’État emblématiques. Ce faisant, elle révèle une autre histoire, celle de gendarmes et de policiers qui ont risqué leur vie pour secourir Juifs, résistants et autres fugitifs parmi lesquels certains furent reconnus comme « Justes parmi les nations » et dont elle n’omet pas de dresser la liste en fin d’ouvrage.

Dans une interview donnée à La Tribune juive du 29 mars 2019 (nouvelle fenêtre), L. Yagil s’explique sur les raisons de ce choix et l’objectif de son étude :

« Notre ouvrage concernant les policiers et les gendarmes propose au lecteur de changer de perspective. Au lieu de se concentrer sur la phase « négative » de cette période, de chercher les coupables, il s’agit de démontrer pour la première fois, les nombreux policiers et gendarmes, qui ne sont pas entré en Résistance, mais ont désobéi pour sauver des vies humaines, des Juifs, des aviateurs alliés, des résistants, des réfractaires aux STO [Service du Travail Obligatoire] etc. Il ne s’agit pas d’exonérer Vichy mais d’introduire plus de nuance, de variété, de complexité dans l’analyse d’un passé tragique. »

BONUS : une sélection de documents à La Médiathèque

Sélection de documents sur le site de La Médiathèque - nouvelle fenêtre

Prenez de la hauteur, et venez penser le monde d’aujourd’hui avec les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE : rendez-vous le samedi  18 mai 2019 à 16h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean Jaurès-Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

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James Baldwin : un homme révolté

15 Avr

L’œuvre de l’auteur américain James Baldwin a été remise à l’honneur en France  à l’occasion de la sortie du film I’m not your negro (nouvelle fenêtre) réalisé par Raoul Peck en 2017. Ce documentaire sera projeté à La Médiathèque le jeudi 18 avril 2019 dans le cadre de Cin’Eiffel, pour aller plus loin (nouvelle fenêtre) : s’appuyant sur les écrits de Baldwin, le scénariste y brosse une chronique très personnelle des années sanglantes de lutte pour les droits civiques aux États-Unis. Retour sur un grand écrivain et une œuvre essentielle.

Né à Harlem dans une famille pauvre et pieuse, il est l’aîné de 9 enfants. Fils illégitime, il sera élevé par son beau-père pasteur très strict et violent. Il choisira un temps de se tourner vers la religion et deviendra prédicateur en 1938, activité qu’il abandonnera en 1942 pour se consacrer à la littérature.

Dès l’adolescence, il prend conscience de son homosexualité. En 1948, fuyant la ségrégation raciale de New York et l’homophobie, il s’exile à Paris. Il y devient une figure emblématique de la communauté Afro-américaine en exil avec ses amis Joséphine Baker, Maya Angelou ou Richard Wright.

En 1953, publication de son premier roman La conversion, récit largement autobiographique, qui raconte l’examen de conscience de John, le jour de ses 14 ans, en attente d’une révélation mystique. En 1955, parait son premier recueil d’essais Chroniques d’un pays natal ainsi que La Prochaine Fois, le feu, deux livres qui explorent les non-dits et les tensions sous-jacentes autour des distinctions raciales, sexuelles et sociales dans l’Amérique du milieu du XXe siècle.

En 1956, La chambre de Giovanni, son second roman, fait état de la recherche d’identité sexuelle. En 1957, l’auteur fait sa première apparition à la télévision dans l’émission Lecture pour tous :  il y répond aux questions de Pierre Desgraupes à propos de son livre Les élus du seigneur, qui traite de façon poignante de la croyance des jeunes noirs de l’époque liée à l’histoire américaine.

De retour aux États-Unis, il s’implique dans le mouvement naissant des droits civiques, aux côtés des leaders noirs Medgar Evers, Malcolm X et surtout Martin Luther King. En 1962, paraît Un autre Pays  (nouvelle fenêtre) qui débute par le suicide de Rufus Scott : c’est une œuvre émouvante et violente où l’auteur s’affirme une fois encore comme le brillant porte-parole de la minorité noire aux États-Unis.

À partir des années 70, James Baldwin s’installe définitivement à Saint-Paul de Vence où il écrit des pièces de théâtre, des essais, de la poésie. En 1974, parait le roman Si Beale Street pouvait parler (nouvelle fenêtre) qui  retrace la vie de Tish et Fonny qui s’aiment et envisagent de se marier. Mais alors qu’ils s’apprêtent à avoir un enfant, le futur marié, victime d’une erreur judiciaire, est arrêté et incarcéré. Traité avec force et intensité, ce livre a été adapté au cinéma par Barry Jenkins en 2018.

En 1975, il est convié à une série d’entretiens avec Eric Laurent sur France Culture.

En 1987, son œuvre s’achève brutalement car il meurt précocement à l’âge de 64 ans à Saint-Paul de Vence.

En France, on (re) découvre son œuvre à l’occasion de la sortie du film I’m not your negro (nouvelle fenêtre) réalisé par Raoul Peck en 2017. Le réalisateur haïtien est interviewé dans l’émission La Grande librairie :

Partant du livre inachevé de l’auteur, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s’aidant des notes prises par l’écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire salué dans le monde entier et sélectionné aux Oscars,– aujourd’hui devenu un livre, formidable introduction à l’œuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d’humanité de l’histoire des Noirs aux États-Unis et de l’aveuglement de l’Occident.

Pour aller plus loin :  l’article « Documentaire. “I am not your negro”, les mots de la colère de James Baldwin » publié dans Courrier international du 21 avril 2017 (nouvelle fenêtre) 

Retrouvez quelques textes de James Baldwin, ce grand humaniste dans votre Médiathèque, ainsi que plusieurs écrits d’autres grands défenseurs de la cause noire.

Je vous renvoie également au texte d’Alain Mabanckou  Lettre à Jimmy (nouvelle fenêtre) où, à travers l’œuvre de Baldwin, il aborde ces questions toujours d’actualité.

Pour clore cet article, méditons sur cette citation du grand auteur :

L’Histoire n’est pas le passé, c’est le présent.

 

Remerciements tout particuliers à Ariane C. qui a participé à l’élaboration de cet article.

L’image d’en-tête de cet article provient de Wikipedia : par Gvsfhp — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=53219750.

Les Rencontres de Liseur (4) : La saga Maeght

15 Mar

Dans le cadre des conférences des Rencontres de Liseur 2018-2019,  vous êtes tous invités le samedi 23 mars 2019 à 16h à La Médiathèque pour rencontrer, écouter et dialoguer avec Yoyo Maeght, petite fille du célèbre collectionneur et galeriste Aimé Maeght : une rencontre exceptionnelle autour de son livre La saga Maeght et une plongée dans le microcosme du monde de l’art en France ainsi que dans l’intimité d’une famille élargie aux artistes.

© Yoyo Maeght

Descendante d’Aimé, le fondateur, Yoyo Maeght est tout à la fois, éditrice, galeriste, commissaire d’expositions, magistrate et enseignante ; elle est l’auteure de plusieurs ouvrages parmi lesquels Maeght : l’aventure de l’art vivant (nouvelle fenêtre), La Fondation Marguerite et Aimé Maeght : l’art et la vie (Gallimard, 2010) et La Saga Maeght (nouvelle fenêtre) (Robert Laffont, 2014).

La Saga Maeght de Yoyo Maeght (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

 

Samedi, lors de cette rencontre, Yoyo Maeght vous présentera son grand-père, Aimé Maeght. Orphelin de guerre déplacé, jeune graveur lithographe, il devient l’ami des plus grands artistes du XXe siècle, à commencer par Pierre Bonnard, Henri Matisse et Georges Braque avant de devenir l’un des plus importants marchands d’art.

Les rencontres, sa passion pour l’art, son discernement, feront de lui une référence au rôle déterminant.

Je cherche la garantie de l’authenticité de l’œuvre dans l’homme.

Aimé Maeght (« Radioscopie » par Jacques Chancel, 25 juin 1969, France Inter/ ARCHIVE INA)

© Yoyo Maeght

 

Visionnaire, il créera avec son épouse, non seulement un écrin mais encore une fondation à Saint-Paul-de-Vence (nouvelle fenêtre) qu’il laisse à la postérité.

Pour en savoir plus sur la Fondation Marguerite et Aimé Maeght, consultez notre Zoom sur…  (nouvelle fenêtre) qui y est consacré sur le site de La Médiathèque.

Yoyo Maeght vous fera entrer dans l’intimité des artistes, en décrivant l’épopée Maeght, de 1930 à aujourd’hui, avec les rencontres, les artistes, les audaces, les drames, les projets et les réalisations, photos d’archives à l’appui.

Patchwork Yoyo Maeght

© Yoyo Maeght

Prenez de la hauteur, venez penser le monde d’aujourd’hui avec Les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE : rendez-vous le samedi 23 mars 2019  à 16h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean-Jaurès- Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

BONUS : Retrouvez notre sélection de documents autour de « La saga Maeght : les artistes exposés à la Fondation » sur le site de votre Médiathèque (nouvelle fenêtre)

L’homme est-il un animal comme les autres ?

14 Fév

Samedi 16 février 2019, Jean-Baptiste de Panafieu, professeur agrégé de sciences naturelles et auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, sera présent à La Médiathèque de Levallois dans le cadre de la manifestation départementale annuelle La science se livre. Lors d’une conférence autour de son ouvrage L’homme est-il un animal comme les autres ? (nouvelle fenêtre)  il apportera des réponses et questionnera ce sujet passionnant qui s’adresse à tous : le rapport entre humanité et animalité.

Qui est Jean-Baptiste de Panafieu ?

Auteur, scénariste et conseiller scientifique, Jean-Baptiste de Panafieu (nouvelle fenêtre) a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, documentaires ou romans, sur la nature et les sciences adressés à la jeunesse et aux adultes.

Parmi la soixantaine d’ouvrages à son actif, on retiendra:  Sur les traces de Charles Darwin (Prix La science se livre 2006), Histoires de squelettes et Au temps des premiers hommes, édités chez Gallimard Jeunesse, Le bestiaire marin (Plume de Carotte), Humanimal (Gulf Stream), Les Cro-Magnon (Casterman), La grande aventure de l’évolution : Une histoire d’aujourd’hui (nouvelle fenêtre) chez Milan, Les insectes nourriront-ils la planète ?  (nouvelle fenêtre) édité au Rouergue, Évolution  (Xavier Barral) ou encore Darwin à la plage (nouvelle fenêtre). 

Invité à La Médiathèque pour la 23ème édition de La science se livre (nouvelle fenêtre), Jean-Baptiste de Panafieu donnera une conférence autour de son livre L’homme est-il un animal comme les autres ? (nouvelle fenêtre) paru en 2016 aux éditions La ville brule.

L'homme est-il un animal comme les autres Jean-Baptiste de Panafieu (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Destiné à tous les publics, cet ouvrage revient sur les fondamentaux de la théorie de l’évolution en insistant sur les liens de parenté entre les différentes espèces et nous explique le rapport entre l’être humain et les autres espèces animales :

Quelle est la frontière entre l’animal et l’humain? Quelles sont les traces de notre évolution et allons-nous encore évoluer ? Comment adapter nos modes de vie dans le respect du monde qui nous entoure? Qu’est-ce qui nous différencie réellement des autres animaux ? Qu’en est-il du droit des animaux?

Et bien d’autres interrogations mêlant biologie, anthropologie et philosophie auxquelles l’auteur répondra.

Pratique : rendez-vous à La Médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean-Jaurès) le samedi 16 février à 16 heures.

Qu’est-ce la science se livre ?

Un rendez-vous annuel …. dans toutes les bibliothèques, médiathèques, lieux culturels, centres de recherches et associations de culture scientifique du département.

Le thème pour cette 23ème édition  : les relations Humain – Animal (nouvelle fenêtre). Si Charles Darwin a contribué à changer notre vision de la nature et de la place de l’homme dans la nature en affirmant qu’il fait partie d’une très longue évolution et qu’il partage avec le reste des animaux des traits anatomiques, génétiques, comportementaux, la science aujourd’hui découvre peu à peu que les animaux pensent, apprennent, transmettent et qu’ils sont des êtres sensibles, déclenchant une véritable révolution philosophique et éthique…

Depuis le 2 février et jusqu’au 24 février, La science se livre se décline dans de nombreuses villes des Hauts-de-Seine avec plus de 150 événements autour de ces sujets passionnants : expositions, expériences, ateliers, parcours, jeux, conférences, débats, tables rondes. Retrouvez tout le programme sur le site de La Science se livre (nouvelle fenêtre) 

Merci à Patricia D. pour la rédaction de cet article

Envie de se faire une expo photo en janvier ?

25 Jan

Vous aimez la photo ? Cela tombe bien, nous aussi. L’exposition Les Nadar, une légende photographique est présentée du 16 octobre 2018 au 3 février 2019 à la BNF (nouvelle fenêtre)

La Bibliothèque nationale de France propose la première grande exposition consacrée aux trois Nadar. Félix Tournachon dit Gaspard Félix Nadar (1820-1910) (nouvelle fenêtre), son frère Adrien Tournachon (1825-1903) (nouvelle fenêtre) et son fils Paul Nadar (1856-1939) (nouvelle fenêtre) furent tout à la fois photographes, peintres, dessinateurs et inventeurs.

La photographie est à la portée du premier des imbéciles, elle s’apprend en une heure. Ce qui ne s’apprend pas, c’est le sentiment de la lumière et encore moins l’intelligence morale de votre sujet, et la ressemblance intime. Félix Nadar

Félix Nadar (1820-1910) est un artiste visionnaire, à la fois écrivain, caricaturiste, journaliste, passionné par l’aérostation (nouvelle fenêtre) et bien sûr photographe. Pratiquement toutes les personnes célèbres de son époque ont posé pour lui dans son atelier de la rue Saint-Lazare à Paris. D’Alexandre Dumas à Charles Baudelaire, en passant par Sarah Bernhardt, Eugène Delacroix, et bien d’autres.

Pour allez plus loin :

Nadar à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

 

Moins connu que Félix Nadar, Adrien Tournachon (1825-1903) dit Nadar jeune pour le différencier de son frère est son demi-frère. Il est également photographe et est surtout connu pour une série de portraits « têtes d’expression » du mime Charles Debureau (1929-1873) (nouvelle fenêtre) du théâtre des Funambules. Cette série sera exposée à l’Exposition universelle de 1855.

L’écrivain Théophile Gautier dira de lui en 1858 dans le journal Le Moniteur universel :

Deburau est jeune, mince, élégant ; ses traits sont délicats et distincts, ses yeux expressifs — et sa bouche petite, qu’il sait étendre pour avaler les plus grosses bouchées, possède une sorte de dédain moqueur, un mépris anglais, qui est très piquant.

Paul Nadar (1856-1939), est le fils de Félix Nadar et le moins connu des trois. Il réalise néanmoins une série de photographies lors de son voyage à travers l’Europe Centrale et l’Asie en 1890.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer à la BNF, leur site propose une exposition virtuelle extrêmement intéressante et complète (nouvelle fenêtre)

Le catalogue de l’exposition Les Nadar- une légende photographique sera bientôt disponible à La Médiathèque.

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