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Rentrée littéraire 2019 : nos chouchous…

1 Oct

Après C’est la rentrée qui annonçait les grandes tendances de la rentrée littéraire 2019, voici à présent quelques romans que nous attendions tout particulièrement chez Liseur : les nouveaux titres des auteurs sélectionnés et/ou lauréats des précédentes éditions du Prix des Lecteurs de Levallois !

Car autant vous dire que depuis que les romans de leurs débuts ont été lus, décortiqués et débattus lors des réunions de jury des Prix des lecteurs de Levallois, nous guettons la production de ces écrivains à chaque rentrée littéraire. Et cette année, la moisson est foisonnante, voyez plutôt  !

  • Kaouther Adimi  : Les petits de Décembre (nouvelle fenêtre), un roman sur la société algérienne d’aujourd’hui, avec ses duperies, sa corruption, ses abus de pouvoir, mais aussi ses espérances.
  • Miguel Bonnefoy  : une nouvelle sur la nuit dans Une nuit à Manosque.
  • Jean-Paul Delfino : Assassins ! (nouvelle fenêtre) où la piste du meurtre de l’auteur des Rougon-Macquart est sérieusement envisagée.
  • Patrick Deville  : Amazonia, un périple et une promenade littéraire sur le fleuve Amazone et son histoire.
  • Éric Faye : La télégraphiste de Chopin (nouvelle fenêtre), qui raconte l’enquête d’un journaliste lorsqu’en 1995 une femme prétend recevoir régulièrement la visite de Chopin…

 

  • Yannick Grannec  : Les simples (nouvelle fenêtre), récit de la sombre machination d’un vicaire pour s’emparer de la manne financière générée par les préparations de l’herboriste d’une petite communauté de bénédictines en 1584.
  • Frédéric Gros : Le guérisseur des lumières (nouvelle fenêtre), un roman épistolaire qui met en scène l’inventeur du magnétisme animal.
  • Jean Mattern (Prix des Lecteurs de Levallois en 2015)  : Une vue exceptionnelle, quand le désir de paternité d’un couple renaît 20 ans plus tard…
  • Wilfried N’Sondé  : Aigre doux, un roman pour la jeunesse.
  • Sylvain Pattieu : Forêt furieuse (nouvelle fenêtre), une histoire de violence reproduite, de terreur et d’enfants rescapés d’une guerre confiés à une institution…
  • Sylvain Prudhomme  : Par les routes (nouvelle fenêtre), une histoire d’auto-stoppeur, d’amitié, de désir et de rencontres.
  • Alexis Ragougneau : Opus 77 qui fait le portrait d’une famille de musiciens étouffée par le poids des non dits.
  • Sébastien Spitzer : Le cœur battant du monde (nouvelle fenêtre), un roman sur fond de famine irlandaise et de lutte armée.

Auxquels nous ajouterons ces trois auteurs dont les romans sont parus courant 2019 mais qu’on ne peut pas ne pas citer dans cet article sur ces auteurs que nous suivons avec attention :

Terminons par des félicitations et des vœux de succès à quatre de ces auteurs dont les romans ont été sélectionnés pour les prix littéraires d’automne 🙂

  • 1ère sélection du Renaudot, du grand prix du Roman de l’Académie française, du prix Femina, du Prix Wepler-Fondation La Poste et du prix Interallié : Sylvain Prudhomme avec Par les routes
  • 1ere sélection du Prix Femina : Alexis Ragougneau avec Opus 77
  • 1ère sélection du Goncourt et du prix Interallié : Sébastien Spitzer avec Le cœur battant du monde
  • 1ere sélection du Prix révélation de la Société des Gens De Lettres  : Sylvain Pattieu avec Forêt furieuse.

 

Nul doute que sur la route qui mène aux prix, tous ces auteurs ont particulièrement le cœur battant 🙂

La plupart des titres cités dans cet article sont déjà disponibles à La Médiathèque de Levallois (mais rançon du succès, il faut les réserver), les autres le seront incessamment sous peu. Bonnes lectures de rentrée !

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Jury de prix littéraire : et si c’était vous ?

19 Sep

Goncourt, Renaudot, Médicis, Interallié, Wepler ou Flore,  vous suivez à chaque rentrée  les sélections des prix littéraires et vous vous demandez comment se déroulent les rencontres de ces prestigieux jurys. Et si cette année vous pouviez, vous aussi, vivre la formidable aventure d’un juré de prix littéraire, de l’excitation de la première livraison des livres de la sélection jusqu’à la séance de vote final ? Mais comment faire, me direz-vous ? Il suffit de postuler pour le prochain jury du prochain Salon du Roman Historique de Levallois  ! Il aura lieu le dimanche 1er mars 2020 et l’un des 12 héros de la saga du Prix des Lecteurs de Levallois 2020 sera peut-être vous…

Le Prix des lecteurs de Levallois

Né en 2011, ce prix a pour but de soutenir l’œuvre et la création d’un auteur en début de carrière. Doté d’une récompense financière (offerte par l’un des partenaires du salon, So Ouest), il a déjà récompensé des auteurs talentueux, dont nous suivons depuis la carrière avec attention.

Ainsi ont été successivement primés :

  • 2020  ? Ce sera à vous de le décider !

Qui sont les jurés ?

Ce pourrait être vous. En effet pour devenir juré, c’est simple. Il suffit juste de…

  • aimer lire (condition sine qua non) car 8 à 10 romans vous seront remis au fil des séances
  • accepter de jouer le jeu des lectures « imposées » puisque la sélection de livres est faite en amont
  • être prêt à lire des romans « historiques », c’est à dire se situant dans une période allant du Big bang à l’histoire récente, et où la grande Histoire est un élément fondamental de l’intrigue, que ce soit dans les faits, le contexte, les personnages (réels ou imaginaires) ou l’univers.
  • être curieux, avide de découverte, mais aussi prêt à se faire bousculer (littérairement parlant bien sûr) par des lectures qui peuvent sortir de votre zone de confort
  • être endurant :  si l’on se réfère aux années précédentes, la moyenne des pages lues par un juré est d’environ 2 000 en quelques mois
  • avoir envie de discuter de ses lectures, d’échanger, de partager et de dialoguer
  • être à l’écoute, déterminé, tenace, convaincant mais aussi souple (car parfois, on évolue dans son jugement au fil des discussions)
  • être fairplay et courtois quoiqu’il arrive, même si les avis sont opposés et les débats houleux !

Mais qu’est ce qui se passe si…

Je ne lis pas de roman historique. Peu importe que vous soyez déjà fans de romans historiques ou que vous n’en avez jamais lu de votre vie, le principe est d’avoir envie de découvrir un genre, un style ou un univers littéraire.

Il y a longtemps que je n’ai pas lu et j’aimerais me remettre à la lecture. D’après les jurés des années précédentes, participer à ce jury est un excellent stimulant pour tous les lecteurs (réguliers ou occasionnels) et chaudement recommandé par la faculté de médecine et les bibliothécaires 🙂

Je ne suis pas inscrit à La Médiathèque. Il suffit de 5 minutes pour s’inscrire, sur place ou en ligne (nouvelle fenêtre), on s’en occupera !

Je ne suis pas Levalloisien. Aie ! Le Prix est celui des lecteurs de Levallois… Mais il n’y a que vous qui puissiez décider de déménager si vous tenez absolument à faire partie du jury…

Je préfère lire en numérique. Les livres sont offerts par les éditeurs en version papier mais certains titres existent aussi en livres téléchargeables sur le site de La Médiathèque.

Je ne me sens pas capable d’analyser un roman. Pas de panique, vous aurez à votre disposition des outils d’analyse qui pourront vous guider mais le principe de base est de se faire confiance, et en particulier avoir ou affiner sa propre échelle de valeur en terme de plaisir de lecture.

Je ne sais pas quand sont les réunions. Le mardi à 19h, la première ayant lieu le mardi 15 octobre à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean-Jaurès) ensuite c’est au rythme d’environ une par mois (les dates de toutes les réunions du jury seront communiquées lors de la première rencontre).

Je ne pourrais pas être présent à chaque fois. Participer à toutes les rencontres du jury fait partie du « contrat » de juré, mais personne n’est à l’abri d’un empêchement ou d’une urgence. En revanche, assister à la dernière séance, celle du vote est impératif : c’est là où vous défendrez le livre que vous souhaitez voir couronner. De plus, c’est, de mémoire de jurés et d’organisateurs, un moment particulièrement intense et riche en émotions inoubliables !

Comment postuler ?

Vous voilà maintenant convaincus, alors rendez-vous sur le formulaire en ligne (nouvelle fenêtre) !

Vous pouvez aussi postuler par mail à bibeiffel@villelevallois.fr en précisant Jury SRH dans le sujet du mail ou encore passer nous voir pour retirer un formulaire papier. Outre votre identité et vos coordonnées, il faut expliciter ce qui vous motive à participer à ce jury (vous pouvez citer cet article s’il vous a donné le petit élan qui manquait 🙂 et faire une mini-chronique d’un livre qui vous a marqué (que ce soit positivement ou négativement).

Attention, vous devez envoyer votre candidature avant le dimanche 28 septembre 2019.

Et maintenant c’est à vous !

Imaginer le futur

12 Sep

Les listes de lectures font partie des bonnes résolutions de rentrée ou des programmes scolaires. Celles de romans dystopiques sont souvent les mêmes, on nous conseille 1984 (nouvelle fenêtre) de Georges Orwell ainsi que La ferme des animaux (nouvelle fenêtre), Le Meilleur des mondes (nouvelle fenêtre) d’Aldous Huxley ou encore Fahrenheit 451 (nouvelle fenêtre) de Ray Bradbury. Mais pourquoi ne pas se tourner vers d’autres lectures, plus récentes (romans ou bd), peut-être peu connues, mais dont les auteurs ont imaginé un monde fait de nouvelles règles, un monde avec de nouveaux paysages, des relations hommes/femmes qui ont évolué ou encore un monde où la nature a repris ses droits.

La dystopie – ou contre-utopie – est un genre fictionnel dépeignant une société imaginaire, dont l’organisation fait qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur (même si elle prône l’inverse). On présente la dystopie comme l’inverse de l’utopie car, au lieu de présenter un monde parfait, elle propose le pire qu’il soit et entend mettre le lecteur en garde contre de tels débordements (extrait de la définition donnée sur le site Babelio)

Les Romans

Vox - dalcherUn futur où les femmes n’ont pas le droit de parler. Ou plutôt si, mais elles sont limitées à cent mots par jour. Si elles dépassent ce quota, elles sont punies. Les femmes de n’importe quel âge, de leur naissance à leur mort. Ce roman, outre son intrigue principale, pose la question d’une société dirigée uniquement par des hommes, de l’éducation des enfants en fonction de leur sexe et de l’effet de groupe qui empêche les uns de se révolter et autorise les autres à cautionner les pires atrocités. Une idée originale qui rend la lecture divertissante et qui permet de réfléchir sur l’évolution de la société.

L'eliteDe nombreuses guerres à répétition ont détruit le monde que nous connaissons. La population vit dans ce qu’on appelle « La Communauté Unifiée » composée de plusieurs colonies qui tentent de reconstruire un monde vivable. Chaque année, à la façon du roman Hunger Games (nouvelle fenêtre) de Suzanne Collins des adolescents sont sélectionnés pour passer « Le Test », celui qui leur permettra d’accéder à l’université et de participer à l’amélioration du monde. Personne ne sait en quoi consiste ce test, personne n’est revenu pour en parler, aucun des gagnants précédents ne se souvient…Un premier tome qui se lit d’une traite et qui donne envie de lire les autres. Une bonne transition entre les romans jeunesses et les romans adultes, pour tous ceux qui aiment les romans d’anticipation.

La déclaration« Angleterre, 2140. Les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s’ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis presque toujours au Foyer de Grange Hal un pensionnat pour les Surplus, des enfants qui n’auraient pas dû naître, des enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde. Anna n’a plus de parents désormais. Confinée dans l’enceinte du pensionnat, elle travaille très dur, pour effacer leur faute. Anna a tout oublié de son passé. Jusqu’au jour où arrive un jeune garçon qui semble la connaître. Mais qui est ce Peter ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille ? Et pourquoi elle, Anna, se sent-elle soudain si troublée ? A travers l’incroyable histoire d’Anna, et au fil de son carnet, son seul confident, un roman bouleversant sur la vitalité de l’adolescence. » Résumé du site Babelio

transparence dugain« À la fin des années 2060, la présidente française de Transparence, une société du numérique implantée en terre sauvage d’Islande, est accusée par la police locale d’avoir orchestré son propre assassinat. Or au même moment, son entreprise s’apprête à commercialiser le programme Endless, un projet révolutionnaire sur l’immortalité, qui consiste à transplanter l’âme humaine dans une enveloppe corporelle artificielle. Alors que la planète est gravement menacée par le réchauffement climatique, cette petite start-up qui est sur le point de prendre le contrôle du secteur numérique pourra-t-elle sauver l’humanité ? » Résumé du site Babelio.

Retrouvez-le également en version téléchargeable (nouvelle fenêtre) sur le site de la Médiathèque.

Le passeurRoman sorti en 1993 en Amérique et en 1994 en France, il est composé de quatre tomes : Le Passeur, L’Élue, Messager et Le Fils, dernier tome de la série sorti en 2014. Étudié dans certaines écoles, ce roman nous pousse à s’interroger. Jonas vit dans un monde sans émotions, sans conscience, sans souvenirs. Il n’y a ni douleur ni peine mais pas d’amour non plus. Chaque enfant se voit attribuer un rôle lors de ses douze ans. Jonas reçoit le plus important : le rôle de Receveur. Il sera gardien de la mémoire et des connaissances transmises par Le Passeur.

Une adaptation a été réalisée en 2014 par Phillip Noyce : The Giver.

D’autres idées de lecture :

Les bandes-dessinées

after deathDans un monde détruit par l’accumulation d’éléments néfastes, quelques milliers d’hommes et de femmes vivent dans un « refuge » au-dessus des nuages. Ce refuge leur procure un traitement qui leur permet de vivre éternellement, par cycle, en améliorant leur vie à chaque cycle. Jonah Cooke intègre de nouvelles fonctions pour quelques cycles : il doit écouter les bruits qui viennent « d’en bas » là où jadis l’humanité habitait, sous ces nuages aux couleurs étranges. Face à ce nouveau monde façonné par l’homme, Jonah se souvient de son passé et de sa vie sur Terre.  Scott Snyder dresse un scénario futuriste d’un homme en quête de soi-même et Jeff Lemire illustre ce nouveau monde avec des couleurs surnaturelles qui ne manquent pas de nous émerveiller.

Un récit de science-fiction où l’écologie est au centre de l’histoire. Des gens meurent sans explication, les animaux ont un comportement étrange…et si les arbres communiquaient entre eux et détenaient les secrets de l’univers ?

TERLes éditions Daniel Maghen ont un don pour publier des ouvrages aux illustrations envoûtantes. Patrick Prugne avec Iroquois (nouvelle fenêtre), Emmanuel Lepage avec La Lune est blanche (nouvelle fenêtre) ou encore Benjamin Lacombe avec Curiosités nous ont fait rêver avec leurs romans graphiques qu’on pourrait contempler pendant des heures. Avec TER, c’est la même chose, la couverture nous donne envie de le feuilleter et l’histoire nous transporte dans un monde futuriste où la population vit sur une terre qui n’est plus la Terre. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, car les réponses sur ce nouveau monde se trouvent sous leurs pieds.

KanopéEn 2137 seul une partie de l’Amazonie reste végétalisée et habitée par des espèces animales et humaines qui ont résisté à la radioactivité. Deux mondes s’opposent : la civilisation des villes avec le personnage de Jean qui se retrouvent dans la jungle pour fuir les autorités, et le monde sauvage avec Kanopé qui vit seule dans la jungle. Entre une histoire d’amour et une fable écologique, cette BD tout en légèreté nous questionne sur le monde de demain.

transperceneige extinctionsLe préquel de le bande-dessinée culte des années 80 de Jean-Marc Rochette et Jacques Lob, adaptée au cinéma en 2013 par Bong Joon-Ho (nouvelle fenêtre), palme d’or 2019 pour son film Parasite. Si vous ne connaissez pas Transperceneige (nouvelle fenêtre), c’est l’histoire d’un train, conçu pour tourner indéfiniment autour de la Terre sans s’arrêter. En effet la Terre évolue dans un perpétuel hiver où tout est gelé, excluant toute forme de vie. Les seuls survivants sont à bord de ce train, divisé en compartiments distincts, laissant les plus pauvres à l’arrière.

Le préquel « Transperceneige – extinction » revient sur l’avant. Qui a conçu ce train ? Pourquoi ? Qui peut y monter ?

Nouveau monde, nouvelles technologies, nouvelle génération : les 50/50. Ils vivent à moitié dans le réel, à moitié dans le virtuel. Ils sont les cobayes de l’expérience d’un monde totalement virtuel, où tout est possible.

D’autres idées de lecture dystopiques :

Dans toutes ces histoires d’anticipation, les auteurs imaginent un monde dévasté. Un monde où la nature n’existe plus, où les animaux sont rares et où seule une infime partie de l’humanité a survécu. Ou alors ce sont des histoires de sociétés totalement réformées où les libertés sont réduites et les gens n’ont plus de libre-arbitre. Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire un roman de science-fiction qui présenterait une société meilleure ou un monde plus sain. Sommes-nous trop défaitistes ? Ou réalistes ?

Bonus : un de nos premiers articles ,  Vous avez dit dystopie, comme c’est bizarre… paru en 2013.

C’est la rentrée !

2 Sep

Et oui, nous voici déjà en septembre, mois de toutes les rentrées : scolaire, universitaire, judiciaire, parlementaire, sportive, politique, culturelle et… littéraire. En ce domaine, 2019 s’annonce riche : découvertes de primo-romanciers, agréables continuités avec les second livres des petits nouveaux des années précédentes ou valeurs sûres des ténors de la littérature dont les derniers romans sont attendus avec impatience et confiance. Voici donc un petit tour d’horizon de ce qui nous attend en cette rentrée…

La rentrée littéraire 2019 en six questions

  • Quand  ? Entre la mi-août et la fin octobre
  • Combien ? 524 romans, dont 336 romans français et 188 étrangers
  • Quoi ? Des thématiques assez sombres et très contemporaines… Outre les incontournables histoires de familles qui offrent leur lot de noirceurs, avec viols et enfances meurtries, on pourra lire des romans où il est question de femmes dans la société du XXIe, de cybersécurité, d’enfermement, d’exils, de migrants, d’écologie et de questions environnementales, de politique de Brexit, de terrorisme et de djihadisme.
  • Comment ? une production plus resserrée. « Moins et mieux » selon le directeur général de Stock. « Moins publier pour avoir le choix de mieux défendre », entend-on en écho chez Flammarion.  Ainsi la production de cette année baisse  de -7,6% en nombres de titres par rapport à  2018. Pour les romans français, la baisse atteint -11,8%, avec une production passant de 381 à 336 titres.
  • Qui ? 82 primo romanciers, jeunes pousses de la littérature mais aussi de grands noms. Parmi les Français : Sorj Chalandon, Karine Tuil, Jean-Paul Dubois, Marie Darrieussecq, Jean-Philippe Toussaint, Olivier Adam, Amélie Nothomb, Patrick Deville, Lionel Duroy ou Luc Lang… Et dans les étrangers, Jonathan Coe, Siri Hustvedt, Edna O’brien, Joyce Carol Oates, Pete Fromm, et Audur Ava Olafsdottir…

Les particularités 2019

  • Une habitude sans laquelle la rentrée littéraire ne serait plus ce qu’elle est

Ainsi, l’auteur belge Amélie Nothomb, qui publie depuis 30 ans un roman à chaque rentrée littéraire, nous livre cette année une histoire à la 1ère personne racontant les dernières semaines de la vie du Christ intitulée Soif.

  • Un romancier oublié remis à l’honneur

Présenté par le New Yorker comme « Le Géant oublié de la littérature américaine », William Melvin Kelley (1937 –2017) était un romancier et auteur de nouvelles afro américain. Il était aussi professeur d’université. Son roman le plus connu est celui de ses débuts A Different Drummer, publié en 1962 et traduit cette année chez Delcourt littérature. Un autre tambour « pose de façon inédite (et incroyablement gonflée pour l’époque) la « question raciale ». Une histoire alternative, féroce et audacieuse, un roman choc, tant par sa qualité littéraire que par sa vision politique. »(extrait de la présentation de l’éditeur- nouvelle fenêtre)

  • Un roman du prix Nobel de littérature 2014

Belle cuvée pour cette rentrée avec la livraison du nouveau roman de Patrick Modiano qui revient avec Encre sympathique, sur lequel son éditeur, Gallimard, reste très énigmatique mais qui d’après ce que l’on peut lire ça ou là, serait « une enquête sur une disparition mystérieuse, non élucidée depuis des années », sujet modianesque s’il en est :

Trente ans après son passage dans l’agence Hutte, Jean Eyben réouvre le dossier qu’il avait gardé sur la disparition jamais élucidée de Noëlle Lefebvre. Il contient peu de choses. Son adresse 13, rue Vaugelas dans le 15e arrondissement, celle du Dancing de la Marine et celle des magasins Lancel, place de l’Opéra, où elle travaillait. Quelques noms… (extrait de l’article du Figaro, Que sait-on d’ »Encre sympathique », le nouveau Patrick Modiano annoncé pour octobre? – nouvelle fenêtre)
  • Des écrivains mis en abime

Cette année, on note un certain nombre d’ouvrages dont le narrateur ou le héros est un écrivain ou au minimum un familier des livres  :

♦ un romancier chez Lionel Duroy qui dans Nous étions nés pour être heureux semble entamer un étape de réconciliation dans l’histoire familiale qu’il déboulonne depuis Le chagrin,

♦un auteur quarantenaire que l’on suit depuis quelques romans  chez Olivier Adam mais qui est à présent en perte de vitesse dans Une partie de badmington,

une apprentie romancière dans Souvenirs de l’avenir de Siri Husdvedt (qui revient à la fiction après plusieurs publications d’essais),

une auteur en reconversion : partie conquérir Reykjavik et la littérature, elle va finalement se présenter à l’élection de reine de beauté dans Miss Irlande d’Audur Ava Olafsdottir,

♦un écrivain énigmatique après lequel court le narrateur de Chercher Kinski, 1er roman d’Arthur Terrier,

♦un romancier nostalgique dans un rôle d’accompagnant chez Morgan Sportès dans Si je t’oublie,

un écrivain maudit qui devient enquêteur aux côtés d’un historien chez Aurélien Bellanger dans Le continent de la douceur,

♦une libraire malade atteinte d’un cancer dans Une joie féroce de Sorj Chalandon,

des lecteurs anonymes  à l’honneur dans l’essai de Patrick Deville, L’étrange fraternité des lecteurs solidaires. 

  • Des exofictions

Ce terme barbare est né dans les années 2010 pour désigner un « genre littéraire qui crée des fictions à partir d’éléments du réel, mettant souvent en jeu des personnages célèbres » (source Actualitté -nouvelle fenêtre) : ainsi on pourra lire la vie de Frida Kahlo dans Rien n’est noir de Claire Berest, celle de Gaulle sous la plume de Georges-Marc Benamou dans Le général a disparu, de Marlon Brando pour Samuel Blumenfeld, ou de Debbie Harry par Julien Decoin…

Tendance littéraire oblige, écrivains et personnages sont ici encore au cœur des fictions avec notamment Giono, furioso  chez Emmanuelle Lambert, Zola dans Assassins ! par Jean-Paul Delfino (Héloïse d’Ormesson), Virginia (Woolf) chez Emmanuelle Favier, Christopher Marlowe pour Emmanuelle Pirotte dans D’innombrables soleils.

Du côté des personnages romanesques, ce sont Lolita, l’héroïne de Nabokov, dans le Journal de L. par Christophe Tison et Bartleby le scribe dans L’imitation de Bartleby, 1er roman de Julien Battesti qui ont la vedette.

  • De la couleur en bandeaux

Vous le remarquerez certainement, de nombreux éditeurs ont fait le choix de la couleur avec des bandeaux aux couleurs frappantes. Tendance pantone chez Grasset, crème chic et élégant chez Gallimard, fluo pour Flammarion, couleurs fortes pour Belfond, et bandeaux plus larges pour Le Seuil… L’idée, vous l’avez compris, est d’accrocher le regard du lecteur hésitant devant les piles de nouveautés.

  • Des auteurs en podcasts

Les booktubeurs ont lancé le mouvement avec leur chroniques en vidéo et les éditeurs investissent le terrain ! Flammarion ouvre le bal avec des podcasts (nouvelle fenêtre) mêlant lectures et interviews des dix auteurs de leur rentrée sur leur mini site évènementiel Rentrée littéraire.

Les envies des bibliothécaires

Après un rapide sondage, ils sont partants pour Une partie de Badmington avec Olivier Adam, un Jour de courage de Brigitte Giraud, Une joie féroce de Chalandon ou encore un Nouvel an de Julie Zeh.

On les verra aussi dévorer Un livre de martyrs américains de Joyce Carol Oates, Le moine de Moka de Dave Eggers, Civilizations de Laurent Binet , Les amazones de Jim Fergus, ou Le cœur de l’Angleterre de Jonathan Coe.

Ils pourront vous donner leurs avis sur Le bal des folles de Valérie Mas, Ceux qui partent de Jeanne Bénameur, La tentation de Luc Lang, Soif d’Amélie Nothomb…

En vous souhaitant une bonne rentrée et de belles lectures 🙂

Pour info : la plupart de ces titres seront prochainement disponibles à La Médiathèque (en version papier et/ou en ligne)

Pause estivale sur les blogs de La Médiathèque

13 Juil

Comme chaque année depuis leur création, les blogs de La Médiathèque sont en pause durant les mois d’été et les rédacteurs mettent leurs claviers au repos. 

Au cours de la saison 2018-2019, nous avons imaginé, écrit et publié plus de 300 articles, qui ont été lus par plus de 3 000 personnes chaque mois. C’est donc aujourd’hui l’occasion de vous remercier, vous lecteurs réguliers et/ou occasionnels, pour vos lectures, votre enthousiasme, votre curiosité, vos suggestions, vos likes, vos commentaires et vos partages de nos articles sur les réseaux.

Nous nous retrouverons à la rentrée, plein de nouvelles idées, de nouvelles rubriques et d’énergie pour une nouvelle saison. Nous vous souhaitons un merveilleux été, épanouissant, formateur, cinéphile, musical, patrimonial, littéraire et numérique !

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