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L’auteur jeunesse Wolf Erlbruch reçoit le prix ALMA 2017

9 Mai

Le prix ALMA (Astrid Lindgren Mémorial Award ou Prix commémoratif Astrid Lindgren) est la plus haute récompense destinée à un auteur jeunesse vivant : cette année, Wolf Erlbruch a été honoré par cette distinction majeure. Malgré un parti pris pour la difficulté tant par le choix des sujets que par leur traitement, Wolf Erlbruch est reconnu par les critiques et apprécié du jeune public. Ses ouvrages, écrits seul ou en partenariat avec d’autres, sont une invitation permanente à la découverte, certains parlent même «d’état d’âme » à la Erlbruch

© Wolf Erlbruch / Peter Hammer Verlag

Wolf Erlbruch met les questions essentielles de la vie à la portée des lecteurs de tous âges. Son oeuvre profondément ancrée dans une vision fondamentalement humaniste dépeint avec humour et chaleur les petites choses qui forment le grand Tout. Maîtrisant parfaitement son art, il s’appuie sur une longue tradition graphique, tout en ouvrant de nouvelles perspectives créatives. Wolf Erlbruch est un visionnaire appliqué.*

* Extrait de la plaquette de présentation du site du Prix Alma (en anglais-nouvelle fenêtre).

Plusieurs générations d’enfants du monde entier connaissent le titre emblématique racontant l’histoire De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête … (nouvelle fenêtre)

Avec ce succès mondial, Wolf Erlbruch, est dès le début de sa carrière, nominé et couronné par des prix nationaux et internationaux.

Ces récompenses vous indifférent ? Venez découvrir son atelier  :

Site de Wolf Erlbruch (nouvelle fenêtre)

Wolf Erlbruch a collaboré avec des auteurs contemporains marquants plutôt germanophones comme : Rafik Schami (nouvelle fenêtre),  Jürg Schubiger (nouvelle fenêtre), Lavie Oren (nouvelle fenêtre), ou encore Dolf Verroen (nouvelle fenêtre).  

Il travaille aussi seul, mais à chaque fois il choisit la difficulté. Soit par la forme picturale qui est très loin de l’imaginaire formaté Disney, ou encore par un texte délibérément poétique. Ainsi il n’hésite pas à s’emparer de Goethe…

Il ne cherche pas non plus la facilité dans les thèmes traités  : l’amour cannibale comme dans L’ogresse en pleurs (nouvelle fenêtre), le sens de l’existence dans La grande question (nouvelle fenêtre), la philosophie dans Le nouvel abécédaire, la différence dans Les cinq affreux (nouvelle fenêtre), la création du monde dans L’atelier des papillons ou encore l’autonomie et la liberté avec Remue ménage chez Madame K (nouvelle fenêtre).

Quelle que soit la difficulté, Professor Erlbruch reste « simple » et plein d’humour. Ce n’est pas Hans Bacher,  producteur designer dans l’industrie du film d’animation ( Dreamwolds ), camarade de promo de 1969 à 1974 qui dira le contraire . Sur son site One1more2time3’s Weblog (en anglais-nouvelle fenêtre) il retrace  30 ans de carrière  de Wolf Erlbruch :

Un auteur qui a su transformer en or tout ce qu’il a créé.

Des nouvelles de Léonard 2017

3 Mai

La sixième édition du concours d’écriture des élèves de seconde du lycée Léonard de Vinci de Levallois vient de se terminer avec l’annonce des lauréats le 20 avril dernier au CDI du lycée… Les nouvelles primées sont désormais réunies dans le recueil 2017, Héritages : nouvelles  qui réunit 10 des meilleurs textes. N’hésitez pas à les lire à La Médiathèque, au lycée ou en ligne !

Le concours Des nouvelles de Léonard est un projet organisé par le lycée qui, depuis quelques années, convie les bibliothécaires de La Médiathèque à être membres du jury. Ce comité de lecture composé aussi de professeurs et de documentalistes sélectionne 20 textes. Les 10 premiers lauréats sont publiés dans un recueil édité par le lycée : Héritages : nouvelles (nouvelle fenêtre) mais vous pouvez aussi les lire en ligne (nouvelle fenêtre).

Définition de la nouvelle :

la nouvelle est un récit court, écrit en prose. Cependant, plus que sa longueur, c’est bien davantage la concision et l’efficacité de son écriture qui la caractérisent. En règle générale, les personnages d’une nouvelle sont peu nombreux et brièvement décrits. Son action est assez simple mais construite de façon à ménager un effet de surprise au dénouement : c’est ce que l’on appelle la chute.

Cette année, comme les précédentes, nous, bibliothécaires, avons été éblouis par le sens de l’observation, l’imagination mais aussi les talents d’écriture des adolescents. Tous leurs textes nous ont captivés et émus. Nous leur adressons un grand bravo et remercions chacun des auteurs pour nous avoir offert ce plaisir de lecture. Le thème 2017 étant « Héritages », il nous est venu l’envie de citer une réflexion concernant l’idée de transmission :

L’enfant de personne ne devient personne. Il lui faut quelqu’un pour devenir quelqu’un. Un nouveau-né qui n’appartient pas est condamné à mourir ou à mal se développer. Mais un enfant qui appartient est condamné à se laisser façonner par ceux à qui il appartient.

Boris Cyrulnick, psychiatre et psychanalyste français.

Pour voir des photos de la remise des prix et découvrir le nom des lauréats 2017… précipitez-vous sur l’article Concours de nouvelles # 2, la remise des prix  (nouvelle fenêtre) publié sur le blog du CDI du lycée Léonard de Vinci.

Transistions, nouvelles Lycée léonard de Vinci (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) BONUS : en 2016, nous avions aussi assisté à la remise des prix  (Des nouvelles de Léonard 2016) et  le recueil des nouvelles intitulé Transitions : nouvelles (nouvelle fenêtre) est disponible à La Médiathèque.

Bonnes nouvelles 🙂

Jury du Prix des lecteurs de Levallois 2017, mission accomplie !

14 Mar

Dimanche 26 février 2017, notre intrépide jury s’est réuni pour la dernière fois, au pied de la scène sur laquelle a été remis le Prix des Lecteurs de Levallois 2017.  « Un élu, huit gagnants », a rappelé en introduction la journaliste Karine Papillaud devant une salle comble, avant de présenter chacun des 9 romanciers sélectionnés pour le prix 2017.  Puis, au terme d’un suspense sans pitié :-), le nom du lauréat a été dévoilé par Yasmina Khadra, président de la 6ème édition du Salon du Roman Historique de Levallois : Jean-François Roseau pour son roman, La chute d’Icare, publié aux éditions de Fallois.

Mais revenons sur les minutes qui ont précédé l’annonce du lauréat 2017. Au premier rang face à la scène, sont assis 12 jurés, le visage grave, le regard attentif, conscients de l’importance de la mission qu’ils ont menée pendant des mois et dont le point d’orgue est le « couronnement » du livre élu (et de son auteur) aujourd’hui.

Sur le podium, Sophie Perrusson, directrice adjointe de l’Action culturelle de la Ville,  rappelle le rôle de La Médiathèque dans l’organisation du Prix des Lecteurs de Levallois et dans l’accompagnement de ce jury  tout au long du processus, des premières discussions post-lecture au vote final. Puis les neuf auteurs sont appelés sur scène et s’installent en arc de cercle face au public. Sourires, bras croisés ou mains dans les poches, tous semblent sereins, mais on a du mal à imaginer que ne se cache pas là-dessous un peu d’émotion ou d’impatience avant l’annonce du résultat… Quant à nos 12 jurés, ils continuent à veiller d’un œil tendre et admiratif sur ces 9 auteurs, qu’ils ont lus, aimés, critiqués, encensés et défendus. Et parmi lesquels ils ont, au terme d’un scrutin riche en surprises,  élu un vainqueur…

photos-remise-des-prix-selectionnes-prix-des-lecteurs-de-levallois-2017 (Flickr Ville de Levallois-nouvelle fenêtre)

Toutes les photos du Salon du Roman Historique de Levallois sont à retrouver sur Flickr (Service photo de la Ville de Levallois)

– Vous n’êtes pas dans l’ordre de mes petites fiches, plaisante la journaliste.

Neuf romanciers, neuf romans

Frédéric Gros commence avec Possédées, qu’il décrit comme « un roman sur une  intensité historique », soit l’histoire d’une machinerie judicaire très compliquée autour d’une possession à l’époque de la contre-réforme. Françoise Cloarec explique que dans L’indolente qui raconte l’histoire d’un couple, Pierre et Marthe Bonnard, elle a « entrecoupé ce livre de scènes où [elle] invente,  un moyen de dire ce qui se passait entre eux et de ne pas dénaturer leur histoire ». Niels Labuzan explique que Cartographie de l’oubli est « un roman sur l’Histoire et sur comment on la raconte » mais c’est aussi un premier roman qui mêle le thème métaphysique de l’oubli au récit de la colonisation du Sud-Ouest africain par l’Allemagne. Vient ensuite Michel Bernard avec Les deux remords de Claude Monet, « un livre parti d’une intuition », explique-t-il, selon laquelle Monet aurait eu deux remords, ce qui donnait le cadre dramatique du roman. Jean-Paul Delfino, quant à lui, est parti d’un fait historique pour écrire Les pêcheurs d’étoiles, racontant une nuit de soûlographie salutaire où ses héros Satie et Cendrars arpentent le Paris des années 20. Yannick Grannec présente ensuite Le bal mécanique, son deuxième roman qui, dit-elle avec un sourire,  » pour faire prétentieux, est une course à la modernité sur un siècle », mais qui est avant tout une histoire de famille et de quête des origines.

Elle passe ensuite le micro à son voisin qui n’est autre que le lauréat, Jean-François Roseau.

Précisons ici qu’à ce stade du déroulé de la cérémonie de remise du prix, seuls quelques happy fews connaissent le résultat du scrutin, dont évidemment nos 12 jurés qui ont gardé le secret des délibérations depuis  leur dernière rencontre. Sur leurs visages impassibles, aucun indice ou tressaillement particulier : le silence total sur le résultat fait partie des clauses de leur mission et nos jurés ont montré depuis la première seconde qu’ils ont à coeur de tenir leurs engagements…

Jean-François Roseau prend  la parole : La Chute d’Icare est son deuxième roman. Mais si le livre est né d’un souvenir personnel puisque c’est son grand-père qui, le premier, lui a parlé de ce fameux Albert Préziosi, le jeune auteur nous dit :

La chance d’un écrivain quand il s’attaque à un roman historique, c’est qu’il y a énormément de brèches dans les personnages.

Éric Faye poursuit avec  Éclipses japonaises, une histoire de Japonais, plaisante-t-il mais surtout « une histoire de disparitions, une affaire qui a eu lieu entre les années 70 et maintenant… », laissant en bon romancier planer le mystère sur des énigmes non résolues et des disparitions encore possibles… Négar Djavadi terminera ce tour de scène en expliquant la genèse de Désorientale : un livre né de « l’envie de raconter une histoire, de raconter une saga familiale dans cet Iran assez méconnu qui est celui des années 70, 60 et auparavant… »

Et le gagnant est …

Tandis que les auteurs regagnent leurs places, la représentante du jury 2017, accompagnée et couvée du regard par ses confrères et consoeurs jurés, monte alors sur scène et parle de leur aventure commune, avec ses découvertes, ses péripéties et ses retournements. Bref la vie d’un jury…  Il y a eu des cris et des larmes ? Presque… admet-elle, ce que vous n’aviez certainement pas manqué de constater en lisant la saga de leurs aventures sur Liseur.

On ne s’y attend pas mais chacun a envie de porter son coup de coeur, de le défendre jusqu’au bout. Et tout ca dans une très bonne entente.

Sur scène, notre jurée est entourée de Stéphane Decreps, adjoint au maire à la culture de la Ville de Levallois et de l’écrivain Yasmina Khadra. Le premier insiste sur la place privilégiée faite au livres et aux auteurs à Levallois parce que « c’est sur le travail que font tous les auteurs que se façonnent l’esprit et la réflexion, bases de la démocratie ».  Le président de cette 6eme édition du salon ironise sur la fonction et le caractère parfois inamovible de la fonction présidentielle mais il redevient sérieux quand il évoque  « cette grande communauté de lecteurs et d’écrivains, la plus belle des familles ».

À la question, un prix de lecteurs, c’est important, l’écrivain répond :

On aime un livre parce qu’il nous touche un peu plus qu’un autre et je trouve que le lecteur est toujours sincère, il va vers ce qui est beau et juste. Et c’est ce qui l’honore.

Puis l’écrivain s’avance vers les livres, sa main plane un moment au-dessus des neuf ouvrages sélectionnés, tenant le public en haleine.

– Où est-ce qu’il est d’abord ce livre ? Il n’est pas là, plaisante-t-il, jouant sur la tension de ce moment de pré-révélation…

Quelques cœurs sont en suspens avant qu’il finisse par saisir le lauréat (l’ouvrage pas l’homme !:-) en le tendant à bout de bras :

– Le voici, et je m’excuse pour les autres,

Jean-François Roseau avec son roman La Chute d'Icare Prix des lecteurs de Levallois 2017Jean-François Roseau remonte alors sur scène, accompagné d’applaudissements. Il serre la main des officiels, il sourit, il remercie avant de se voir récompensé d’un chèque de 2000 euros, dotation offerte par le partenaire du salon, la société So Ouest.

Il semble ému, « merci infiniment », il évoque la sincérité des lecteurs, avant de parler de son prochain roman, celui auquel il travaille déjà.La chute d'Icare de Jean-François Roseau (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

Après de nouveaux applaudissements, la salle se vide. Jean-François Roseau va aller signer des dédicaces sur des livres désormais auréolés d’un bandeau jaune Prix des lecteurs de Levallois 2017.

La fin d’une aventure collective

Les jurés se séparent, la plupart vont aller à la rencontre des auteurs qu’ils ont lu et de tous ceux qu’ils veulent découvrir, nul doute qu’ils sauront parler de leur plaisir de lecteurs à chacun des auteurs de la sélection et sous le sceau du secret, peut-être leur confieront-ils :

Vous étiez mon préféré…

Nous voici donc parvenus au terme de cette fascinante aventure dont les héros, 12 jurés et 9 romans ont, le temps d’une saison, mis le roman historique à l’honneur. Merci à ce jury 2017, qui, comme ceux des précédentes années, nous a émerveillé par sa qualité d’écoute, de dialogue, d’analyse, mais aussi par sa générosité, sa complicité, sa sincérité et sa totale implication en littérature. Toutes nos félicitations et notre admiration vont évidemment à Jean-François Roseau ainsi qu’aux huits autres romanciers sélectionnés : grâce à eux tous, nous avons vécu des moments historiques et mémorables avec le jury 2017.

Comme le veut la tradition de cette saga du Prix des lecteurs de Levallois, le mot de la fin revient aux jurés. Voici ce qu’ils avaient dit, il y a quelques mois,  du roman primé :

Une très belle surprise

Nul doute que cette expression s’applique à chacun des neufs romans de la sélection 2017  !

Liseur remercie tout particulièrement les 12 jurés 2017 pour leur participation active à la réalisation et à la production de la saison 3* de la saga du Jury du Prix des Lecteurs de Levallois  : inspiration, mise en scène, dialogues, décors et costumes 🙂

* Saisons précédentes  en 2015 et 2016.

Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

13 Oct

Le prix Nobel 2016 de littérature est tombé : Bob Dylan vient d’être consacré par l’Académie suédoise. Les noms d’Adonis, Philip Roth, Don DeLillo, Joyce Carol Oates, Ngugi wa Thiong’o, Jon Fosse, Elena Ferrante, David Grossman  ou encore Haruki Murakami se murmuraient dans les coulisses du célèbre prix qui a pour objectif depuis 1901 de consacrer l’œuvre remarquable et littéraire d’une vie…  

Depuis lundi dernier, le prix 2016 se place sous le signe de la surprise puisque l’annonce du lauréat, prévue pour le 10 octobre, a été repoussée  à aujourd’hui 13 octobre … ce qui n’a pas manqué de faire jaser dans les chaumières. Mais aujourd’hui, Bob Dylan a été honoré par le prix  « for having created new poetic expressions within the great American song tradition ». Et si d’aucuns s’interrogent sur ce choix… écoutons (enfin lisons 🙂 plutôt le poète chanteur :

« The answer, my friend, is blowin’ in the wind
The answer is blowin’ in the Wind… »

 

Et pour tout savoir de la genèse de Bob Dylan, c’est dans l’article du blog Déclic Musique.

Declic Musique

La nouvelle vient de tomber, l’Académie suédoise du Nobel vient de décerner au chanteur-poète américain ce prestigieux prix.

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C’est la première fois dans l’histoire du Nobel de littérature qu’un musicien se voit couronner, tout comme en 2008 lorsqu’il avait reçu le prix Pulitzer. Principalement connu comme chanteur, il a pourtant failli ne jamais connaître le succès. Son premier album sorti en 1962 est un échec commercial mais il décide de prendre comme nom de scène pour relancer sa carrière Bob Dylan, titre de ce premier album, qu’il utilise à nouveau dans le titre de son deuxième disque The Freewheelin’ Bob Dylan. Les textes de ses chansons sont souvent contestataires et pacifistes mais toujours écrits sous forme de poèmes chantés. C’est l’explication donnée par les membres du jury, pour eux Dylan écrit une poésie pour l’oreille. Ils utilisent également des termes musicaux pour justifier leur choix, c’est un sampleur…

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Hors Concours, naissance d’un nouveau prix littéraire

12 Oct

Vous l’avez peut-être appris : un nouveau prix littéraire est né ces jours-ci, auquel nous souhaitons longue vie et succès. Le prix Hors Concours vient ainsi d’annoncer ses 8 romans finalistes pour 2016, leur particularité étant d’être issus de l’édition indépendante.  Volonté que le dernier-né des prix littéraires affiche via son slogan : Le prix de l’édition qui n’a pas de prix.

Car en parallèle des majors de l’édition Galligraseuil (selon l ‘expression qui aurait été inventée par le journaliste Bernard Franck dans les années 80), il existe une foule de petites maisons indépendantes (on en dénombrerait 10 000 dont 5000 actives en France) et dans la multitude des prix littéraires français, il en existe déjà quelques centaines dont 6 se partagent le podium, le haut du panier et le fond du portefeuille… Vous aurez reconnu dans cette catégorie le Goncourt, le Renaudot, le Fémina, le Flore, l’Interallié, le Wepler… etc

Celui qui a souhaité, un jour, embrasser en quelques titres la diversité de l’édition indépendante a sans doute connu une sensation de vertige. Comment plonger sans se noyer dans cette nébuleuse de courants, de titres et d’auteurs aux patronymes souvent inconnus ?

Hors concours

Soucieux d’être « une porte d’entrée » vers cette édition, le Prix Hors Concours s’inspire du modèle classique de prix littéraire tout en proposant une « structuration originale » :  tout d’abord, chaque maison indépendante a été invitée à sélectionner et à proposer un roman de son catalogue dont elle estimait qu’il pourrait être l’élu de l’année. Ainsi en 2016, 80 maisons ont répondu à l’invitation en envoyant un extrait représentatif.

Sur ces 80 extraits, 50 ont été retenus, formant ainsi  une liste mettant à l’honneur ces petites maisons dont les noms fleurent bon l’insolite comme Baker Street, Le verger des Hespérides , La ville brûle, Le bateau ivre ou encore Le bord du Lot. Leur simple énumération en devient un véritable poème ouvrant à la rêverie et à la découverte. Les titres des romans invitent aussi au voyage avec Cinq nuances de pirates, Ce que vit le rouge-gorge, Les terminaisons nerveuses ou encore Tango Loft

Un collectif composé de libraires, bibliothécaires et éditeurs ont lu ces extraits et ont présélectionné 8 titres, dont la liste a été dévoilée le 3 octobre dernier à la SGDL. Ces 8 romans seront lus dans leur intégralité par un jury constitué de journalistes littéraires..

Le prix sera remis le 10 novembre, soit quelques jours après certains de ses grands frères. On ne sait pas encore si un restaurant accueillera les agapes de ce nouveau petit prix mais nous adressons toutes nos félicitations à ses créateurs, ses participants et son futur heureux lauréat.

Voici les 8 finalistes à découvrir très vite dans toute bonne médiathèque et/ou librairie  :

  • Fabien Maréchal, Dernier avis avant démolition (Antidata)
  • Laurence Biberfeld, Ce que vit le rouge-gorge (Au-delà du raisonnable)
  • Gilles Marchand, Une bouche sans personne (Aux forges de Vulcain)
  • Bruno Doucey, Le carnet retrouvé de Monsieur Max (Bruno Doucey)
  • Carl-Keven Korb, Une nuit pleine de dangers et de merveilles (Le chemin de fer)
  • Brahim Metiba, Ma mère et moi (Mauconduit)
  • Benoît-Marie Lecoin, Ringo (Le Murmure)
  • Anna Dubosc, Koumiko (Rue des promenades)

Et les autres…

Les prix traditionnels ont publié leur première, voire deuxième sélection dont voici les listes. Certains romans reviennent de l’une à l’autre…  À vous de faire vos pronostics !

  • prix_goncourtGoncourt

Catherine Cusset L’Autre qu’on adorait (Gallimard)
J-Baptiste Del Amo Règne animal (Gallimard)
Jean-Paul Dubois La Succession (L’Olivier)
Gaël Faye Petit Pays (Grasset)
Frédéric Gros Les Possédées (Albin Michel)
Régis Jauffret Cannibales (Seuil)
Luc Lang Au commencement du septième jour (Stock)
Leila Slimani Chanson Douce (Gallimard)

  • prix-femina_1346Femina

Jean-Baptiste Del Amo Règne animal (Gallimard)
Nathacha Appanah Tropique de la violence (Gallimard)
Gaël Faye Petit pays (Grasset)
Hélène Gestern L’odeur de la forêt (Arléa)
Luc Lang,Au commencement du septième jour (Stock)
Marcus Malte Le garçon (Zulma)
Laurent Mauvignier Continuer (Minuit)
Florence Seyvos La sainte famille (L’Olivier)
Thierry Vila Le cri (Grasset)
Emmanuel Venet Marcher droit, tourner en rond (Verdier)
Eric Vuillard 14 juillet (Actes Sud)

  • prix-de-floreFlore

Boris Bergmann, Déserteur (Calmann-Lévy)
Cédric Gras, Anthracite (Stock)
Joann Sfar, Comment tu parles de ton père (Albin Michel)
Leila Slimani, Chanson douce (Gallimard)
Nina Yargekov, Double nationalité (P.O.L)

  • prix_interallieInterallié

Paul Baldenberger A la place du mort (Les Equateurs)
François Cérésa Poupe (Le Rocher)
Adélaïde de Clermont-Tonnerre Le dernier des nôtres (Grasset)
Catherine Cusset L’autre qu’on adorait (Gallimard)
Jean-Paul Dubois La succession (L’Olivier)
Lionel Duroy L’absente (Julliard)
Gaël Faye Petit pays (Grasset)
Stéphane Hoffmann Un enfant plein d’angoisse et très sage (Albin Michel)
Serge Joncour Repose-toi sur moi (Flammarion)
Leïla Slimani Chanson douce (Gallimard)
Karine Tuil L’insouciance (Gallimard)
Eric Vuillard 14 Juillet (Actes Sud)

  • prix-renaudotRenaudot

Adélaïde de Clermont-Tonnerre Le dernier des nôtres (Grasset)
Gaël Faye Petit pays (Grasset)
Régis Jauffret Cannibales (Seuil)
Serge Joncour Repose-toi sur moi (Flammarion)
Simon Liberati California girls (Grasset)
Laurent Mauvignier Continuer (Minuit)
Yasmina Reza Babylone (Flammarion)
Leila Slimani Chanson douce (Gallimard)

  • prix_medicisMédicis

Nathacha Appanah, Tropique de la violence (Gallimard)

Stéphane Audeguy, Histoire du lion personne (Seuil)

Nicolas Idier, Nouvelle jeunesse (Gallimard)

Ivan Jablonka, Laetitia ou la fin des hommes (Seuil)

Denis Michelis, Le bon fils (Noir sur Blanc)

Céline Minard, Le grand jeu (Rivages)

Arnaud Sagnard, Bronson (Stock)

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