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La guerre est intolérable mais elle existe : des livres pour en parler aux enfants

7 Nov

Bientôt le 11 novembre, jour de l’armistice de 1918 marquant la fin de la première guerre mondiale et jour du Souvenir pour de nombreux pays. En 2017,  le fracas de la guerre résonne encore dans le monde, et même si cela se passe loin de nous, par soubresauts, les conflits et leur violence font souvent irruption dans notre quotidien. Moi, adulte, je déteste la bagarre, je redoute la guerre. J’ai peur pour mes enfants et j’ai peur de leurs questions. Faire mine de rien n’est pas une option, il faut parler, échanger sur ce sujet. Pour cet exercice délicat, les albums « jeunesse »  sont une aide précieuse pour trouver les mots justes et parler de la guerre, mais aussi de la paix. 

La violence des enfants

La bagarre, au grand dam des adultes, est la première forme de « conflit ». À ce stade, elle est plutôt bonne pour la santé et s’avère même être un apprentissage essentiel. L’esprit combatif vindicatif des garçons est souvent mis en avant. Pourtant, ce n’est pas une exclusivité masculine. Le magazine Parents répond à l’inquiétude de ses lecteurs dans son article du 17/01/2017  Pourquoi votre enfant aime-t-il les jouets de guerre ? (nouvelle fenêtre)

On s'est battu, on s'est cogné (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) L’auteur-illustrateur Hanno dans album On s’est battu, on s’est cogné (nouvelle fenêtre) ne dira pas le contraire. Dans cet « album inclassable sur la violence, l’action défie les mots, les sentiments sont partout présents » extrait de la critique du site Ricochet (nouvelle fenêtre) .

Deux enfants se battent sans tenir compte du temps qui passe ni des réflexions des passants jusqu’au moment ils s’unissent… Cette intensité peut effrayer.

 

 Le grand livre de la bagarre (catalogue de La médiathèque-nouvelle fenêtre)De leur côté, Davide Cali et Serge Bloch dans Le grand livre de la bagarre (nouvelle fenêtre),récapitulent  avec beaucoup d’humour les mots magiques pour déclencher la bagarre ou l’arrêter, les règles, les limites de cet art ainsi que les contradictions des parents sur la question. Un livre pour mettre tout le monde d’accord sur le fait que « la vraie bagarre est un jeu. Mais,  si la raison de la bagarre, c’est la haine, alors, ce n’est plus du jeu. Dans Le  grand livre de la bagarre, tout est dit.

 

Mais de la bagarre à la guerre, il y a un gouffre

Télévision, presse, radio, chaque jour, les médias  apportent leur lot d’informations sur les affrontements dans le monde. Si les enfants regardent souvent le JT avec leurs parents, ou entendent les actualités à la radio, ils n’ont pas toujours les moyens de comprendre simplement le fait divers, le drame ou les faits. En partenariat avec « 1 jour, 1 actu », Francetv éducation (nouvelle fenêtre) fournit des clés de décryptage et des grilles de lecture de l’actualité pour les enfants.

Néanmoins, les images traumatisantes, tout juste entrevues, peuvent rester longtemps ancrées dans les esprits.

Nier que la  guerre fait rage aujourd’hui -quand bien même elle se passe loin de chez nous-, ne l’empêche pas d’exister. Difficile de préserver les enfants en gardant le silence sur cette réalité et nos inquiétudes. Ils craignent qu’un jour cela leur arrive. Il est reconnu que parler de ce sujet « tabou »  apaise l’anxiété.

Serge Tisseron, spécialiste de l’image, dans son article Comment parler de la guerre aux enfants ? (nouvelle fenêtre)  publié sur le site Doctissimo  et Marcel Ruffo, pédospychiatre reconnu,  dans Comment parler des attentats aux enfants (nouvelle fenêtre)  sur le site des éditions Milan, sont unanimes : s’exprimer, poser des questions, se confronter aux réalités de la vie permet à l’enfant de se rassurer en espérant des adultes proches, réconfort, sécurité et réponses rationnelles.

Des albums pour accompagner les enfants

Voici quelques albums abordant ce sujet difficile, en tentant de le définir, d’en monter l’absurdité mais aussi en parlant de reconstruction.

Les étoiles sont tombées de François David (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) François David dans un album étonnant tente de définir la guerre dans Les étoiles sont tombées (nouvelle fenêtre).

-Alors, elle t’a dit ?

-Elle m’a dit et elle ne m’a pas dit, quand il y a la guerre.

Une rencontre saisissante entre des photos en noir et blanc et un texte poétique d’une grande sobriété  pour tenter de répondre à la question : qu’est-ce que c’est la guerre ?

10 petits soldats de Gilles Rapaport (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Pour sa part, Gilles Rapaport nous plonge au cœur de la troupe de 10 petits soldats (nouvelle fenêtre) missionnée pour agir sur ordre de la reine. Les illustrations noires agressives contrastent avec l’inconscience des soldats. Les uns à la suite des autres ils abandonneront la cause. Mais au fait cette guerre en valait elle la peine ?

 

Olivier Tallec, lui, aborde le sujet différemment dans Waterloo et Trafalgar (nouvelle fenêtre) : une histoire sans paroles  montre les causes parfois absurdes des conflits et le quotidien qui s’organise tant bien que mal.

La guerre d'Anais Vaugelade (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Toujours la vie reprends ses droits… Faute de munitions, de belligérants, de convictions, la guerre finit toujours par s’éteindre. Le très sage fils d’Armand Douze dans La guerre d’Anais Vaugelade (nouvelle fenêtre) fait appel à la ruse pour mettre un terme à cette horreur.

Mario Ramos avec Le petit soldat qui cherchait la guerre (nouvelle fenêtre) présente un petit soldat qui n’avait connu rien d’autre. « Toujours prêts, toujours là » engoncé dans son uniforme, marchant au pas, ignorant tout de la vie mais finalement pas si pressés de mourir.

L'ennemi de David Cali et Serge Bloch (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Dans L’ennemi de David Cali et Serge Bloch (nouvelle fenêtre), un soldat, livré à lui-même au fond de son trou au cours d’une guerre interminable, s’interroge sur l’ennemi. Lassé d’une si longue attente, il décide d’agir. Il sort de son trou par une nuit sans lune, déguisé en buisson.. Amnesty International et l’Historial de la Grande Guerre sont associés à la parution de cet album qui veut susciter la réflexion.

 

Chuuut ! de Jeanne Willis et Tony Ross (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Puis, vient le temps de panser les plaies, reconstruire un foyer. Et si finalement tout n’était qu’une question d’éducation et de dialogue ? Dans l’album Chuuut ! de Jeanne Willis et Tony Ross (nouvelle fenêtre), la petite musaraigne voudrait bien partager un secret.

 

 

Avec elle et en conclusion, partageons cette citation du philosophe Norman Cousins :

La guerre est une invention de l’esprit humain. L’esprit humain peut aussi inventer la paix.

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Contons sous la pluie avec « Premiers pas premières pages »

24 Oct

Samedi 21 octobre, 40 bébés (et leurs parents) étaient présents pour la première séance de Premiers pas premières pages de la saison 2017- 2018  : un grand succès pour Il pleut il mouille, le spectacle de la conteuse Laetitia Bloud qui allie contes, comptines, jeux de doigts et de sons… Eau, calebasses, percussion d’eau, grelots, bâton de pluie, bol tibétain et atmosphère apaisante ont invité petits et grands à la rêverie et à la promenade. Un spectacle poétique à prolonger grâce à des chansons, lectures, des berceuses et des contes pour les tout-petits.

Cop. Jean-Marc Prévôt

C’est la fête à la grenouille !

Les escargots vont mollo, les fleurs montrent leurs couleurs

et les poissons jouent à saute-mouton.

C’est aussi le grand voyage au fil de l’eau, au fil des mots,

d’une goutte d’eau. Elle rêve de retrouver son nuage, tout là-haut.

 

À lire

À chanter

Si t’arrives trop tard,

pour la chasse aux canards

on ira en bateau

attraper des têtards dans la mare à Toto !

Pour comprendre

La pluie de Thérèse Bonté et Auguste Gire (nouvelle fenêtre)

La pluie c’est fait de quoi ? Y a-t-il des gouttes de taille différente ? C’est quoi un pluviomètre ? Comment se forment les gouttes ? Et d’où viennent-elles ? Un curieux périple au coeur de la pluie et dans les nuages, pour réaliser que peut-être, quand il pleut, on peut s’amuser à observer les gouttes…

 

Bonne pluie à tous !

Premiers pas premières pages, envole-toi petit oiseau

17 Mai

En début d’année, la séance mensuelle des tout-petits Premiers pas Premières pages a fait gazouiller quinze bébés  : désormais le printemps est bien installé et Liseur vous fait partager les lectures, comptines et chansons qui ont enchanté les heureux bébés de cette matinée hivernale. Maintenant, à vous de les reprendre en chœur et en famille !

  •  À la volette  

Cette chanson, d’une structure assez simple – un vers par couplet –comporte une ritournelle qui comme son nom l’indique « ritourne », c’est-à-dire revient à une place régulière dans chaque couplet. Cette mélodie est apparue dans un chant de Noël en 1672.

  • Parti de Jeanne Ashbé (catalogue de La Médiathèque- nouvelle fenêtre) Parti de Jeanne Ashbé (nouvelle fenêtre).

« Tiens, un oiseau dans l’arbre ! « Cui cui », chante-t-il. Mais il s’envole. L’enfant contemple son absence : « Reviens ! » L’oiseau revient. Le chat le suit et l’enfant se réjouit de toutes ces retrouvailles. Certaines pages du livre prennent la forme de l’arbre et le texte se mêle aux images aériennes pour dire au revoir et bonjour à l’oiseau.

  • Petit oiseau d’or et d’argent

Petit oiseau d’or et d’argent

Ta mère t’appelle au bout du champ

Pour y manger du lait caillé

Que les souris ont barboté

Pendant une heure de temps

Petit oiseau va- t’en !

Une histoire amusante avec des illustrations animées que les tout-petits pourront manipuler encore et encore.

Bébé Chouette dort tranquillement à côté de sa mère dans un nid haut perché quand soudain il bascule hors du nid. Il se retrouve tout en bas, sur le sol, seul et perdu. Mais où est passée sa maman ? Heureusement, un écureuil plein d’entrain (mais pas très malin) se propose de l’aider à la retrouver.

  • Une chanson célèbre… Dans la forêt lointaine
  • Il l'a fait de Ole Konnecke (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Il l’a fait de Ole Könnecke (nouvelle fenêtre)

Burt s’est préparé. Mentalement. Physiquement. Il a tout vérifié. Encore et encore. Il a hésité. Il manquait quelque chose…Ah oui ! Prendre des forces. Ce n’est pas que Burt a tenté de reculer, non, non, il est juste allé chercher une banane. Il avait bien le droit. Tout de même, arrivé si près du but, peut-être que si ses amis ne l’avaient pas tous encouragé, Burt n’aurait pas osé. Mais ils ont crié BURT! parce qu’ils y croyaient. Et c’est là, et seulement là, que Burt s’est senti prêt. Et il l’a fait.

Quel ennui de rester sur sa branche toute la journée ! Notre oisillon en a assez et est bien décidé à apprendre à voler ! Et qui mieux que son papa peut lui enseigner ? Mais celui-ci, accaparé par ses obligations d’adulte, n’est pas toujours disponible pour répondre à ses interrogations répétées. Alors Petit oiseau est triste, il pleure, il s’énerve et ressent une multitude de sentiments contrastés. L’oisillon va se débrouiller tout seul pour inventer des réponses à ses questions. Un graphisme simple et efficace qui sert un texte où les questionnements propres à l’enfance sont habilement mis en scène.

 

Un album joyeux et chantant pour les enfants, qui s’amuseront avec délectation à répéter, une fois la page tournée, les mots lus par leur parent.

« Pie niche haut. Oie niche bas. L’hibou niche ni haut ni bas… ». Avec des illustrations simples et expressives, ce livre donne aux petits le goût du virelangue.

  • Mon oiseau se pose

Mon oiseau se pose sur les doigts de ma main

le petit gourmand picore tout le grain

Mon oiseau s’endort dans le creux de ma main

le petit frileux reste jusqu’au matin

Mon oiseau s’éveille prisonnier de ma main

Il s’enfuit bien vite il est déjà très loin

  •  Et pour finir Deux gros oiseaux  : comptine jeu de doigts par Marie Brignonne.

Merci à Marie L. et Françoise MG. pour leur contribution à cet article 🙂

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Le coin de La Médiathèque de mai est au jardin !

13 Mai

En ce mois de mai 2017, le coin de La Médiathèque vous propose de passer au jardin : romans et albums vous enchanteront par leurs couleurs et leur poésie. Et si vous vous sentez l’âme jardinière, apprenez la technique du mini jardin !

Avec beaucoup de retenue, ce roman islandais nous entraîne dans la quête identitaire d’Arnljotur, jeune garçon devenu père au hasard d’un soir. Celui-ci part redonner vie à une célèbre roseraie d’un monastère retiré, en souvenir de sa mère qui cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. Aidé de frère Thomas, vieux moine amateur de films d’art et d’essai, il découvre avec candeur la vie, le passage à l’âge adulte, la paternité. Le jardin du monastère oublié va reprendre vie peu à peu sous les doigts du jeune homme, comme si ce dernier redonnait sens à son propre jardin personnel. Un livre à la douce ambiance fleurie, qui traite simultanément du deuil, des relations humaines et familiales, et dont le charme opère incessamment. Mêlant à la fois pudeur et poésie, ce roman d’apprentissage nous offre une image très touchante de l’épanouissement personnel. Une jolie balade initiatique au pays des roses, dans un style à part, sans artifice et tout en délicatesse.

Cet album très original raconte aux plus jeunes comme aux grands la création des dernières œuvres de Matisse et comment le peintre a toujours été sensible à la nature. L’histoire nous apprend comment il inventa une nouvelle technique : les gouaches ou papiers découpés. Matisse nommait cette méthode « dessiner avec les ciseaux  » et ce procédé avait même rendu Picasso jaloux. La poésie du texte de Samantha Friedman, qui a participé à l’exposition consacrée à Matisse au MoMA, et les très belles illustrations de Cristina Amodeo en font un ouvrage passionnant.

À l’intérieur de ce livre très instructif sur le travail du peintre, nous découvrons en double page les originaux de l’artiste. Il créait d’ailleurs des compositions  de très grands formats pour avoir l’impression de se promener dans un véritable jardin.

Grâce aux couleurs, Matisse met en valeur la flore marine, les fleurs observées lors de son voyage à Tahiti, les abeilles ou encore les oiseaux. Entrez-vous aussi dans ces paysages végétaux.

Laissez-vous tenter par la découverte de Un grand jardin, album hors format, vert, très vert et inspiré. Tout commence au joli mois de mai avec le jardinier sans qui rien ne serait. N’imaginez pas trouver un documentaire technique dans cet ouvrage, fruit de la collaboration de deux passionnés : Gilles Clément, référence actuelle incontestée pour la nature et les jardins côté texte et Vincent Gravé, fan de Où est Charlie pour les illustrations. Vous ne trouverez pas de recettes, de gestes techniques à faire ou de méthodes à appliquer. Plutôt un cadeau pour toutes les générations présentes et à venir, aussi poétique que philosophique. Spécialistes en horticulture et jardins ou en littérature jeunesse ne se sont pas trompés en attribuant de multiples prix à ce livre déroutant (prix Émile Galle, Saint-Fiacre, Chapître Nature , Books and Seeds à Bologne).

Entre les deux créateurs, les rôles sont, chapitre après chapitre, bien répartis. Page de gauche, le plaisir (quand ce n’est pas la découverte !) des mots et des idées. Lui faisant face, page de droite, des illustrations oniriques à fouiller. De quoi ravir aussi bien les adultes que les enfants. De quoi méditer, rêver, seul ou accompagné.

Le jardinage, ce n’est pas qu’une affaire de plein air et de grands espaces ! Et si la nature s’invitait chez vous, en ville, sur votre balcon ou bien sur votre terrasse ? Et si vous osiez vous lancer dans la culture de ce que vous voulez manger ?

Avec Jardiner dans un 1 m2, l’entreprise semble facile grâce à une multitude de trucs et astuces présentés pour tirer le meilleur parti d’une petite surface : prendre de la hauteur en cultivant des plantes à la verticale, être créatifs en recyclant des objets pour en faire des contenants originaux, adopter le potager en carré surélevé qui assure des récoltes abondantes et savoureuses du printemps jusqu’à l’hiver. Des conseils sur le choix des fruits et des légumes à cultiver en fonction de la situation géographique ou de vos attentes, des propositions de projets pour optimiser le rendement de l’espace (tipi de concombres, bac à haricots, courgettes en sac, myrtillier en pot…) donnent fortement envie de se lancer dans l’expérience.

Adonnez-vous aux joies du jardinage et donnez à vos petits espaces un air de campagne !

Bonnes lectures 🙂

L’auteur jeunesse Wolf Erlbruch reçoit le prix ALMA 2017

9 Mai

Le prix ALMA (Astrid Lindgren Mémorial Award ou Prix commémoratif Astrid Lindgren) est la plus haute récompense destinée à un auteur jeunesse vivant : cette année, Wolf Erlbruch a été honoré par cette distinction majeure. Malgré un parti pris pour la difficulté tant par le choix des sujets que par leur traitement, Wolf Erlbruch est reconnu par les critiques et apprécié du jeune public. Ses ouvrages, écrits seul ou en partenariat avec d’autres, sont une invitation permanente à la découverte, certains parlent même «d’état d’âme » à la Erlbruch

© Wolf Erlbruch / Peter Hammer Verlag

Wolf Erlbruch met les questions essentielles de la vie à la portée des lecteurs de tous âges. Son oeuvre profondément ancrée dans une vision fondamentalement humaniste dépeint avec humour et chaleur les petites choses qui forment le grand Tout. Maîtrisant parfaitement son art, il s’appuie sur une longue tradition graphique, tout en ouvrant de nouvelles perspectives créatives. Wolf Erlbruch est un visionnaire appliqué.*

* Extrait de la plaquette de présentation du site du Prix Alma (en anglais-nouvelle fenêtre).

Plusieurs générations d’enfants du monde entier connaissent le titre emblématique racontant l’histoire De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête … (nouvelle fenêtre)

Avec ce succès mondial, Wolf Erlbruch, est dès le début de sa carrière, nominé et couronné par des prix nationaux et internationaux.

Ces récompenses vous indifférent ? Venez découvrir son atelier  :

Site de Wolf Erlbruch (nouvelle fenêtre)

Wolf Erlbruch a collaboré avec des auteurs contemporains marquants plutôt germanophones comme : Rafik Schami (nouvelle fenêtre),  Jürg Schubiger (nouvelle fenêtre), Lavie Oren (nouvelle fenêtre), ou encore Dolf Verroen (nouvelle fenêtre).  

Il travaille aussi seul, mais à chaque fois il choisit la difficulté. Soit par la forme picturale qui est très loin de l’imaginaire formaté Disney, ou encore par un texte délibérément poétique. Ainsi il n’hésite pas à s’emparer de Goethe…

Il ne cherche pas non plus la facilité dans les thèmes traités  : l’amour cannibale comme dans L’ogresse en pleurs (nouvelle fenêtre), le sens de l’existence dans La grande question (nouvelle fenêtre), la philosophie dans Le nouvel abécédaire, la différence dans Les cinq affreux (nouvelle fenêtre), la création du monde dans L’atelier des papillons ou encore l’autonomie et la liberté avec Remue ménage chez Madame K (nouvelle fenêtre).

Quelle que soit la difficulté, Professor Erlbruch reste « simple » et plein d’humour. Ce n’est pas Hans Bacher,  producteur designer dans l’industrie du film d’animation ( Dreamwolds ), camarade de promo de 1969 à 1974 qui dira le contraire . Sur son site One1more2time3’s Weblog (en anglais-nouvelle fenêtre) il retrace  30 ans de carrière  de Wolf Erlbruch :

Un auteur qui a su transformer en or tout ce qu’il a créé.

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