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Premiers pas premières pages dans la savane

23 Mar

Une des premières séances de l’année 2019 de Premiers pas premières pages a emmené les tout-petits et leurs parents dans un étonnant voyage … dans la savane : pour retrouver les livres et les comptines de cette rencontre, suivez le lion !

Tir à la corde (nouvelle fenêtre) de John Burningham  L’histoire d’un petit Lièvre  » ni gros ni costaud, seul au milieu de la forêt sans personne pour le protéger… et dans ces cas-là, mieux vaut en avoir dans le ciboulot ! »

Badaboum le lion  (nouvelle fenêtre) d’Edouard Manceau : une « histoire décalée, pleine d’humour et de poésie, présentées comme une légende  où l’on apprend que le lion doit sa magnifique crinière… à une roue ! »

Après la découverte de l’animal totem de cette séance, une petite chanson à redécouvrir dans l’album Chansons du monde (nouvelle fenêtre)  

  • Chansons du monde (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Tchou-ou tchou-ou gbovi, x2
    Tchou-ou tchou-ou gbovi x2
    Dada mou la ruémè,
    Mèkéola faviano
    Ao djèdjè vignè,
    Gbonou gbonou kbo x2

 

  • Gros lion de Martine Bourre (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Gros lion (nouvelle fenêtre) de Martine Bourre  :

Voilà Gros lion.
Il est féroce quand il a faim.
Il rugit et tout le monde a très peur…

Un album pour jouer et inciter l’enfant à développer ses facultés d’imitation  !

Dans cet Abécédaire en comptines(nouvelle fenêtre), chaque animal de l’Araignée au Zèbre a sa place. Les tout-petits ont aimé Le ouistiti !

  • Abécédaire en comptines (catalogue de La Médiathèque- nouvelle fenêtre) Dans la forêt
    un ouistiti
    tout petit tout petit
    se balançait
    de ci, de là

hop la ! hop la !

un grand serpent
vint en rampant !
pan pan pan pan
le ouistiti

il est parti !

tant pis
tant pis

  • J'ai vu un lion (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Dans J’ai vu un lion (nouvelle fenêtre) voici ensuite un petit héros qui « décrit à sa mère le lion qu’il a vu dans le jardin des voisins. Ce lion, qui ressemble de moins en moins à un lion à mesure que sa description se précise, est-il réel ?
    Une histoire loufoque qui traite de la frontière ténue et mouvante qui sépare le réel de l’imaginaire pour les très jeunes enfants, dans une collection d’albums à l’attention des tout-petits avec de vraies fictions au plus près de leurs préoccupations. »(présentation extraite du site des éditions Milan )

Apparaissent alors les crocodiles et leur célèbre comptine reprise dans l’album Ah les crocodiles (nouvelle fenêtre) de Sylvia Dupuy , reprise en chœur par tous les parents.

  • Ah les crocodiles (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)Ah les crocrocros les crocrocros les crocodiles

Sur les bords du Nil ils sont partis n’en parlons plus

 

  • La panthère noire de Pénélope Jossen (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) L’histoire de La panthère noire (nouvelle fenêtre) de Pénélope Jossen captive ensuite les tout-petits qui mi-effrayés, mi-amusés suivent la grande panthère noire quand elle part en chasse dans la savane et fait fuir tout le monde. « Les gazelles, en bondissant ; les zèbres, en se cabrant ; les girafes, en s’inquiétant. Tout le monde a peur. Vraiment tout le monde ? Non… »

Cette séance spéciale savane se termine avec une chanson :

Y avait des gros crocodiles et des orangs-outans,

Des affreux reptiles

À part les deux petites, les deux jolies licornes

et des jolis moutons blancs,

Des chats des rats des éléphants

il ne manquait personne !

Et maintenant, il ne vous reste plus qu’à chanter et taper dans vos mains !

Merci à Fanélie B., Valérie N. et Adrien pour la conception, la réalisation et leur contribution active à la rédaction de cet article.

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Enid Blyton, une vieille dame populaire et contestée de la littérature jeunesse

28 Nov

Il y a tout juste 50 ans, le 28 novembre 1968, la prolifique auteur britannique Enid Blyton s’est endormie paisiblement dans son lit. Après avoir débuté en publiant de la poésie Child Whispers (Murmures d’enfants), cette célèbre écrivain pour la jeunesse a écrit plus de 700 livres pour la plupart publiés sous forme de série dont les plus connus sont Noddy (Oui oui en français), The famous five (Le club des cinq), Brer Rabbit Retold (Jojo lapin) ou encore The secret seven (Le clan des sept)… Auteur à succès, elle conquit des millions de jeunes lecteurs mais dans les années 80, avec l’essor d’une nouvelle littérature jeunesse, elle tomba un peu en désuétude, tout en restant parmi les 4 auteurs les plus traduits, donc les plus vendus, au monde. Retour sur une grande auteur aussi populaire que controversée, qui grâce à une utilisation presque visionnaire du principe de la série, a fait lire des générations entières de lecteurs avec des romans qui continuent à être plébiscités au XXIe. 

Comment devient-on Enid Blyton ?

Réponse : en écrivant … beaucoup ! Née dans le Kent, passionnée d’histoire, de biologie, de nature et de mythologie, Enid Blyton est surtout une femme dotée d’une opiniâtreté à toute épreuve, d’une curiosité insatiable et certainement d’une capacité de travail assez conséquente. Remarquée très jeune par ses professeurs pour sa plume et son imagination, elle n’est pourtant pas encouragée par sa famille qui la veut concertiste. A la place, elle choisit d’être institutrice, métier qu’elle abandonnera  dès qu’elle pourra vivre de ses livres.

By Phyllis Chase (c.1897- c.1977)

Après avoir participé à des concours dans des revues, elle fait ses débuts en littérature avec de la poésie, du théâtre puis avec des ouvrages sur l’éducation. En 1924, est publié The Enid Blyton Book of Fairies, son premier recueil de nouvelles. Elle commence à écrire pour des journaux dont le Morning post puis dans Teachers’ World, où elle fait notamment paraître une interview de AA Mine, le célèbre auteur de Winnie the poo (Winnie l’ourson), ce qui contribute indirectement à sa propre reconnaissance en tant qu’auteur.

Écriture en séries

En 1926, elle participe au magazine Sunny Stories dont elle devient rédactrice en chef et tient une chronique hebdomadaire dans Teachers’ World. Commencée en 1929, cette chronique très appréciée sur l’air du temps et la vie comme elle va est écrite sous la forme de lettres envoyées par son fox-terrier Bobs  : cette forme géniale et humoristique devient vite très populaire jusqu’à être rassemblée et publiée sous forme de recueils : en 1933, Letters from Bobs s’est vendu à 10 000 exemplaires dès la première semaine.

À partir de 1938, elle écrit de plus en plus souvent au format série, avec des héros récurrents auxquels on s’attache, s’identifie et prend plaisir à retrouver et à voir évoluer. Le cliffhanger n’est pas encore de la partie mais elle a dû y penser puisqu’elle savait susciter l’impatience de ses lecteurs à la fin de chaque nouvel épisode.

Tout au long de sa carrière, il semble qu’elle ait eu ainsi un certain nombre d’intuitions dont fait partie l’écriture en series (qui n’était pas nouvelle en soi mais n’avait jamais été utilisée avec tant d’ampleur et de facilité pour la jeunesse) ainsi qu’un don inné pour le marketing et la promotion de son œuvre  : en 1937, Sunny Stories devient Enid Blyton’s Sunny Stories, et sert de tremplin à la publication en série des livres de l’auteur. Dès 1952, elle met en place son fan club le Famous Five Club — le club du Club des cinq —  qui comptera « deux cent vingt mille membres en 1974 et croît à la vitesse de six mille nouveaux membres par an » (source Wikipedia). De la même facon l’Enid Blyton magazine participera à créer des communautés de lecteurs autour de son oeuvre. Nul doute qu’aujourd hui, Enid Blyton aurait eu un Instagram, un twitter et une page Facebook !

Mais revenons à son histoire. En 1941, elle édite son premier calendrier Sunny Stories Calendar pour l’année 1942, année durant laquelle elle ne publie pas moins de 22 titres… dont le premier du Club des cinq intitulé Five and the tresury island inaugurant ainsi une série de 21 titres. L’année suivante, elle entame une autre série The Mystery of the Burnt Cottage ainsi qu’une adaptation de la Bible pour les enfants. 1944 sera aussi un année prolifique avec 24 titres mais c’est  presque une sorte de « mise en jambes » pour la romancière, qui va ensuite quasiment doubler sa cadence de production.

Productivité intense et succès

Les années 50 sont extrêmement productives pour la romancière qui inaugure cette décénnie avec 32 romans publiés en 1949 suivis d’une bonne quarantaine chacune des année suivantes. On peut supposer que le fait que les quotas d’impression qui depuis la guerre limitaient l’activité éditoriale cessent précisément cette année-là lui permet enfin de laisser libre cours à sa prolixité.

Évidemment, une telle productivité est vite suspectée et on accuse la romancière de sous-traiter l’écriture de ses romans. Dès 1955, elle est obligée de démentir ces rumeurs de façon officielle mais elle continue de publier à rythme soutenu, ne cessant d’inventer de nouveaux personnages et de nouvelles séries. En 1949, elle crée le personnage de Noddy (Oui oui), qui est aussitôt  repéré par Kellogs qui en achète les droits !

Clairement, Enid Blyton se révèle aussi romancière que femme d’affaires bien entourée. En 1950, elle créée sa propre entreprise, Darrell Waters Ltd., pour gérer sa fortune. En parallèle, par le biais de ses clubs et fondations, elle finance un certain nombre d’associations caritatives, pour venir en aide aux animaux et aux enfants malades.

Le succès se décline en livres, suites et séries mais aussi en de multiples produits dérivés (jeux, puzzles, figurines et jouets depuis 1948). Dès 1950, son œuvre est adaptée d’abord pour la scène, puis pour la télévision et enfin le cinéma. Ainsi en 1955, Oui oui devient le héros d’une série télévisée qui obtiendra un grand succès.

Célèbre mais toujours contestée

Moqués par certains dès le début des années 50, les héros d’Enid Blyton suscitent de plus en plus de critiques, notamment de la part du journaliste politique Colin Welsh dans le magazine Encounter dont l’article ‘Dear Little Noddy » de janvier 1958 décrit Oui oui comme un « pantin anormalement pédant, moralisateur, simpliste et pleurnichard… »

Au début des années 60, Enid Blyton ne ralentit pas la cadence mais commence à clore certaines séries commencées des années plus tôt : Le clan des sept, Le club des cinq, Oui oui…  En 1965, pour des raisons de santé, elle cesse quasiment d’écrire, à part son journal intime et s’éteint à l’âge de 71 ans.

Assez critiquée dès ses débuts car considérée comme une auteur de « seconde zone », elle est à nouveau sous le feu des reproches dans les années 80 pour ses valeurs morales déclarées douteuses : outre la simplicité de ses intrigues, on l’accuse de véhiculer snobisme, sexisme, racisme et xénophobie. S’il est clair que ses livres ont vieilli, ils sont représentatifs du mode de pensée d’une époque, celle qui va des années 30 à 60 et Enid Blyton ne s’est jamais caché de vouloir diffuser des valeurs morales solides à ses jeunes lecteurs.

Osciller entre popularité et mise à l’index semble être une des particularités de la carrière et de l’œuvre d’Enid Blyton, qui, plus de dix ans après sa mort, se voit redevenir la bête noire des prescripteurs de littérature pour enfants avant de regagner quelques années plus tard les étagères des librairies et bibliothèques avec des rééditions et des remises au goût du jour.

La postérité d’Enid Blyton

Lue et traduite dans le monde entier, en 2018, son œuvre continue à être lue, et inspire même plusieurs romanciers désireux de poursuivre son œuvre, dont sa propre petite-fille qui en 2009 écrira un épisode de Oui oui. Avec des suites, des à la manière de et des spin off plus ou moins heureux, on trouve ainsi plus de 200 livres se réclamant de l’esprit et de la lettre blytonniens. Dans les pays anglo-saxons, des guides d’apprentissage divers et variés sont aussi réalisés à partir des aventures de ses héros.

Au XXIe siècle, son travail continue d’inspirer le cinéma puisqu’en 2009, on réalise en Allemagne une série de 3 films tirés de ses romans  : Hanni and Nanni, l’histoire de deux jumelles, montrant une nouvelle fois combien les aventures imaginées par Madame Blyton sont impérissables 🙂

La vie de l’auteur elle-même sera elle aussi portée à l’écran de nombreuses fois, sous forme de téléfilm pour la BBC et dans un format épisode.

Initiée de son vivant par l’auteur elle-même, la flamme Enyd Blyton demeure entretenue dans ses nombreux clubs de fans. Et aujourd’hui encore avec un site Internet officiel dédié à l’auteur (nouvelle fenêtre), un prix « the Enid », des rencontres annuelles dont le Enid Blyton’s day, une page Facebook (nouvelle fenêtre) , des expositions au Royaume Uni à l’occasion du centenaire de sa naissance, un timbre à son effigie édité par la Royal mail…

Mais pour lui rendre hommage, laissons la parole à cette grande dame des débuts de la littérature jeunesse :

I am not really much interested in talking to adults, although I suppose practically every mother in the kingdom knows my name and my books. It’s their children I love.

Merci au site de l’Enidblytonsociety (nouvelle fenêtre) pour la mine de renseignements qu’on y trouve et pour les illustrations empruntées pour illustrer cet article.  Outre une biographie, la liste exhaustive de tous ses titres, vous y trouverez aussi des jeux, un journal, un quizz et des fans à rejoindre !Enyd Blyton society (site en anglais - nouvelle fenêtre)

Hommage à Mario Ramos

2 Nov

Mario Ramos, auteur devenu culte de la littérature jeunesse, aurait eu 60 ans le 7 novembre 2018. À cette occasion, sa maison d’édition l’École des loisirs a décidé de lui rendre hommage en lui dédiant cette journée. Dans les bibliothèques et les librairies, vous pourrez découvrir ou re-découvrir toutes les histoires de cet auteur prolifique.

Un bon livre c’est d’abord une bonne histoire.
Le texte et les dessins sont intimement liés, les deux racontent l’histoire. Sans oublier l’humour ( la politesse du désespoir ).
Je recherche la simplicité (qui demande parfois beaucoup de travail).
L’album pour enfants parle aussi aux adultes, d’où l’importance des différents niveaux de lecture. De toute façon, un enfant comprend toujours beaucoup plus que ce qu’on croit.

(extrait de la biographie du site web de Mario Ramos -nouvelle fenêtre)

 

Le plus malin Mario Ramos (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Dans pratiquement tous ses albums dont plusieurs ont été primés, Mario Ramos utilise les animaux pour parler des travers de l’être humain mais toujours avec beaucoup d’humour, il aime bien également faire des variantes à partir des contes traditionnels comme dans Le plus malin (nouvelle fenêtre) où le loup veut évidemment croquer le petit chaperon rouge, tout se passe bien jusqu’à ce qu’il enfile la chemise de nuit de la grand-mère…

Un autre thème que l’on retrouve dans l’œuvre de Ramos est la différence, sujet parfois cruel dans les cours d’école.

C’est moi le plus fort (nouvelle fenêtre), C’est moi le plus beau (nouvelle fenêtre), Le roi est occupé (nouvelle fenêtre), Nuno le petit roi (nouvelle fenêtre), Loup, loup, y es-tu ? (nouvelle fenêtre) et bien d’autres sont à découvrir à La Médiathèque de Levallois.

Le mercredi 7 novembre, la séance d’Acti-contes (nouvelle fenêtre) destinée au enfants à partir de 4 ans sera spécialement consacrée à cet auteur avec des histoires, des jeux et des activités  : rendez-vous à 15h à la médiathèque Gustave-Eiffel !

Pour en savoir plus sur Mario Ramos

La page qui lui est consacrée sur le site de son éditeur (nouvelle fenêtre) avec des vidéos et la liste de tous ses albums disponibles en tant qu’auteur-illustrateur ou simple illustrateur.

Un livret passionnant édité par l’École des Loisirs : Le monde de Ramos, textes d’après un entretien avec Lucie Cauwe (pdf-nouvelle fenêtre). 

Pour jouer avec ses personnages 

Des jeux (puzzle, memory ou taquin) sur son site Web personnel (nouvelle fenêtre)

Jamais on n’a vu autant d’animaux au cours d’un Premiers pas premières pages !

11 Avr

Samedi dernier, le 7 avril 2018,  la séance mensuelle des tout-petits, Premiers pas premières pages, a réuni 15 bébés captivés et leurs parents qui ont découvert à La Médiathèque une multitude d’animaux : entre bruit et imitation, cris, chants et mimes, ils y ont suivi et écouté papillons, grenouilles, crocodiles,oiseaux, ours, tigres, baleines et cochons … Si vous y étiez, ou si vous n’avez pu participer, retrouvez ici les livres animés et les comptines de cette séance très animale 🙂

On commence par une petite chenille

  • La chenille qui fait des trous d'Eric Carle (catalogue de La médiathèque-nouvelle fenêtre) La chenille qui faisait des trous (nouvelle fenêtre) d’Éric Carle édité par Mijade.
  • Traduit dans plus de 45 langues différentes et vendu à près de 29 millions d’exemplaires, ce livre est devenu un classique de la littérature jeunesse : il réussit la prouesse de faire découvrir des notions de calcul, les jours de la semaine, les secrets de l’alimentation, le cycle de la vie du papillon… tout en s’amusant grâce aux petits trous laissés par la vorace chenille !Qui devient papillon avec une comptine :

Vole, vole, vole papillon

Au-dessus de mon village

Vole, vole, vole papillon

Au-dessus de ma maison.

On imite ensuite les grenouilles :

La grenouille à grande bouche gobe toute la journée des mouches. Mais un soir, elle en a marre et décide d’aller se promener pour trouver quelque chose de nouveau à manger…

    • Et on chante en chœur sans oublier les gestes :

Les petites grenouilles font

Hum (on ferme les yeux) Hum (On tire la langue)

Les petites grenouilles font

Hum (on ferme les yeux) Hum (On tire la langue)

Mais elles ne font pas

Hum (on ferme les yeux) Hum (On tire la langue)

Haa! (On ouvre les yeux et la bouche)

Les petites grenouilles font

Chabadabada (On fait le geste d’une vague avec une main dans une direction)

Les petites grenouilles font

Chabadabada (On fait le geste d’une vague avec une main dans une direction)

Mais elles ne font pas

Hum (on ferme les yeux) Hum (On tire la langue)

Haa! (On ouvre les yeux et la bouche)

Ah les crococos de Marie Paruit (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

et à rire » édité chez Casterman qui met à l’honneur la célèbre comptine  :

Un crocodile, s’en allant à la guerre, disait au revoir, à ses petits enfants… !

  • Qui suis-je de Tristan Mory (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) On peut aussi s’amuser à chercher quel animal se cache derrière l’image avec Qui-suis-je ? (nouvelle fenêtre) de Tristan Mory édité chez Milan, un livre animé plein de surprises qui invite le tout petit à tirer, jouer,

Coa, coa ! Qui sautille autour de l’étang ? Gruic ! Qui est tout rose et bien dodu ? A l’enfant de deviner en actionnant les animations de ce livre interactif ! Ce tout-carton se compose de 12 doubles pages : 12 images qui prennent sens quand on actionne la tirette. A chaque séquence, une question en « Qui », écrite sous forme d’une ritournelle, capte l’attention de l’enfant et le met sur la piste.

  • La baleine obtient un franc succès avec cette comptine :

C’est la baleine qui tourne, qui vire

Comme un joli petit navire

Prenez garde à votre doigt

Ou la baleine le mangera

Prenez garde à votre doigt

Ou la baleine le mangera

Petit escargot porte sur son dos sa maisonnette

Aussitôt qu’il pleut, il est tout heureux, il sort sa tête !

  • Avec Les oiseaux (nouvelle fenêtre) un livre édité chez Sarbacane, les couleurs sont à l’honneur à chaque page. Une lecture à intercaler avec la comptine Colibri, perdrix, fourmi, souris.
  • C’est facile (nouvelle fenêtre) de Mary Ann Hoberman édité chez Circonflexe, l’histoire d’un petit garçon qui, un jour d’été, rencontre un chien, puis un chat, puis un cheval et enfin un tigre…
  • Avec Amis, animaux (nouvelle fenêtre) d’Alain Crozon édité chez Des grandes personnes, on suit l’histoire d’une petite bête qui monte et qui descend, d’un volatile qui se dandine, d’une grenouille prête à bondir hors de la page…
  • Et pour finir une petite chanson à fredonner, à partager ou juste à raconter avec Jamais on n’a vu  (nouvelle fenêtre) de Mimi Zagarriga et Marianne Vilcoq chez Casterman

Dans ce livre, ce n’est pas la famille Tortue qu’on a jamais vue courir après les rats, mais on ne verra jamais… Une vache dodue se promener en tutu, un ours très très gros… faire pipi sur le pot, ou encore un terrible lion… dévorer son biberon !

 

Merci à Françoise MG  pour sa participation à la conception, à la réalisation de cette séance et à la rédaction de cet article 🙂

La guerre en BD (3), les autres guerres

7 Mar

Il est difficile de trouver des bandes dessinées jeunesse sur d’autres guerres que la Première et la Seconde Guerre mondiale. Cette catégorie n’offre donc qu’une bibliographie pour adultes, à mon grand regret. Les récits les plus marquants viennent de ceux qui se sont déplacés pour rendre compte des évènements le plus fidèlement possible (comme Zerocalcare et Joe Sacco). Ou de ceux qui ont vécu les évènements et racontent leur histoire comme Marcelino Truong, exposé du 5 au 25 mars à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)  et présent le 11 mars au Salon du Roman Historique de Levallois 2018 (nouvelle fenêtre).

Adulte :

Jamais je n’aurais 20 ans, Jaime Martin (nouvelle fenêtre) : cette bande dessinée raconte la vie d’une jeune fille pendant la guerre civile espagnole (1936—1939). Résistante, Isabel suit son futur mari, chef d’une cellule locale, dans sa fuite contre la répression.

Palestine, dans la bande de gaza (nouvelle fenêtre) & Palestine : une nation occupée (nouvelle fenêtre), Joe Sacco : Dans ces deux volumes, Joe Sacco nous décrit ses expériences à Jérusalem, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza durant l’hiver 1991-1992.

Gaza 1956, Joe Sacco (nouvelle fenêtre) : l’auteur a été sur le terrain (bande de Gaza) pour récolter les souvenirs  de deux incidents de 1956 : les meurtres de Khan Younis et les tueries de Rafah. Cinquante ans plus tard, il essaye d’éclaircir ces évènements minorés par la presse et l’ONU.

Un maillot pour l’Algérie, Bertrand Galic, Kris et Javi Rey (nouvelle fenêtre) : les valeurs de l’indépendance vues à travers le sport.  Des footballeurs se préparant à jouer la coupe du monde sous le maillot de la France quittent tout pour jouer sous le maillot de l’Algérie, un pays qui n’existe pas encore.

Kobane Calling, Zerocalcare (nouvelle fenêtre) : Kobané, c’est la ville dans laquelle Zerocalcare est envoyé en tant que reporter. Au nord de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, l’armée Kurde est en lutte contre l’État islamique. Zerocalcare tente de décrire son quotidien à la frontière turque, toujours avec un langage propre à lui et humoristique.

Une si jolie petite guerre, Marcelino Truong (nouvelle fenêtre) : roman graphique en deux tomes sur la guerre du Vietnam. Marcelino Truong porte un regard d’enfant sur cette guerre. Il nous fait part de ses incompréhensions, de sa vision de la guerre alors que lui et sa famille viennent de s’installer à Saigon. Face à son histoire, on retrouve l’histoire politique de la guerre du Vietnam : l’endiguement du communisme par les États-Unis, sous couvert de protection des populations.

Matteo, Jean-Pierre Gibrat (nouvelle fenêtre) : « Récit romanesque de haute tenue, composé de quatre époques, Mattéo raconte la destinée singulière d’un homme qui, de 1914 à 1939, de la guerre de 14 à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la révolution russe, le Front Populaire et la guerre d’Espagne, traversera époques tumultueuses et passions exacerbées. Finalement, comme malgré lui, Mattéo sera de toutes les guerres, celles qui auront embrasé les premières décennies du XXe siècle en mettant à mal son pacifisme militant, comme celles qui meurtriront son cœur d’amoureux éconduit » Bedethèque.

Comme  pour la Première Guerre mondiale (La guerre en BD 1), et La Seconde Guerre mondiale (La guerre en BD 2), cette sélection n’est pas exhaustive et ne mentionne que les documents présents à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

À vous de nous proposer dans les suggestions des BD singulières qui offrent un regard nouveau sur la guerre !

Pour tous les amateurs d’Histoire et de bande dessinée, n’oubliez pas de passer au Salon du Roman Historique de Levallois le dimanche 11 mars 2018 où un vingtaine d’auteurs-illustrateurs de BD (liste des invités -nouvelle fenêtre) seront présents et dédicaceront leurs livres.

Parmi eux, Marcelino Truong, exposé à La Médiathèque du lundi 5 mars au dimanche 25 mars 2018 (nouvelle fenêtre) participera à une rencontre intitulée Raconter l’Histoire, une histoire à part (nouvelle fenêtre) à La Médiathèque le vendredi 9 et  sera présent le dimanche 11 mars au Salon (Hôtel de ville de Levallois) où il dédicacera ses livres et animera un atelier pour les enfants.

BONUS : les articles La voix des auteurs, Marcelino Truong et Marcelino Truong raconte une si jolie petite guerre publiés à l’occasion de la sortie de la BD en 2014 sur le blog Liseur !

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