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Quels romans mettre dans vos valises pour l’été 2019 ?

8 Juil

Comme chaque année, le temps des grandes vacances revient et par la même occasion celui de choisir les lectures qui jalonneront vos farnientes estivaux, vos voyages ou randonnées ! Après Quels romans mettre dans vos valises en 2017 et en 2018, les bibliothécaires de La Médiathèque vous proposent pour vous guider une nouvelle fois une sélection de romans à glisser dans votre sac à main, à dos ou de plage.

 

La présentation de J’entends des regards que vous croyez muets aux éditions Verticales par Arnaud Cathrine.

 

L’avis d’Alex sur livresforfun sur overblog.com : «Le moins que l’on puisse dire est que Rue du Dragon couché est un polar totalement dépaysant à plus d’un titre». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

Les avis du Masque et la Plume sur France Inter : « Un livre sur le désœuvrement de la jeunesse dans l’Est de la France, écrit à coup de cliffhangers… et surtout extrêmement vivant et drôle !  » A écouter sur France Inter.

 

 

L’avis d’Isabelle sur le site de La Médiathèque de Levallois : « la magie de ce roman doit beaucoup à sa forme qui oscille entre recueil de nouvelles et roman choral […]». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Lucie sur le blog Abracadabra books : « »Le roman sensuel et envoûtant de l’été… Si je devais faire une comparaison, je dirais que Cape May est un savoureux mélange de Gatsby le Magnifique et des Liaisons Dangereuses. » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de FranBlan (77 ans) sur le site Critiques libres : « Une formidable comédie humaine à l’anglaise, ponctuée du légendaire flegme britannique ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis du blog Les livres de George : « j’ai adoré ce roman à la fois pour sa valeur romanesque voire feuilletonnesque, mais aussi pour cette réflexion à la fois sur la condition féminine et sur la lecture. Un grand roman donc, qui me donne très envie de découvrir d’autres romans de cette auteure.» Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Brice Matthieussent dans l’émission John Fante, une soif de revanche (1909-1983) diffusée le 23/02/2019 sur France culture : « Un écrivain dont «  l’œuvre littéraire a été un décalque aussi fidèle de l’existence de l’auteur ». A écouter sur France Culture.

L’avis de Clémence Barbier dans Zonelivres.fr :« Qanaaq c’est une immersion dans l’immensité blanche du Groenland. Terre blanchâtre où le noir a sa place tant par l’ambiance que par les ressources exploitées. […]Vous rêvez de dépaysement ? Vous allez être servis ! ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis d’Alexandre Fillon dans l’Express.fr : « L’un des plus hauts sommets du roman anglais contemporain ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

 

L’avis d’Audrey du blog Cellardoor : « Je l’ai préféré au 1er des Rougon Macquart ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

 

L’avis de Télérama : « Ce roman donne raison à la magnifique chanson écrite par Bob Dylan et chantée par Joan Baez Diamonds and rust : la mémoire est faite de diamants et de rouille ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

 

L’avis de Christophe Alix sur Next.liberation.fr : « Une sorte de road-movie métaphysique au féminin dans l’immensité inquiétante de l’Alaska, qui revisite à sa manière grinçante le mythe de la «frontière» ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Philippe Leuckx sur La Cause littéraire.fr : « […]Aux qualités d’écriture, minutieuse, féconde, imaginative tout en étant très réaliste, s’ajoutent les vertus d’un regard ouvert à l’autre, quel qu’il soit : penser reste un combat, et penser juste, large, vrai, une mission. Un grand livre ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Bernard Henninger sur NooSFere.fr : « Les éditions de l’Atalante signent le retour au romanesque de Catherine Dufour avec un récit fantastique, au sens premier du terme, une plongée pleine d’appréhension dans un Paris vibrant de légendes, délaissant une modernité sinistrée pour un passé aux mystères aussi fascinants que vénéneux […] ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Victor Garcia sur L‘express.fr : « Avec Central Park, Guillaume Musso nous entraîne dans un thriller psychologique qui commence dans le mythique parc de New York. Alice et Gabriel ne se connaissent pas. Ils se réveillent pourtant sur un banc, menottés ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Serge Bressan sur La Grande Parade.com : « […] Avec la complicité de l’écrivain et historien Emmanuel Haymann, l’auteur déambule avec une appétence communicative dans des périodes où l’on croise Clovis, Charlemagne, où les Anglais parlaient français (ou presque !), où le français devient la langue de Molière, puis celle des médias… pour en arriver à ce français devenu la langue de l’immédiat[…]. Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de la librairie La Procure en vidéo :

 

L’avis d’Anniemots sur son blog : « Pour résumer : à consommer sans modération, trilogie idéale à emporter dans ses bagages pendant les vacances ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Caroline Broué sur France Culture à écouter : « Un roman où les arbres sont le centre du récit… ce n’est pas commun ! ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Léon-Marc Levy sur La Cause Littéraire.fr : « Monsieur Toussaint Louverture continue à nous surprendre avec des œuvres oubliées et plus stupéfiantes les unes que les autres. Avec ce roman – est-ce un roman, un récit fictionnel ? – nous sommes dans le monde âpre et mâle de la boxe dans les années 1950. » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Christilla Pellé-Douël sur Psychologies.com : « Pour son premier roman, la britannique Rosie Walsh fait très fort : impossible de lâcher le livre avant de connaître la fin. Une super-romancière du psycho-thriller est née… Idéal pour occuper un long voyage ! » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis des critiques du Masque et de la Plume sur France Inter : « Quatre ans après « Réparer les vivants », Maylis de Kerangal nous plonge une nouvelle fois dans un corps de métier et nous révèle toute sa technicité : « Un monde à portée de main » emmène le lecteur dans la vie d’une spécialiste du trompe-l’œil. Qu’ont pensé les critiques du Masque et la Plume de ce roman ?  » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis d’Aifelle1 sur le blog Le goût des livres : « C’est la lecture parfaite pour les vacances, vous avez encore le temps de la glisser dans votre valise. Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis des Inrocks.com : « Féministe avant l’heure, charmant et so British même s’il se passe en Italie, Avril enchanté est non seulement la lecture idéale pour finir ce mois d’avril avec bonheur, mais aussi pour traverser tous les mois d’été à venir ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de NooSFere.fr : « Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant, dans la veine de La Servante écarlate. Ici, pas de corps féminin asservi – mais des voix bâillonnées ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis d’Eve sur Carnetsdeweekends.fr : « L’auteur s’attarde sur la psychologie des personnages[…].Ce roman nous conduit ainsi à réfléchir à l’évolution de la condition des femmes depuis le début du XXème siècle et au poids de secrets de famille. Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Yan sur Encoredunoir.com  : « On se laisse vite entraîner dans ce roman qui oscille souvent entre la dure chronique sociale, le récit intime émouvant et par la grâce de l’écriture et de la description des lieux, le conte horrifique. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

L’avis de Magali sur Fictionista.ch : « À lire si : Vous n’avez pas peur de vous décentrer et de remettre en question votre façon de penser. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Yann sur Unwalkers.com : « un roman aussi vivant qu’émouvant, où les tragédies intimes servent de moteur aux protagonistes. A l’efficacité du récit viennent s’ajouter l’humour omniprésent et les splendides paysages du Montana, le tout contribuant à faire de Céline une très agréable lecture de ce début d’année. »Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Bookivore sur Critiques libres  : « Ce roman, excellemment bien écrit, se lit rapidement, il est court (trop), et il s’impose vraiment comme un vrai classique du genre. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

 

 

L’avis de Jérémie sur Destination futur.fr : « Que vous aimiez Stephen King ou non, je vous recommande « Écriture, mémoires d’un métier» car ce livre est truffé de conseils sensés pour améliorer sa qualité d’écriture et mieux vivre ce métier. Peut-être ne serez-vous pas sensible à la première partie autobiographique comme je l’ai été, mais les autres parties sont vraiment riches d’enseignements et l’auteur s’appuie sur des exemples personnels concrets. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

Un grand merci à tous les chroniqueurs des blogs, sites, magazines dans lesquels j’ai pioché ces avis ainsi qu’aux bibliothécaires pour leur travail de sélection judicieux.

Bonne lecture de nos romans préférés de l’été 2019 !

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Nouvelles, vous avez dit nouvelles ?

15 Juin

La nouvelle est un récit à priori court, écrit en prose. Pourtant ce critère ne fait pas l’unanimité, citons par exemple Microfictions (nouvelle fenêtre) de Régis Jauffret,  (500 textes de 2 pages chacun), sont annoncées comme « roman », tandis que La Rêveuse d’Ostende, (nouvelle fenêtre) parue dans le recueil de nouvelles éponyme d’Éric-Emmanuel Schmitt fait 115 pages. Stendhal, souvenons-nous, qualifiait, dans son avertissement au lecteur, La Chartreuse de Parme (nouvelle fenêtre) de « nouvelle », avec 530 pages en livre de poche ! C’est pourquoi l’on peut penser que la définition de la nouvelle n’est pas à chercher dans un nombre de pages minimum ou maximum, mais ailleurs, davantage dans la concision et l’efficacité de l’écriture qui la caractérisent.

En règle générale, les personnages d’une nouvelle sont peu nombreux et brièvement décrits. Son action est assez simple mais construite de façon à ménager un effet de surprise au dénouement : c’est ce que l’on appelle la chute. Elle semble s’opposer au roman qui, lui, est long. C’est un genre littéraire qui se subdivise en sous-genres : nouvelle réaliste, fantastique, poétique. Ces histoires peuvent être amusantes ou nostalgiques, voire inquiétantes ou dérangeantes, pour vous faire frissonne,r on s’appuie sur la concentration de l’histoire.

Les pays francophones l’axent plutôt sur un événement, son rythme est rapide et peu explicatif. Tandis que la nouvelle anglo-saxonne a un rythme qui permet d’expliquer les pensées et les réactions des personnages. Elle a pris son essor au XIXe siècle.

À titre indicatif quelques titres évoqués : Honoré de Balzac, le chef d’œuvre inconnu  (nouvelle  fenêtre) Gustave Flaubert, Trois contes (nouvelle nêtre) Guy de Maupassant, auteur de nombreuses nouvelles, une partie de campagne, Le horla ( nouvelle fenêtre) le parapluie, La Parure (nouvelle fenêtre) etc

Emile Zola est un habile nouvelliste, il compose des textes saisissants, par exemple La mort d’Olivier Bécaille (nouvelle fenêtre ) entre autres, à travers des histoires légères ou cruelles, il pose un regard acéré sur la société de son temps et se révèle être le maître de la nouvelle naturaliste avec ses textes saisissants. Allan Edgar Poe, quant à lui, exploite la veine fantastique et compose ses fameuses histoires extraordinaires (nouvelle fenêtre), ainsi que son confrère Barbey d’Aurevilly  Les Diaboliques (nouvelle fenêtre).

Très proche du conte, la nouvelle fait réfléchir sur le monde et le comportement des hommes. Ainsi celles du XXe et XXIe siècle reflètent et mettent en scène le monde contemporain à l’instar des séries télévisuelles. Dans l’œuvre de  Jean-Paul Sartre, l’on peut citer Le mur (nouvelle fenêtre) par exemple. Et pour celle que l’on considère comme la sœur française de Raymond Carver, (reconnu comme le maitre du genre), Annie Saumont, ce sont environ 300 nouvelles dont  Les blés (nouvelle fenêtre) qui font partie de celles disponibles dans votre Médiathèque.

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En Russie plusieurs grands auteurs s’y sont essayé, retenons par exemple Fedor Dostoïevski avec La douce (nouvelle fenêtre ) qui met en abyme une illusion de soi-même et le décalage qui peut exister dans un couple. Pendant qu’ Anton Tchekhov loue la beauté des paysages Russes dans La Steppe (nouvelle fenêtre)

Le grand écrivain Autrichien Stefan Zweig, consacre l’empathie et le lyrisme dans la littérature. Avec sa fine plume empreinte de sagacité, citons, Lettre d’une inconnue (nouvelle fenêtre) entre autre.

Pour Henry James, l’élève, par exemple est un écrivain de génie qui éblouit, quand il se fait nouvelliste, par sa profondeur, sa finesse d’analyse, sa drôlerie empreinte de légèreté et l’éclat de son talent comme dans  Le motif dans le tapis (nouvelle fenêtre) par exemple. On peut également citer, Hermann Melville  et son emblématique Bartelby le scribe (nouvelle fenêtre) symbole de la bureaucratie passive traité avec un irrésistible humour.

Pour en revenir au plus populaire nouvelliste Américain Raymond Carver, il  dépeint de petites gens, plutôt paumés touchés par la grâce,  comme dans   Parlez-moi d’amour (nouvelle fenêtre),  ou  Les vitamines du bonheur (nouvelle fenêtre). Sa  caractéristique est une écriture particulièrement minimaliste. Son modèle est John Cheever  qualifié de « Tchekhov des classes moyennes », dont les textes fascinent par leur fulgurance, il n’a pas son pareil pour capter un détail, un instant de tension comme dans Déjeuner de famille (nouvelle fenêtre)  

Charles Bukowski, célèbre pour son nihilisme signe le fameux  Contes de la folie ordinaire (nouvelle fenêtre)  portrait au vitriol de la société américaine empreint d’une grande oralité dans un langage cru que l’on retrouve dans l’ensemble de son œuvre. Le grand Russel Banks en plus de ses romans passionants, nous a aussi livré un texte avec concision qui radiographie les États-Unis de façon remarquable, il s’agit d’Un membre permanent de notre famille (nouvelle fenêtre)

On peut citer aussi de jeunes auteurs Américains ou Canadiens principalement édités chez Albin Michel, dans la collection Terre d’Amérique, comme Sherman Alexie qui, avec La vie aux trousses ( nouvelle fenêtre) offre tendresse, cruauté, humour grinçant :  ces nouvelles prouvent, s’il en était besoin, que « l’enfant terrible des lettres américaines » est un écrivain virtuose. Ou bien Joseph Boyden avec Là-haut vers le Nord (nouvelle fenêtre) Ces nouvelles étonnantes, mélange fascinant d’émotion, de colère, de grâce, de violence et de poésie, dessinent, à la manière d’un roman choral, les pleins et les déliés d’une communauté humaine.

Les nouvelles du Japonais Akira Yoshimura  dépeignent sa fascination pour la mort qu’il nous offre comme un spectacle grâce à  son écriture ciselée, à l’image de  La  jeune fille suppliciée sur une étagère (nouvelle fenêtre)

Parmi les fameux nouvellistes, n’omettons pas la Canadienne de langue anglaise, reine de la nouvelle et Nobelisée pour son œuvre  : Alice Munro, qui  comme dans Trop de bonheur (nouvelle fenêtre) va à l’essentiel dans ses œuvres dont les personnages sont des femmes aux itinéraires cabossés qui semblent nourris de sa propre expérience , deuil d’une mère, du désamour d’un mari, de la jalousie ambivalente d’une belle-mère, des choses cachées derrière les choses et c’est la profondeur du mystère, allié à la limpidité de son style qui font la puissance de son œuvre.

Dépressions (nouvelle fenêtre ) d’Herta Muller rassemblent une série de situations et d’événements qui donnent forme à son récit : la mort d’un proche, un accident avec une vache, l’alcoolisme du père et c’est dans une langue comprimée et rugueuse qui lui est très personnelle qu’elle nous offre une observation impitoyable de la petitesse humaine.  Elle fut elle aussi lauréate du prix Nobel en 2009.

Si la nouvelle n’est pas toujours un genre très prisé du public, elle se concentre sur l’essentiel et peut être une excellente façon de voyager par exemple, dans le temps ou l’espace. Le recueil le plus récent que j’ai lu et que je vous recommande est Le boxeur Polonais (nouvelle fenêtre) d’Eduardo Halfon, auteur guatémaltèque, qui signe un  texte mystérieux et puissant, de deux chroniques courtes qui se déploient  avec une nostalgie lente et forte et sont aussi une invitation à la réflexion sur le rôle de la littérature.

Histoires de famille (3ème partie)

25 Mai

Après les incontournables (Histoires de famille- 1ère partie) et les contemporains (Histoires de famille – 2ème partie), j’ai gardé pour la fin ces romans que j’ai particulièrement appréciés, tout d’abord ceux de Dermot Bolger avec deux thématiques fortes autour de la cellule familiale.

Toute la famille sur la jetée du paradis (nouvelle fenêtre) de Dermot Bolger. Roman- fleuve envoûtant où nous suivons les cinq enfants de la famille Goold Verschoyle de 1915 à 1945 au travers de l’enfer de l’Histoire. Particulièrement celle de l’Irlande dont l’auteur est natif. Tiré d’une histoire vraie, c’est un récit passionnant. Il s’en dégage une grande force.

Une seconde vie (nouvelle fenêtre) de Dermot Bolger. C’est un livre profond et intelligent qui offre une réflexion ouverte sur l’incidence de l’abandon sur le psychisme dans une Irlande sombre et violente.

Voici aussi deux premiers romans particulièrement remarquables qui traitent de thèmes très durs avec beaucoup de finesse. De jeunes auteurs dont il faudra à mon avis suivre le parcours.

My absolute Darling (nouvelle fenêtre) de Gabriel Tallent. Ce livre retrace le cheminement de Julia alias Turtle,14 ans, orpheline de mère, qui grandit avec Martin son père, nihiliste à tendance survivaliste violent et abusif. Elle évolue dans cet univers étroit et glauque, dans une maison isolée du nord de la Californie. C’est un roman ambitieux  dont le style tout en finesse et délicatesse, permet de supporter des scènes glaçantes, et le roman se nourrit de l’ambiguïté et des contradictions des personnages.

Idaho (nouvelle fenêtre) d’Emily Ruskovitch (nouvelle fenêtre).  Ce texte restitue la vie de la famille Mitchell, constituée de Wade, Jenny, May et June vivant dans une nature somptueuse. Ils ont une vie solitaire et rude, ordinaire et sauvage, avant que le drame n’arrive. Bouleversant par son thème – l’histoire d’un infanticide restituée par la voix d’Ann, la deuxième femme de Wade – et troublant par sa construction, tout en ellipses et en mystère.

Et pour finir un fraichement arrivé : Le pont d’argile (nouvelle fenêtre) de Markus Suzak. Un grand roman sur le lien qui unit père et fils, une saga familiale bouleversante.

Histoires de famille (2ème partie)

15 Mai

Après Histoires de familles (1ère partie)  consacré aux incontournables, voici les romans contemporains. Spécialement nourris par les récents travaux de psychologie et de généalogie, ils explorent l’intimité familiale, le rapport entre le passé et le présent, la fiction et la réalité, l’identité singulière et l’image de soi,  immense laboratoire qui donne à lire d’autres lignes de partage.

  • Le soleil des Scorta (nouvelle fenêtre) de Laurent Gaudé ou la chronique d’une famille de 1870 à nos jours, avec un nom pour grandir, s’implanter, se nourrir, se tenir, défier le destin, narguer le temps. Une grande fresque historique portée par une imagination qui semble avoir atteint son apogée, inondée de fraîcheur et poussée par la musicalité d’un style irréprochable, une fresque vivante et volcanique.
  • Une chanson douce (nouvelle fenêtre) de Leila Slimani. Dans un huis-clos familial asphyxiant, on y voit un couple jongler entre les contraintes liées aux doubles vies des jeunes parents, tiraillés entre la réussite professionnelle et les exigences de la vie familiale. Quand Louise, la nounou entre en scène, elle apprivoise tout ce petit monde et devient un rouage essentiel à leur vie. C’est un livre efficace et sans concession qui s’inscrit complètement dans la réalité contemporaine.
  • Où on va papa ? (nouvelle fenêtre) de Jean-Louis Fournier. L’auteur aborde l’honnêteté et le quotidien devant le handicap. Ce court récit, entre  humour noir décompresseur et une flagellation expiatoire, démystifie la condition d’handicapé. Le style est un peu trash mais poignant, simple dans la forme comme dans le contenu, il donne à réfléchir en développant le propos habituel, mais toujours utile, sur la norme et son cortège d’absurdités.
  • Ensemble c’est tout (nouvelle fenêtre) d’Anna Gavalda. Ce livre traite de sujets fréquents : famille, amitié, solidarité, sentiments et amour qu’on refuse d’admettre. Le récit est parfaitement mené, on ne s’ennuie pas une minute. Avec quatre personnages principaux attachants c’est un hymne à la quête du bonheur, parsemé d’obstacles psychologiques et physiques, surgissant parfois d’une enfance brisée.

  • Un secret (nouvelle fenêtre) de Philippe Grimbert. Simon, enfant unique, s’invente un grand frère. À l’adolescence, Louise, la voisine, lui apprendra qu’il a eu un demi-frère, Simon, mort pendant la guerre. Elle lui révélera peu à peu le secret de sa famille, qui a pris naissance pendant l’occupation 1940-1945, et lui parlera des vies bouleversées par ce traumatisme… Une histoire poignante toute en délicatesse.
  • Ce que je sais de Vera Candida (nouvelle fenêtre) de Véronique Ovaldé. Rose, Violette et Vera vont toutes trois avoir une fille sans pouvoir révéler le nom du père. Ce livre possède un ton d’une vitalité inouïe, un rythme proprement effréné et une écriture enchantée. C’est ce qu’il fallait pour donner à cette fable la portée d’une histoire universelle : l’histoire des femmes avec leurs hommes, des femmes avec leurs enfants, une bataille pour se débrouiller à élever leur progéniture.
    Ou Déloger l’animal (nouvelle fenêtre)  de Veronique Ovaldé. C’est dans un univers étrange qu’évoluent Rose ( que l’on retrouve)- dont l’auteur trace un magnifique portrait-  et sa mère, l’originalité de ce livre tient au fil ténu entre fiction et réalité.
  • La haine de la famille (nouvelle fenêtre) de Catherine Cusset. Chaque portrait est en roman indépendant mais tous sont reliés entre eux, là aussi entre haine et amour. Une famille, en somme, avec toutes ses difficultés relationnelles, ses conflits de personnalités, ses incohérences, avec le poids de la haine contrebalancé par la force de l’amour. C’est intelligent et fluide.

 

  • Juste après la vague (nouvelle fenêtre) de Sandrine Collette. Une petite barque, seule sur l’océan en furie. Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots. Un combat inouï pour la survie de la famille.  Thriller efficace et agréable.
  • Les accommodements raisonnables (nouvelle fenêtre) de Jean-Paul Dubois. Ici il est question d’un père perdu, d’une épouse endormie, d’enfants qui s’éloignent de lui, d’une maîtresse fantasque. Tragique et drôle, jetant sur son époque un regard lucide, ce livre de la maturité garde néanmoins le charme des héros de Jean-Paul Dubois, éternels adolescents écartelés entre leur amour de la vie et leur sens aigu de la culpabilité.
  • Les pêcheurs (nouvelle fenêtre) d’Obioma Chigozie. Ce premier roman au charme indéniable relate la descente aux enfers longue et inexorable d’une famille Nigériane. Le style puissant et le thème universel fascinent par leur maîtrise.
  • A l’orée du verger (nouvelle fenêtre) de Tracy Chevalier. Ce roman nous plonge dans l’histoire des pionniers et du commerce des arbres Millénaires de Californie. L’écrit est clair et précis et il nous emporte avec un grand plaisir dans une traversée du Nouveau monde encore sauvage qui nous permet de rencontrer la famille Goodnough.
  • L’Île des oubliés (nouvelle fenêtre) de Victoria Hislop. Une histoire émouvante qui nous entraîne sur l’île des lépreux en Crête, entre découverte d’un pays et secrets de famille. C’est une oeuvre singulière sur l’importance des racines.
  • Middlesex (nouvelle fenêtre) de Jeffrey Eugenides. Une famille Grecque quitte la Turquie dans le drame et la misère… On frise la chronique sociale, L’Histoire, le roman d’apprentissage, la clownerie. L’écriture est prenante, pleine d’humanité, très agréable pour traiter le thème non évident de l’hermaphrodisme.
  • La Saga des Neshov (nouvelle fenêtre)1er tome : la terre des mensonges d’Anne Birkefeld Ragde ( cette saga se décline en 3 tomes). C’est un roman puissant qui ménage du suspense. Torunn, l’unique petite-fille, se retrouve pour la première fois en confrontation avec les drames secrets de sa famille, Chacun tente de s’épanouir et essaye de trouver sa place. Mais peu à peu, il apparaît que le passé ne peut être corrigé : ce qui n’a pas été dit et fait avant ne se répare pas, quoi qu’on tente. Des cicatrices resteront gravées dans l’histoire de tous ces personnages.
  • Les souvenirs (nouvelle fenêtre) de David Foenkinos. Avec une ironie douce-amère l’auteur traite des souvenirs qui ponctuent la vie, graves, touchants, comiques, absurdes.
  • Rien ne s’oppose à la nuit (nouvelle fenêtre) de Delphine de Vigan. L’auteur brosse le portrait de sa mère, et de sa famille, remontant les souvenirs comme on remonte un fleuve, avec ce qu’ils charrient de bon et de mauvais. Portrait de l’intime et durée, c’est un récit très touchant, humble et vivant.
  • Mon père (nouvelle fenêtre) de Grégoire Delacourt. C’est le récit d’une famille qui est tendue vers Edouard, dont on attend beaucoup, déclaré prodige de la famille grâce à un poème écrit précocement. C’est une livre à l’ironie triste qui se lit avec émotion et tendresse.

Prochainement sur Liseur  : Histoire de familles (3ème et dernière partie)

Libraires et librairies dans les romans

2 Mai

Il y a quelques jours, le 27 avril, les librairies indépendantes étaient en fête pour l’édition 2019 de cet événement dont l’objectif est de « mettre en valeur ce que la librairie apporte d’irremplaçable à la vie du livre et plus particulièrement à la création… » Objectif largement partagé par La Médiathèque et par le blog Liseur, qui profite de cette occasion pour se pencher ces lieux mythiques et sur leur place dans les romans : ainsi, documentées, fidèles à la réalité, fantasmées ou magnifiées, les librairies sont au cœur de l’intrigue, avec leur personnage principal, le libraire…

La librairie de la pomme verte et autres lieux merveilleux (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

Commençons ce petit tour d’horizon des représentations de ces lieux par une anthologie : La librairie de la pomme verte et autres lieux merveilleux  (nouvelle fenêtre), des textes écrits par trente grands romanciers américains, qui sont autant un hymne à la librairie qu’une invitation à la lecture et à la découverte de nouveaux livres.

Mais le libraire n’a pas toujours eu bonne réputation…  Dans sa Comédie humaine, Balzac en a fait de nombreux portraits peu flatteurs pour la profession, notamment dans Les illusions perdues (nouvelle fenêtre), roman dans lequel son héros, Lucien de Rubempré, est poète et cherche à se faire éditer. Précisions qu’à l’époque et jusqu’au XIXe, les libraires étaient aussi éditeurs. Et Balzac semble avoir une petite dent contre eux puisqu’après quelques piques bien senties contre les libraires, il fait dire à l’un de ses personnages :

Avant de contempler dans sa gloire Dauriat, le libraire fashionable, vous aurez vu le libraire du quai des Augustins le libraire escompteur, le marchant de ferraille littéraire, le Normand ex vendeur de salade…

Rappelons que Balzac a participé à l’éphémère Feuilleton des journaux politiques, où il publia anonymement quelques articles, dont le célèbre « De l’état actuel de la librairie »en 1830, dans lequel il n’était pas tendre. Une brève (non) signée Balzac à consulter sur le site de Gallica-BNF (nouvelle fenêtre)

Mais depuis Balzac, le métier a évolué, la profession s’est scindée en deux branches distinctes et les libraires ont endossé de nouvelles fonctions, dont les romanciers se sont tout de suite emparés avec de multiples variations.

Le libraire feel good

Le libraire de Wigtown (nouvelle fenêtre) de Shaun Bythell

Avec un humour tout britannique, Shaun Bythell, bibliophile, misanthrope et propriétaire des lieux, nous invite à découvrir les tribulations de sa vie de libraire. On y croise des clients excentriques, voire franchement désagréables, Nicky, employée fantasque qui n’en fait qu’à sa tête, mais aussi M. Deacon, délicieux octogénaire qui se refuse à commander ses livres sur Amazon… (Extrait de la chronique de lecture parue sur le blog littéraire Mumu dans le bocage – nouvelle fenêtre)

La femme au carnet rouge (nouvelle fenêtre) d’Antoine Laurain

Si on sait depuis Coup de foudre à Notting Hill que la librairie est un lieu propice aux rencontres amoureuses, que se passe-t-il quand un libraire trouve dans la rue, tout près de sa librairie, un sac à main volé ?  S’il ne contient plus de papiers d’identité, il recèle encore une foule d’objets qui livrent autant d’indices sur leur propriétaire : photos, notes, flacon de parfum…

La bibliothèque des cœurs cabossés (nouvelle fenêtre) de Katarina Bivald

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, jeune libraire suédoise introvertie que ne vit que pour les livres, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Mais, quand Sara décide de rendre visite à Amy, celle-ci vient de mourir. Loin de chez elle et un peu perdue, elle va trouver de l’aide auprès des habitants et monter… une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait.

La lettre oubliée (livre à lire en ligne sur le site de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) de Nina Georges

Jean Perdu a toujours un livre en tête pour soulager les maux de l’âme : dans sa « Pharmacie littéraire » installée sur une péniche, ce libraire vend des romans comme on vendrait des remèdes pour vivre mieux. Mais il sait soigner tout le monde – à l’exception de lui-même.

Le libraire rédempteur

La libraire de la place aux Herbes : dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es (livre à lire en ligne sur le site de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) d’Eric de Kermel

Nathalie et Philippe, son mari, décident de sauter le pas et de quitter la capitale pour partir en province, à Uzés. Ils ont élevé leurs enfants et se trouvent à cet âge où il est important de réinventer un projet à deux pour entamer une nouvelle tranche de vie. Philippe est architecte et n’a pas besoin d’être en permanence à Paris, et Nathalie se met en disponibilité de son métier de prof de lettres.Philippe devient un habitué du TGV Avignon-Paris et sa femme comprend rapidement que le tour des brocanteurs et le choix des tissus de ses rideaux ne remplira pas sa vie, même sous le soleil de Provence. La librairie de la place aux herbes est à vendre….

La Petite chartreuse (nouvelle fenêtre) de Pierre Péju

La librairie s’appelle Le Verbe Être. Le problème des personnages est leur immense difficulté à être. Il y a un lien entre être et les mots : en quoi, jusqu’où peuvent-ils ou non nous aider à vivre, à être ? Ils peuvent donner à vivre et à respirer, mais pas toujours : un moment, on a l’impression que ce sont eux qui vont réveiller la petite fille, et pourtant ils ne l’empêcheront pas de mourir.
Ce livre est aussi un hommage à la littérature et au libraire, cet entremetteur qui joue un rôle extrêmement important au service de la culture, de la vie même. (Extrait de l’interview de l’auteur sur le site des éditions Gallimard -nouvelle fenêtre)

Une librairie en pays hostile (livre à lire en ligne sur le site de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) de Michael Uras

Un tout petit livre qui raconte le retour de Maurizio, après des années d’exil, dans son pays natal, la Sardaigne, pour y ouvrir une librairie : il y sera aidé par son ami Giacomo, avec lequel il a entretenu durant des années une correspondance à propos de littérature.

Il est aussi question de correspondance et d’un libraire qui deviendra un conseiller (celui dont Balzac aurait rêvé peut-être…) dans 84, Charing Cross Road (nouvelle fenêtre) d’Hélène Hanff.

Auteur de livres pour la jeunesse établie à New-York et passionnée de littérature anglaise, Helene Hanff prend contact, par le biais d’une petite annonce trouvée dans un journal, avec la librairie Marks & Co. de Londres, spécialisée dans la recherche de livres anciens et épuisés. Un des employés de cette enseigne, Franck Doel, répond à ses premières requêtes et deviendra très vite son interlocuteur privilégié….

Le libraire un peu bizarre…

Le libraire (nouvelle fenêtre) de Régis de Sa Moreira

Passionné de lecture, plutôt solitaire et très sélectif quant aux livres ou aux clients, ce libraire un peu particulier tient une boutique dans une ville où il a de nombreux concurrents, mais il se démarque par le fait qu’il lit tous les livres qu’il vend et que sa boutique est ouverte 24h/24. Ces spécificités lui attirent une clientèle extravagante, tout aussi passionnée de livres…

 

Le libraire enquêteur

L’Homme qui aimait trop les livres ((livre à lire en ligne sur le site de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) d’Allison Hoover Bartlett.

Comment attraper un voleur qui subtilise des livres rares pour compléter sa bibliothèque personnelle ? Il faudra toute la ténacité de Ken Sanders, libraire de livres ancien irascible, qui se surnomme lui-même biblioflic pour y arriver. S’ensuit une traque de plusieurs années entre un voleur obsessionnel et un libraire obstiné prêt à bondir au moindre faux-pas. Le récit d’une traque qui nous plonge dans l’univers trop peu connu du livres anciens…

 

Quand il n’est pas du côté de la police, le libraire peut être de celui des voleurs comme Bernie Rhodenbarr, libraire-cambrioleur renommé : renouvelant le genre en le faisant sortir des clous, le héros de Lawrence Block apparait dans une série de dix romans dont Le tueur du dessus, Le blues de libraire, Le cambrioleur en maraude (nouvelle fenêtre), Les lettres mauves (nouvelle fenêtre), Le Bogart de la cambriole (nouvelle fenêtre), La spinoza connection (nouvelle fenêtre), Le voleur qui comptait les cuillères (livre numérique à télécharger sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre).

Le libraire aux pouvoirs étranges

L’ombre du vent (nouvelle fenêtre)L'ombre du vent / Carlos Ruiz Zafon (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) Carlos Ruiz Zafon

Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon, Daniel Sempere, le narrateur, dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. Un enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville ».

Du même auteur, lire aussi Le prisonnier du ciel où la librairie Sempere père et fils est à nouveau le point de départ d’une enquête entre passé et présent, allant fantastique, romantisme et grande Histoire.

La librairie des ombres (nouvelle fenêtre)La librairie des ombres de Mikkel Birkegaard (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) de Mikkel Birkegaard

Un thriller dans le style nordique qui démarre très fort sur un thème particulièrement original : la puissance de l’esprit, de la parole, de la lecture. Dans la ville de Copenhague, Luca Campelli, propriétaire de la librairie Libri di Luca spécialisée dans les livres anciens, meurt subitement, apparemment d’un arrêt du coeur. Son fils Jon avec qui il a rompu tout contact depuis vingt ans hérite du magasin et découvre rapidement un secret fabuleux. Son père était à la tête d’un groupe de « lettore », des personnes dotées du pouvoir exceptionnel d’influencer la lecture des autres, de leur faire connaître des mondes merveilleux…. (extrait de la chronique de de CC rider sur Critiques libres-nouvelle fenêtre).

Et maintenant, il ne vous reste plus qu’à pousser la porte de toutes ces librairies imaginaires et à faire la connaissance de ces héros passionnés de livres !

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