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Quels romans mettre dans vos valises pour cet été ?

4 Juil

Si, comme moi,  vous songez déjà au livre que vous emporterez cet été lors de vos vacances, La Médiathèque vous propose une sélection de romans à glisser dans votre sac à main, de randonnée, ou de plage.

Plusieurs choix s’offrent à vous :

1, 2, 3, 4 titres selon la durée de votre séjour.
Les gros qui plomberont votre sac,  pour être sûr de ne pas manquer.
Les ultralégers pour en lire plein.
Les numériques pour l’aspect pratique.
Les sérieux, les classiques…tous les choix sont permis !

 

Couverture du livre L'amie prodigieuse d'Elena FerranteL’amie prodigieuse. T.01, Enfance, adolescence – Elena Ferrante. À lire aussi en téléchargement (nouvelle fenêtre).

L’avis de Juliet Copeland sur Meet Your Culture : « À mes yeux, une des plus belles histoires d’amitiés de la littérature. Elena Ferrante nous embarque dans un voyage émotionnel exaltant, avec en toile de fond l’après-guerre, vécu par deux jeunes âmes qui se battent pour leur futur ». Lire la suite(nouvelle fenêtre)

 

Couverture du livre City on fire de Garth Hallberg City on Fire – G. R. Hallberg

L’avis de Nathalie Crom dans Télérama : « Dans cette œuvre-fleuve à la confluence du roman d’apprentissage et de la fresque urbaine, le nouveau prodige américain ressuscite un New York révolu ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

 

Couverture du livre L'âne d'or ou les métamorphoses d'Apulée L’âne d’or ou les Métamorphoses – Apulée

L’avis de nooSFere : « Le merveilleux et l’humour font tout le charme de ce conte, extrait des « Métamorphoses », qui nous raconte les innombrables mésaventures que risque de connaître un jeune homme trop curieux et impatient d’expérimenter des pratiques magiques ! » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

Couverture du livre Un monde sans fin de Ken Follett Le Monde sans fin – Ken Follett

L’avis de l’éditeur : « Ken Follett a conquis le monde avec Les Piliers de la terre (1990), phénoménale saga qui prenait place dans l’Angleterre du XIIe siècle, au rythme de la construction d’une majestueuse cathédrale gothique. Deux siècles plus tard, autour du même édifice, nous retrouvons les descendants de ces héros, dans la ville fictive de Kingsbridge… 1327″. Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

Couverture du livre Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson

Sur les Chemins noirs – Sylvain Tesson. À lire aussi en téléchargement (nouvelle fenêtre)

L’avis de Lionel Bedin sur La Cause littéraire : « Sylvain Tesson nous a habitués à des récits de périples lointains (Bérézina, ou Dans les forêts de Sibérie), il nous propose aujourd’hui le récit d’une traversée à pied de la France, du Mercantour au Cotentin, effectuée d’août à novembre 2015″. Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

Couverture du livre L'homme-joie de Christian Bobin
L’Homme joie – Christian Bobin

L’avis de Libfly, réseau social de lecteurs : « Christian Bobin, renouant avec sa fibre narrative, construit son livre en quinze récits : des portraits d’êtres chers (son père), des rencontres (Maria, l’enfant gitane), des figures emblématiques (Soulages, Glenn Gould), des visions, puis une longue lettre à la femme aimée et perdue, « la plus que vive ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

Couverture du livre Le grand cahier d'Agota Kristof  Couverture du livre La preuve d'Agota Kristof  Couverture du livre Le troisième mensonge d'Agota Kristof
La Trilogie des jumeaux – Agota Kristof

L’avis de Tix sur Pensées critiques : « Le premier tome est un vrai régal. C’est une sorte de récit initiatique sous forme de mise en abyme, puisque, dans l’histoire, le grand cahier est en fait l’inventaire de tous les récits écrits par les jumeaux ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

Couverture du livre Mille femmes blanches de Jim Fergus
Mille femmes blanches – Jim Fergus

L’avis de François Busnel dans l’Express : « Son premier roman, Mille femmes blanches, fut un immense succès en France. Fergus part d’un fait divers : pour négocier la paix, le chef cheyenne Little Wolf proposa au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

Couverture du livre La vengeance des mères de Jim Fergus
La Vengeance des mères – Jim Fergus. A lire aussi en téléchargement (nouvelle fenêtre)

L’avis de Marianne Payot dans l’Express : « Jim Fergus au sommet de son art. L’heure n’est plus à l’intégration, mais à l’extermination, et le programme Femmes blanches pour les Indiens (FBI) est bel et bien révolu. Jim Fergus, lui, a gardé toute sa fraîcheur et sa science pour raconter la folle épopée de son groupe d’irréductibles au cœur de l’un des conflits les plus meurtriers de ces derniers siècles ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

Couverture du livre Romans de John FanteRomans : Volume 1, La Route de Los Angeles ; Bandini ; Demande à la poussière – John Fante.

L’avis de Nathalie Crom dans Télérama : « De deux choses l’une : « Soit l’oeuvre de John Fante (1909-1983) vous est inconnue, soit elle est pour vous inoubliable », ­résumait il y a quelques années le New York Times, présentant à ses lecteurs ce ­romancier et nouvelliste à la postérité non pas en demi-teinte, mais violemment contrastée ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

Couverture du livre Dans la forêt de Jean Hegland
Dans la Forêt – Jean Hegland

L’avis de Marine Landrot dans Télérama : « C’est un véritable trésor qui nous parvient aujourd’hui, après vingt ans de silence, de sommeil, d’hibernation, pendant que le monde réel agençait son chaos ». Lire la suite (nouvelle fenêtre) 

 

Couverture du livre Deux hommes de bien de Perez-ReverteDeux hommes de bien – Arturo Pérez-Reverte. À lire aussi en téléchargement (nouvelle fenêtre)

L’avis de Nicole Volle sur le blog littéraire Enfin Livre ! : « Roman d’aventures épatant, et éloge de ce qui fut la plus grande entreprise intellectuelle du XVIIIe siècle, Deux hommes de bien reconstitue de façon minutieuse et passionnante un Paris prérévolutionnaire plus vivant que jamais. Il peut se lire aussi comme un hymne à l’amitié et un bel hommage à Don Quichotte par un écrivain espagnol profondément épris de la France ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

Couverture du livre Confiteor de Jaume CabréConfiteor – Jaume Cabré

L’avis de Laurent Mauvignier dans Le Monde des livres : « Il est presque impossible de raconter l’histoire de Confiteor, énorme roman publié par Actes Sud, ou d’en résumer la richesse, la profusion, sans en réduire la portée et l’élan ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

Couverture du livre Les animaux de Christian Kiefer
Les animaux – Christian Kiefer

L’avis de Mr K sur Cafardsathome : « Les Animaux est donc un bonheur de tous les instants où la maestria langagière déployée (écriture simple et universelle à l’américaine) se conjugue avec une finesse des descriptions incroyable tant au niveau de la psychologie des personnages (et ceci pour tous les protagonistes que l’on croise) que du background ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

Couverture du livre Le plus grand des miracles de Thomas GlavinicLe plus grand des miracles – Thomas Glavinic. À lire aussi sur Bibliovox en ligne (nouvelle fenêtre)

L’avis de Pierre Dehusses dans Le Monde des livres : « Ce n’est pas un livre mais deux que nous ouvrons en même temps ici. Et ce n’est pas le fait du « plus grand des miracles » – pour reprendre le titre du roman. Simplement celui du pouvoir de la littérature. Un pouvoir dont l’Autrichien Thomas Glavinic s’empare sous nos yeux avec une jubilation communicative ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

Couverture du livre Voyager Russell BanksVoyager – Russell Banks

L’avis d’Alain et Christine Londner sur le site de La librairie Les Cinq continents : « Dans ce captivant recueil de récits, qui est aussi un véritable livre de vie, Russell Banks, explorateur impénitent, invite son lecteur à l’accompagner dans ses plus mémorables voyages – des Caraïbes à l’Himalaya en passant par l’Écosse ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

Couverture du livre Quand sort la recluse de Fred VargasQuand sort la recluse – Fred Vargas

L’avis de Michel Abescat dans Télérama : « Une araignée tue… Et le commissaire Adamsberg reprend du service. Fred Vargas livre un polar malicieux où les mots mènent la danse et l’intrigue ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

 

Couverture du livre La nuit pour adresse de Maud Simonnot

La nuit pour adresse – Maud Simonnot. À lire aussi en téléchargement (nouvelle fenêtre)

L’avis de David Foenkinos dans l’Express : « Maud Simonnot signe un roman émouvant, La Nuit pour adresse, en forme d’hommage à une figure oubliée du Montparnasse des années 1920 : Robert McAlmon. Ainsi, l’homme qui a illuminé cette époque brille à nouveau ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

Couverture du livre A la recherche du temps perdu de Marcel Proust

À la recherche du temps perdu – Proust

L’avis de Gilles Heuré dans Télérama : « A la recherche du temps perdu est paru il y a un peu plus de cent ans. Il n’est jamais trop tard pour découvrir ce monument d’ironie mordante ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

 

Couverture du livre Une bobine de fil bleu d'Anne Tyler

Une bobine de fil bleu – Anne Tyler

L’avis de Florence Bouchy dans Le Monde des Livres : « Une famille américaine comme les autres. Anne Tyler recrée à la perfection la vie enviable et le quotidien animé d’une maisonnée où l’on n’a rien à cacher. Vraiment ? » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

Couverture du livre Dans une coque de noix de Ian McEwanDans une coque de noix – Ian McEwan

L’avis de Nicolas Carreau sur Europe 1 : « Le dernier Ian McEwan vient de sortir. C’est toujours un événement. Il est publié par Gallimard comme toujours et s’intitule : Dans une coque de noix. Mais ce dernier roman se détache un peu des précédents. Le narrateur a de quoi surprendre. Celui qui nous raconte l’histoire n’est pas encore né ! Il est encore dans le ventre de sa mère ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

Couverture du livre Silo d'Hugh Howey

Silo – Hugh Howey

L’avis d’Hubert Artus dans l’Express : « Silo, qui inaugure donc « exofictions » est une véritable surprise. Tout d’abord, c’est le premier livre de cet auteur inconnu. Autopublié en cinq épisodes sur internet, puis repris par un éditeur américain, ce récit exploite un sujet maintes fois exploré par les auteurs de SF : la population se réfugie sous terre après une catastrophe ayant détruit la surface (on se souviendra notamment du Monde Aveugle de Daniel Galouye en 1961) ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

Couverture du livre Affinités de Sarah WatersAffinités – Sarah Waters

L’avis de Céline L. (Médiathèque de Levallois) : « Univers envoûtant – Sarah Waters, souvent comparée à Dickens et à Willkie Collins, nous tient en haleine tout au long de ce roman captivant où elle décrit parfaitement l’atmosphère lugubre des prisons de la fin du 19 ème siècle, le monde surprenant du spiritisme et le malaise d’une jeune femme en décalage avec son époque et sa condition sociale ».

 

Couverture du livre Chimères de Nuala O'Faolain
Chimères – Nuala O’Faolain

L’avis de Sylvie Z. (Médiathèque de Levallois) – « Récit autobiographique, Kathleen De Burca, la cinquantaine, est décidée à mettre de l’ordre dans sa vie. Rentrée en Irlande pour enquêter sur un procès d’adultère survenu dans les années 1850, elle se fait happer par le sujet du livre qu’elle est en train d’écrire, le fantasme et invente une histoire d’amour dévorante ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

Merci à tous les bibliothécaires de La Médiathèque pour leur participation à cette sélection ! Et n’hésitez pas à partager avec nous vos lectures estivales !

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Prix littéraires radio 2017 : après le Grand Prix RTL-Lire de Tanguy Viel, Le Prix du Livre Inter pour Jean-Baptiste Del Amo

12 Juin

Comme chaque année depuis 43 ans … le jury du Prix du Livre Inter, composé de 24 auditrices et auditeurs de France Inter et présidé cette année par Elisabeth Badinter, vient de couronner son lauréat. Ainsi le 5 juin 2017, Jean-Baptiste Del Amo a été récompensé pour son roman Le règne animal. Ce prix littéraire, décerné par la chaîne de radio, fait suite à celui, vieux déjà d’il y a quelques mois, du Grand Prix RTL-Lire décerné en mars 2017 à Tanguy Viel pour Article 353 du code pénal. 

Régne animal de Jean-Baptiste Del Amo (livre numérique à télécharger sur le catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)  Article 353 du code pénal de Tanguy Viel (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)   Régne animal de Jean-Baptiste Del Amo (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Article 353 du code Pénal de tangy Viel (livre numérique à télécharger sur le catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

Si l’on s’amuse à pousser un peu plus loin le rapprochement entre ces deux prix littéraires radiophoniques, une question vient à l’esprit  : peut-on distinguer une tendance commune entre deux romans primés par une communauté d’auditeurs aimant lire ? Aussi, sans nous lancer dans une étude des mérites comparés des œuvres récompensées sur les dix dernières années,  essayons simplement de nous prêter au petit jeu des ressemblances entre les deux lauréats 2017.

Du côté des auteurs :

Avec une proportion de 3/10 et  de 2/10 auteur(e)s femme dans les sélections finales des deux prix, les deux lauréats appartiennent au genre « écrivain masculin barbu, plus ou moins quarantenaire, né ou habitant la province ».

Ils ont tous deux  commencé à publier très jeunes et ont reçus des prix destinés à récompenser de nouveaux talents (Prix littéraire de la vocation 2002 pour Viel et Goncourt du 1er roman 2009 pour Del Amo) ainsi que le Prix Fénéon des Universités* : pour Viel en 2002 avec L’absolue perfection du crime et pour Del Amo en 2008 avec Une éducation libertine.

Ces deux auteurs ont tous les deux goûté aux bonheurs de la Dolce vita, ayant fréquenté la villa Médicis à Rome entre 2003 et 2004 pour Viel et 2010-2011 pour Del Amo.

Depuis leurs débuts, ils sont tous deux édités par de prestigieux éditeurs affectionnant le blanc pour leurs couvertures : crème élégant pour la célèbre Blanche de Gallimard de l’un et historique petit format blanc résistant pour les Éditions de Minuit de l’autre.

Enfin, pour l’anecdote , l’un est végétalien (devinez lequel 🙂 , l’autre on ne sait pas…

* Pour ceux qui s’interrogent : le Prix Fénéon est un prix littéraire et artistique créé en 1949. Il récompense tous les ans « un jeune écrivain et un jeune peintre ou sculpteur âgés de 35 ans au plus et dans une situation modeste », afin de les aider à poursuivre leur formation littéraire ou artistique (définition extraite de Wikipédia)

Du côté des thématiques :

Les deux romans ont des caractéristiques communes :  un ancrage réaliste au cœur des provinces françaises, des histoires de famille, des questions de transmission, des rivalités, du pouvoir, du sang, des meurtres 🙂

Pour vous mettre en appétit, voici le pitch de chacun des deux romans en quelques lignes :

  • Règne animal  : « du début à la fin du vingtième siècle, l’histoire d’une exploitation familiale vouée à devenir un élevage porcin. Dans cet environnement dominé par l’omniprésence des animaux, cinq générations traversent le cataclysme d’une guerre, les désastres économiques et le surgissement de la violence industrielle… »
  • Article 353 du code pénal : « pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là… »

Du côté du style :

Dès la première phrase, chaque auteur installe une atmosphère, un lieu, un point de vue et des personnages. Point commun des deux incipits romanesques à lire ci-dessous : des images fortes, des matières, des sensations, où l’on distingue tout de suite un penchant pour la sobriété ou la foisonnance. Dans les deux cas, l’écriture est visuelle, dense, attentive aux détails et utilise un cadrage resserré avec contre-jour ou contre-plongée…

Et dans ces deux débuts, notez qu’il est question de banc 🙂

  • Article 353 du code pénal 
 Sur aucune mer du monde, même aussi près de la côte, aucun homme n’aime se retrouver dans l’eau tout habillé, – la surprise que c’est pour le corps de changer subitement d’élément, quand aussi bien l’instant d’avant le même homme bavardait sur le banc d’un bateau, à préparer ses lignes sur le balcon arrière et puis l’instant d’après, voilà, un autre monde, les litres d’eau salée, le froid qui engourdit  et jusqu’au poids de vêtements qui empêche de nager.
  • Règne animal
Des premiers soirs du printemps aux veillées de l’automne, il s’assied sur le petit banc de bois clouté et vermoulu, à l’assise ployée, sous la fenêtre dont le cadre détache dans la nuit et sur la façade de pierre un théâtre d’ombres. À l’intérieur, sur la table en chêne massif une lampe à huile  halète et l’éternel cheminée projette sur les murs couverts de salpêtre la silhouette affairée de l’épouse, l’élance brusquement sur les solives ou la brise sur un angle, et cette lumière jaune, hésitante, gonfle la grande pièce puis crève l’obscurité de la cour, laissant le père contourné, immobile et sombre dans un semblant de contre-jour.

Du côté de La Médiathèque 🙂

Au vu des points précédents, nous en arrivons donc à la conclusion suivante : des similitudes existent entre ces deux romans… Et la dernière n’en est pas moins la plus troublante 🙂  : dans votre médiathèque préférée, Article 353 du Code Pénal et Règne animal sont disponibles en version papier à emprunter ET en livre numérique à télécharger … (sans oublier de vous connecter sur votre compte).

Et maintenant, à vous de vous faire votre propre opinion ! Et si vous trouvez d’autres ressemblances notables, infimes ou saugrenues entre le Grand Prix RTL Lire et le Prix Livre-Inter 2017, n’hésitez pas à nous en faire part  🙂

Enfin, pour ceux qui voudraient pousser l’analyse un peu plus loin et/ou pour ceux qui cherchent d’autres idées de lecture, vous pouvez lire les 18 autres romans sélectionnés (disponibles à La Médiathèque en livre papier ou à télécharger) pour le Grand Prix RTL Lire et pour le Prix du Livre Inter 2017.

Les 10 finalistes du Prix du Livre Inter

Les 10 finalistes du Prix RTL Lire

Bonne lecture 🙂

La politique, source d’inspiration pour la fiction

6 Juin

Le « temps des scrutins » est revenu ! Un temps propice à la distraction par le biais de la fiction… La politique, sujet longtemps délaissé par le roman moderne, devient actuellement un thème porteur avec des variations sur l’amour, le pouvoir, l’argent, ou la trahison, et tout ce qui touche au ressort intime du combat politique. Les intrigues dévoilent les mécanismes ou les rouages cachés, en faisant découvrir par exemple  l’«envers» d’une campagne électorale, ou en nouant des intrigues diverses, cela signe le retour du héros, la vie du leader s’apparentant à une épopée où se succèdent des péripéties.

Divers auteurs au travers de l’histoire du monde ont relaté des histoires qui se jouent dans les arcanes du pouvoir et l’influence directe qui en découle sur le peuple.

Je vous en propose un certain nombre : le très célèbre  Stefan Zweig dans  Le Monde d’hier : Mémoire d’un Européen (nouvelle fenêtre)  préfigurait la montée du nationalisme, l’horreur de l’antisémitisme d’état et le « suicide de l’Europe. »

Sorti plus récemment,  le cauchemar de Winston (nouvelle fenêtre) de Bernard Du Boucheron attente à l’imagerie sacrée de l’histoire de la France occupée pendant la Deuxième Guerre mondiale, avec un ton sarcastique et tranchant. En mai 1941, Hitler renonce à attaquer L’Union soviétique. Soulagée de ce puissant ennemi, l’’Allemagne ne perdra pas la guerre…

Le zéro et l’infini (nouvelle fenêtre) d’Arthur Koestler, publié en 1940, restera un roman majeur du XXe siècle, il illustre la logique issue de la révolution russe.

Antoine Bello dans les Falsificateurs (nouvelle fenêtre) quant à lui, nous entraîne dans un récit passionnant jalonné de rebondissements qui mêlent fiction et réalité avec l’histoire d’une organisation secrète internationale dans les années 90, sous le mandat de Jacques Chirac.

Boualem Samsal avec  2084, la fin du monde (nouvelle fenêtre) s’inscrit dans la filiation d’’Orwell pour brocarder les dérives et l’’hypocrisie du radicalisme religieux qui menacent les démocraties.

La faute du président Loubet (nouvelle fenêtre) de Jacques Neyrinck : en 1904, une sombre affaire menace la République, Gabriel Syveton, le chef de la droite parlementaire est retrouvé asphyxié dans son bureau. Une époque bien restituée avec complotx et passion…

La trilogie de l’emprise (l’emprise, le quinquennat, ultime partie (nouvelle fenêtre)  de Marc Dugain offre avec ses trois tomes une plongée sans concession au cœur du système français où se mêlent intrigues politiques, industrielles et espionnage. Prolongez cette lecture par une analyse passionnante du dernier livre de Marc Dugain, L’homme nu, où après « La trilogie de l’emprise, cette plongée romanesque sans concession au cœur des arcanes du pouvoir et livrait une réflexion sur les grands de ce monde, l’auteur poursuit son travail de réflexion sur la surveillance et l’espionnage », écrit Florence B. sur Liseur dans son article du 17/10/2016 L‘homme nu, lecture. 

À  l’approche des échéances  électorales, explorez aussi le thème sous forme d’albums : les bandes-dessinées, le traitant avec le dessin, complémentaire du texte, apportent une touche légère, grinçante, outrée ou drôle pour ce sujet grave, ou sérieux. Moyen d’apréhender ce domaine et ses personnages, acteurs du petit théâtre du pouvoir.

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Quand la série télévisée s’empare de ce sujet, cela peut se décliner comme dans Show Me a Hero ce feuilleton en six épisodes, réalisé par David Simon, en 2015. De façon cruelle et fascinante il prend le pouls d’une société malade de son racisme à travers le personnage d’un jeune élu américain.

Une lutte de pouvoir complexe suit, les politiques s’écharpant sous l’influence d’une partie de la population (blanche) opposée à ce projet, craignant l’arrivée de familles (noires) suscitant tous les fantasmes. Ahurissant ? Réaliste, plutôt, et totalement actuel.

Le Récit d’enfance ou d’adolescence

24 Mai

Le récit d’enfance est rétrospectif et parle au plus grand nombre, puisqu’il cherche à mettre en valeur la formation de la personnalité du héros-narrateur, et le sens de sa vie. Sa vision du monde renvoie souvent à son propre vécu, tant la reconstitution du passé est fidèle aux impressions qu’il peut avoir ressenti.

La littérature regorge de ce  type de récit, que le héros ait été, brimé, maltraité, brutalisé, aimé ou adulé, il en résulte une sensation d’exactitude, avec des « événements » rendus plus importants par leurs résonances affectives.
Étymologiquement « enfant» vient du latin in farer et signifie  » qui ne parle pas ».
Le thème de l’enfance creuse son sillon dans la littérature de la fin du XIXe siècle aux années 1950.
Ces récits vont du roman autobiographique au récit personnel mêlé de fiction, de la quête de vérité à la compilation de souvenirs, en passant par la recherche de soi et des prémices de sa personnalité.

Si vous souhaitez vous replonger délicieusement dans les souvenirs d’enfance :

Des plus classiques…

Les confessions (nouvelle fenêtre) de Rousseau, donne aux écrivains la conscience d’avoir été un enfant et le désir de l’exprimer. Un élan naît. Il se traduit par la publication de mémoires, car les premières années de la vie favorisent  légitimement leurs places.

C’est le cas pour Chateaubriand avec Les mémoires d’outre-tombe (nouvelle fenêtre) qui relate ses origines familiales et les déboires des uns et des autres.

George Sand, quant à elle, choisit la forme épistolaire dans Histoire de ma vie (nouvelle fenêtre). 

L’enfant (nouvelle fenêtre) de Jules Vallès est un récit typique de l’enfance du XIXe siècle, où l’enfant est humilié et opprimé.

Le célèbre Poil de carotte (nouvelle fenêtre) de Jules Renard, est un enfant mal aimé aux prises d’une famille cruelle, qui en viendra à ruser pour braver les adultes.

La maison de Claudine (nouvelle fenêtre) de Colette, relate en courtes scènes la vie de l’auteur à la campagne. Ou encore Sido (nouvelle fenêtre) qui présente la genèse de la personnalité de l’auteure, une étape-clé de son enfance, un peu comme une sorte d’âge d’or.

Souvenirs d’enfance (La gloire de mon père) (nouvelle fenêtre) de Marcel Pagnol est une série qui regroupe quatre romans autobiographiques : La gloire de mon père, de la naissance de l’auteur jusque à ses premières années scolaires et en vacances à la Treille ; Le Château de ma mère en est le prolongement chronologique, et sa rencontre avec un jeune paysan. Puis le temps de secrets relate l’entrée au lycée de Thiers. Le temps des amours clora cette tétralogie.

Memoires d’une jeune fille rangée (nouvelle fenêtre)  de Simone de Beauvoir traite de son parcours, de la toute petite enfance à son agrégation en philosophie. Elle décrit son éducation bourgeoise dans une famille désargentée et son virage social et philosophique.

W ou le souvenir d’enfance (nouvelle fenêtre) de George Perec, s’appuie sur les bribes de souvenirs de l’auteur qui a perdu son père au combat et sa mère en camp, et éclairent la partie fictionnelle du récit qui suit.

Enfance (nouvelle fenêtre) de Nathalie Sarraute, retrace ses 11 premières années déchiréee entre ses parents divorcés, elle naviguera  entre la Russie et la France.

La place (nouvelle fenêtre) où Annie Ernaux relate son enfance à Yvetot (Calvados) ainsi que la vie de sa famille (et plus spécialement son père), jusqu’à la mort de celui-ci et leurs rapports.

Aux plus actuels.

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Pour aller plus loin nous vous suggérons,  l’article d’Arnaud Genon, L’enfance à travers les âges (nouvelle fenêtre)  Acta fabula, vol. 7, n° 4, Août-Septembre 2006.

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Lettres nordiques (2e partie) : le cercle « polar »

25 Avr

L’aperçu de la littérature nordique proposé dans notre article Lettres nordiques (1ère partie) doit être complété par un genre qui tient en haleine des milliers de lecteurs en Europe comme ailleurs : les polars venus du froid.
Ils ont pour toile de fond la plupart du temps une critique sociale et historique, souvent très éloignée du modèle social nordique idyllique. Du très noir où la violence se joue à huis clos, avec la montée du racisme, des atmosphères particulières, des personnages au caractère fort, et des rebondissements permanents. Une qualité littéraire qui a souvent incité les lecteurs de littérature blanche à se plonger également dans ces romans noirs. Car elle leur a donné un second souffle, de plus ils se vendent bien, la plupart des ces auteurs de policiers ont commencé leur carrière dans d’autres genres littéraires.

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Historiquement c’est le couple formé de Maj Sjöwall et de Per Wahlöö, qui a fondé ce que les experts de la littérature policière qualifient encore aujourd’hui d’« école suédoise » du polar dans les années 70. Passionnés tous deux de criminologie, ils déclineront leur série dans lesquels évoluent l’inspecteur de police Martin Beck et son équipe. Ils « scénariseront » la société suédoise, citons Roseanna (nouvelle fenêtre) ou les Terroristes (nouvelle fenêtre) par exemple.

Et l’on retrouve Henning Mankel (1948-2015) l’un des auteurs phares de cette littérature nordique, père du célèbre commissaire Kurt Wallander qui incarnait une vision désabusée de la social-démocratie scandinave. Meurtriers sans visage (nouvelle fenêtre), les chiens de Riga (nouvelle fenêtre), la lionne blanche (nouvelle fenêtre)  etc…Lire notre article À Ystad Wallander est orphelin publié au décès de l’auteur en octobre 2015.

Jo Nesbo, qui fait partie des nouvelles révélations, incarne cette littérature du Grand Nord qui n’en finit pas de surprendre. Le souffle est là ! Les personnages, le ton, l’univers et l’épaisseur des intrigues. Il y eût l’école américaine et le néo polar, il y a désormais l’école noire du froid. Un de ses thrillers magistraux est Le léopard (nouvelle fenêtre)

Ake Edwardson centre ses romans autour de la figure du commissaire Erik Winter : ils ont été adaptés pour la télévision suédoise, assez captivant. Ce doux pays (nouvelle fenêtre)  nous fait vivre à un rythme haletant.

Karin Alvtegen avec Oublier son passé (nouvelle fenêtre) brosse le portrait tout en finesse d’une femme à la recherche de son identité au fil d’un fin thriller psychologique.

Aino Trosell avec  Ne les regarde pas dans les yeux (nouvelle fenêtre) offre une peinture sociale sur la littérature prolétarienne, plus forte que l’intrigue policière. Très prenant.

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Stieg Larsson (1954-2004) avec sa série addictive Millenium, a sans doute contribué à un mythe, mais il est mort avant d’avoir livré son dernier manuscrit. Cinq ans plus tard, des millions de lecteurs à travers le monde ont dévoré cette saga qui a pour cadre une Suède froide, misogyne et corrompue, hantée par les démons du passé nazi. Elle se décline en trois tomes : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes (nouvelle fenêtre), La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette (nouvelle fenêtre), La reine dans le palais des courants d’air (nouvelle fenêtre), C’est David Lagerkrantz qui achèvera le tome 04 : Ce qui ne me tue pas (nouvelle fenêtre), après la mort de son père fondateur. On y retrouve une intrigue prenante plongeant dans une actualité brûlante et un style efficace.

Camilla Lackberg fonde, quant à elle, des intrigues solides. Ses personnages ont de l’épaisseur, ses livres explorent les thèmes de la famille, des secrets, des déviances. Ses enquêteurs sont Erica Falck et Patrick Hedström. Citons La princesse des glaces (nouvelle fenêtre) ou Le dompteur de lions (nouvelle fenêtre).

Kjell Eriksson : La terre peut bien se fissurer (nouvelle fenêtre)  ou Le cercueil de pierre  (nouvelle fenêtre). Un polar social en milieu rural, sur fond de syndicalisme. Efficace.

Leif Davidsen : Le dernier espion (nouvelle fenêtre) Plutôt spécialisé dans le  roman d’espionnage, celui-ci sur le remenbrement de l’URSS ou encore L’ennemi dans le miroir (nouvelle fenêtre)  où l’on suit la police et un agent du renseignement proche d’Al-quaïda.

Arnaldurn Indridason. Grand nom de la littérature policière islandaise actuelle, il fut nommé à maintes reprises l’écrivain le plus populaire d’Islande, avec son personnage récurrent d’Erlendur. Citons La femme en vert (nouvelle fenêtre), La cité des jarres (nouvelle fenêtre), le lagon noir (nouvelle fenêtre). Avec leur psychologie fouillée,  ses romans sont prenants, authentiques, hantants et lyriques.

Gunnar Staalesen  : La belle dormit 100 ans (nouvelle fenêtre), Pour le meilleur et pour le pire (nouvelle fenêtre) sont des romans très agréables à lire, où l’auteur offre une vision sociale très réaliste qui porte un coup sérieux au célèbre modèle social scandinave, grâce à son fameux enquêteur Varg Veum.

Viveca Sten : Meurtre sur la Baltique (nouvelle fenêtre). Une nouvelle plume dans ces pays froids du Nord, qui savent avec talent nous concocter des récits haletants dans le registre du polar et du thriller. Dépaysant à souhait, ce polar est une intrigue simple mais bien ficelée qui a le mérite à chaque nouvelle investigation de nous faire voyager au large des îles suédoises, on retrouve avec plaisir le duo amical de Thomas, le flic et Nora, la juriste qui enquêtent. Une lecture détente très agréable. Ces romans donneront lieu à une adaptation télévisée sur Arte, intitulée Meurtre à Sandhamn qui se déclinera sur plusieurs saisons.

Peut-être ces nouveaux auteurs ont-t-il réussi à imposer une nouvelle orientation à la fiction scandinave. Ils s’éloignent résolument des polars classiques, des intrigues où le crime a lieu dans une pièce fermée, privilégiant des environnements complexes où les vices de tout genre se mêlent à la culture «globale» ainsi que les nouvelles technologies. Aussi longtemps qu’il existera un Grand Nord à vous glacer le sang, les auteurs de polars ne risqueront pas de faire fausse route.

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