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Les rencontres de Liseur (2) : qu’est-ce que la Pop Culture ?

30 Sep

Le samedi 7 octobre 2017 à 15h, dans le cadre des Rencontres de Liseur, La Médiathèque de Levallois accueille Richard Mèmeteau pour une conférence intitulée : Qu’est-ce que la pop culture ?

Pop culture de Richard Mémeteau (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Professeur de philosophie et co-fondateur du blog Freakosophy.com, il est l’auteur de Pop culture, réflexions sur l’industrie du rêve et l’invention des identités (nouvelle fenêtre) paru chez Zones en 2014.

Dans son ouvrage, il porte un regard de philosophe et analyse le phénomène  «pop culture» tout en redonnant à cette dernière ses lettres de noblesse. Il offre une réflexion générale sur les cultures de masse à partir des réappropriations identitaires dont elles font l’objet ; il les réoriente, les reformule, les transforme pour produire des questionnements nouveaux sur ce thème actuel de l’enjeu politique des réappropriations par des communautés. Écoutez ce que l’auteur en dit sur France culture (nouvelle fenêtre).

Pour aller plus loin et saisir une dimension critique des écrits de Richard Mémeteau, l’on peut se référer au  site de Slate (nouvelle fenêtre) ou de Zones subversives (nouvelle fenêtre).

Wikipédia définit ainsi la pop culture :

La culture populaire (ou pop-culture) représente une forme de culture dont la principale caractéristique est d’être produite et appréciée par le plus grand nombre, à l’opposé d’une culture élitiste ou avant-gardiste qui ne toucherait qu’une partie aisée et/ou instruite de la population.

Dans les faits, on parle donc d’une forme de culture qui regroupe les œuvres et productions accessibles et connues par le plus grand nombre, que ce soit des séries télés, des films, des jeux vidéo, de la musique — ou même de la nourriture — et aussi, très largement, la culture Internet. La pop-culture a donc pour caractéristique d’être reconnaissable par tous et de puiser dans ce qui est mondialement connu, que cela soit à la mode ou fasse partie d’un héritage culturel commun.

Plutôt que de faire un état des lieux,  je vous propose de suivre de grands écrivains de cette forme singulière d’expression.

Les premiers furent ceux de la Beat Generation, Jack Kerouac, nomade dans l’âme,  parti en virée à travers les États-Unis, à son retour il écrivit Sur la route. William Burroughs, adepte des expérimentations, tomba dans l’errance et la drogue. Après une cure de désintoxication, il écrivit Le festin nu et Allen Ginsberg, figure de proue du mouvement hippie, devint le manifeste de la Beat Generation. Ils influencèrent directement les chanteurs comme Elvis Presley, Jim Morrison, Bob Dylan, Tom Waits, mais aussi le jeu et l’attitude de Marlon Brando ou James Dean.

On peut considérer qu’ils inspirèrent aussi Tom Wolfe, Truman Capote, Norman Mailer, avec un mode de reportage en immersion. Jay McInerney, Bret Easton Ellis,ou bien Philippe Djian, en sont les héritiers spirituels ; Djian, par son style lyrique et cash, avoue lui-même ce qu’il doit à Jack Kerouac, à Philip Roth, Ernest Hemingway, William Faulkner et Raymond Carver.

Elmore Leonard, qui débuta avec le western littéraire, se mit au polar et fut un orfèvre du dialogue, du portrait tendre et de l’entourloupe romanesque. Il a été adapté au cinéma par Abel Ferrara, Quentin Tarantino, Steven Soderbergh.

Des pulps américains jusqu’à Stephen King, la littérature reste un repère pop. Les pulps dans l’entre-deux guerres ont rénové le genre romanesque, et dans les années 1925-1930 l’objet pop est le livre de poche, ce qui a facilité l’éclosion des genres : science-fiction, polar, aventure, romance.

Dans les années 90, Michel Houellebecq se fit un nom en France en publiant Extension du domaine de la lutte qui décrit la solitude de l’homme moderne. Aujourd’hui, il est l’un des écrivains les plus connus et les plus sulfureux, son ironie est héritée de Louis-Ferdinand Céline mâtinée de rockers (il a notamment travaillé avec Iggy Pop).

Pour la décennie quatre-vingt-dix, on peut citer Chuck Palahniuk et son Fight club, histoires provocantes et loufoques. Tandis que Virginie Despentes a, en vingt ans, imposé sa verve, avec ses personnages empreints de violence, sa génération émergente, de la zone et du féminisme, dans Vernon Subutex par exemple.

Les Britanniques tels Nick Hornby, John King, David Peace et Irvine Welsh, quant à eux, apportent une dimension sociale à leurs écrits sur le sport, notamment sur le foot. Ce tableau est loin d’être exhaustif, mais il est le reflet de cette extraordinaire boule à facettes qu’est la pop culture.

Retrouvez tous ces grands noms dans votre Médiathèque, ainsi qu’une bibliographie sur cette thématique.

Bibliographie

Personne jusqu’ici en France ne s’était vraiment risqué à consacrer un ouvrage à une définition de ce qu’est, exactement, cette culture dite « pop ». Retard en partie réparé par Richard Mèmeteau qui – de Warhol à la série Lost en passant par Susan Sontag et Lady GaGa – dit ici l’essentiel : si « le pop » est un processus ambivalent mixant marchandise et art, il n’en a pas moins une dimension « proprement politique », dans le sens où il invite à « partager et apprendre à partager des croyances communes »〈…〉 Son essai n’en reste pas moins un coup d’éclat pionnier et très informé, qui annonce une plus grande finesse dans la compréhension de notre ère contaminée par l’Entertainment.

Extrait de la présentation du livre par Philippe Nassif sur le site de Philosophie magazine (nouvelle fenêtre)

Prenez de la hauteur, et venez penser le monde d’aujourd’hui avec Les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE  : rendez-vous le samedi 7 octobre à 15h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean-Jaurès- Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

BONUS :  l’article sur la 1ère des Rencontres de Liseur 2017-2018  :  Ubérisation du travail, précarisation, nouvelle consommation ou innovation salutaire ?

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Les Rencontres de Liseur (1) : Ubérisation du travail, précarisation, nouvelle consommation ou innovation salutaire ?

16 Sep

Pour ouvrir le cycle 2017-2018 des Rencontres de Liseur, La Médiathèque accueillera, le samedi 23 septembre à 15h, Pierre de Lubersac (responsable de Ressources Humaines, enseignant en RH à l’ESCP Europe (nouvelle fenêtre) et à l’Université Paris-Dauphine), et Grégoire Leclercq (directeur de la Relation Client du groupe EBP informatique (nouvelle fenêtre), co-fondateur de l’Observatoire de l’Ubérisation (nouvelle fenêtre) et président de la Fédération des auto-entrepreneurs) auteur de Ubérisation un ennemi qui vous veut du bien ? (nouvelle fenêtre) (Dunod 2016).

1/ Une définition

Née d’un néologisme, l’ubérisation, déclinaison du nom de la société californienne de VTC (voiture de transport avec chauffeur) Uber, est sur toutes les lèvres, dans tous les articles de presse depuis quelques temps. Mais de quoi s’agit-il concrètement ? De quels changements sociétaux, économiques est-il question ? Comment les médias présentent-ils ce nouveau modèle ?

Pour défricher ce vaste sujet, arrêtons-nous tout d’abord sur la définition de l’ubérisation que propose Grégoire Leclercq :

UBERISATION (nf) : transformation et déstabilisation d’un secteur avec un nouveau modèle économique tirant parti des technologies et des indépendants.

Les « Ubérisateurs » suscitent de multiples réactions dans l’opinion depuis des mois. Celles des premiers concernés d’abord : les taxis avec Uber, les libraires avec Amazon, les livreurs avec Deliveroo et les hôtels avec AirBnB. Chaque jour, de nouveaux acteurs émergent dans les domaines de l’éducation, de la coiffure, du droit, des transports, de la santé, du BTP, des services… Demain, l’État lui-même pourrait peut-être se voir ubérisé !

2/ Une vidéo

L’ubérisation expliquée en 3 minutes (nouvelle fenêtre) sur le site de l’Observatoire de l’Ubérisation.

3/ Une cartographie

Consulter une cartographie des secteurs ubérisés ou en voie d’ubérisation sur le site de l’Observatoire de l’Ubérisation (nouvelle fenêtre) :

4/ Des articles : le pour et le contre de l’ubérisation dans la presse

L’ubérisation : ni tout bon ni tout mauvais (nouvelle fenêtre) : l’Observatoire donne son point de vue dans le magazine des CCI Champagne Ardennes (publié le 06/04/2017).

L’ubérisation dans le bâtiment : menace ou opportunité ? (nouvelle fenêtre) ? interview de Grégoire Leclercq pour Batiactu par Carine Lauga (publié le 13/06/2017).

Les pompes funèbres en voie d’ubérisation – L’arrivée sur le marché de start-up avec des concepts toujours plus innovants est en train de dépoussiérer ce secteur vieux comme l’homme (nouvelle fenêtre). Article Le Point, source AFP (publié le 28/10/2015).

L’ubérisation de l’économie va détruire des millions d’emplois (nouvelle fenêtre). Article Le Figaro par  Guillaume Errard (publié le 10/11/2015).

Les effets positifs de « l’ubérisation » sur l’emploi (nouvelle fenêtre). Article dans les Carnets du Business (publié le 14/12/2016).

Articles dans Europresse (nouvelle fenêtre) sur cet sujet : 

5/ Une conférence

Grégoire Leclercq tentera de répondre aux multiples questions soulevées par l’ubérisation, en proposant des pistes d’amélioration, afin qu’elle ne soit plus subie, mais réfléchie, décidée, et inclusive, pour tous.

Voir le Power point de la conférence (nouvelle fenêtre).

La conférence sera suivie d’une séance de dédicace, en partenariat avec la librairie Les Beaux titres de Levallois.

6/ Des livres à consulter

 Prenez de la hauteur, et venez penser le monde d’aujourd’hui avec les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE  : rendez-vous le samedi 23 septembre à 15h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean-Jaurès- Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

La philosophie du numérique par Milad Doueihi

4 Mar

Samedi 11 mars 2017, Milad Doueihi donnera à La Médiathèque de Levallois une conférence intitulée  Peut-on concevoir un humanisme numérique ? Logique aboutissement de la programmation des Rencontres de Liseur 2017 (nouvelle fenêtre) qui, cette année, interroge le rapport entre l’homme et son environnement numérique, nous avons invité, pour cette dernière rencontre de cette saison, le philosophe Milad Doueihi.

Milad Doueihi © Institut National d’Histoire de l’Art (INHA)

Historien des religions et titulaire de la chaire d’Humanisme numérique de l’université Paris-Sorbonne, il s’est intéressé depuis plusieurs années à l’évolution de la société avec le numérique.

Dans La grande conversion numérique, voir l’article de Pierre Mounier du 7 avril 2008 sur le site Homo numericus – (nouvelle fenêtre), il se définit comme « un numéricien par accident, un simple utilisateur d’ordinateur qui a suivi les changements de l’environnement numérique au cours des vingt dernières années ». Dans son ouvrage, il perçoit l’émergence du numérique dans la société comme une conversion, au même titre qu’une religion.

quest-ce-que-le-numerique-milad-doueihi (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Quelques années plus tard, dans son livre Qu’est-ce que le numérique ? (nouvelle fenêtre) édité aux PUF en 2013, Milad Doueihi revient sur les raisons qui l’ont conduit à choisir le numérique comme objet d’étude :

 […] le numérique nous invite à nous interroger sur ces questions touchant à la fois aux individus et au collectif, mais également sur d’autres aspects globaux car il est devenu indissociable de presque toutes les activités humaines, du moins dans les sociétés occidentales.

Milad Doueihi questionne l’humain en regard de l’automatisation des objets informatiques mais aussi au regard de la façon dont nous faisons société aujourd’hui en invoquant les aspects liés à la sociabilité numérique. De son point de vue, dans la mesure où il provoque un retour vers l’humain, le numérique remet en cause les théories post et transhumanistes (voir à ce sujet la définition de ces théories données par le département Recherche/Éthique Biomédicale du Collège des Bernardins dans  l’article Humanisme, transhumanisme et posthumanisme sur leur site).

Il s’attache à démontrer qu’il constitue un véritable changement civilisationnel qui bouleverse le sens même de l’humain, et qu’il donne donc lieu à un nouvel humanisme.

pour-un-humanisme-numerique-milad-doueihi (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)C’est tout l’objet de son ouvrage paru en 2011 aux éditions du Seuil, Pour un humanisme numérique (nouvelle fenêtre) dans lequel il définit cet humanisme comme « le résultat d’une convergence entre notre héritage culturel complexe et une technique devenue un lieu de sociabilité sans précédent ». Cette convergence avérée fait que le numérique constitue d’ores et déjà une culture en tant que telle, une civilisation, parce qu’il ne se contente pas d’être une facette de l’humain mais parce qu’il le façonne.

Infos pratiques : rencontre avec Milad Doueihi le samedi 11 mars 2017 (nouvelle fenêtre)  à 16h à la médiathèque Gustave-Eiffel.

Envie de creuser la question de notre humanité à l’ère numérique ?

Ces ouvrages, disponibles à La Médiathèque, vous y aideront :

avec Internet et les médias numériques une troisième révolution s’opère, dont les effets sont déjà observables dans le fonctionnement de l’intelligence et des sens, ainsi que dans la relation au savoir et les rapports sociaux.

 

On assiste désormais à une modification, perceptible à tous moments, dans tous les contextes, de ce qui constituait le cadre social de la condition humaine. Une condition numérique est née. Elle peut être décrite dans chacun des champs définissant un individu : identité, activité, connaissance, participation, relations, etc.

 

Tous les sujets sont traités : le terrorisme, les services d’espionnage, les innovations scientifiques, le lobbying des grandes firmes, l’avenir de la démocratie, le stockage des données informatiques et leur dispersion sur le web. Les réseaux sociaux en tout genre sont également passés au crible. Leur démonstration est étayée de nombreux exemples qui semblent évidents à la lecture et pourtant nous n’en avons pas forcément conscience.

Et si l’omniprésence du numérique signait non seulement une nouvelle ère, un changement culturel majeur mais aussi une rupture profonde, une transformation radicale de l’humanité ? Et si le numérique constituait, après l’invention de l’écriture et celle de l’imprimerie, la troisième grande révolution ? A ces questions, Michel Wieviorka en ajoute une autre : l’ère du numérique ne pourrait-elle pas susciter en France aussi le renouveau des sciences humaines et sociales (SHS) ?

BONUS !

Retrouvez sur ce blog les précédents articles consacrés aux Rencontres de Liseur 2017 : Où va le travail à l’heure du numérique, une conférence de Pierre Lénel à La Médiathèque, un article de Nathalie F., La ville intelligente : enjeux et perspectives par Sarah Emmerich un article de Florence B., Société numérique, société du savoir partagé ?, un article de Soizic N. et Les usages numériques innovants décryptés par une psychologue par Sylvie Z.

Où va le travail à l’heure du numérique, une conférence de Pierre Lénel à La Médiathèque

18 Fév

Samedi 25 février 2017, Pierre Lénel donnera une conférence intitulée Où va le travail à l’heure du numérique ? Un sujet qui nous concerne tous pour la 4ème conférence du cycle L’humain face au défi du numérique des Rencontres de Liseur à La Médiathèque de Levallois.

Pierre Lénel est chercheur, enseignant et sociologue. Il vient partager avec vous, lecteur de Levallois,  le fruit de ses investigations et réflexions sur son sujet de prédilection : le travail  « objet de recherche historique et central au Laboratoire Interdisciplinaire de Sociologie Économique, unité mixte de recherche CNRS et CNAM » (nouvelle fenêtre) mais aussi ses tenants et aboutissants.  Vaste sujet qui occupe et /ou préoccupe à tout instant, chacun d’entre nous.

Un nouveau challenge pour les entreprises

Les entreprises évoluent et doivent réussir des challenges pour survivre à la start-up, grandir hors des incubateurs,  trouver des nouveaux business modèles, affronter une concurrence sans frontières, gérer leur e-réputation,

entreprises-gerez-votre-ereputation (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) ou encore investir dans des équipements et des outils de travail, former régulièrement leur  personnel au digital …

Indéniablement,  au XXIème siècle, le contexte général change rapidement, comme nous le dit Michel Wieviorka dans L’impératif numérique ou la nouvelle ère des sciences humaines et sociales (nouvelle fenêtre).

La question des actifs est au cœur des interrogations de Pierre Lénel. En effet, « En quoi l’entreprise, parallèlement à la création de valeur ajoutée et à la maximisation du profit, peut-elle être vue comme le théâtre de la réalisation sociale de l’individu, élément clé dans la construction de son identité ? » s’interrogent eux aussi les sociologues, Olivier Cousin, Dominique Meda et Maëlezig Bigi, auteurs de Travailler au XXIe siècle : des salariés en quête de reconnaissance (nouvelle fenêtre)  en explorant la réalité du travail aujoud’hui.

Une nouvelle organisation du travail

Le numérique va-t-il faire du travail un enfer ou un paradis ? Le blog les 15 marches fait de ce sujet le cœur de ses réflexions comme l’explique  Stéphane Schultz (CEO, 15marches) aux rencontres de Wayden Transition dans une conférence intitulée : transformation numérique, les clés du succès (vidéo de 52′)

Il ne fait aucun doute que des mutations profondes s’opèrent à tous les niveaux. Un  nouvel écosystème, aux frontières brouillées, assez incontrôlables, si ce n’est par des algorithmes se met en place. L’article Ces algorithmes qui nous gouvernent publié dans Le Point du N°2298  du 22 sept 2016 enquête sur ces programmes qui brassent nos données… à lire sur le site de La Médiathèque- onglet presse en ligne (nouvelle fenêtre).

Des institutions comme  L’Éducation Nationale, le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social  s’interrogent demandant des « rapports » comme le rapport Mettling en septembre 2015 , Transformation numérique et vie au travail,   « qui souligne les effets de la transformation numérique sur l’organisation générale du travail, notamment en entreprise, dans un contexte de surcharge informationnelle » selon l’article  L’impact du numérique sur le monde du travail du 4/12/2015 sur le site eduscol.education.fr (nouvelle fenêtre).

Former et se former pour transformer

Tout commence par une remise en question des fondamentaux proposés au cours de la scolarité. Les travailleurs devront être capables d’utiliser les outils mis à leur disposition. Mais cela suppose de se former : Bruno Devauchelle dans Comment le numérique transforme les lieux de savoirs : le numérique au service du bien commun et de l’accès au savoir pour tous (nouvelle fenêtre)  propose  « un panorama complet et sans concession sur les mutations en cours » mais des pistes concrètes pour que le numérique soit au service de tous.  Denis Cristol dans Former, se former et apprendre à l’ère numérique : le social Learning (nouvelle fenêtre) donne « des clés pour décider de nouvelles stratégies, enrichir et recombiner des pratiques pédagogiques à l’ère du numérique ».

Mais le travailleur d’aujourd’hui et de demain devra surtout être capable de se former tout au  long de leur carrière au sein de l’entreprise ou à titre privé. Toujours à la pointe, Google a annoncé dès 2015 la mise en place d’un programme de formation gratuit, pour apprendre à maîtriser les outils numériques avec 89 cours en ligne «Vous aussi, développez votre entreprise ou votre carrière en maîtrisant les outils numériques » promet le géant du numérique sur son site dédié Pour les pros with Google.com (nouvelle fenêtre).

Transformations des profils et des métiers

Selon une majorité des chefs d’entreprise (59 %), ces évolutions économiques, sociétales et technologiques vont entraîner une transformation des activités des salariés et de leurs modes de production (source KPMG). Les profils seront nouveaux, les compétences multiples et la formation permanente. Leur flexibilité ? Immense. Tant sur les lieux de travail (chez eux, ici ou là,  en fonction des besoins), leurs horaires, leurs missions ponctuelles et variées …  Le management se voit lui aussi transformé, nous explique Charles Henri Dumon dans Recruter les meilleurs à l’ère digitale (nouvelle fenêtre) où il décode pour nous les nouvelles méthodes de recrutement via le numérique, qui bouleverse le process tant du coté du recruteur que du recruté.

Bref, une transformation profonde des activités et des conditions dans lesquelles elles seront réalisées.

Pierre Lénel évoquera-t-il la démocratie participative au sein de l’entreprise ? Car nombreuses sont aujourd’hui les sociétés qui éditent des « guides de bonne pratique »  pour l’amélioration de la qualité de travail ou font appel aux savoirs et expériences de leurs employés pour rester performants (enquête d’Air France-KLM Trust Together auprès de son personnel). D’autres s’interrogent sur la motivation de leur personnel, en particulier de cette mystérieuse génération Y, comme le raconte Ben Widdicombe dans son article  Dur, dur de travailler avec la génération Y ! publié le 26/05/2016 dans le N° 1334 de Courrier international, un article à retrouver en intégralité en se connectant sur le site de La Médiathèque dans Presse en ligne (nouvelle fenêtre). Problématique sur laquelle reviennent aussi Marie Desplats et Florence Pinaud dans Manager la génération Y : travailler avec les 20-30 ans (nouvelle fenêtre).

Il est probable que Pierre Lénel évoquera les  « nouvelles » maladies professionnelles, liées à toutes ces transformations. Electro – Hyper sensibilité, syndrome carpien, problèmes de vue, amnésie etc … voire dépendances puisque de très (et beaucoup moins) sérieux programmes de digital detox se mettent en place militant pour une « déconnexion volontaire », comme on peut le lire dans le dossier Internet : avons-nous tous besoin d’une digital détox ? sur Passeport santé.net (nouvelle fenêtre)

Un juste équilibre humain/numérique

Certains prétendent que  d’ici 20 ans, 42 % des métiers en France ont un risque élevé d’être automatisé. La présence humaine serait alors superflue. À terme, le travail restera-t-il indispensable pour « exister » socialement ? Ainsi s’interroge Ryan Avent dans un article en anglais intitulé A world without work is coming – it could be utopia or it could be hell publié le 16/9/2016 sur The Gardian (nouvelle fenêtre)

Quoiqu’il en soit, il nous faudra réinventer notre présent et composer avec la technologie et faire confiance aux humains.

Homo connecticus : comment maintenir une haute qualité relationnelle à l’ère du numérique de Christophe Medici (nouvelle fenêtre) ou Homo numericus au travail de Alain Bloch et Pierre Beretti (nouvelle fenêtre) donnent des pistes de réflexion pour garder l’humain au cœur du travail.

 

Infos pratiques  : rencontre avec Pierre Lénel le samedi 25 février 2017 à 16h la médiathèque Gustave-Eiffel (nouvelle fenêtre)

Pour en savoir plus :  lire le dossier Numérique et transformations du monde du travail : vers de nouveaux équilibres  sur digital-society-forum.orange.com (nouvelle fenêtre).

La bio (Cv et publications) de Pierre Lénel sur le site du CNAM (nouvelle fenêtre)

La ville intelligente : enjeux et perspectives par Sarah Emmerich

3 Jan

Les Rencontres de Liseur poursuivent leur cycle de conférence sur l’Humain face au défi du numérique et vous invitent le samedi 14 janvier 2017 à une conférence de Sarah Emmerich sur La ville intelligente : enjeux et perspectives.  

Qui est Sarah Emmerich ?petit-portraitsarahemmerich

De formation journalistique, Sarah Emmerich a occupé le poste de Chargé de mission à la Ville de Paris de 2010 à 2014 sur les questions de l’aménagement numérique et des nouveaux usages pour la métropole du Grand Paris. Elle est aujourd’hui directrice de l’agence Text Symbol, spécialisée dans l’accompagnement stratégique et éditorial des projets de territoires.

Elle appartient également au collectif PLUS, propulsé par l’Agence Ecedi, qui se revendique comme un catalyseur de compétences sur le digital.

Ses publications couverturedelasmartcityen10lecons

Elle a publié un ouvrage accessible, synthétique et clair sur l’un de ses sujets de prédilection : La smart city en 10 questions, et participé à l’écriture de l’ouvrage Réussir son plan de communication avec Christophe Perrin, coédité par Territorial éditions et Voiron en 2014.

Qu’est-ce qu’une ville intelligente ?

Ce terme à la mode, qu’il soit smart city, ville numérique, ville intelligente, green city, connected city, éco-cité ou ville durable, n’a pas une définition unique, les concepts coexistent et s’affrontent provoquant parfois de vives discussions. L’enjeu, premier et primordial, est de placer le citoyen au cœur de la ville :  une ville qui serait connectée, ouverte et ingénieuse.

Selon Jean-Louis Missika, adjoint à la mairie de Paris chargé de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, au développement économique et de l’attractivité, l’enjeu de la ville intelligente est :

de concevoir des politiques publiques plus performantes et plus adaptées aux attentes des citoyens et d’inventer une nouvelle forme de gouvernance plus ouverte, impliquant la construction de ces politiques.

Mais laissons Sarah Emmerich s’exprimer sur une définition, des acceptations et des exemples de réalisations de la Smart city.

D’autres définitions rejoignant celle de Sarah Emmerich retiennent notre attention :

Celle du Think Tank ou laboratoire d’idée réalisé par la Commission de régulation de l’énergie.

Ou encore celle donnée dans l’un des dossiers de La Gazette des Communes Smart city : les clés de la ville intelligente.

Demain, la smart city : réalité ou utopie ?

« Penser la ville de demain » est dans tous les esprits. Mais ne risque-t-on pas de construire une ville virtuelle ? Est-il possible de mettre les habitants au cœur de leur cité ? Comment ces citoyens peuvent-il s’impliquer et auront-ils envie de participer à cette nouvelle gouvernance ?

Ne risque-t-on pas également de dériver vers une surveillance accrue et démesurée des citoyens, les privant ainsi de leur liberté individuelle fondamentale ?

Et en dernier lieu, nos villes ne sont-elles pas déjà suffisamment connectées ? Excluant, de ce fait une frange importante de la population en marge du numérique pour des raisons diverses ?iot-enabled_smart_city_framework_white_paper_image_2

Nombre d’interrogations se posent, auxquelles Sarah Emmerich répondra très certainement en abordant justement les enjeux et les perspectives de cette ville intelligente ainsi que ses impacts.

Et vous, votre ville est-elle connectée ?

Pour le savoir rendez-vous sur le site villes-internet.fr qui a pour missions : l’évaluation, la mise en réseau et l’accompagnement des villes.

Cette association transpolitique, Villes internet, composée d’élus locaux :

  • délivre un « label national territoires, villes et villages internet » chaque année.
  • aide à la mise en réseau des acteurs pour améliorer les services numériques locaux.
  • accompagne les responsables publics quant à la veille dans ce domaine, au partage des connaissances.

La ville de Levallois a obtenu 4 @ Levallois connectée ! @ @ @ @ qui permettent de reconnaître les villes et les villages promoteurs d’un internet citoyen.

Le saviez-vous ? Une application Levallois & moi est disponible !

Alors prenez de la hauteur et venez penser le monde d’aujourd’hui !

Infos pratiques : rendez-vous le samedi 14 janvier 2017 à 16h à la médiathèque Gustave-Eiffel, 111 rue Jean Jaurès, Levallois. Entrée libre.

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