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Il était une fois dans l’Ouest… pour la jeunesse

11 Oct

Dans le cadre de Ma soirée à la Médiathèque 2018, nous vous invitons à venir découvrir la culture amérindienne et les cowboys qui nous fascinent depuis l’enfance. Partons à la découverte du Far West et de ses paysages qui inspirent les auteurs jeunesse. En effet, la conquête vers l’Ouest permet d’aborder avec les plus jeunes des thèmes comme la nature, les animaux mais aussi la tolérance, le courage et la sagesse. Après notre article sur les romans inspirés par l’Ouest américain, voici une petite sélection spéciale jeunes lecteurs à lire dans votre ranch ou votre tipi  !

Premières lectures

Série pour lecteurs débutants racontant les histoires d’une petite indienne et de ses frères dans les grandes plaines américaines.

Un cowboy décide de planter des piquets sur un pré pour délimiter son terrain. Un Indien lui explique que la terre ne lui appartient pas, elle appartient à l’esprit du vent et de l’aigle. L Indien est pacifiste et laisse le cow-boy continuer à délimiter son territoire. Un petit conte qui enseigne le partage.

Les aventures humoristique d’un petit  petit cowboy  un peu différent.

Malika est une petite Indienne que son père a élevé comme un garçon. Elle doit affronter des épreuves et grâce à cela porte le nom d’Étoile filante. Elle veut désormais chasser dans les plaines plutôt que de rester à coudre dans le tipi…

Deux histoires dans lesquelles, Paco le petit Indien tente de réaliser son rêve de voler comme un oiseau. La collection Colibri est une collection de petits romans spécialement conçue pour les enfants dyslexiques ou qui ont des difficultés dans le décodage de la lecture. Chaque ouvrage est consacré à une ou deux lettres correspondant à un son. Ceci pour faciliter l’apprentissage de la lecture. La collection comprend 4 niveaux. Dans chaque livre on retrouve des entraînements pédagogiques.

Les aventures d’un petit sioux courageux et intrépide.

Romans pour les plus de 8 ans

Elise est passionnée d’équitation et de musique country. Elle part pour un stage de trois semaines dans un ranch du Dakota mais sur place elle est confrontée à la méchanceté de ses camarades. Heureusement elle a les étendues sauvages et la vie dans le grand Ouest américain.

 

Luna, 11 ans part pour un mois à Monument Valley en Arizona avec sa mère qui est maquilleuse pour le cinéma. Elle rencontre là-bas Josh, un indien navajo de son âge avec qui elle va se lier d’amitié.

 

 

Pour retrouver sa mère indienne, Jeremy fuit le ranch où il a grandi et s’enfonce, seul et démuni, dans l’immensité de la grande prairie. Bientôt il reçoit l’aide de Flamme, un pur-sang Appaloosa qui l’accueille parmi les chevaux sauvages. C’est alors que se produit l’incroyable : Jeremy se métamorphose et devient lui-même cheval ! Désormais, il va devoir affronter avec les siens les dangers , braver le froid, les pumas et les chasseurs.

Louise est collégienne et son papa écrit des romans. Son prochain livre parle d’un enfant qui traverse les Etats-Unis en 1851 avec son père pour rejoindre la Californie mais le garçon est enlevé par des indiens …

 

Albums

Dans la grande prairie, les Peaux-Rouges ont planté leurs tipis. Ils vivent  en paix. Un jour la caravane des Visages pâles arrive car ils cherchent un endroit tranquille pour vivre. Visages pâles et Peaux-Rouges se retrouvent donc face à face. Ils veulent chacun tous les bisons de la prairie, pour leur viande et leur leur fourrure. Finalement ils vont s’entendre et vivre ensemble.

Pirates, soldats, chevaliers, tous partent au combat. Ils gesticulent et s’égosillent, alors que les Indiens ne disent rien. La fin est pleine de surprises car si les indiens se cachent c’est parce qu’ils s’embrassent!

 

 

Petit Indien a sept ans et il va devoir accomplir de grands choses avant le coucher du soleil pour mériter son nom d’indien.

 

 

Charlie est shérif de Cactus-Valley et il vient de perdre sa première dent. Maintenant, il zozote et les bandits se moquent de lui. Grace à sa persévérance il va prouver à tous son courage.

 

 

Comme chaque année à Paloma City a lieu le Concours du Meilleur Cow-Boy de l’Ouest. Les concurrents doivent passer des épreuves comme le rodéo, le lasso ou le banjo. Mais le petit cow-boy qui remporte chacune d’elles et gagne le concours est une fille !

 

Selon l’expression qui va à la chasse perd sa place, le personnage de l’album découvre qu’il y a des visiteurs quand il est de retour chez lui. Mais il va s’apercevoir qu’il peut ainsi se faire des amis.

 

 

Billy le môme (nouvelle fenêtre)

Les enfants peuvent facilement s’identifier à ce petit cowboy qui traverse si vite la plaine. Sur son chemin ils rencontre tous les personnages des westerns mais il est pressé car c’est l’heure du goûter.

 

Bandes dessinées

Documentaires

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Il était une fois dans l’Ouest

5 Oct

À l’occasion de la désormais traditionnelle Soirée à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) qui aura lieu le samedi 13 octobre 2018, partez à la découverte de l’Ouest américain en littérature !

La vision la plus convenue du destin américain veut que ce soit dans l’Ouest que la nation soit née, au XIXe siècle, dans la confrontation avec les grands espaces et les Indiens. Dans les faits, la conquête a été menée par une population essentiellement d’origine européenne, habitée par l’idée d’obtenir une vie meilleure sur ces immenses territoires dont les sols riches regorgeaient de ressources naturelles. Grisés par ces perspectives optimistes, les colons s’imposèrent sur l’immense territoire qui s’étend en Amérique du Nord entre le Mississippi et l’Océan Pacifique, en dépit de toute contrainte et sans égard vis-à-vis des Amérindiens qui furent expulsés, déportés, massacrés au mépris des principes fondateurs des États-Unis,

À la fin du siècle, l’essentiel des terres a été colonisé, les tribus amérindiennes rebelles ont été vaincues et reléguées dans des réserves. La conquête de l’Ouest est terminée mais elle demeure fermement ancrée dans la culture.

C’est là que l’écriture va jouer un rôle majeur dans la création d’une identité culturelle avec un terrain propice à l’imaginaire fait de violence et d’héroïsme qui fixe des stéréotypes dans les esprits  : le cowboy courageux, l’Indien sauvage, l’homme de loi vertueux, le hors-la-loi impitoyable, le brave colon et l’éleveur prédateur…

À l’époque, des milliers de titres sont édités (et souvent écrits en quelques jours en reprenant toujours les mêmes ressorts) et des millions d’exemplaires vendus, popularisant des figures légendaires telles que Buffalo Bill, alias Frederick William Cody. Connu comme homme de théâtre, ce dernier écrivit sa propre biographie. Comme preuve de son intemporalité, on le retrouve dans le roman actuel La tristesse de la terre (nouvelle fenêtre) d’Éric Vuillard qui dresse le portrait d’un homme dépossédé de lui-même, réduit à jouer toute sa vie son propre rôle ; mais dans un style percutant et riche en émotions, il dépeint également l’image d’une nation qui s’est construite dans le sang, sans se soucier de la dignité humaine.

La vie de Calamity Jane, autre personnage incontournable de l’époque, est relatée dans Martha Jane Cannary : la vie aventureuse de celle que l’on nommait Calamity Jane (nouvelle fenêtre). Découvrez cette bande dessinée de Christian Perrissin qui porte un regard réaliste sur la mythique aventurière, tandis que dans Lettres à sa fille (nouvelle fenêtre), Calamity Jane relate 25 ans de correspondance entre elle et son enfant et offre une vision émouvante de sa vie personnelle.

Outre les romans de quatre sous, plusieurs écrivains américains de renom situent leurs récits d’aventures dans le Wild West, avant même la fin de la conquête de l’Ouest, comme James Fenimore Cooper avec Le cycle des Bas de cuir (nouvelle fenêtre)dont le célèbre Dernier des Mohicans fit rêver des générations entières.

Une partie de l’œuvre de Cooper se fonde sur les récits des Amérindiens et ont pour cadre les territoires des Iroquois des six Nations que le père de l’écrivain avait contribué à annexer. Auteur de romans d’aventures, Cooper était un écrivain populaire dès le XIXe siècle et il est souvent considéré comme le père du roman moderne.

Dans  L’Or, la merveilleuse histoire du général Johann August Sutter (nouvelle fenêtre) paru en 1925, Blaise Cendrars imagine une biographie d’un aventurier suisse inspiré par John Sutter, le découvreur d’or californien.

Publié en 1927, Petrole (nouvelle fenêtre) d’Upton Saint Clair nous conduit dans un récit d’aventure et une fresque ambitieuse sur la naissance de l’Amérique industrielle.

Le célèbre True Grit (nouvelle fenêtre) de Charles Pontis, écrit dans les années 60, possède ô combien les ingrédients d’un bon western : un shérif borgne et poivrot, un indien un peu sorcier, un jeune premier prétentieux. C’est percutant, les dialogues sont saisissants, ce texte intemporel procure beaucoup de plaisir, c’est sans doute la raison qui a poussé les frères Coen à l’adapter au cinéma, ce qui donne une œuvre déjantée et jubilatoire.

Que ce soit dans le roman  Méridien de sang ou le rougeoiement du soir dans l’Ouest (nouvelle fenêtre)  ou dans La trilogie des confins (nouvelle fenêtre), Cormac Mc Carthy nous entraîne dans une chevauchée fantastique du Tennessee au Texas, façon horde sauvage.

Tandis que Trévanian dans son brillant Incident à Twenty-Mile ( nouvelle fenêtre) propose une nouvelle lecture du western qui dynamite les conventions avec un brin de nostalgie.

Elmore Leonard avec ses Chasseurs de primes (nouvelle fenêtre) nous divertit dans un style incisif avec son mélange de romantisme sur fond de fantasmes apaches.

Le sang des Dalton (nouvelle fenêtre) : Ron Hansen‘inspire, une fois de plus brillamment, d’une page de l’histoire violente du XIXe siècle américain, la vie de Bob Dalton, pour nous faire palpiter.

Les bisons du coeur brisé (nouvelle fenêtre) de Dan O’Brien. Quand l’auteur s’installe dans le ranch de Broken Heart, il réalise son rêve : vivre au pied des terres indiennes de Sitting Bull… Mais les grandes plaines du Dakota ont subi le génocide indien et le massacre des bisons, elles sont stérilisées par l’agriculture et l’élevage bovin intensifs.

La décimation (nouvelle fenêtre)  de Rick Bass  (dont Jim Harrison dit qu’il est son «fils littéraire»), fait partie de ces écrivains rassemblés au sein de l’«école du Montana». Aux côtés de Wallace Stegner, Thomas McGuane, Edward Abbey et tant d’autres, ce romancier fait la part belle aux paysages grandioses et sauvages du Sud profond ou du Montana. Western politique, La Décimation s’inscrit parfaitement dans son œuvre.

Je vous engage à lire Montana 1948 (nouvelle fenêtre) de Larry Watson : parue en 2010, c’est une œuvre à l’écriture riche, au style fluide, tout en retenue, où l’auteur distille savamment un climat d’angoisse sur fond de paysages somptueux.

Anne Percin, quant à elle, imagine une histoire pleine d’émotion et de musique Country où Elise, dans Western girl (nouvelle fenêtre) revisite le western dans une version contemporaine.

D’autres incontournables : Mille femmes blanches (nouvelle fenêtre) de Jim Fergus. En 1874, à Washington, le président Grant accepte l’incroyable proposition d’un chef indien Little Wolf pour troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. L’auteur livre un vibrant hommage à la vie des Cheyennes.

Dans Faillir être flingué (nouvelle fenêtre) Céline Minard investit la  mythologie fondatrice du western en le rendant inattendu et animé de personnages particulièrement vivants sur une toile de fond poétique et contemplative.

La liste est longue… Et le mythe de l’Ouest fascine toujours autant, adultes et enfants ! Retrouvez très prochainement sur Liseur une sélection de livres pour les plus jeunes dans notre article Il était une fois dans l’Ouest… pour la jeunesse. Et ‘n’oubliez pas la littérature amérindienne mise à l’honneur dans l’article Sur la piste des Indiens.

Et rendez-vous le samedi 13 octobre pour une longue soirée qui vous donnera envie de trouver votre Eldorado à La Médiathèque ! Tout le programme est en ligne sur le site de La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

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