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Les rencontres de Liseur (6) : Voyage sur Mars ?

29 Mar

Dans le cadre des Rencontres de Liseur (nouvelle fenêtre),  rendez-vous le samedi 7 avril 2018 à 15 h à La Médiathèque de Levallois avec …  Aymeric Spiga, disciple de François Forget, personnalité éminente des planètes et en particulier de Mars. Vous rêviez d’en savoir plus sur cette planète, de connaître les avancées  sur les recherches scientifiques et les projets ? Vous souhaitez que l’on réponde aux questions qui vous interpellent ? C’est le moment où jamais !

Mais qui est Aymeric Spiga ?

©A. Spiga

Un doctorant, titulaire d’un PHD, Maître de conférences à la Faculté des Sciences de la Sorbonne, où il enseigne la planétologie et les sciences de l’atmosphère, chercheur au CNRS ! Un planétologue, membre junior pour 5 ans de L’IUF et de l’équipe scientifique de pointe de la sonde Mars express et aussi de la sonde New Horizon.

Voici quelques unes des qualités qui font de lui, « l’homme de la situation » pour en savoir plus sur la Planète Mars. Ses recherches ont porté en particulier sur la modélisation climatique des planètes, pour arriver à la conclusion suivante : «n’importe quel climat peut-être représenté comme un seul système cohérent et global dont tous les composants interagissent ensemble », autrement dit  son équipe de recherche et lui ont mis à jour un nouveau type de modèle climatique universel valable quelles que soient les atmosphères, la taille de la planète ou la nature de son étoile. À partir de ce postulat, il est possible de s’interroger sur la viabilité  ou habitabilité d’une planète et de Mars en particulier.

Mars, vous avez dit Mars ?

Avant de se précipiter, merci à l’équipe de C’est pas sorcier pour un petit rappel en vidéo sur le fonctionnement de notre système solaire.

 

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La guerre en BD (3), les autres guerres

7 Mar

Il est difficile de trouver des bandes dessinées jeunesse sur d’autres guerres que la Première et la Seconde Guerre mondiale. Cette catégorie n’offre donc qu’une bibliographie pour adultes, à mon grand regret. Les récits les plus marquants viennent de ceux qui se sont déplacés pour rendre compte des évènements le plus fidèlement possible (comme Zerocalcare et Joe Sacco). Ou de ceux qui ont vécu les évènements et racontent leur histoire comme Marcelino Truong, exposé du 5 au 25 mars à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)  et présent le 11 mars au Salon du Roman Historique de Levallois 2018 (nouvelle fenêtre).

Adulte :

Jamais je n’aurais 20 ans, Jaime Martin (nouvelle fenêtre) : cette bande dessinée raconte la vie d’une jeune fille pendant la guerre civile espagnole (1936—1939). Résistante, Isabel suit son futur mari, chef d’une cellule locale, dans sa fuite contre la répression.

Palestine, dans la bande de gaza (nouvelle fenêtre) & Palestine : une nation occupée (nouvelle fenêtre), Joe Sacco : Dans ces deux volumes, Joe Sacco nous décrit ses expériences à Jérusalem, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza durant l’hiver 1991-1992.

Gaza 1956, Joe Sacco (nouvelle fenêtre) : l’auteur a été sur le terrain (bande de Gaza) pour récolter les souvenirs  de deux incidents de 1956 : les meurtres de Khan Younis et les tueries de Rafah. Cinquante ans plus tard, il essaye d’éclaircir ces évènements minorés par la presse et l’ONU.

Un maillot pour l’Algérie, Bertrand Galic, Kris et Javi Rey (nouvelle fenêtre) : les valeurs de l’indépendance vues à travers le sport.  Des footballeurs se préparant à jouer la coupe du monde sous le maillot de la France quittent tout pour jouer sous le maillot de l’Algérie, un pays qui n’existe pas encore.

Kobane Calling, Zerocalcare (nouvelle fenêtre) : Kobané, c’est la ville dans laquelle Zerocalcare est envoyé en tant que reporter. Au nord de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, l’armée Kurde est en lutte contre l’État islamique. Zerocalcare tente de décrire son quotidien à la frontière turque, toujours avec un langage propre à lui et humoristique.

Une si jolie petite guerre, Marcelino Truong (nouvelle fenêtre) : roman graphique en deux tomes sur la guerre du Vietnam. Marcelino Truong porte un regard d’enfant sur cette guerre. Il nous fait part de ses incompréhensions, de sa vision de la guerre alors que lui et sa famille viennent de s’installer à Saigon. Face à son histoire, on retrouve l’histoire politique de la guerre du Vietnam : l’endiguement du communisme par les États-Unis, sous couvert de protection des populations.

Matteo, Jean-Pierre Gibrat (nouvelle fenêtre) : « Récit romanesque de haute tenue, composé de quatre époques, Mattéo raconte la destinée singulière d’un homme qui, de 1914 à 1939, de la guerre de 14 à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la révolution russe, le Front Populaire et la guerre d’Espagne, traversera époques tumultueuses et passions exacerbées. Finalement, comme malgré lui, Mattéo sera de toutes les guerres, celles qui auront embrasé les premières décennies du XXe siècle en mettant à mal son pacifisme militant, comme celles qui meurtriront son cœur d’amoureux éconduit » Bedethèque.

Comme  pour la Première Guerre mondiale (La guerre en BD 1), et La Seconde Guerre mondiale (La guerre en BD 2), cette sélection n’est pas exhaustive et ne mentionne que les documents présents à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

À vous de nous proposer dans les suggestions des BD singulières qui offrent un regard nouveau sur la guerre !

Pour tous les amateurs d’Histoire et de bande dessinée, n’oubliez pas de passer au Salon du Roman Historique de Levallois le dimanche 11 mars 2018 où un vingtaine d’auteurs-illustrateurs de BD (liste des invités -nouvelle fenêtre) seront présents et dédicaceront leurs livres.

Parmi eux, Marcelino Truong, exposé à La Médiathèque du lundi 5 mars au dimanche 25 mars 2018 (nouvelle fenêtre) participera à une rencontre intitulée Raconter l’Histoire, une histoire à part (nouvelle fenêtre) à La Médiathèque le vendredi 9 et  sera présent le dimanche 11 mars au Salon (Hôtel de ville de Levallois) où il dédicacera ses livres et animera un atelier pour les enfants.

BONUS : les articles La voix des auteurs, Marcelino Truong et Marcelino Truong raconte une si jolie petite guerre publiés à l’occasion de la sortie de la BD en 2014 sur le blog Liseur !

La guerre en BD (2), la Seconde Guerre mondiale

3 Mar

La plupart des bandes dessinées jeunesse sur la Seconde Guerre mondiale mettent en scène des enfants. C’est un moyen plus efficace de toucher nos jeunes lecteurs, car ils peuvent s’identifier directement aux personnages et peut-être se demander : « À leur place, qu’aurais-je fait ? ». Les bandes dessinées adultes sont quant à elles des témoignages ou des fictions qui mettent en lumière des aspects de la guerre parfois oubliés.

Jeunesse :

Les enfants de la résistance, Vincent Dugomier (nouvelle fenêtre) : bande dessinée en trois tomes sur trois enfants grandissant au début de la Seconde guerre mondiale. Souhaitant aider leurs parents et les habitants de leur village, ils créent anonymement et innocemment un réseau de résistance et d’espoir qui s’étend à tout le village et au-delà.

Irena, Séverine Tréfouël (nouvelle fenêtre) : figure oubliée dans les livres d’histoire, Irena Sendlerowa est une résistante et militante polonaise qui apporta de l’aide dans le camp de Varsovie pendant la Seconde guerre mondiale. Elle aida notamment 2500 enfants à s’échapper. Cette bande dessinée est une adaptation de son histoire. Trois tomes ont été publiés, la série est actuellement en cours.

Rescapés de la Shoah, Zane Whittingham / Ryan Jones (nouvelle fenêtre) : six enfants, six témoignages, si histoires. Ils ont survécu à la Shoah et racontent ce qu’il s’est passé, comment ils l’ont vécu. Les dessins sont simples et représentatifs. En fin d’ouvrage, on trouve une photo actuelle des six enfants, un glossaire et une chronologie.

Journal d’Anne Frank, Antoine Ozanam et Nadji (nouvelle fenêtre) : adaptation jeunesse du journal incontournable de la seconde guerre mondiale.

L’envolée sauvage, Laurent Galandon (nouvelle fenêtre) : 1941, dans un orphelinat loin du front et de la guerre. Simon est juif et passionné par les oiseaux. L’antisémitisme n’épargne personne et Simon est bientôt obligé de fuir, confronté à la bêtise humaine.  Un série en quatre tomes.

Adulte :

Dent d’ours, Yann (nouvelle fenêtre) : trois amis d’enfance, Werner, Hanna et Max, deux allemands et un juif, vivent en Allemagne dans les années 30. Aux lois de Nuremberg de 1935 succèdent la Nuit de Cristal de 1938 puis l’entrée en guerre en 1939. Ces trois amis passionnés par l’aviation voient leur amitié mise à l’épreuve quand Werner et Hanna doivent entrer dans les jeunesses hitlériennes pour continuer l’aviation alors que Max et sa famille sont progressivement rejetés de la société.

Gen d’Hiroshima, Keiji Nakazawa (nouvelle fenêtre)  : une série de manga en dix tomes, qui racontent la vie d’un petit garçon en 1945 pendant la guerre. Il tente de survivre aux privations avec sa famille, jusqu’à ce que la bombe explose… Cette série est en partie autobiographique et raconte la vie de l’auteur, Keiji Nakazawa, rescapé du bombardement d’Hiroshima.

Hitler, Shigeru Mizuki (nouvelle fenêtre) : c’est l’histoire de l’artiste non reconnu, de celui qui a été par deux fois refusé aux Beaux-Arts. Celui qui s’est senti investi d’une mission divine de faire de l’Allemagne un « empire de mille ans ». Celui qui est à l’origine du second conflit mondial et de millions de morts.

Au revoir là-haut, Christian de Metter (nouvelle fenêtre) : bande-dessinée adaptée du célèbre roman de Pierre Lemaître.

La dernière cigarette, Nikolavitch / Botta (nouvelle fenêtre)  : 1943, un Russe et un Allemand se retrouvent isolés dans une cabane le temps d’une nuit…le temps d’une trêve humaine.

Il était une fois en France, Fabien Nury (nouvelle fenêtre) : Joseph Joanovici est un juif roumain sous l’occupation. Criminel ou héro, cela dépend des points de vue. Il était ferrailleur et fournissait du métal pour les autorités allemandes. Cette bande-dessinée en six tomes raconte son histoire, de son ascension à sa chute.

Maus, Art Spiegelman (nouvelle fenêtre) : première BD à être récompensée par le prix Pulitzer en 1992, Maus aborde la question juive pendant la Seconde guerre mondiale. Les Nazis sont représentés par des chats, les Juifs par des souris. Art Spiegelman raconte l’histoire de Vladek Spiegelman son père à partir des années 30 ; mais aussi sa propre histoire à New York dans les années 70. La dimension humaine est ce qui fait de cette bande-dessinée un chef d’œuvre.

Collaboration horizontale, Navie et Carole Maurel (nouvelle fenêtre) : ce qu’on retient de la guerre ce sont les combats, les milliers de morts et toutes les destructions. Mais même pendant la guerre naît l’amour. C’est le cas dans cet immeuble où vivent plusieurs femmes, toutes solidaires sous l’Occupation. L’une d’entre elles tombe amoureuse d’un Allemand. Entre aide et trahison, la limite est parfois fine.

Le journal d’Anne Frank, Ari Folman et David Polonsky (nouvelle fenêtre) : le classique revisité en roman graphique. Le scénario est de Ari Folman et les illustrations sont de David Polonsky.

Ma guerre – De la Rochelle à Dachau, Tiburce Oger (nouvelle fenêtre) : adaptation du témoignage de Guy-Pierre Gautier, le grand-père de l’auteur. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale puis survivant aux camps, son témoignage nous permet de comprendre et surtout de ne pas oublier.

 

Palestine, dans la bande de gaza (nouvelle fenêtre) & Palestine : une nation occupée (nouvelle fenêtre), Joe Sacco : Dans ces deux volumes, Joe Sacco nous décrit ses expériences à Jérusalem, en Cisjordanie et

Matteo, Jean-Pierre Gibrat (nouvelle fenêtre) : « Récit romanesque de haute tenue, composé de quatre époques, Mattéo raconte la destinée singulière d’un homme qui, de 1914 à 1939, de la guerre de 14 à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la révolution russe, le Front Populaire et la guerre d’Espagne, traversera époques tumultueuses et passions exacerbées. Finalement, comme malgré lui, Mattéo sera de toutes les guerres, celles qui auront embrasé les premières décennies du XXe siècle en mettant à mal son pacifisme militant, comme celles qui meurtriront son cœur d’amoureux éconduit » Bedethèque.

Après La guerre en BD (1), la Première guerre mondiale retrouvez très prochainement sur Liseur la suite de ces propositions de lecture avec  La guerre en BD (3) les autres guerres.

RAPPEL : n’oubliez pas de venir jetez un coup d’œil à l‘exposition D’une guerre à l’autre de Marcelino Truong  présentée à la médiathèque Gustave-Eiffel du lundi 5 mars jusqu’au dimanche 25 mars, dans le cadre du Salon du Roman Historique de Levallois 2018 (nouvelle fenêtre). 

Participant à une rencontre intitulée Raconter l’Histoire, une histoire à part à La Médiathèque le vendredi 9 mars, Marcelino Truong sera présent le dimanche 11 mars au Salon (Hôtel de ville de Levallois) où il dédicacera ses livres et animera un atelier pour les enfants.

 

La guerre en BD (1), la Première Guerre mondiale

23 Fév

Les deux guerres mondiales du XXe siècle sont des sujets très prisés de la littérature et du cinéma. La vie dans les tranchées, dans les camps, la Résistance ou encore la montée des régimes fascistes sont autant de thèmes sur lesquels on peut trouver une multitude d’ouvrages. Des livres de références, comme Si c’est un homme de Primo Levi (nouvelle fenêtre), des films prenants comme Le Pianiste de Roman Polanski (nouvelle fenêtre) ou La vie est Belle de Roberto Benigni (nouvelle fenêtre). Outre ces deux guerres, le XXe siècle a été marqué par d’autres conflits : les guerres d’indépendances, les guerres civiles ou encore les guerres du Proche et Moyen-Orient.

Les bandes-dessinées  sur le sujet sont nombreuses et parfois peu connues. C’est pourtant un moyen plaisant et ludique, pour enfants et adultes, de connaître les ressorts de ces guerres et d’en apprendre toujours un peu plus sur la vie de la population, notamment par des illustrations très documentées.

Ainsi, dans le cadre du Salon du Roman Historique de Levallois 2018 (nouvelle fenêtre),  La Médiathèque* propose un aperçu des deux Grandes Guerres mondiales à travers les œuvres de Marcelino Truong (du lundi 5 mars jusqu’au dimanche 25 mars 2018). Intitulée D’une guerre à l’autre (nouvelle fenêtre), l’exposition composée d’illustrations originales réalisées au cours des 30 dernières années pour diverses maisons d’édition françaises, montre des scènes du front ainsi que des scènes de vie quotidienne des gens de l’arrière.
Le dessin fin et précis de Marcelino Truong nous plonge dans la guerre vécue aussi bien par les civils que par les militaires, celle des combattants réguliers comme celle des résistants, des martyrs et de leurs bourreaux.

La Première Guerre mondiale

Moins prolifique dans le secteur jeunesse que la Seconde Guerre mondiale, la Première Guerre mondiale est surtout représentée en bande dessinée chez les adultes par les œuvres de Jacques Tardi. On retrouve également des adaptations illustrées de lettres de Poilus.

Jeunesse :

La guerre des Lulus, Régis Hautière (nouvelle fenêtre) : quatre orphelins appelés « Les Lulus » se retrouvent à l’arrière des lignes allemandes en 1914. Condamnés à se débrouiller seuls, à trouver de la nourriture, un logement et surtout à échapper aux Allemands, leurs aventures sont pleines d’humour et de rebondissements. Cinq tomes ont été publiés, la série est actuellement en cours.

Les Godillots, Olier & Marko (nouvelle fenêtre) : une histoire de tranchées vue avec humour. Quatre tomes ont été publiés, la série est actuellement en cours.

Adulte :

Putain de guerre, Jacques Tardi & Jean-Pierre Verney (nouvelle fenêtre) : Jacques Tardi joue dans cette BD sur les nuances de couleurs pour montrer l’enlisement de la guerre. Bien qu’étant une œuvre de fiction, il s’est appuyé sur des documents historiques avec l’aide de l’historien Jean-Pierre Verney.

Varlot soldat, Daeninckx/Tardi (nouvelle fenêtre) : une BD assez courte sur la vie des soldats pendant la Première guerre mondiale.

Le dernier assaut, Tardi (nouvelle fenêtre) : dans cette BD accompagnée d’un CD, c’est la guerre des tranchées qui est racontée. On suit les aventures de Mathurin Broutille, un brancardier des lignes de front, qui enchaîne les rencontres peu plaisantes.

Le der des ders, Daeninckx /Tardi (nouvelle fenêtre) : l’histoire ne se passe pas pendant la guerre. C’est l’après-guerre, les soldats qui se reconvertissent, doivent trouver un métier. Et bien sûr les images de la guerre qui reviennent sans cesse et qui hantent le quotidien.

Notre mère la guerre, Kris (nouvelle fenêtre) : 1915, en Champagne. La guerre fait des milliers de morts depuis 6 mois. Trois corps de femmes sont retrouvés. Elles ont été assassinées. Une enquête sur fond de Première guerre mondiale, appelée « La der des ders » et qui sera pourtant « La mère de toutes les guerres ». Série en quatre tomes.

Le chant du Cygne, Babouche/Dorison/Herzet (nouvelle fenêtre) : les survivants de la section du lieutenant Katzinski en ont marre de la guerre. Ils désertent et décident d’aller jusqu’à Paris, où ils doivent déposer une pétition pour leurs frères de bataille à l’Assemblée Nationale. Un périple en deux tomes.

Gavrilo Princip, l’homme qui changea le siècle, Henrik Rehr (nouvelle fenêtre) : Gavrilo Princip est l’homme qui a assassiné François-Ferdinand de Habsbourg, acte qui a déclenché le premier conflit mondial.  Pour quelles raisons a-t-il commis l’irréparable ?

14-18, Corbeyran / Le Roux (nouvelle fenêtre) : quatre amis venant d’un petit village sont mobilisés dans le même régiment d’infanterie. Eux qui ne connaissent pas la guerre, ils y découvriront la réalité du front, les combats, les privations  et la peur. Huit tomes ont été publiés, la série est actuellement en cours.

Paroles de Poilus, Jean-Pierre Guéno & Thierry Démarez (nouvelle fenêtre) : adaptation du livre de Jean-Pierre Guéno et Yves Laplume, cette bande-dessinée regroupe vingt lettres de Poilus. Ces lettres sont accompagnées de leur version illustrée et l’illustrateur est différent pour chaque lettre.  Cela donne un ensemble hétéroclite mais intéressant qui permet de retrouver plusieurs représentations de la guerre.

La Grande guerre, Joe Sacco (nouvelle fenêtre) : le premier jour de la bataille de la Somme. Une frise à feuilleter ou à déplier entièrement pour avoir à la fois l’arrière avec le ravitaillement, les tranchées et la ligne de front.

Cette sélection n’est pas exhaustive et ne mentionne que les documents présents à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)Retrouvez très prochainement sur Liseur la suite de ces propositions de lecture avec La guerre en BD (2), la Seconde Guerre mondiale et La guerre en BD (3) les autres guerres.

*L’exposition des illustrations de Marcelino Truong sera présentée à la médiathèque Gustave-Eiffel, 111 rue Jean-Jaurès

* BONUS : Marcelino Truong sera présent à La Médiathèque le vendredi 9 mars pour participer à une rencontre intitulée Raconter l’Histoire, une histoire à part ainsi que le dimanche 11 mars au Salon du Roman Historique de Levallois (Hôtel de ville de Levallois) où il dédicacera ses livres et animera un atelier pour les enfants.

Les Rencontres de Liseur (5) : Comment bien s’alimenter en respectant la planète et notre santé ?

1 Fév

Samedi 10 février 2018 à 15h, dans le cadre des Rencontres de Liseur (nouvelle fenêtre), La Médiathèque de Levallois accueille Pierre Feillet pour une conférence intitulée Comment bien s’alimenter en respectant la planète et notre santé ? 

Comment bien se nourrir en respectant la planète et notre santé ? : 10 questions à Pierre Feillet (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Pierre Feillet est ingénieur agronome, directeur de recherche émérite à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), membre de l’Académie des technologies (nouvelle fenêtre)  et de l’Académie d’agriculture de France (nouvelle fenêtre). Ses travaux portent sur la thématique « Alimentation, technologie et société » et il s’est tout particulièrement intéressé à la principale ressource alimentaire de l’humanité, qui assure à lui seul 15% de ses besoins énergétiques : le blé. Il fait paraître, depuis 2003, des essais à destination du grand public visant à répondre aux questionnements autour des modes de production dans le secteur agroalimentaire et aux craintes qu’elles suscitent en termes de préservation environnementale et de sécurité sanitaire.

La sécurité alimentaire dans le monde

Peut-on encore manger sans avoir peurSur son site La faim expliquée.org (nouvelle fenêtre), l’économiste agricole Materne Maetz définit la sécurité alimentaire (nouvelle fenêtre) comme un concept qui recouvre quatre dimensions principales :

  • La disponibilité en quantités suffisantes de nourriture de nature et de qualité appropriée et cela dans toutes les portions du territoire national ;
  • L’accès de toute personne aux ressources permettant d’acquérir les aliments nécessaires à un régime alimentaire nourrissant ;
  • La stabilité de l’accès à la nourriture, c’est-à-dire que l’accès à la nourriture de la population ne peut pas être mis en cause par un quelconque choc naturel ou économique ;
  • L’utilisation appropriée de la nourriture (bonne cuisson et préparation d’aliments variés) favorisant un apport adéquat en nutriments et énergie dans un contexte où la consommation de cette nourriture est sans danger pour la santé (hygiène, eau potable, infrastructures sanitaires ou médicales).

L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’agence spécialisée des Nations Unies dont l’objectif est d’atteindre la sécurité alimentaire pour tous et de lutter contre la faim dans le monde, a émis en 2017, deux rapports : celui de février, L’avenir de l’alimentation et de l’agriculture : tendances et défis (nouvelle fenêtre), fournit des éclaircissements sur la nature des défis auxquels font face aujourd’hui et tout on long du 21ème siècle, l’agriculture et les systèmes alimentaires, et donne un aperçu des enjeux et de la marche à suivre. Il en émerge qu’une transformation majeure des systèmes agricoles, des économies rurales et de la gestion des ressources naturelles est nécessaire, comme le montre l’infographie dédiée (nouvelle fenêtre).

Le second rapport, daté du mois de septembre, porte sur L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde en 2017 (nouvelle fenêtre), et met en lumière que la faim dans le monde gagne du terrain : en effet, selon les estimations, le nombre de personnes sous-alimentées est passé de 777 millions en 2015 à 815 millions en 2016, parmi lesquelles une grande majorité – 489 millions – vivent dans des pays touchés par un conflit. Les conflits violents ont en effet augmenté de façon dramatique depuis 2010 et n’ont jamais été aussi nombreux, un signe qui fait craindre que les tendances actuelles ne se confirment au cours des années à venir. Parallèlement, l’obésité a plus que doublé au niveau mondial entre 1980 et 2014 : en Amérique du Nord, en Europe et en Océanie, 28% des adultes sont considérés comme obèses. Toutefois, la sécurité alimentaire n’est pas le seul facteur déterminant des résultats nutritionnels, en particulier dans le cas des enfants ; les ressources allouées aux programmes nationaux en faveur de la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant, l’accès à de l’eau propre, à des services d’assainissement de base et à des services de santé de qualité sont quelques-uns des autres facteurs qui entrent en jeu en ce domaine.

Agroalimentaire et sécurité sanitaire en France

Nos aliments sont-ils dangereux de peirre Feillet (livre numérique sur le site de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Face aux nombreuses crises qui ont touché la filière agroalimentaire, l’Union européenne s’est dotée en 2006 d’une règlementation dite « paquet hygiène » pour assurer la sécurité sanitaire de l’alimentation humaine et animale : il s’agit de protéger le consommateur tout en tenant compte des enjeux économiques (libre circulation des produits au sein de l’UE)  ; de la même façon, une règlementation européenne fixe un cadre pour la production des végétaux (interdiction de la culture des OGM, de certains produits phytosanitaires…) et pour la protection des animaux durant leur élevage et leur abattage. Sur le site du Ministère de l’Agriculture et de l’alimentation figure le panorama 2016 des industries agroalimentaires (nouvelle fenêtre), qui constituent le premier secteur industriel français aussi bien en termes de chiffre d’affaires que d’emplois. C’est pourquoi sont également identifiés dans ce panorama les défis environnementaux majeurs de cette filière :

  • maîtriser la consommation énergétique, en particulier les énergies fossiles
  • lutter contre le changement climatique via la réduction des émissions de gaz à effet de serre
  • réduire et optimiser la consommation d’eau dans les processus de fabrication
  • limiter les transferts de polluants
  • contribuer à la valorisation des déchets et accroître la performance environnementale des emballages.

Selon l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA) (nouvelle fenêtre), ce secteur joue un rôle clé dans l’aménagement et la vitalité du territoire puisqu’il transforme 70% de la production agricole française. Sur le volet économique, les autorités politiques vont d’ailleurs prendre des mesures faisant suite aux États généraux de l’alimentation (EGA) (nouvelle fenêtre), conclus le 21 décembre 2017, qui ont notamment permis de dégager un consensus général sur la nécessité d’une meilleure répartition, entre tous les acteurs, de la valeur créée par les filières agricoles et agroalimentaires. [Lire à ce sujet l’article de Claudine Yédikardachian paru dans le magazine Option Qualité le 1er janvier 2018 intitulé États généraux de l’alimentation : cap vers une agriculture équitable et une alimentation sûre et saine (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre) ]

Qu’en disent actuellement les économistes dans la presse ? (articles disponibles sur La Médiathèque en ligne)

Dans son article Point de vue : une sécurité alimentaire bien précaire (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre)  paru le 2 décembre 2017 dans Ouest France, Daniel Gadbin, professeur émérite à l’Université de Rennes 1, parle de « cacophonie européenne » dans le domaine de la sécurité sanitaire et environnementale de notre alimentation, en citant l’exemple du renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour cinq ans, et dresse le constat d’un consommateur qui ne sait plus où donner de la fourchette… Aussi l’auteur plaide-t-il pour l’organisation d’États généraux européens sur cette question.

À l’inverse, l’économiste et ancien directeur de l’École supérieure d’agriculture d’Angers Bruno Parmentier, dans un article du 13 janvier 2018 paru sur le site d’information en ligne Atlantico, intitulé Sécurité alimentaire : pourquoi le scandale Lactalis ne doit pas nous faire oublier que les dangers pour les consommateurs français n’ont jamais été aussi faibles (à lire en ligne sur le site de La Médiathèque – nouvelle fenêtre), revient notamment sur l’affaire du lait infantile contaminé par la salmonelle et précise que la fréquence des « crises sanitaires » est bien le signe de l’efficacité du système de contrôle et de la mobilisation croissante de l’opinion publique sur ces questions. Il pointe au passage les deux grandes tendances à l’œuvre en termes de consommations de produits alimentaires depuis quelques années : d’une part, la forte croissance du « bio », de l’ordre de 20 % par an (en surfaces cultivées) et de 15 % (en chiffre d’affaires) et d’autre part, le retour vers « le petit et le local », tant au niveau de la production que de la distribution, avec la notion de « responsabilité sociale » du consommateur qui se tourne de plus en plus volontiers vers les circuits courts.

Pierre Feillet nous apportera son point de vue de spécialiste sur cette épineuse question afin que nous sachions, en toute conscience, quoi mettre dans nos assiettes…

Le 15 février 2018 paraîtra chez EDP sciences son dernier ouvrage, Tout savoir sur notre alimentation : démêler le vrai du faux !

Tout savoir sur l'alimentation

BONUS : une sélection de livres à La Médiathèque

  • Sélection des rencontres de Liseur février 2018 (site de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prenez de la hauteur, et venez penser le monde d’aujourd’hui avec les Rencontres de Liseur !

PRATIQUE : rendez-vous le samedi 10 février à 15h à la médiathèque Gustave-Eiffel (111 rue Jean Jaurès-Levallois – 01 47 15 76 43). Entrée libre.

Rappel : pour lire en ligne sur le site de La Médiathèque, n’oubliez pas de vous connecter (identifiant = votre numéro de carte + code JJMM de votre date de naissance)

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