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Idées lectures, l’Asie à travers la littérature (1)

21 Mar

Le printemps est arrivé avec ses floraisons, ses parfums et ses premières belles journées, alors, préparer ses prochaines vacances met du baume au cœur et permet d’entamer la rêverie autour de ces paysages, décors urbains exotiques et populations attachantes. Projetez-vous grâce à ce billet : découvrez avec plaisir des lieux que vous parcourrez et faites surgir des odeurs, des atmosphères de cet ailleurs.

Les bibliothécaires vous font partager leurs romans et bande-dessinées préférés sur la Birmanie, la Thaïlande et le Cambodge.

Le Myanmar

Voici la Birmanie, un pays qui sera différent de tous ceux que tu connais. Rudyard Kipling

La Birmanie a inspiré de nombreux auteurs occidentaux, y compris deux lauréats du Prix Nobel de Littérature. Cependant sa richesse littéraire est voie de disparition aujourd’hui…

Pour vous donner envie, voici deux chroniques extraites de la rubrique info du site d’Arte Birmanie : à lire et à voir (nouvelle fenêtre), du 9 octobre 2015.

Le Palais des miroirs de Amitav Ghosh (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Le Palais des miroirs (nouvelle fenêtre), Amitav Gosh, 2002

Une magistrale saga familiale qui s’ouvre sur l’exil des derniers souverains birmans vers l’Inde en 1885, raconte le sort des ouvriers agricoles indiens venus trimer dans les plantations de caoutchouc en Birmanie et se clôt sur un rassemblement autour de la maison d’Aung San Suu Kyi. Amitav Gosh est un célèbre écrivain indien, multi-primé pour sa vision critique et détaillée du système colonial en Asie.

Chroniques birmanes (nouvelle fenêtre), Guy Delisle, 2007Chroniques birmanes de Guy Delisle (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

Le dessinateur québécois s’est fait connaître par les chroniques de sa vie d’expatrié dans plusieurs pays en développement, au gré des missions de sa femme Nadège, collaboratrice de Médecins sans frontières. Dans cet album sur la Birmanie où il a passé quatorze mois, il croque avec humour ses désillusions au quotidien, son rôle de père, l’absurdité du régime dictatorial, les rumeurs qui circulent, les scandales de drogue ou de corruption, son obsession pour la maison d’Aung San Suu Kyi où la figure de l’indépendance a été assignée à résidence pendant quinze ans.

À lire également le désormais classique de Joseph Kessel La vallée des rubis (nouvelle fenêtre).

La Thaïlande

La Thaïlande n’est pas seulement un pays de plages et de temples somptueux. Au-delà des clichés, une littérature fascinante ne demande qu’à se faire connaître, et une pléiade d’auteurs talentueux propose des œuvres de qualité.  Extrait d’un article d’ActuaLitté de Clément Solym du 18/04/2011 (nouvelle fenêtre) .

cafe-lovely de R. Lapcharoensap (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

Café Lovely (nouvelle fenêtre), R. Lapcharoensap, 2005

Extrait des avis de La Médiathèque – Florence B.

Saviez-vous vous que les « farangs » ne sont intéressés comme le dit la mère de Luk que par « le cul et les éléphants » ? Le ton de ces nouvelles est donné dès le premier récit ! La Thaïlande souffre encore de cette image consumériste, mondialisée et du tourisme sexuel mais dans ces nouvelles pleines d’humour, de tendresse, d’émotion, de tristesse, le lecteur va découvrir une autre Thaïlande. L’originalité de ces nouvelles vaut surtout pour leur dimension sociologique. On y découvre dans Café Lovely, qui donne le titre à ce recueil,  les relations entre deux frères livrés à eux-mêmes, dans Tour au paradis, le voyage à Koh Lukmak d’une mère bientôt aveugle et de son fils, dans Priscilla la Cambodgienne, l’accueil fait par les Thaïs aux immigrés cambodgiens avec l’image frappante de Priscilla et de ses dents en or ou encore dans la dernière et certainement la plus aboutie de ses nouvelles : Combat de coqs, l’histoire d’un homme qui, par les défaites essuyées par ses coqs au combat, entraîne sa famille dans la déchéance.

La maturité et la lucidité exprimée ici, par Rattawut Lapcharoensap, jeune auteur américain, ayant grandi à Bangkok, en font un recueil très précieux pour qui veut découvrir la Thaïlande sous un autre angle.

À lire également Bangkok 8 de John Burdett (nouvelle fenêtre), Les cafards de Jo Nesbo (nouvelle fenêtre), Les oiseaux de Bangkok de Manuel Vasquez Montalban.

Le Cambodge

Longtemps orale, la littérature cambodgienne peine à s’exporter aujourd’hui.

L’élimination (nouvelle fenêtre), Rithy Panh, 2012 L'élimination de Rithy Panh (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

Extrait des avis de La Médiathèque – Isabelle D.

Récit et souvenirs au fil de l’interview du responsable de M13 puis de S21, centres de torture du régime de Pol Pot… Petit à petit, se dessine le portrait de Duch, bourreau et criminel de masse au service du régime totalitaire khmer, entre affirmations politisées, slogans, omissions et réécriture de l’Histoire. Sous la plume du narrateur, de plus en plus perturbé par ces entretiens, deux versions se confrontent, celle du survivant, Rithy Panh, enfant d’une famille d’intellectuels humanistes et celle de l’ancien tortionnaire, fier de l’organisation du processus de mort qu’il a mise en place puis améliorée sans relâche. Outre l’usage de tortures systématiques et arbitraires, outre l’élimination systématique d’une population à rééduquer, outre le génocide de plus de 1.7 millions de personnes, le plus troublant dans cette lecture, pour le lecteur autant que pour le narrateur, sont les mots même de Duch, reflet de cette parole qui fut l’outil privilégié du régime du Kampuchéa démocratique. L’invocation constante de l’idéologie de l’Angkar (l’Organisation révolutionnaire) le goût pour la méthode, la dialectique, l’abandon de toute sincérité pour une langue lisse  où tout devient équivalent, sans poids. 40 ans plus tard, les mots de Duch sont restés ceux d’une propagande. Ils font résonner l’inhumanité d’un régime dont Duch se dit « otage et acteur », illustrant à l’envers les propos de l’auteur qui souhaite « donner à voir par les mots », projet et œuvre d’une vie, celle d’un jeune garçon devenu cinéaste. Volonté de témoigner et de questionner, hommage à tous ceux qui sont morts… C’est en évoquant la force morale de ses parents, que Rithy Panh écrit cette terrible expression « la puissante banalité du bien ». À lire avant de regarder les films de ce grand cinéaste.

L’anniversaire du roi (nouvelle fenêtre), Marc Trillard, 2016 L'anniversaire du roi de Marc Trillard (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

Extrait des avis de La Médiathèque – Florence B.

Victor-Vong, artiste franco-khmer mis au ban du Tout-paris débarque à Phnom Penh pour redorer son blason d’artiste. Il a un grand projet : réaliser 90 portraits pour célébrer l’anniversaire du roi du Cambodge Norodom Sihanouk qui sous peu soufflera ses 90 bougies. Pour ce faire, il réunit de jeunes étudiants cambodgiens qui seront chargés de prendre pour modèle la population cambodgienne. Beau projet mais en 2012, le retentissant procès des criminels khmers est en cours et remue profondément le pays. Un roman déroutant au départ par sa langue, entre humour et tragédie, qui raconte la grande Histoire au travers des tribulations de cet artiste médiocre mais attachant. Non seulement on revit le traumatisant épisode du génocide cambodgien, mais on ressent également l’atmosphère, on se régale des soupes, on vit au rythme du marché central. Marc trillard relève avec défi ce pari et fait de ce roman une véritable réflexion sur la nature humaine, sur le devoir de mémoire. Une très agréable lecture et une découverte du pays garantie !

Les bibliothécaires vous souhaitent de belles lectures, en attendant le prochain article !

Focus sur une destination : les Îles éoliennes

9 Mar

Oubliez le quotidien un peu gris et pluvieux… et pensez à des paysages envoûtants et fascinants qui semblent arrêtés dans le temps… Je vous invite à découvrir un archipel de sept îles face à la côte Nord-Est de la Sicile.Vous avez trouvé où nous allons ?  Je vous donne des pistes : Lipari, Vulcano, Stromboli, Panarea, Salina, Filicudi, Alicudi. Embarquons pour les îles Éoliennes inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco en 2000.

Leur formation remonte à l’époque ou la mer Tyrrhénienne a vu surgir de ses abimes profonds de 1000 à 3000 m, des terres volcaniques dont seule une infime partie est restée émergée.

Lipari

Je vous emmène tout d’abord sur Lipari. Habitée depuis l’Antiquité, sa citadelle fut d’abord grecque et se fit connaitre pour son or noir, l’obsidienne. Cette roche volcanique  était autrefois l’un des matériaux les plus précieux car il servait à la réalisation d’objets tranchants. Lipari est également célèbre pour  la pierre ponce, cette pierre spongieuse si légère qu’elle peut flotter.

En 1544, le pirate Barberousse pilla totalement un hameau de l’ile et emmena les survivants pour les vendre comme esclaves en Afrique. Après cette incursion, les espagnols sous Charles Quint (16ème siècle) décidèrent de renforcer la muraille du château pour mettre fin aux assauts des pirates. On y retrouve donc des influences grecques et espagnoles.

Vulcano

Partons maintenant pour Vulcano, c’est sur cette île que la mythologie grecque situe les forges d’Héphaïstos (Vulcain pour les Romains) forgeron et dieu du feu qui avait pour ouvriers les Cyclopes. Cette terre était la demeure du dieu des vents Eole et servit d’escale à Ulysse.

Le volcan est toujours actif comme celui de Stromboli et lance vers le ciel à intervalles réguliers des projections de lapilli et de laves incandescentes. On peut apercevoir les fumerolles et les jets de vapeur, autant sur le sommet que dans la mer.

Et, la présence de boue et de sources sulfureuses sont recherchés pour leur bienfaits thérapeutiques.

Stromboli

stromboli-volcanPoursuivons ce voyage par Stromboli, qui évoque immédiatement  le film de Roberto Rosselini avec Ingrid Bergman sorti en 1950.

Stromboli possède un cône de 900m aux bouches constamment éruptives. C’est l’un des volcans les plus célèbres au monde et le seul qui soit en constante activité depuis plus de 2000 ans.

 

Pour une découverte des ces îles en film :

Pour un voyage en lecture :

 

 

 

 

 

 

  • Les malavoglia de Giovanni Verga (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Les Malavoglia de Giovanni Verga (nouvelle fenêtre) : à travers la tragique histoire d’une famille de paysans, les Malavoglia, l’auteur met en scène un petit village sicilien, avec ses problèmes, ses joies et ses coutumes bien particulières.

 

 

Et pour préparer vos prochaines vacances…

 

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Recommandations avant de partir

Où va le travail à l’heure du numérique, une conférence de Pierre Lénel à La Médiathèque

18 Fév

Samedi 25 février 2017, Pierre Lénel donnera une conférence intitulée Où va le travail à l’heure du numérique ? Un sujet qui nous concerne tous pour la 4ème conférence du cycle L’humain face au défi du numérique des Rencontres de Liseur à La Médiathèque de Levallois.

Pierre Lénel est chercheur, enseignant et sociologue. Il vient partager avec vous, lecteur de Levallois,  le fruit de ses investigations et réflexions sur son sujet de prédilection : le travail  « objet de recherche historique et central au Laboratoire Interdisciplinaire de Sociologie Économique, unité mixte de recherche CNRS et CNAM » (nouvelle fenêtre) mais aussi ses tenants et aboutissants.  Vaste sujet qui occupe et /ou préoccupe à tout instant, chacun d’entre nous.

Un nouveau challenge pour les entreprises

Les entreprises évoluent et doivent réussir des challenges pour survivre à la start-up, grandir hors des incubateurs,  trouver des nouveaux business modèles, affronter une concurrence sans frontières, gérer leur e-réputation,

entreprises-gerez-votre-ereputation (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) ou encore investir dans des équipements et des outils de travail, former régulièrement leur  personnel au digital …

Indéniablement,  au XXIème siècle, le contexte général change rapidement, comme nous le dit Michel Wieviorka dans L’impératif numérique ou la nouvelle ère des sciences humaines et sociales (nouvelle fenêtre).

La question des actifs est au cœur des interrogations de Pierre Lénel. En effet, « En quoi l’entreprise, parallèlement à la création de valeur ajoutée et à la maximisation du profit, peut-elle être vue comme le théâtre de la réalisation sociale de l’individu, élément clé dans la construction de son identité ? » s’interrogent eux aussi les sociologues, Olivier Cousin, Dominique Meda et Maëlezig Bigi, auteurs de Travailler au XXIe siècle : des salariés en quête de reconnaissance (nouvelle fenêtre)  en explorant la réalité du travail aujoud’hui.

Une nouvelle organisation du travail

Le numérique va-t-il faire du travail un enfer ou un paradis ? Le blog les 15 marches fait de ce sujet le cœur de ses réflexions comme l’explique  Stéphane Schultz (CEO, 15marches) aux rencontres de Wayden Transition dans une conférence intitulée : transformation numérique, les clés du succès (vidéo de 52′)

Il ne fait aucun doute que des mutations profondes s’opèrent à tous les niveaux. Un  nouvel écosystème, aux frontières brouillées, assez incontrôlables, si ce n’est par des algorithmes se met en place. L’article Ces algorithmes qui nous gouvernent publié dans Le Point du N°2298  du 22 sept 2016 enquête sur ces programmes qui brassent nos données… à lire sur le site de La Médiathèque- onglet presse en ligne (nouvelle fenêtre).

Des institutions comme  L’Éducation Nationale, le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social  s’interrogent demandant des « rapports » comme le rapport Mettling en septembre 2015 , Transformation numérique et vie au travail,   « qui souligne les effets de la transformation numérique sur l’organisation générale du travail, notamment en entreprise, dans un contexte de surcharge informationnelle » selon l’article  L’impact du numérique sur le monde du travail du 4/12/2015 sur le site eduscol.education.fr (nouvelle fenêtre).

Former et se former pour transformer

Tout commence par une remise en question des fondamentaux proposés au cours de la scolarité. Les travailleurs devront être capables d’utiliser les outils mis à leur disposition. Mais cela suppose de se former : Bruno Devauchelle dans Comment le numérique transforme les lieux de savoirs : le numérique au service du bien commun et de l’accès au savoir pour tous (nouvelle fenêtre)  propose  « un panorama complet et sans concession sur les mutations en cours » mais des pistes concrètes pour que le numérique soit au service de tous.  Denis Cristol dans Former, se former et apprendre à l’ère numérique : le social Learning (nouvelle fenêtre) donne « des clés pour décider de nouvelles stratégies, enrichir et recombiner des pratiques pédagogiques à l’ère du numérique ».

Mais le travailleur d’aujourd’hui et de demain devra surtout être capable de se former tout au  long de leur carrière au sein de l’entreprise ou à titre privé. Toujours à la pointe, Google a annoncé dès 2015 la mise en place d’un programme de formation gratuit, pour apprendre à maîtriser les outils numériques avec 89 cours en ligne «Vous aussi, développez votre entreprise ou votre carrière en maîtrisant les outils numériques » promet le géant du numérique sur son site dédié Pour les pros with Google.com (nouvelle fenêtre).

Transformations des profils et des métiers

Selon une majorité des chefs d’entreprise (59 %), ces évolutions économiques, sociétales et technologiques vont entraîner une transformation des activités des salariés et de leurs modes de production (source KPMG). Les profils seront nouveaux, les compétences multiples et la formation permanente. Leur flexibilité ? Immense. Tant sur les lieux de travail (chez eux, ici ou là,  en fonction des besoins), leurs horaires, leurs missions ponctuelles et variées …  Le management se voit lui aussi transformé, nous explique Charles Henri Dumon dans Recruter les meilleurs à l’ère digitale (nouvelle fenêtre) où il décode pour nous les nouvelles méthodes de recrutement via le numérique, qui bouleverse le process tant du coté du recruteur que du recruté.

Bref, une transformation profonde des activités et des conditions dans lesquelles elles seront réalisées.

Pierre Lénel évoquera-t-il la démocratie participative au sein de l’entreprise ? Car nombreuses sont aujourd’hui les sociétés qui éditent des « guides de bonne pratique »  pour l’amélioration de la qualité de travail ou font appel aux savoirs et expériences de leurs employés pour rester performants (enquête d’Air France-KLM Trust Together auprès de son personnel). D’autres s’interrogent sur la motivation de leur personnel, en particulier de cette mystérieuse génération Y, comme le raconte Ben Widdicombe dans son article  Dur, dur de travailler avec la génération Y ! publié le 26/05/2016 dans le N° 1334 de Courrier international, un article à retrouver en intégralité en se connectant sur le site de La Médiathèque dans Presse en ligne (nouvelle fenêtre). Problématique sur laquelle reviennent aussi Marie Desplats et Florence Pinaud dans Manager la génération Y : travailler avec les 20-30 ans (nouvelle fenêtre).

Il est probable que Pierre Lénel évoquera les  « nouvelles » maladies professionnelles, liées à toutes ces transformations. Electro – Hyper sensibilité, syndrome carpien, problèmes de vue, amnésie etc … voire dépendances puisque de très (et beaucoup moins) sérieux programmes de digital detox se mettent en place militant pour une « déconnexion volontaire », comme on peut le lire dans le dossier Internet : avons-nous tous besoin d’une digital détox ? sur Passeport santé.net (nouvelle fenêtre)

Un juste équilibre humain/numérique

Certains prétendent que  d’ici 20 ans, 42 % des métiers en France ont un risque élevé d’être automatisé. La présence humaine serait alors superflue. À terme, le travail restera-t-il indispensable pour « exister » socialement ? Ainsi s’interroge Ryan Avent dans un article en anglais intitulé A world without work is coming – it could be utopia or it could be hell publié le 16/9/2016 sur The Gardian (nouvelle fenêtre)

Quoiqu’il en soit, il nous faudra réinventer notre présent et composer avec la technologie et faire confiance aux humains.

Homo connecticus : comment maintenir une haute qualité relationnelle à l’ère du numérique de Christophe Medici (nouvelle fenêtre) ou Homo numericus au travail de Alain Bloch et Pierre Beretti (nouvelle fenêtre) donnent des pistes de réflexion pour garder l’humain au cœur du travail.

 

Infos pratiques  : rencontre avec Pierre Lénel le samedi 25 février 2017 à 16h la médiathèque Gustave-Eiffel (nouvelle fenêtre)

Pour en savoir plus :  lire le dossier Numérique et transformations du monde du travail : vers de nouveaux équilibres  sur digital-society-forum.orange.com (nouvelle fenêtre).

La bio (Cv et publications) de Pierre Lénel sur le site du CNAM (nouvelle fenêtre)

Le coin de La Médiathèque de janvier prend soin de la santé

21 Jan

Pour la 21ème édition de la manifestation départementale La Science se livre, le professeur Dominique Belpomme sera présent à La Médiathèque  le 28 janvier 2017 pour une conférence autour de son ouvrage : Comment naissent les maladies… et que faire pour rester en bonne santé. Le coin de La Médiathèque de janvier en profite pour se pencher sur le sujet de la santé et de la forme.

  • comment-naissent-les-maladies-et-que-faire-pour-rester-en-bonne-sante (Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Comment naissent les maladies et que faire pour rester en bonne santé par Dominique Belpomme. Éditions Les Liens qui Libèrent, 2016.

Professeur de cancérologie de renommée internationale, fondateur et président de l’ARTAC (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse), le professeur Dominique Belpomme est reconnu pour être un des premiers cancérologues français à avoir fait le lien entre la santé et l’environnement.

À partir de travaux de recherche réalisés au cours de ces dix dernières années, le professeur Belpomme affirme que non seulement notre environnement pollué a un lien direct avec le développement de l’ensemble de ces affections mais est à l’origine de nouvelles pathologies. En parallèle, il dénonce vivement la désinformation médicale organisée et entretenue par l’influence que peuvent avoir les firmes et les lobbies pharmaceutiques et insiste sur le fait que la recherche n’a pas aujourd’hui les solutions pour pallier aux causes environnementales de ces maladies. Malgré ce constat alarmant qui laisse présager un véritable problème de santé publique dans les années à venir, il nous livre tout de même les clés en termes de prévention afin de mieux nous préserver de ces pathologies.

  • le-beau-livre-de-la-medecine-clifford-a-pickover (Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Le Beau Livre de la médecine par Clifford A. Pickover. Éditions Dunod, 2013.

Organisé de façon chronologique, cet ouvrage est un guide passionnant à visée pédagogique qui entraîne son lecteur à travers les grandes étapes de l’histoire de la médecine. Pas moins de 250 événements clés de la connaissance médicale y sont dévoilés depuis l’âge de pierre jusqu’à nos jours !

Chaque page du livre retrace ainsi une découverte faite par l’humanité, des tous premiers sorciers médecins aux robots chirurgiens et est illustrée d’une représentation en couleur, lithographie, gravure ou photographie, qui apportent  des éclaircissements sur les phénomènes décrits.

Cette présentation du livre permet au lecteur de le lire de manière décousue, en naviguant au gré de ses envies ou de ses intérêts, passant d’un sujet à un autre avec aisance. Certes, tous les sujets n’ont pu être abordés mais ce livre a le mérite de mentionner les plus belles réalisations de la médecine et de s’adresser à tout type de public du plus passionné au plus profane.

  • le-corps-humain-a-la-loupe-le-vrai-le-faux-et-lincroyable (Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Le corps humain à la loupe : le vrai, le faux et l’incroyable ! par Maggie Li. Éditions Fleurus, 2016

Une découverte du corps humain pas comme les autres !

Les enfants posent constamment des questions, notamment sur le corps humain, qu’ils trouvent fascinant. À des questions aussi déroutantes que : à quelle vitesse on éternue ?, à quoi ça sert la peau ?, quel est le muscle le plus actif ?, le livre de Maggie Li est le documentaire idéal pour leur apporter des réponses. Équipé d’une loupe incluse dans le livre, le lecteur est prêt pour mener l’enquête à l’intérieur du corps humain : les muscles, le cœur, le cerveau, les sens, la digestion sont passés au crible.

Grâce à un texte simple et des illustrations truffées de détails, l’enfant a tous les éléments pour s’approprier les premières notions d’anatomie de manière ludique : les mythes et bizarreries de notre corps sont passés au scanner…

Le check-up sera complet!

  • lencyclopedie-du-corps-humain-albert-barille (Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) L’encyclopédie du corps humain par Albert Barillé, Jean Barbaud et Claude Lambert. Éditions Hachette Jeunesse, 2012.

Vous connaissez probablement Il était une fois… la Vie, la plus grande série ludo-éducative d’animation franco-japonaise créée par Albert Barillé en 1986 et maintes fois récompensée. Pour rappel, des globules rouges naviguaient dans notre corps sur un surf ! Vous pouvez retrouver tous les personnages au cours d’un voyage instructif dans le corps humain dans le livre adapté de la série : L’encyclopédie du corps humain. Les thèmes sont abordés avec des schémas clairs, des textes concis qui peuvent parfois paraître un peu compliqués. Comptons sur Maestro, le petit personnage barbu, sur Pierrot ou encore sur les humanoïdes, habillés d’une salopette et d’une casquette bleue pour expliquer l’architecture et la composition des différents types cellulaires, des tissus biologiques et des organes ainsi que leurs fonctions respectives.  Ainsi apparaît une belle aventure, celle de la vie !

À noter sur vos agendas  : rendez vous à la médiathèque Gustave-Eiffel le samedi 28 janvier 2017 pour La Science se livre.

L’exposition Mexique 1900-1950 au Grand-Palais

13 Jan

Depuis octobre 2016,  l’art du Mexique de la première moitié du XXe siècle est à l’honneur au Grand-Palais à Paris dans une grande exposition intitulée Mexique 1900-1950 : Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les avant-gardes. Amateurs de couleur, d’Histoire et de révolution artistique, courez-y. Vous avez jusqu’au 23 janvier 2017.

Avec un juste équilibre dans la richesse des œuvres présentées, l’exposition retrace le parcours de la bouillonnante créativité artistique du pays tout au long du XXe siècle. Elle couvre les deux niveaux du Grand-Palais dans des salles aux thématiques chronologiques, qui replacent la production artistique dans le contexte politique et historique de l’époque  : au moment où l’histoire coloniale tourmentée du Mexique s’achève avec une révolution sanglante qui met fin au  gouvernement de Porfirio Diaz et au terme de laquelle le pays va retrouver son dynamisme.

Une scénographie très réussie

Tout au long de l’expo, plusieurs formes et supports sont exposés : peinture, sculpture, croquis, fresques, les proportions allant de la miniature au monumental. Le choix des œuvres est excellent, montrant avec précision et efficacité la nouveauté, le foisonnement et la variété de la production de ces 5 décennies.

Dès l’entrée, la mise en scène impose son caractère, mettant avec succès les œuvres en parallèle ou en opposition. Brique, jaune ou bleu,  des murs aux couleurs vives encadrent les toiles comme des écrins contrastés et éclatants. Dans l’escalier qui mène à l’étage, le commissaire d’exposition, Agustin Artéaga, a habilement utilisé l’architecture propre au bâtiment 1900 tout en jouant sur les particularités de la peinture présentée en rez-de chaussée :  il a ainsi fait recouvrir les immenses fenêtres verticales de voiles semi-transparents qui montrent Diego Rivera au travail sur ses fresques.

Le seul petit bémol que l’on pourrait faire à cette superbe scénographie est l’insertion dans le parcours chronologique de quelques rares œuvres contemporaines censées faire écho au passé, mais, à part la monumentale sculpture Groupe de femmes de Francisco Zuniga (1974), cette juxtapostion semble un peu artificielle.

Que viva Mexico !

La présence du cinéma dans l’expo est primordiale puisque le Mexique a occupé une place particulière dans l’industrie cinématographique : il a été parmi les premiers pays à utiliser le cinéma et dès 1895, les frères Lumière furent invités à Mexico par le gouvernement de Porfirio Diaz pour y projeter leurs films.

Au rez de chaussée de l’expo, le film Que Viva Mexico d’Eisenstein (nouvelle fenêtre) tourné à Mexico entre 1930-1932 avec un historique compliqué de tournage, de producteurs puis de diffusion,  est présenté en boucle . Il s’insère tout naturellement entre les œuvres plastiques avec ses gros plans, ses cadrages particuliers et son travail méthodique sur la composition de chaque scène. Autant de recherches qui sont en correspondance avec le travail des peintres exposés en regard de ce monument de l’histoire du cinéma.

À l’étage, ce sont trois écrans dans une salle en rotonde qui happent le visiteur à peine arrivé de l’escalier  : des extraits de films de  l’âge d’or du cinéma mexicain y montrent des actrices typiques années 30, des paysans en chemise blanche et sombreros et des paysages de déserts et de cactus.

La place de l’Histoire

Intimement liée à la production artistique, l’histoire du pays, mais aussi de son rapport avec l’Europe ou les États-Unis voisins,  est le fil rouge de l’exposition.  Le choix d’œuvres exposées montrent l’évolution et les recherches artistiques, mais aussi l’échange permanent des avancées et des idées artistiques entre les différents continents. Comme des siècles plus tôt dans l’histoire de l’art, les mouvements artistiques se déplacent d’un pays  à l’autre et, en ce début du XXe, se déclinent au Mexique,  parfois avec un petit temps de décalage ou une adaptation locale. Les artistes eux-mêmes vont parfaire leur art au contact des créateurs européens, le pays envoyant ses jeunes talents à la source des nouvelles tendances. Début  XXe, Paris, avec le symbolisme, le cubisme puis le  surréalisme apparait comme un des centres  les plus effervescents de l’art en mutation : il est donc normal d’y retrouver Diego Rivera et plusieurs de ses compatriotes.

Mais quand une révolution populaire éclate en  1910 après des années de « règne » de Porfirio Diaz, – une forme de gouvernement proche de notre ancien régime-, le monde de l’art ne reste pas indifférent. L’histoire mexicaine va se construire sur cette période sanglante, avec ses héros  mythiques tels Sancho Pança et Zapata, ses tentations communistes, ses œillades en direction du régime soviétique et sa volonté de reconstruction de l’identité nationale. Autant de sujets que l’on retrouve dans l’art de cette période, chargé de transmettre et d’éduquer les populations. Invités à participer à l’élan patriotique initié par la Révolution, la plupart des artistes reviennent au pays : de grandes fresques éducatives sont alors produites à la gloire de la culture mexicaine. Ce sera principalement l’œuvre des muralistes, trois merveilleux fresquistes aussi actifs que divers dans leur production : Diego Rivera qui travaille a fresco (comme à la Renaissance) et utilise aplats et volumes simplifiés, José Clemente Orozco plus sombre et pessimiste, et David Alfaro Siqueiros, presque visionnaire, qui travaille sur la matière avec des empâtements caractéristiques.

La place des femmes

Evidemment on pense à Frieda Kahlo, épouse de Rivera aussi célèbre que son mari et dont le miniaturisme des toiles intimistes contraste avec les immenses scènes agraires et allégoriques de son colossal époux. Son nom a jusqu’alors un peu éclipsé les nombreuses femmes qui ont participé à cette explosion artistique du début XXe : mécènes, muses ou peintres, photographes et plasticiennes, elles participent  au renouveau artistique avec des œuvres fortes et novatrices, qui jouent un rôle majeur dans le rayonnement de cette avant-garde. Retenons en particulier les noms et les œuvres surprenantes de Nahui Olin, Lola Alvarez Bravo, Rosa Rolanda…

Ainsi en cette première moitié du XXe, une génération d’hommes et de femmes, connus ou moins célèbres, contribuent à faire du Mexique le creuset d’un renouveau artistique par des thématiques nouvelles et une liberté d’action et de création revendiquées. En quittant l’expo, on gardera longtemps en mémoire, les audaces, les couleurs, la puissance narrative et la diversité de cet art qui réussit à lier modernité, histoire et identité culturelle. Une exposition à ne pas manquer.

Pour aller plus loin :

 

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