Archive | Un auteur ou un personnage à l’affiche RSS feed for this section

Exposition Sindbad le marin à La Médiathèque

13 Fév sinbad-le-marin, Quentin Gréban

Prêts à lever l’ancre, moussaillons ?

Du 21 février au 12 mars 2017, La Médiathèque accueille une exposition de 25 illustrations originales de Quentin Gréban (nouvelle fenêtre) issues de son album Sindbad le marin. Une véritable invitation au voyage où pirates, effrayant cyclope, oiseaux mythiques et dangereux anthropophages se côtoient ! Venez admirer le talent de Quentin Gréban et ses superbes dessins à l’aquarelle.

En préambule du 6ème Salon du Roman Historique de Levallois (nouvelle fenêtre) qui aura lieu dimanche 26 février 2017, Quentin Gréban proposera une visite commentée de l’exposition « Sindbad le marin » à la médiathèque Gustave-Eiffel le samedi 25 février à 10h30 et à 11h30.

Autres rendez-vous à ne pas manquer :

  • affiche-evenements jeunesse -Salon du Roman Historique Levallois 2017Vendredi 24 février à 16h : une rencontre animée par Raphaëlle Botte avec trois auteurs jeunesse (Aude Maurel, Quentin Gréban et Gilles Bachelet) ouverte à tous à la médiathèque Gustave-Eiffel.
  • Samedi 25 février à 15h30 : un goûter-lecture avec Quentin Gréban à l’Hôtel Ibis de Levallois, 24 rue de Trébois.
  • Dimanche 26 février :  histoires, contes, applis et spectacles pour tous les historiens en herbe à découvrir dans le programme du site du Salon du Roman Historique : Graines d’historiens (nouvelle fenêtre) 

N’hésitez pas à découvrir les autres albums de Quentin Gréban disponibles à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

Par ailleurs, si les explorateurs de la mer vous fascinent, vous avez jusqu’au 26 février 2017 pour vous rendre à l’exposition « Aventuriers des mers: de Sindbad à Marco Polo » à l’Institut du Monde Arabe de Paris (nouvelle fenêtre). À l’occasion de cette exposition, un remarquable boutre traditionnel d’Oman, bateau de commerce et de pêche entièrement construit en bois, est installé sur la parvis de l’IMA et illuminé la nuit.

Vous pouvez également découvrir l’exposition avec vos oreilles grâce à cette balade radiophonique proposée par La Fabrique de l’Histoire sur le site de France Culture (nouvelle fenêtre).

Enfin,  les amateurs d’océan, de mer et d’eau sous toutes ses  formes se plongeront dans cet article Jetez vous à l’eau :Lisez un livre ! du blog Liseur pour y découvrir des romans sur le thème de l’eau ! Les adeptes de vidéo ne sont pas oubliés avec cette sélection de voyages maritimes (films en VOD proposés sur le site de La Médiathèque- nouvelle fenêtre).

PRATIQUE  : Exposition à la médiathèque Gustave-Eiffel du 21 février au 12 mars 2017 (aux horaires d’ouverture habituels).

Yasmina Khadra, président du Salon du Roman Historique de Levallois 2017

4 Fév khadra-portrait

Cette année, l’écrivain Yasmina Khadra sera président de la 6ème édition du Salon du Roman Historique de Levallois qui aura lieu le 26 février 2017, l’occasion pour le blog Liseur de revenir sur sa carrière.

Yasmina Khadra, que l’on peut découvrir dans cette vidéo moyen métrage de Arte France réalisée par Régine Abadia en 2011 (nouvelle fenêtre), de son vrai nom Mohamed Moulessehoul, est né à Kenadsa dans le Sahara algérien le 10 janvier 1955. Sous ce pseudonyme féminin se cache un écrivain prolifique et talentueux qui, au fil de ses œuvres, a su contribuer à faire connaitre le monde arabe et dénoncer les violences et les injustices. Au-delà de sa renommée mondiale, ses écrits sont empreints d’authenticité, son style est riche et singulier et ses livres sont une véritable invitation à la réflexion sur la complexité du monde d’aujourd’hui.

À 9 ans, son père le confie à l’École militaire des cadets pour faire de lui un officier. Et c’est quand il quitte l’armée en 2000 qu’il se consacre à l’écriture. Il s’installe en France et acquiert rapidement une consécration et une renommée internationales, avec le quatuor algérien, La part du mort, Morituri, Double-blanc, L’automne des chimères (nouvelle fenêtre), série de romans noirs avec le commissaire Brahim Llob en héros, à Alger dans les années 90.

Mais c’est vraiment à partir de 2002 que Yasmina Khadra accède à la notoriété avec une trilogie :  Les hirondelles de Kaboul (nouvelle fenêtre), L’Attentat (nouvelle fenêtre), pressenti par les jurys du Goncourt et du Renaudot en 2005, puis en 2006 Les Sirènes de Bagdad(nouvelle fenêtre) où il choisit de côtoyer de près le terrorisme.
Dernièrement, il puise son inspiration dans les conflits actuels : L’Équation africaine (nouvelle fenêtre)  en 2011, Les anges meurent de nos blessures (nouvelle fenêtre) en 2013, Qu’attendent les singes (nouvelle fenêtre) en 2014 et À quoi rêvent les loups (nouvelle fenêtre) en  2015.
La dernière nuit du Raïs
(nouvelle fenêtre), publié en 2015, retrace les dernières heures du colonel Khadafi, tandis que son dernier opus Dieu n’habite pas la Havane (nouvelle fenêtre), sorti en 2016, célèbre la mélodie joyeuse du peuple cubain.
Son œuvre est traduite en 33 langues, et plusieurs de ses livres ont été adaptés, notamment au cinéma, au théâtre mais également en bandes dessinées.

À NE PAS MANQUER : interview exclusive de Yasmina Khadra le vendredi 10 février 2017 à 17 h. À suivre en live sur la page Facebook de la Ville de Levallois  !

Seuls de Wajdi Mouawad au Théâtre de la Colline jusqu’au 9 octobre 2016 !

5 Oct seuls-wajdi-mouawad-theatre-de-la-colline

Si vous avez aimé l’œuvre foisonnante, lyrique et épique, (ou si vous voulez la découvrir) de Wajdi Mouawad, (né le 16 octobre 1968 à Deir-el-Qamar au Liban), venez voir cet homme de théâtre, metteur en scène, auteur, comédien, directeur artistique, plasticien et cinéaste libano-canadien jouer au Théâtre National de la Colline dans le spectacle, Seuls, qui fait partie du cycle de création nommé Domestique, œuvre où il arpente les sillons de de  la cartographie familiale. Décrite par cinq personnes depuis des angles différents, cette pentalogie comprend aussi  Sœurs (dont la mise en scène aboutie est déclinée dans plusieurs salles), suivront Frères, Père et Mère.

seuls visuel © Pankov

© Pankov

Ainsi, je me suis retrouvée dans une salle comble devant une scène sur laquelle l’auteur incarne avec humour et délicatesse le personnage pour le moins autobiographique d’Harwan, à l’existence marquée par l’exil. Pour ce faire, il nous entraîne dans les fondements de sa propre vie : quête d’identité, acceptation des différences, racines qui ne s’enracinent pas, image de soi…

Le spectacle est mené avec une indéniable générosité, et une mise en scène qui fait travailler notre imaginaire d’une façon extraordinaire, avec des formes théâtrales surprenantes, attachantes, éprouvantes. Par un jeu subtil de dédoublement et de passe-muraille, sa silhouette est projetée sur le mur, agissant à sa guise en dehors de ses actes sur scène.  Avec en fond, des voix enregistrées du père et de la sœur d’Harwan, les lumières, la musique, la peinture corporelle, tout se chevauche, tout se mélange, traverse les frontières, pour finir dans un délire ultime de couleur et du corps comme lieu de tous les possibles. Et une succession d’événements avec une parabole qui  le mène à se confronter à lui-même à travers le chef-d’œuvre de Rembrandt, Le Retour du fils prodigue.

Le retour du fils prodigue

Le retour du fils prodigue par Rembrandt — Hermitage Torrent. Domaine public.

C’est une pièce singulière au cœur de l’émotion où tout est maitrisé, un tour de force en solo pour Wajdi Mouawad  qui crée l’illusion que nous avons été plongés dans l’histoire et l’univers d’une foule de personnages.

Il  interprète, de façon originale  la douleur du monde et recherche l’apaisement de façon dévorante, elle  s’incarne dans le corps de l’auteur, ce qui nous trouble nous, spectateurs, au plus profond de notre être.

C’est une expérience fascinante à partager, et que je vous invite à tenter.

En attendant retrouvez Littoral, Incendies, Forêts, triptyque du Sang des promesses à emprunter à la Médiathèque de Levallois et le CD Horizons interprété par le groupe Détroit.

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Quand le Festival America rend hommage à Jim Harrison

20 Sep jim-harrison

Du 09 au 11 septembre 2016, la ville de Vincennes recevait le Festival America. Pour sa 8ème édition, le Festival a rendu hommage à Jim Harrison, l’un des plus grands auteurs américains du 20ème siècle, décédé en mars 2013 à l’âge de 78 ans.

Jim Harrison, l’écrivain des grands espaces, laisse une œuvre foisonnante (une trentaine de romans, nouvelles, poèmes…) où il exprime son goût pour la nature, la bonne chère, l’alcool, et sa fascination pour les Indiens. Dans ses livres, il donne la parole aux anonymes, aux déclassés et aux sans-voix… Il trouva l’inspiration dans la région du Michigan où il vécu, mais aussi du Nouveau-Mexique, de l’Arizona et du Montana.

michigan

Lac dans le Michigan

Nous étions à cette soirée vendredi 09 septembre. Ses amis étaient là, sur la scène de l’amphithéâtre qui faisait salle comble pour l’occasion. La soirée fut animée par Francis Geffard et Julien Bisson. Etaient aussi présents Jim Fergus et Dan O’Brien, deux amis de longue date de Jim Harrison ; Brice Matthieussent son traducteur ; Patrice Hoffmann son éditeur chez Flammarion ; Dominique Bourgois directrice des éditions Christian Bourgois ; et François Busnel.

La soirée débuta par la projection d’extraits d’un film documentaire sur Jim Harrison réalisé par François Busnel. Ce film sortira prochainement au cinéma. Nous l’attendons impatiemment !

Puis Jim Fergus et Dan O’Brien ont témoigné de leur amitié avec l’écrivain de façon émouvante, touchante et drôle, brossant le portrait d’un homme exceptionnel doté d’une grande sensibilité. Ils ont évoqué deux facettes de l’auteur : la figure rabelaisienne, et l’homme dépressif, sujet à des crises d’isolement. Deux évènements traumatisants l’ont considérablement marqué : à  l’âge de 8 ans, son œil gauche est accidentellement crevé lors de jeux avec une petite fille ; en 1962, son père et sa sœur Judith meurent dans un accident de la route.

L’émotion est grande lorsque Jim Fergus offre à François Busnel une canne en bois à tête de serpent, ayant appartenu à Jim Harrison. Puis, Dan O’Brien débouche une bouteille de whisky et offre un verre aux invités de cette rencontre, trinquant à la mémoire de »Big Jim ». Moment touchant lorsque un comédien de la compagnie Les Livreurs dévoile des extraits du dernier roman de Jim Harrison Le vieux saltimbanque, récit autobiographique paru en 2016.

À la question posée par Julien Bisson à chaque invité : « quel est votre livre préféré de Jim ? » la réponse est Dalva, mais aussi Faux soleil, De Marquette à Vera Cruz, même si François Busnel avoue sa difficulté à faire un choix…

La soirée s’est clôturée avec la projection de Légendes d’automne film de Edward Zwick, adapté de la novella  Legends of the fall, écrite en 1978-79, premier grand succès de l’auteur.

Une très belle soirée que nous a offert le Festival America.

La littérature peut faire mûrir l’esprit, disait Jim Harrison.

Retrouvez les livres de Jim Harrison à La Médiathèque :

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Cet article a été rédigé par Marie-Odile S. et Ariane C., qui ont été nos reporters lors de ce week-end de festival.

Enregistrer

Enregistrer

Les couples d’écrivains, Julia Kristeva et Philippe Sollers…

11 Juin Du mariage considéré comme un des beaux arts de Philippe Sollers et Julia Kristéva

Ou quand l’écriture se conjugue au pluriel … Julia Kristeva et Philippe Sollers font partie de ces couples illustres qui partagent leur vie et le même métier : écriture, connivence ou rivalité ? Nous l’avons vu avec Paul Auster et Siri Hustvedt, et l’on pourrait aussi parler de certains couples mythiques : Aragon et Elsa Triolet, Sartre et Beauvoir …

Mais ces exemples ne doivent pas faire oublier tous ceux qui, aujourd’hui, poursuivent une œuvre, sociologique, philosophique, littéraire, artistique ou militante. Ainsi la psychanalyste et l’écrivain entretiennent depuis cinquante ans une relation amoureuse et complice fondée sur une indépendance farouche, que Julia Kristeva et Philippe Sollers racontent dans Du mariage considéré comme un des beaux-arts que je vous invite à lire. En voici un extrait :

 Je n’ai jamais songé à me marier. Sauf une fois. Et une fois pour toutes. Cette aventure singulière, et très passionnée, méritait, je crois, d’être racontée en détail. (Philippe Sollers)

Nous sommes un couple formé de deux étrangers. Notre différence nationale souligne encore mieux une évidence qu’on se dissimule souvent : l’homme et la femme sont des étrangers l’un à l’autre. Or le couple qui assume la liberté de ces deux étrangers peut devenir un véritable champ de bataille. D’où la nécessité d’harmoniser. La fidélité est une sorte d’harmonisation de l’étrangeté. Si vous permettez que l’autre soit aussi étranger que vous-même, l’harmonie revient. Les « couacs » se transforment alors en éléments de la symphonie. (Julia Kristeva)

Du mariage considéré comme un des beaux arts de Philippe Sollers et Julia Kristéva (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

La romancière et psychanalyste et l’écrivain ont eu le coup de foudre à Paris en 1966,ils ont mariés en 1967 et continuent de s’aimer. C’est un couple légendaire, et ce texte co-écrit s’avère émouvant et subtil.

Julia Kristeva  est née à Sliven en Bulgarie, elle est philologue, psychanalyste, féministe, c’est une écrivaine française et un professeur émérite de l’université Paris VII -Diderot.

Il est ardu d’essayer de synthétiser son œuvre complexe et polymorphe. Pour résumer, elle a inventé la notion d’ intertextualité , elle est membre de la société psychanalytique de Paris depuis 1997. Et elle a publié une trentaine d’ouvrages, s’est intéressée aux femmes écrivains et intellectuelles. Son œuvre a une très grande influence sur le féminisme international contemporain.

Philippe Sollers, né Philippe Joyaux à Bordeaux en 1936, prend le pseudonyme de Sollers « tout en art » (en latin) en 1957. Il offre une œuvre abondante, et reçoit de nombreux prix.

Il fonde la revue Tel quel aux éditions du Seuil qui rassemble des personnalités telles que Roland Barthes, Jacques Derrida, Jacques Lacan.

Il épouse Julia Kristeva en 1967.En 1968, il rédige pour la Nouvelle critique, revue des intellectuels communistes. En 1982, il quitte le Seuil pour Gallimard, et fonde l’Infini chez Denoël qui passera ensuite chez Gallimard où la revue continue à paraître. En 1983 il publie Femmes. La même année il devient directeur de collection chez Gallimard. En 1993 paraît Le secret qui remporte un gros succès en librairie.

Si son œuvre est plutôt méconnue du grand public, Sollers occupe une place singulière dans la littérature française contemporaine : romancier et essayiste, fondateur et directeur de revues littéraires importantes, il est aussi un grand lecteur qui aime les écrivains. Il remet dans le circuit des écrivains oubliés ou mal compris, auxquels il redonne toute leur place dans la conversation et la pensée vivantes (Saint Simon, Casanova, Lautréamont…..)

Il a à son actif plus d’une soixantaine de livres qui passionnent par leur multiplicité foisonnante…. et leur diversité (romans, certes, mais aussi essais sur les livres, sur la peinture, ou la musique….)

Car Sollers à l’évidence aime la diversité. Dans cette Nuit Rêvée, il affirme ses goûts, « je reconnais un écrivain en quelques lignes », ses affections, son amour des femmes intelligentes et belles : « les sorcières ne m’aiment pas », ses raisons de vivre dont la lecture de Bataille…, et il crée des relations inédites entre des œuvres apparemment hétérogènes : littéraires, musicales, et picturales….

Pour aller plus loin, réécoutez sur France Culture l’émission du 9/4/2016 spéciale Philippe Sollers du Temps des écrivains, animée par Christophe Ono-Dit-Biot.

Et pour relire l’article consacré à Paul Auster et Siri Hustvedt, c’est sur Liseur

%d blogueurs aiment cette page :