Nouvelles, vous avez dit nouvelles ?

15 Juin

La nouvelle est un récit à priori court, écrit en prose. Pourtant ce critère ne fait pas l’unanimité, citons par exemple Microfictions (nouvelle fenêtre) de Régis Jauffret,  (500 textes de 2 pages chacun), sont annoncées comme « roman », tandis que La Rêveuse d’Ostende, (nouvelle fenêtre) parue dans le recueil de nouvelles éponyme d’Éric-Emmanuel Schmitt fait 115 pages. Stendhal, souvenons-nous, qualifiait, dans son avertissement au lecteur, La Chartreuse de Parme (nouvelle fenêtre) de « nouvelle », avec 530 pages en livre de poche ! C’est pourquoi l’on peut penser que la définition de la nouvelle n’est pas à chercher dans un nombre de pages minimum ou maximum, mais ailleurs, davantage dans la concision et l’efficacité de l’écriture qui la caractérisent.

En règle générale, les personnages d’une nouvelle sont peu nombreux et brièvement décrits. Son action est assez simple mais construite de façon à ménager un effet de surprise au dénouement : c’est ce que l’on appelle la chute. Elle semble s’opposer au roman qui, lui, est long. C’est un genre littéraire qui se subdivise en sous-genres : nouvelle réaliste, fantastique, poétique. Ces histoires peuvent être amusantes ou nostalgiques, voire inquiétantes ou dérangeantes, pour vous faire frissonne,r on s’appuie sur la concentration de l’histoire.

Les pays francophones l’axent plutôt sur un événement, son rythme est rapide et peu explicatif. Tandis que la nouvelle anglo-saxonne a un rythme qui permet d’expliquer les pensées et les réactions des personnages. Elle a pris son essor au XIXe siècle.

À titre indicatif quelques titres évoqués : Honoré de Balzac, le chef d’œuvre inconnu  (nouvelle  fenêtre) Gustave Flaubert, Trois contes (nouvelle nêtre) Guy de Maupassant, auteur de nombreuses nouvelles, une partie de campagne, Le horla ( nouvelle fenêtre) le parapluie, La Parure (nouvelle fenêtre) etc

Emile Zola est un habile nouvelliste, il compose des textes saisissants, par exemple La mort d’Olivier Bécaille (nouvelle fenêtre ) entre autres, à travers des histoires légères ou cruelles, il pose un regard acéré sur la société de son temps et se révèle être le maître de la nouvelle naturaliste avec ses textes saisissants. Allan Edgar Poe, quant à lui, exploite la veine fantastique et compose ses fameuses histoires extraordinaires (nouvelle fenêtre), ainsi que son confrère Barbey d’Aurevilly  Les Diaboliques (nouvelle fenêtre).

Très proche du conte, la nouvelle fait réfléchir sur le monde et le comportement des hommes. Ainsi celles du XXe et XXIe siècle reflètent et mettent en scène le monde contemporain à l’instar des séries télévisuelles. Dans l’œuvre de  Jean-Paul Sartre, l’on peut citer Le mur (nouvelle fenêtre) par exemple. Et pour celle que l’on considère comme la sœur française de Raymond Carver, (reconnu comme le maitre du genre), Annie Saumont, ce sont environ 300 nouvelles dont  Les blés (nouvelle fenêtre) qui font partie de celles disponibles dans votre Médiathèque.

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En Russie plusieurs grands auteurs s’y sont essayé, retenons par exemple Fedor Dostoïevski avec La douce (nouvelle fenêtre ) qui met en abyme une illusion de soi-même et le décalage qui peut exister dans un couple. Pendant qu’ Anton Tchekhov loue la beauté des paysages Russes dans La Steppe (nouvelle fenêtre)

Le grand écrivain Autrichien Stefan Zweig, consacre l’empathie et le lyrisme dans la littérature. Avec sa fine plume empreinte de sagacité, citons, Lettre d’une inconnue (nouvelle fenêtre) entre autre.

Pour Henry James, l’élève, par exemple est un écrivain de génie qui éblouit, quand il se fait nouvelliste, par sa profondeur, sa finesse d’analyse, sa drôlerie empreinte de légèreté et l’éclat de son talent comme dans  Le motif dans le tapis (nouvelle fenêtre) par exemple. On peut également citer, Hermann Melville  et son emblématique Bartelby le scribe (nouvelle fenêtre) symbole de la bureaucratie passive traité avec un irrésistible humour.

Pour en revenir au plus populaire nouvelliste Américain Raymond Carver, il  dépeint de petites gens, plutôt paumés touchés par la grâce,  comme dans   Parlez-moi d’amour (nouvelle fenêtre),  ou  Les vitamines du bonheur (nouvelle fenêtre). Sa  caractéristique est une écriture particulièrement minimaliste. Son modèle est John Cheever  qualifié de « Tchekhov des classes moyennes », dont les textes fascinent par leur fulgurance, il n’a pas son pareil pour capter un détail, un instant de tension comme dans Déjeuner de famille (nouvelle fenêtre)  

Charles Bukowski, célèbre pour son nihilisme signe le fameux  Contes de la folie ordinaire (nouvelle fenêtre)  portrait au vitriol de la société américaine empreint d’une grande oralité dans un langage cru que l’on retrouve dans l’ensemble de son œuvre. Le grand Russel Banks en plus de ses romans passionants, nous a aussi livré un texte avec concision qui radiographie les États-Unis de façon remarquable, il s’agit d’Un membre permanent de notre famille (nouvelle fenêtre)

On peut citer aussi de jeunes auteurs Américains ou Canadiens principalement édités chez Albin Michel, dans la collection Terre d’Amérique, comme Sherman Alexie qui, avec La vie aux trousses ( nouvelle fenêtre) offre tendresse, cruauté, humour grinçant :  ces nouvelles prouvent, s’il en était besoin, que « l’enfant terrible des lettres américaines » est un écrivain virtuose. Ou bien Joseph Boyden avec Là-haut vers le Nord (nouvelle fenêtre) Ces nouvelles étonnantes, mélange fascinant d’émotion, de colère, de grâce, de violence et de poésie, dessinent, à la manière d’un roman choral, les pleins et les déliés d’une communauté humaine.

Les nouvelles du Japonais Akira Yoshimura  dépeignent sa fascination pour la mort qu’il nous offre comme un spectacle grâce à  son écriture ciselée, à l’image de  La  jeune fille suppliciée sur une étagère (nouvelle fenêtre)

Parmi les fameux nouvellistes, n’omettons pas la Canadienne de langue anglaise, reine de la nouvelle et Nobelisée pour son œuvre  : Alice Munro, qui  comme dans Trop de bonheur (nouvelle fenêtre) va à l’essentiel dans ses œuvres dont les personnages sont des femmes aux itinéraires cabossés qui semblent nourris de sa propre expérience , deuil d’une mère, du désamour d’un mari, de la jalousie ambivalente d’une belle-mère, des choses cachées derrière les choses et c’est la profondeur du mystère, allié à la limpidité de son style qui font la puissance de son œuvre.

Dépressions (nouvelle fenêtre ) d’Herta Muller rassemblent une série de situations et d’événements qui donnent forme à son récit : la mort d’un proche, un accident avec une vache, l’alcoolisme du père et c’est dans une langue comprimée et rugueuse qui lui est très personnelle qu’elle nous offre une observation impitoyable de la petitesse humaine.  Elle fut elle aussi lauréate du prix Nobel en 2009.

Si la nouvelle n’est pas toujours un genre très prisé du public, elle se concentre sur l’essentiel et peut être une excellente façon de voyager par exemple, dans le temps ou l’espace. Le recueil le plus récent que j’ai lu et que je vous recommande est Le boxeur Polonais (nouvelle fenêtre) d’Eduardo Halfon, auteur guatémaltèque, qui signe un  texte mystérieux et puissant, de deux chroniques courtes qui se déploient  avec une nostalgie lente et forte et sont aussi une invitation à la réflexion sur le rôle de la littérature.

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Réviser son bac à La Médiathèque : opération Coup de pouce 2019

10 Juin

Depuis 2011, La Médiathèque accompagne les lycéens dans leurs révisions du Baccalauréat avec la semaine  « Coup de pouce aux révisions » qui se déroule cette année du mardi 11 juin au dimanche 17 juin. Cet article du Blog B.R.E.F. fait le point sur cette semaine, qui s’annonce intensive en révisions. Nous souhaitons bonne chance à tous les futurs bacheliers !

Sur place ou en ligne, et jusqu’à la dernière minute, n’oubliez la sélection de documents disponibles à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) ainsi que le Zoom sur Coup de pouce aux révisions avec sites et vidéos utiles (nouvelle fenêtre) pour vous entraîner et réviser.

B.R.E.F.

Le décompte pour passer les épreuves du bac débute. Les lycéens plancheront à partir du 17 juin jusqu’au 24 juin 2019. Depuis plusieurs années, La Médiathèque de Levallois organise l’opération Coup de pouce aux révisions. Cette année, elle aura lieu du 11 au 16 juin pour permettre aux candidats de réviser dans les meilleurs conditions.

Coup de pouce aux révisions, c’est quoi ?

Ouverture exceptionnelle : la médiathèque Gustave-Eiffel modifie ses horaires d’ouverture au public pendant la semaine de révisions

Coup de pouce aux révisions

Des espaces de travail avec un aménagement de la médiathèque Gustave-Eiffel : tables, accès internet libre, wifi gratuit, salle de travail silencieuse avec respect des règles pour réviser sereinement, prises électriques à disposition.

Des ouvrages indispensables pour réviser son bac en prêt et en consultation sur place : annales, annabac, fiches dans différentes matières et filières.

Une sélection de sites et applis incontournables :

Voir l’article original 171 mots de plus

Un auteur à l’affiche : Annie Ernaux

1 Juin

Le 21 mai dernier à Londres, l’écrivain Annie Ernaux a manqué de peu la consécration finale du Man Booker Prize International 2019 (nouvelle fenêtre) pour son  titre-phare Les années (nouvelle fenêtre) évidemment traduit en anglais. Sélectionnée dans la shortlist du prestigieux prix littéraire, elle est considérée comme le chef de file du roman social.

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Le prix a été remis à Jokha Alharthi pour son livre Celestial bodies (voir l’article du Temps – nouvelle fenêtre) mais c’est l’occasion de revenir sur la vie et l’œuvre d’Annie Ernaux. Son nom d’origine est Duchesne, elle est née en 1940, à Lillebone en Normandie. Issue de parents épiciers, elle sera poussée par sa mère à faire des études, (très jeune elle prend conscience des écarts de milieux, ce qui vraisemblablement alimentera  l’origine de son inspiration littéraire).

Elle étudie ensuite à l’université de Rouen, première étape vers l’autonomie. Elle obtient le CAPES, et devient agrégée en lettres modernes. Lorsque paraît La place (nouvelle fenêtre) elle obtient le prix Renaudot, ce qui la fait connaître. Mêlant l’expérience personnelle à la grande Histoire, ses ouvrages abordent l’ascension sociale de ses parents  La Honte (nouvelle fenêtre), son mariage La Femme gelée (nouvelle fenêtre), sa sexualité et ses relations amoureuses Passion simple (nouvelle fenêtre), Se perdre (nouvelle fenêtre), son environnement La Vie extérieure (nouvelle fenêtre), son avortement L’Événement (nouvelle fenêtre), la mort de sa mère dans Une femme, construisant ainsi une œuvre importante, d’influence sociologique. Sa référence en la matière sera Pierre Bourdieu, qu’elle admire.

Elle délaissera très vite la fiction pour tenter de montrer le monde tel qu’il est en s’appuyant sur sa propre histoire. Peu à peu, elle invente une écriture singulière qui utilise un matériel autobiographique comme terrain de questionnement. Elle épure de plus en plus son style et le singularise. Elle publie souvent des journaux qui complètent certains de ses textes avec un autre angle de vue. Elle interroge sans cesse son écriture soit avec un allié, soit seule dans son ouvrage, L’atelier noir (disponible en version numérique- nouvelle fenêtre ) où elle analyse avec une grande précision sa recherche pour parvenir à un ouvrage essentiel : Les années (nouvelle fenêtre).  

les années Annie Ernaux (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) En ce moment, Annie Ernaux est à l’honneur dans la pièce L’autre fille, tirée d’un de ses livres (paru en 2011), à l’affiche au Studio Hebertot (nouvelle fenêtre) où j’ai eu la chance de me rendre pour cette adaptation sobre et brillante, mise en scène par Nadia Remita. Dans un décor épuré, la comédienne Laurence Mongeaud livre avec brio un texte socio-biographique, très fort, interprété magistralement et au ton juste sur un secret familial absolu. Jamais un mot de la bouche de ses parents sur cette sœur inconnue, morte deux ans avant sa naissance… Annie Ernaux s’interroge. Creuser l’absence pour faire jaillir la présence, écrire à une morte pour s’adresser aux vivants… un texte tendre et abrupt pour un spectacle intense et bouleversant. qui se caractérise par des phrases courtes, où chaque mot est pesé, choisi.

Histoires de famille (3ème partie)

25 Mai

Après les incontournables (Histoires de famille- 1ère partie) et les contemporains (Histoires de famille – 2ème partie), j’ai gardé pour la fin ces romans que j’ai particulièrement appréciés, tout d’abord ceux de Dermot Bolger avec deux thématiques fortes autour de la cellule familiale.

Toute la famille sur la jetée du paradis (nouvelle fenêtre) de Dermot Bolger. Roman- fleuve envoûtant où nous suivons les cinq enfants de la famille Goold Verschoyle de 1915 à 1945 au travers de l’enfer de l’Histoire. Particulièrement celle de l’Irlande dont l’auteur est natif. Tiré d’une histoire vraie, c’est un récit passionnant. Il s’en dégage une grande force.

Une seconde vie (nouvelle fenêtre) de Dermot Bolger. C’est un livre profond et intelligent qui offre une réflexion ouverte sur l’incidence de l’abandon sur le psychisme dans une Irlande sombre et violente.

Voici aussi deux premiers romans particulièrement remarquables qui traitent de thèmes très durs avec beaucoup de finesse. De jeunes auteurs dont il faudra à mon avis suivre le parcours.

My absolute Darling (nouvelle fenêtre) de Gabriel Tallent. Ce livre retrace le cheminement de Julia alias Turtle,14 ans, orpheline de mère, qui grandit avec Martin son père, nihiliste à tendance survivaliste violent et abusif. Elle évolue dans cet univers étroit et glauque, dans une maison isolée du nord de la Californie. C’est un roman ambitieux  dont le style tout en finesse et délicatesse, permet de supporter des scènes glaçantes, et le roman se nourrit de l’ambiguïté et des contradictions des personnages.

Idaho (nouvelle fenêtre) d’Emily Ruskovitch (nouvelle fenêtre).  Ce texte restitue la vie de la famille Mitchell, constituée de Wade, Jenny, May et June vivant dans une nature somptueuse. Ils ont une vie solitaire et rude, ordinaire et sauvage, avant que le drame n’arrive. Bouleversant par son thème – l’histoire d’un infanticide restituée par la voix d’Ann, la deuxième femme de Wade – et troublant par sa construction, tout en ellipses et en mystère.

Et pour finir un fraichement arrivé : Le pont d’argile (nouvelle fenêtre) de Markus Suzak. Un grand roman sur le lien qui unit père et fils, une saga familiale bouleversante.

Le coin de La Médiathèque de mai 2019 rend hommage à Léonard de Vinci

21 Mai

À l’occasion des 500 ans de la mort de Léonard de Vinci (15 avril 1452 – 2 mai 1519), le coin de La Médiathèque de mai ne peut pas passer à côté de la vie et l’œuvre de cet artiste majeur qui fut aussi un grand scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste,  architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe et écrivain. Voici une petite sélection pour voir Léonard autrement !

La demande de Michèle Desbordes (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) La demande (nouvelle fenêtre) de Michèle Desbordes / Éditions Verdier

Ce court roman si poétique, se déroule dans le cadre bucolique du Clos Lucé, à Amboise, dans un paysage de bord de Loire envoûtant et tranquille, où Léonard de Vinci va passer les deux dernières années de sa vie, à l’invitation du roi de France. Son nom ne sera jamais cité, pourtant on reconnaît le vieux peintre italien entouré de ses travaux, de ses élèves et de sa servante dévouée et discrète avec lequel il tisse une étrange relation, indicible et sensible, faite de silences et de jeux de regards. Tout dans ce roman concourt à la lenteur, à la méditation : les paysages se déploient, restituant « la douceur angevine » avec beaucoup de réalité et Michèle Desbordes qui manie la langue comme une caresse, nous envoûte grâce à son écriture délicate et ciselée créant une véritable atmosphère picturale.

Les machines de Léonard de Vinci : Secrets et inventions des codex de Domenico Lorenza (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre)

Les machines de Léonard de Vinci : Secrets et inventions des codex (nouvelle fenêtre) de Domenico Lorenza / Editions Gründ

Si on connaît Léonard de Vinci pour sa Joconde, on le présente aussi aujourd’hui comme  un prodigieux génie scientifique, précurseur de l’époque moderne pour avoir imaginé et conçu toutes sortes de machines préfigurant la révolution industrielle du XIXème siècle : machines volantes, machines hydrauliques, machines de guerre, scaphandres de plongée.  En témoignent les nombreux dessins que le maître nous a laissés, des croquis qui nous interpellent non seulement par leur beauté esthétique mais aussi par l’innovation technique née de son sens de l’observation et de son esprit de synthèse.

Ce remarquable ouvrage réunit des textes originaux du génie italien et une trentaine de dessins dont la représentation en 3D nous permet de découvrir et de comprendre les secrets de ses machines visionnaires.

Léonard de Vinci : l’homme aux mille talents de Viviane Koenig (catalogue d La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

Léonard de Vinci : l’homme aux mille talents (nouvelle fenêtre) de Viviane Koenig / Éditions Belin

L’auteur dresse le portrait de Léonard de Vinci, génie de la Renaissance. Dès l’âge de 5 ans,  Léonard se révèle comme un enfant intelligent possédant quelque chose d’étonnant et le don de se faire aimer, avec une envie de tout savoir, de tout connaître et de tout comprendre. En tant qu’enfant illégitime, il ne peut être destiné qu’à une carrière manuelle. À l’âge de 14 ans, il entre chez l’artiste peintre Verrocchio à Florence. Il n’oubliera jamais cette première journée passée à ses côtés. Malgré le manque affectif dont souffrira Léonard toute sa vie, il se jette dans l’art à corps perdu et deviendra rapidement le plus talentueux des compagnons de Verrocchio avant de devenir l’un des maîtres incontestés de l’art italien. Recommandé à partir de 11-12 ans, ce roman historique passionnant retrace principalement les trente premières années de la vie de l’artiste.

Léonardo de cécile Alx (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) Léonardo (nouvelle fenêtre) de Cécile Alix / Editions Poulpe fictions

Peintre, sculpteur, ingénieur, Léonard de Vinci, l’un des plus grands esprits de tous les temps, est mort il y a 500 ans. Nombre d’auteurs ont écrit pour retracer le parcours exceptionnel de cet homme…

Cécile Alix raconte avec fraîcheur la vie de cet homme hors du commun grâce à son héroïne, Mélissa, 12 ans, qui a créé une chaine Youtube 100% bio…graphie pour parler de Léo, alias Léonard de Vinci, sa grande passion. Les chapitres abordés sous forme d’épisodes relatant son parcours sont très bien documentés : son enfance, son apprentissage chez Verrocchio, ses débuts à Florence, sa gloire à Milan et la fin de sa vie en France. Des graphismes très originaux ainsi qu’une petite BD de Leslie Plée à chaque page, illustrent à merveille les textes ponctués d’humour de Mélissa et surtout permettent de mieux comprendre les projets de Leonardo.

Avec des moyens très contemporains, voilà une manière originale de faire découvrir ou redécouvrir la vie complexe des artistes de la Renaissance. Une petite pépite à mettre entre toutes les mains !

Merci à Sylvie Z., Marie-Odile S., Patricia D. et Marie-Charlotte W.

Illustration d’en-tête (signature) : Di Léonard de VinciHubertl-ATNicolas Y. D. TIREL – Wikimedia Commons, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=59398649

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