Le coin de La Médiathèque d’octobre 2018 continue la conquête de l’Ouest

22 Oct

Après  Ma soirée à La Médiathèque dont le thème cette année était « Il était une fois dans l’Ouest », voici de quoi continuer à voyager dans les grands espaces grâce à un roman intense qui parle de liberté, une série de bandes dessinées mythique, un album surprenant et des comptines à chanter autour d’un feu de camp !

1878, treize ans ont passé depuis la fin de la Guerre de Sécession. La conquête de l’Ouest est achevée. Les dernières tribus indiennes ont été rassemblées dans la plus ingrate des contrées : l’Oklahoma. La « dernière frontière » enserre ce dernier territoire indien que l’on nomme « réserve ». Parmi elle, la tribu Cheyenne…

C’est au cœur de cette réserve  que débute le récit : pour les sauver de la faim et de la malaria, le vieux chef cheyenne tente d’obtenir l’autorisation de ramener son peuple dans le Wyoming, sa terre d’origine …  Mais une rumeur court : trois indiens cheyennes auraient quitté la réserve ! L’armée, chargée de les surveiller, ordonne au chef de la tribu de les retrouver et prend en otages dix indiens contre la remise des trois fuyards. N’ayant plus rien à perdre, poussée par son désir de liberté, toute la tribu décide de passer outre et entame sa longue marche de retour vers la terre natale à 1600 kilomètres  au nord.
De l’été à l’hiver 1878, une véritable chasse à l’homme commence. Une opération de poursuite d’une ampleur disproportionnée avec  13 000 soldats qui finiront par être mobilisés contre ces 150 indiens, femmes, enfants, vieillards et seulement à peine une cinquantaine d’hommes adultes qui feront le choix de ne jamais abandonner leur fierté, leur dignité, leur droit à la liberté ….

Ce roman, paru en 1941, sous le titre « le dernier espoir » est une cinglante dénonciation du sort réservé aux peuples autochtones par l’administration des États-Unis et une formidable ode à la liberté de ceux qui n’avaient que le tort de penser que le sol sur lequel  ils avaient vécu était le leur…
Un magnifique roman à découvrir ou à redécouvrir.

Qui ne connaît pas Lucky Luke, une série vendue à plus de 300 millions d’exemplaires ?

Le père de Lucky Luke, Morris, de son vrai nom Maurice de Bevere, a publié 70 albums de la série entre 1947 et sa mort en 2001. Lucky Luke a ensuite été repris par plusieurs auteurs. Il a par ailleurs connu plusieurs adaptations en série, film d’animation et en longs-métrages.

Dès le 11e album, en 1958, Morris se fait accompagner de différents scénaristes dont René Goscinny, célèbre pour sa série Astérix, qui signe avec lui près de 40 albums.

Avec un humour à plusieurs registres susceptible de toucher toutes les générations, Lucky Luke érige le Far West en mythologie, tout en s’appuyant sur des éléments historiques. Ses auteurs revisitent et popularisent ainsi en France et en Belgique un certain nombre de légendes de la conquête de l’Ouest américain : l’agence de détectives Pinkerton, le courrier du Pony Express, Calamity Jane, Billy the Kid… Ils mettent également en scène des éléments iconiques : le chemin de fer, le supplice du goudron et des plumes, la diligence, les bateaux à aube sur le Mississipi, les pionniers, les bonimenteurs, les chasseurs de primes, la cavalerie et les indiens…

Une série à (re)découvrir et partager en famille !

  •  Fourmi (nouvelle fenêtre) de Cyril Houplain. Éditions Milan

C’est un travail de fourmi (il faut bien le dire) qu’a demandé la réalisation de cet album ! Et une extrême patience. En effet toutes les illustrations sont composées de fourmis, identiques, dessinées à la main et nombreuses ! Cyril Houplain le dit lui-même : « Il m’a fallu deux ans pour faire le livre. Il me faut en moyenne douze fourmis pour remplir un centimètre carré » soit une tâche titanesque et des milliers d’heures de travail.

L’histoire est celle d’Alistair Burke, 14 ans, qui se fait surnommer  « Fourmi » car il travaille en tant que mousse sur un bateau et parvient à se glisser n’importe où. On suit ses péripéties jusque dans l’Ouest des États-Unis où il rencontre des Apaches et trouve sa vocation : dresseur de fourmis.

Outre l’histoire qui fait voyager petits et grands, chaque page est un émerveillement de fourmis. On peut regarder cet album de loin, de près ou à la loupe et pour les plus courageux, on peut essayer de compter le nombre de fourmis !

Cet album invite les enfants en Amérique pour chanter et danser le Far West.

Il comprend dix comptines aux accents du grand Ouest américain dont une en anglais et une autre en iroquois. Certaines déjà connues des enfants et des plus grands (Nagawicka, Un jour dans sa cabane)  sont ici revisitées par le groupe Framix et côtoient de nouveaux textes ainsi que des mélodies traditionnelles amérindiennes.

Ambiance Far West garantie grâce aux instruments de musique variés : banjo, yukulélé, flûte indienne, guitare et le violon typique de la musique américaine. Dix chansons entrainantes et souvent tendres avec des paroles faciles à retenir et des rimes amusantes.

Les jolies illustrations très colorées de Cécile Hudrissier complètent le voyage  dans l’univers des cow-boys et des indiens avec tous les ingrédients typiques du thème : les plumes, les totems, les chevaux, les squaws…

Il ne manque plus qu’un feu de camp pour chanter et danser autour tout en sautillant avec la main sur la bouche et des plumes sur la tête !

 

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Les coups de cœur de nos libraires

16 Oct

Jeudi 27 septembre 2018, les libraires du magasin Decitre de Levallois ont présenté leurs ouvrages coups de cœur de cette rentrée. Parmi eux les romans Avec toutes mes sympathies et Dix-sept ans dont leurs auteurs, respectivement Olivia de Lamberterie et Eric Fottorino, nous ont parlé avec beaucoup de retenue et d’émotion.

Olivia de Lamberterie, journaliste et critique littéraire est rédactrice en chef adjointe au magazine Elle, responsable du service livres et chroniqueuse à Télématin, comme je le disais n’est pas venue en tant que critique ce soir, mais pour nous parler de son livre, cette fois. Il s’agit d’Avec toutes mes sympathies (nouvelle fenêtre), édité aux éditions Stock, ode à la mémoire de son frère. Ce livre plonge dans la beauté de l’intime.

Eric Fottorino quant à lui, dirigea le quotidien Le Monde durant 25 ans jusqu’en 2011, il est fondateur de l’hebdomadaire Le 1 avec Laurent Greilsamer et Nathalie Thiriez, lancé en 2014. Il est aussi célèbre pour ses romans et essais. Ce soir, il présente un autre texte de l’intime, même s’il revendique le terme de roman, Dix-sept ans (nouvelle fenêtre) paru aux éditions Gallimard, dont le thème commun avec Olivia de Lamberterie, est l’absence. Pour le chroniqueur, il s’agit de la mère et tous deux nous font part de la manière dont  l’écriture et la littérature les ont aidés à lever le voile sur le puzzle familial.

 

Pour le journaliste, il dit s’être construit en creux et a porté un regard distancé sur sa mère, une sorte de mort émotionnelle et par les mots, en est venu a réinventer sa vie en la romançant dans une déambulation familiale qui a pour cadre sa ville natale, Nice, pour « dégeler » ses sentiments. Manière d’éroder les traumatismes dans une écriture de l’épure.

Pour la critique littéraire qui a perdu son frère dans des circonstances tragiques, (puisque il s’est donné la mort), il y a eu impossibilité d’écrire et de lire après le drame, les mots ayant perdus toute leur substance. Puis, elle a été portée par la nécessité d’écrire à un moment, cela a été aussi le moyen de contenir la violence familiale sourde.

Selon ces deux auteurs, la constatation qui en résulte est que l’écriture de l’intime se fait « sans vous » avec un grand travail de concentration.

À la suite de ce riche et émouvant échange, les libraires ont présenté différents ouvrages de cette rentrée.

  • Un coup de cœur pour Le monarque des ombres (nouvelle fenêtre)  de Javier Cercas qui dépeint les propres résistances de l’auteur pour mettre à jour l’existence d’un héros fourvoyé. L’auteur nous trempe dans la grande Histoire, celle de son pays sous la monarchie, qui en 1931 devint du jour au lendemain républicain. Une République qui entrera en crise en novembre 1933, ce qui débouchera sur une guerre civile. Le fascisme et les dissensions dans le pays, ainsi qu’une fois encore la part d’ombre de la famille sont décrites avec beaucoup de retenue ainsi que les espoirs déçus et les divisions profondes jusqu’à l’arrivée de Franco. Texte plutôt de l’ordre de l’essai, tout en réserve, à méditer. Le talent narratif de l’auteur n’est plus à démontrer.
  • Moi ce que j’aime c’est les Monsters (bientôt disponible à La Médiathèque  d’Emil Ferris est un roman graphique avec une narration à plusieurs strates. L’illustration forte apporte de la densité au texte, qui est par ailleurs parfaitement en place autour des dessins. Le thème central est qu’une petite fille s’intéresse à la mort de sa voisine et à son passé douloureux de juive allemande pendant la guerre. L’enfant est persuadée que cette mort n’est pas naturelle. Cet ovni littéraire est à la fois, thriller, conte fantastique, roman social, il se déroule dans les années 60, et contient un contexte politique à la fois violent et pudique. Sa qualité n’a trompé personne, puisqu’il a été couronné par trois fois du prix Will Eisner (lire à ce sujet l’article Monstress and My Favorite thing is monsters are Top Winners at the Eisner awards 2018 –en anglais- sur le site Comic-con.org -nouvelle fenêtre).
  • Camarade papa de Gauz (bientôt disponible à La Médiathèque) est une histoire documentée qui nous mène à la fin du XIXème sur les pas de Dabilly, un jeune homme parti tenter l’aventure en Côte d’Ivoire. Constitué de deux histoires mêlées, sous forme de conte à un siècle d’intervalle écrit du point de vue des colons et des colonisés, fantastique et onirique, ce texte est servi par une belle langue relevée et imagée, et il contient de très beaux chapitres sur l’histoire coloniale. Étonnant et riche.

Je vous engage à retrouver cet auteur prometteur avec son précédent roman  Debout-payé (nouvelle fenêtre)

  • Dans Un monde à portée de main (nouvelle fenêtre), Maylis de Kerangal centre son roman autour d’une jeune femme, Paula, qui partage amitié avec Kate et colocation avec Jonas. Nous explorons les difficultés du statut d’artiste de peintre en décor. Malgré l’aspect technique appuyé du texte pour rendre la matière sensible et précieuse, le texte est fluide et parle aux plus grand nombre. Une intrigue resserrée autour d’un thème, une écriture précise et cadencée qui énonce autant qu’elle suggère. Encore une réussite.
  • Midi (nouvelle fenêtre) de Cloé Korman.C’est un roman solaire sur les souvenirs. Claire a été éducatrice spécialisée et a dirigé une troupe dans un théâtre associatif, elle est à l’heure actuelle devenue médecin, quand un patient se présente… C’est Dominique qui resurgit de son passé, frappé par une hépatite B, très avancée. Entre fantômes du passé et présent, c’est une évocation touchante et sensible. Cloé Korman nous entraîne dans une enquête sur le mystère d’une violence exposée devant tous, en plein soleil, et néanmoins inapprochable. Porté par le souffle vital de deux héroïnes à peine sorties de l’adolescence, Midi est la splendide évocation d’une beauté qui aveugle et qui sauve.
  • Évasion (livre numérique à télécharger via le site de La Médiathèque) de Benjamin Whitmar est un roman noir qui retrace la fuite, un soir du réveillon, d’une douzaine de détenus dans le blizzard, la neige et le froid glacial. La chasse à l’homme s’organise : gardiens, traqueurs et journalistes sont à l’affût. C’est un roman sombre, hypnotique, un écrit brut, qui décrit finement des personnages très marquants, ainsi que les mécanismes de la violence. Magistral avec peu d’ effet. Après Pike (nouvelle fenêtre) puis Cry father (nouvelle fenêtre), Benjamin Whitmer s’impose avec ce troisième roman impressionnant comme un nouveau maître du roman noir américain.
  • Dans La guérilla des animaux, Camille Brunel fait le constat affligeant de l’extinction des animaux  et pose cette question « Que serions-nous sans eux ? ». C’est ce qui décide Isaac à affronter toute personne qui leur nuirait. Il se pose en justicier et l’explique dans ses conférences. Ce livre porte l’expression d’une nouvelle génération, c’est un livre fort.
  • Dans Là où les chiens aboient par la queue (livre numérique à télécharger à La Médiathèque) Estelle Sarah-Bulle retrace 50 ans d’histoire familiale à la Guadeloupe. Ézéquiel vit à Créteil et interroge sa tante, personnage flamboyant qui transmet l’histoire de la  famille et du pays, car la mère a laissé une absence mythologique. Très émouvant. Intensément romanesque, porté par une langue bluffante d’inventivité, Là où les chiens aboient par la queue embrasse le destin de toute une génération d’Antillais pris entre deux mondes. 

Voici donc un panel de bons romans de cette rentrée 2018. Et quel que soit le genre ou le thème qui vous attire, la Médiathèque regorge de livres (papier ou téléchargeables) d’auteurs connus, reconnus ou peu connus qui sauront vous séduire, alors rendez-vous sur le site de La Médiathèque (nouvelle fenêtre) !

Il était une fois dans l’Ouest… pour la jeunesse

11 Oct

Dans le cadre de Ma soirée à la Médiathèque 2018, nous vous invitons à venir découvrir la culture amérindienne et les cowboys qui nous fascinent depuis l’enfance. Partons à la découverte du Far West et de ses paysages qui inspirent les auteurs jeunesse. En effet, la conquête vers l’Ouest permet d’aborder avec les plus jeunes des thèmes comme la nature, les animaux mais aussi la tolérance, le courage et la sagesse. Après notre article sur les romans inspirés par l’Ouest américain, voici une petite sélection spéciale jeunes lecteurs à lire dans votre ranch ou votre tipi  !

Premières lectures

Série pour lecteurs débutants racontant les histoires d’une petite indienne et de ses frères dans les grandes plaines américaines.

Un cowboy décide de planter des piquets sur un pré pour délimiter son terrain. Un Indien lui explique que la terre ne lui appartient pas, elle appartient à l’esprit du vent et de l’aigle. L Indien est pacifiste et laisse le cow-boy continuer à délimiter son territoire. Un petit conte qui enseigne le partage.

Les aventures humoristique d’un petit  petit cowboy  un peu différent.

Malika est une petite Indienne que son père a élevé comme un garçon. Elle doit affronter des épreuves et grâce à cela porte le nom d’Étoile filante. Elle veut désormais chasser dans les plaines plutôt que de rester à coudre dans le tipi…

Deux histoires dans lesquelles, Paco le petit Indien tente de réaliser son rêve de voler comme un oiseau. La collection Colibri est une collection de petits romans spécialement conçue pour les enfants dyslexiques ou qui ont des difficultés dans le décodage de la lecture. Chaque ouvrage est consacré à une ou deux lettres correspondant à un son. Ceci pour faciliter l’apprentissage de la lecture. La collection comprend 4 niveaux. Dans chaque livre on retrouve des entraînements pédagogiques.

Les aventures d’un petit sioux courageux et intrépide.

Romans pour les plus de 8 ans

Elise est passionnée d’équitation et de musique country. Elle part pour un stage de trois semaines dans un ranch du Dakota mais sur place elle est confrontée à la méchanceté de ses camarades. Heureusement elle a les étendues sauvages et la vie dans le grand Ouest américain.

 

Luna, 11 ans part pour un mois à Monument Valley en Arizona avec sa mère qui est maquilleuse pour le cinéma. Elle rencontre là-bas Josh, un indien navajo de son âge avec qui elle va se lier d’amitié.

 

 

Pour retrouver sa mère indienne, Jeremy fuit le ranch où il a grandi et s’enfonce, seul et démuni, dans l’immensité de la grande prairie. Bientôt il reçoit l’aide de Flamme, un pur-sang Appaloosa qui l’accueille parmi les chevaux sauvages. C’est alors que se produit l’incroyable : Jeremy se métamorphose et devient lui-même cheval ! Désormais, il va devoir affronter avec les siens les dangers , braver le froid, les pumas et les chasseurs.

Louise est collégienne et son papa écrit des romans. Son prochain livre parle d’un enfant qui traverse les Etats-Unis en 1851 avec son père pour rejoindre la Californie mais le garçon est enlevé par des indiens …

 

Albums

Dans la grande prairie, les Peaux-Rouges ont planté leurs tipis. Ils vivent  en paix. Un jour la caravane des Visages pâles arrive car ils cherchent un endroit tranquille pour vivre. Visages pâles et Peaux-Rouges se retrouvent donc face à face. Ils veulent chacun tous les bisons de la prairie, pour leur viande et leur leur fourrure. Finalement ils vont s’entendre et vivre ensemble.

Pirates, soldats, chevaliers, tous partent au combat. Ils gesticulent et s’égosillent, alors que les Indiens ne disent rien. La fin est pleine de surprises car si les indiens se cachent c’est parce qu’ils s’embrassent!

 

 

Petit Indien a sept ans et il va devoir accomplir de grands choses avant le coucher du soleil pour mériter son nom d’indien.

 

 

Charlie est shérif de Cactus-Valley et il vient de perdre sa première dent. Maintenant, il zozote et les bandits se moquent de lui. Grace à sa persévérance il va prouver à tous son courage.

 

 

Comme chaque année à Paloma City a lieu le Concours du Meilleur Cow-Boy de l’Ouest. Les concurrents doivent passer des épreuves comme le rodéo, le lasso ou le banjo. Mais le petit cow-boy qui remporte chacune d’elles et gagne le concours est une fille !

 

Selon l’expression qui va à la chasse perd sa place, le personnage de l’album découvre qu’il y a des visiteurs quand il est de retour chez lui. Mais il va s’apercevoir qu’il peut ainsi se faire des amis.

 

 

Billy le môme (nouvelle fenêtre)

Les enfants peuvent facilement s’identifier à ce petit cowboy qui traverse si vite la plaine. Sur son chemin ils rencontre tous les personnages des westerns mais il est pressé car c’est l’heure du goûter.

 

Bandes dessinées

Documentaires

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Il était une fois dans l’Ouest

5 Oct

À l’occasion de la désormais traditionnelle Soirée à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) qui aura lieu le samedi 13 octobre 2018, partez à la découverte de l’Ouest américain en littérature !

La vision la plus convenue du destin américain veut que ce soit dans l’Ouest que la nation soit née, au XIXe siècle, dans la confrontation avec les grands espaces et les Indiens. Dans les faits, la conquête a été menée par une population essentiellement d’origine européenne, habitée par l’idée d’obtenir une vie meilleure sur ces immenses territoires dont les sols riches regorgeaient de ressources naturelles. Grisés par ces perspectives optimistes, les colons s’imposèrent sur l’immense territoire qui s’étend en Amérique du Nord entre le Mississippi et l’Océan Pacifique, en dépit de toute contrainte et sans égard vis-à-vis des Amérindiens qui furent expulsés, déportés, massacrés au mépris des principes fondateurs des États-Unis,

À la fin du siècle, l’essentiel des terres a été colonisé, les tribus amérindiennes rebelles ont été vaincues et reléguées dans des réserves. La conquête de l’Ouest est terminée mais elle demeure fermement ancrée dans la culture.

C’est là que l’écriture va jouer un rôle majeur dans la création d’une identité culturelle avec un terrain propice à l’imaginaire fait de violence et d’héroïsme qui fixe des stéréotypes dans les esprits  : le cowboy courageux, l’Indien sauvage, l’homme de loi vertueux, le hors-la-loi impitoyable, le brave colon et l’éleveur prédateur…

À l’époque, des milliers de titres sont édités (et souvent écrits en quelques jours en reprenant toujours les mêmes ressorts) et des millions d’exemplaires vendus, popularisant des figures légendaires telles que Buffalo Bill, alias Frederick William Cody. Connu comme homme de théâtre, ce dernier écrivit sa propre biographie. Comme preuve de son intemporalité, on le retrouve dans le roman actuel La tristesse de la terre (nouvelle fenêtre) d’Éric Vuillard qui dresse le portrait d’un homme dépossédé de lui-même, réduit à jouer toute sa vie son propre rôle ; mais dans un style percutant et riche en émotions, il dépeint également l’image d’une nation qui s’est construite dans le sang, sans se soucier de la dignité humaine.

La vie de Calamity Jane, autre personnage incontournable de l’époque, est relatée dans Martha Jane Cannary : la vie aventureuse de celle que l’on nommait Calamity Jane (nouvelle fenêtre). Découvrez cette bande dessinée de Christian Perrissin qui porte un regard réaliste sur la mythique aventurière, tandis que dans Lettres à sa fille (nouvelle fenêtre), Calamity Jane relate 25 ans de correspondance entre elle et son enfant et offre une vision émouvante de sa vie personnelle.

Outre les romans de quatre sous, plusieurs écrivains américains de renom situent leurs récits d’aventures dans le Wild West, avant même la fin de la conquête de l’Ouest, comme James Fenimore Cooper avec Le cycle des Bas de cuir (nouvelle fenêtre)dont le célèbre Dernier des Mohicans fit rêver des générations entières.

Une partie de l’œuvre de Cooper se fonde sur les récits des Amérindiens et ont pour cadre les territoires des Iroquois des six Nations que le père de l’écrivain avait contribué à annexer. Auteur de romans d’aventures, Cooper était un écrivain populaire dès le XIXe siècle et il est souvent considéré comme le père du roman moderne.

Dans  L’Or, la merveilleuse histoire du général Johann August Sutter (nouvelle fenêtre) paru en 1925, Blaise Cendrars imagine une biographie d’un aventurier suisse inspiré par John Sutter, le découvreur d’or californien.

Publié en 1927, Petrole (nouvelle fenêtre) d’Upton Saint Clair nous conduit dans un récit d’aventure et une fresque ambitieuse sur la naissance de l’Amérique industrielle.

Le célèbre True Grit (nouvelle fenêtre) de Charles Pontis, écrit dans les années 60, possède ô combien les ingrédients d’un bon western : un shérif borgne et poivrot, un indien un peu sorcier, un jeune premier prétentieux. C’est percutant, les dialogues sont saisissants, ce texte intemporel procure beaucoup de plaisir, c’est sans doute la raison qui a poussé les frères Coen à l’adapter au cinéma, ce qui donne une œuvre déjantée et jubilatoire.

Que ce soit dans le roman  Méridien de sang ou le rougeoiement du soir dans l’Ouest (nouvelle fenêtre)  ou dans La trilogie des confins (nouvelle fenêtre), Cormac Mc Carthy nous entraîne dans une chevauchée fantastique du Tennessee au Texas, façon horde sauvage.

Tandis que Trévanian dans son brillant Incident à Twenty-Mile ( nouvelle fenêtre) propose une nouvelle lecture du western qui dynamite les conventions avec un brin de nostalgie.

Elmore Leonard avec ses Chasseurs de primes (nouvelle fenêtre) nous divertit dans un style incisif avec son mélange de romantisme sur fond de fantasmes apaches.

Le sang des Dalton (nouvelle fenêtre) : Ron Hansen‘inspire, une fois de plus brillamment, d’une page de l’histoire violente du XIXe siècle américain, la vie de Bob Dalton, pour nous faire palpiter.

Les bisons du coeur brisé (nouvelle fenêtre) de Dan O’Brien. Quand l’auteur s’installe dans le ranch de Broken Heart, il réalise son rêve : vivre au pied des terres indiennes de Sitting Bull… Mais les grandes plaines du Dakota ont subi le génocide indien et le massacre des bisons, elles sont stérilisées par l’agriculture et l’élevage bovin intensifs.

La décimation (nouvelle fenêtre)  de Rick Bass  (dont Jim Harrison dit qu’il est son «fils littéraire»), fait partie de ces écrivains rassemblés au sein de l’«école du Montana». Aux côtés de Wallace Stegner, Thomas McGuane, Edward Abbey et tant d’autres, ce romancier fait la part belle aux paysages grandioses et sauvages du Sud profond ou du Montana. Western politique, La Décimation s’inscrit parfaitement dans son œuvre.

Je vous engage à lire Montana 1948 (nouvelle fenêtre) de Larry Watson : parue en 2010, c’est une œuvre à l’écriture riche, au style fluide, tout en retenue, où l’auteur distille savamment un climat d’angoisse sur fond de paysages somptueux.

Anne Percin, quant à elle, imagine une histoire pleine d’émotion et de musique Country où Elise, dans Western girl (nouvelle fenêtre) revisite le western dans une version contemporaine.

D’autres incontournables : Mille femmes blanches (nouvelle fenêtre) de Jim Fergus. En 1874, à Washington, le président Grant accepte l’incroyable proposition d’un chef indien Little Wolf pour troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. L’auteur livre un vibrant hommage à la vie des Cheyennes.

Dans Faillir être flingué (nouvelle fenêtre) Céline Minard investit la  mythologie fondatrice du western en le rendant inattendu et animé de personnages particulièrement vivants sur une toile de fond poétique et contemplative.

La liste est longue… Et le mythe de l’Ouest fascine toujours autant, adultes et enfants ! Retrouvez très prochainement sur Liseur une sélection de livres pour les plus jeunes dans notre article Il était une fois dans l’Ouest… pour la jeunesse. Et ‘n’oubliez pas la littérature amérindienne mise à l’honneur dans l’article Sur la piste des Indiens.

Et rendez-vous le samedi 13 octobre pour une longue soirée qui vous donnera envie de trouver votre Eldorado à La Médiathèque ! Tout le programme est en ligne sur le site de La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

Septembre, ouverture de la saison des prix littéraires

29 Sep

Avec les cahiers neufs, les bonnes résolutions et les feuilles mortes, cela reste un des petits plaisirs gourmands de la rentrée : les sélections pour les prix littéraires 2018 ! En effet, depuis le 4 septembre, les jury des prix dévoilent leurs livres candidats, dont certains sont déjà présents à La Médiathèque et d’autres incessamment sous peu.

Et comme chaque année, dans le sillage de ces annonces, on trouve une cohorte d’enthousiasmes, de petits tollés et de commentaires plus ou moins réjouis sur le bien fondé ou l’objectivité de ce système de récompense littéraire… Mais à quelques jours de l’annonce des 2èmes sélections, ne nous arrêtons pas aux potins et concentrons-nous sur les titres sélectionnés durant tout le mois. Car, logique d’un seul gagnant par prix oblige, une grande partie d’entre eux vont arrêter ici leur course vers les sommets !

Pour des questions pratiques (et non par chauvinisme ou parti-pris fictionnel) ne seront cités ici que les sélections de romans français. De la même façon, dans un pays qui compte presque autant de prix littéraires que de fromages, il a fallu choisir parmi les récompenses. L’exhaustivité aurait conduit à faire de cet article (déjà long…)  un volume d’encyclopédie de 600 pages…

  • Le 4 septembre dernier, le premier à dégainer (pardon, dévoiler…) sa liste de candidats a été le Prix Renaudot : pas moins de 17 romans en lice (et 7 essais) pour le prestigieux prix né en 1926 de journalistes affamés et impatients d’avoir les résultats du Goncourt.

La grande idée d’Anton Beraber (Gallimard) 1er roman – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Capitaine  (nouvelle fenêtre) d’Adrien Bosc ( Stock)
La vraie vie d’Adeline Dieudonné (L’Iconoclaste) *  1er roman – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Frère d’âme de David Diop (Seuil) * – Bientôt disponible à La Médiathèque.
L’ère des suspects de Gilles Martin-Chauffier (Grasset) – Bientôt disponible à La Médiathèque.
François, portrait d’un absent de Michael Ferrier (Gallimard)*
Federica Ber de Mark Greene (Grasset)
Les belles ambitieuses de Stéphane Hoffmann (Albin Michel)* – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Midi (nouvelle fenêtre) de Cloé Korman (Seuil)
Bande de Français de Marco Koskas (Galligrassud)
Le lambeau (nouvelle fenêtre) de Philippe Lançon (Gallimard)
Le sillon de Valérie Manteau (Le Tripode)
L’eau qui passe de Frank Maubert (Gallimard) – Bientôt disponible à La Médiathèque.
L’âge d’or de Diane Mazloum (JC Lattès)
Quitter le rang des assassins de Pierre Notte (Gallimard)
Il est à toi, ce beau pays (nouvelle fenêtre) de Jennifer Richard (Albin Michel)
Tu t’appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider (Grasset) – Bientôt disponible à La Médiathèque.

Outre deux premiers romans, la petite nouveauté (et le premier petit scandale de cette rentrée) a été la présence parmi les sélectionnés d’un livre autoédité (chez Amazon), nom qui fait grincer des dents chez les libraires.

L’ouvrage fait mention de l’éditeur Galligrassud (contraction de Gallimard, Grasset et Actes Sud, éditeurs souvent primés, qui remplace le légendaire Galligrasseuil) en quatrième de couverture. C’est d’ailleurs ce « faux éditeur » qui a été mentionné dans le communiqué du jury plutôt que le nom de la plateforme. (extrait de l‘article de Livres Hebdo Que retenir des premières sélections du Renaudot – nouvelle fenêtre)

Révolution, provocation, refus éditorial, scoop ou loi de l’évolution, quelle qu’en soit la raison, on peut imaginer que la qualité littéraire l’a emporté sur toute autre considération de diffusion dans la sélection de ce roman, d’autant plus que l’auteur avec 14 ouvrages à son actif est bien connu des maisons d’édition traditionnelles.

  • Le 7 septembre, le jury du Prix Goncourt réuni à Nancy annonçait 15 romans, dont 4 premières publications. On note déjà deux titres communs avec le Renaudot, dont le 1er roman d’Adeline Dieudonné qui recevra quelques jours plus tard le Prix du roman Fnac.

La vérité sort de la bouche du cheval de Meryem Alaoui (Gallimard) * – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Le malheur du bas d’Inès Bayard (Albin Michel) * – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley (Grasset) – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard (Minuit) – Bientôt disponible à La Médiathèque.
La vraie vie d’Adeline Dieudonné (l’Iconoclaste)**
Frère d’âme de David Diop (Seuil) **
La révolte (nouvelle fenêtre) de Clara Dupont-Monod (Stock)*
Dix-sept ans (nouvelle fenêtre) d’Eric Fottorino (Gallimard)
Maîtres et esclaves de Paul Greveillac (Gallimard)* – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Leurs enfants après eux (nouvelle fenêtre) de Nicolas Mathieu (Actes Sud)
L’ère des suspects de Gilles Martin-Chauffier (Grasset) * – Bientôt disponible à La Médiathèque.
L’évangile selon Youri de Tobie Nathan (Stock) – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Quatre-vingt-dix secondes (nouvelle fenêtre) de Daniel Picouly (Albin Michel)
L’hiver du mécontentement (nouvelle fenêtre) de Thomas B. Reverdy (Flammarion)*
Hôtel Waldheim (nouvelle fenêtre) de François Vallejo (Viviane Hamy)

  • Paritaire entre primo-romanciers et auteurs confirmés, le Prix de Flore a dévoilé 10 romans dont certains se trouvaient déjà sélectionnés par le Goncourt et se retrouveront dès le lendemain dans la liste du Médicis.

La vérité sort de la bouche du cheval de Meryem Alaoui (Gallimard) **
Le malheur du bas d’Inès Bayard (Albin Michel) ** 
Arcadie d’Emmanuelle Bayamak-Tam (P.O.L) **
Reviens (nouvelle fenêtre) de Samuel Benchetrit (Grasset)
Techno freaks de Morgane Caussarieu (Serpent à plumes)
Ma vie de Saint de François-Xavier Delmas (Anne Carrière)
Babylone Express de Mathilde-Marie de Malfilâtre (Le Dilettante)
Leurs enfants après eux (nouvelle fenêtre) de Nicolas Mathieu (Actes Sud) **
Sujet inconnu de Loulou Robert (Julliard)
Anatomie de l’amant de ma femme de Raphaël Rupert (L’Arbre vengeur)

  •  À la mi-septembre, certains titres, présents dans plusieurs sélections prestigieuses, se positionnent déjà dans le peloton de tête, tendance confirmée quand le Prix Médicis indique ses 12 romans français favoris (et 10 étrangers).

Idiotie de Pierre Guyotat  (Grasset)
Arcadie d’Emmanuelle Bayamack-Tam (POL) ***
Frère d’âme de David Diop (Seuil) ***
Tous les hommes naturellement désirent savoir (nouvelle fenêtre) de Nina Bouraoui (JC Lattès)*
Leurs enfants après eux (nouvelle fenêtre) de Nicolas Mathieu (Actes Sud)***
Au grand lavoir (nouvelle fenêtre) de Sophie Daull *(Philippe Rey)
Par les écrans du monde de Fanny Taillandier (Seuil) – Bientôt disponible à La Médiathèque.
L’eau qui passe de Franck Maubert (Gallimard) **
Tenir jusqu’à l’aube de Carole Fives  (Gallimard) – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Le Lambeau de Philippe Lançon (Gallimard) **
Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard  (Minuit) **
Le Cœur blanc de Catherine Poulain  (L’Olivier) – Bientôt disponible à La Médiathèque.

Le 17 septembre, les dames du Prix Fémina prennent la suite avec 14 romans français et autant d’étrangers.

Arcadie d’Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L)****
Trois enfants du tumulte d’Yves Bichet (Mercure de France)
Tous les hommes désirent naturellement savoir (nouvelle fenêtre) de Nina Bouraoui (J-C Lattès)**
Je voudrais que la nuit me prenne d’Isabelle Desesquelles (Belfond)
Platine (nouvelle fenêtre) de Régine Detambel (Actes Sud)
Frère d’âme de David Diop (Seuil)****
La révolte (nouvelle fenêtre) de Clara Dupont-Monod (Stock) **
François, portrait d’un absent de Michaël Ferrier (Gallimard) **
Idiotie de Pierre Guyotat (Grasset)**
Le lambeau de Philippe Lançon (Gallimard)***
Einstein, le sexe et moi d’Olivier Liron (Alma)
Tu t’appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider (Grasset)**
Roissy (nouvelle fenêtre) de Tiffany Tavernier (Sabine Wespieser)
Une vie en l’air de Philippe Vasset (Fayard)

Galant, c’est le 24 septembre que le jury masculin du Prix Interallié a donné ses favoris. Aux côtés de titres autour desquels on murmure depuis le début du mois, certains outsiders font alors leur apparition.

Nuit sur la neige de Laurence Cossé (Gallimard) – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Frère d’âme David Diop (Seuil)*****
Maîtres et esclaves de Paul Gréveillac (Gallimard)**
Les belles ambitieuses de Stéphane Hoffmann (Albin Michel)**
Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie (Stock) – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Le lambeau de Philippe Lançon (Gallimard)****
Harry et Franz d’Alexandre Najjar (Plon)
L’été des quatre rois de Camille Pascal (Plon)* – Bientôt disponible à La Médiathèque.
L’hiver du mécontentement (nouvelle fenêtre) de Thomas B. Reverdy (Flammarion)**
Le train d’Erlingen de Boualem Sansal (Gallimard)

Enfin,  dernière des annonces de ce mois de septembre riche en émotion et suspense, voici la sélection des Immortels pour le Grand prix du roman de l’Académie française.

Carnaval noir de Metin Arditi
Au grand lavoir (nouvelle fenêtre) de Sophie Daull **
La Chance de leur vie d’Agnès Desarthe – Bientôt disponible à La Médiathèque.
Les Belles Ambitieuses de Stéphane Hoffmann **
Les cigognes sont immortelles (nouvelle fenêtre) d’Alain Mabanckou (Seuil)
L’Ère des suspects de Gilles Martin-Chauffier ** – Bientôt disponible à La Médiathèque.
L’Été des quatre rois de Camille Pascal** – Bientôt disponible à La Médiathèque.
L’Hiver du mécontentement (nouvelle fenêtre) de Thomas B. Reverdy (Flammarion) ***

Parvenu à la fin de ce petit tour d’horizon, notons que certains noms reviennent de plus en plus dans les listes et commencent à dessiner des favoris mais attention : rien n’est joué. Car si être sélectionné pour plusieurs prix est bon signe sur le plan de la qualité littéraire, on peut s’interroger : stratégiquement parlant, est-ce un atout ou un handicap ? Cela peut-il conduire à la relégation en touche par des jurés soucieux d’avoir un lauréat bien à eux  ?

De la même façon, recevoir un prix plus modeste que les Goncourt et autres grosses pointures des prix (comme Nicolas Mathieu pour son roman Leurs enfants après eux primé en août par le prix Blù Jean-Marc Roberts et en septembre le prix de la Feuille d’or de la Ville de Nancy) peut-il nuire au maintien dans les listes des sélectionnés caracolant vers le haut du podium ? L’avenir proche nous le dira. Car dès le 2 octobre seront annoncées les 2ème sélections de la saison avec celle du plus ancien de ces prix, le Goncourt !

PS pour ceux qui sont arrivés jusque-là : les *** à côté de certains titres signalent leur sélection répétée (autant de fois que d’étoiles !)

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