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Festival de Bande Dessinée d’Angoulême, édition 2018

26 Jan

La 45e édition du Festival International de la Bande Dessinée (FIBD) ouvre ses portes  à Angoulême du 25 au 28 janvier 2018. Créé en 1974, le festival d’Angoulême est depuis devenu le plus important des festivals consacré au 9e art en Europe et rassemble des membres de la profession issus du monde entier.

Festival d'Angoulême de Bande dessinée 2018 (nouvelle fenêtre)

Crédit photo : FIBD

Au programme de cette édition, comme chaque année, des rencontres avec quelques 2000 auteurs, et près de 400 évènements parmi lesquels expositions, master class, conférences, et diverses performances des auteurs dont des concerts dessinés.

L’attention des médias se concentre sur les 9 prix (appelés Fauves) qui seront remis lors du festival : le Fauve d’Or (Prix du Meilleur Album), les Fauves d’Angoulême (Prix Spécial du Jury, Prix de la Série, Prix Révélation, Prix du public Cultura, Prix Jeunesse, Prix du Patrimoine, Prix de la Bande Dessinée Alternative), et le Fauve Polar SNCF.

Le Grand Prix de l’édition 2018, récompensant un artiste pour l’ensemble de sa carrière et attribué par un jury de personnalités, est l’Américain Richard Corben (nouvelle fenêtre). Il était en lice avec deux autres auteurs de bande dessinée choisis par plus de 1000 de leurs consœurs et confrères : le Français, Emmanuel Guibert (nouvelle fenêtre), et l’Américain Chris Ware (nouvelle fenêtre).

Le lauréat du Grand Prix 2017, Cosey (nouvelle fenêtre), se voit, comme le veut la tradition, consacrer une exposition, à l’Hôtel Saint-Simon du pendant la durée du festival.

Par ailleurs, le musée municipal présentera du 25 janvier au 11 mars la première rétrospective européenne consacrée à celui qui est considéré comme le père du manga moderne : Osamu Tezuka (nouvelle fenêtre).

Le musée de la bande dessinée, au cœur de la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image (nouvelle fenêtre), propose, quant à lui, du 25 janvier au 13 mai une exposition dédiée à Jacques Martin (nouvelle fenêtre), figure historique de la bande dessinée franco-belge avec des séries comme « Alix » ou « Lefranc ».

Enfin l’Alpha – Médiathèque de GrandAngoulême, exposera Marion Montaigne, auteur notamment du blog Tu mourras moins bête (nouvelle fenêtre), depuis édité en papier (4 tomes disponibles à La Médiathèque-nouvelle fenêtre) et adapté en animation sur Arte. Elle est par ailleurs en lice dans la sélection officielle avec Dans la combi de Thomas Pesquet (nouvelle fenêtre).

Pour retrouver tout le détail de la programmation et des nominations, consultez le site officiel de la manifestation (nouvelle fenêtre).

Ainsi que la sélection officielle (pdf-nouvelle fenêtre).

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Le coin de La Médiathèque de janvier aime les bulles !

22 Jan

Du 25 au 28 janvier 2018, se tient à Angoulême le 45e Festival International de la bande dessinée (nouvelle fenêtre). À cette occasion, le coin de La Médiathèque de janvier vous propose une petite sélection : manga documentaire, récit intimiste, biographie ou chronique moderne, chacun trouvera la Bd qu’il lui faut !

  • L’affaire Sugaya : l’histoire vraie d’un homme accusé à tort (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) L’affaire Sugaya : l’histoire vraie d’un homme accusé à tort  de Hiroshi Takano. Éditions Delcourt (2012)

2007, Kiyoshi Shimozu, journaliste d’investigation pour une grande chaîne de télévision revient sur l’affaire Sugaya (cinq meurtres de petites filles commis entre 1976 et 1996), convaincu que l’homme arrêté qui croupit en prison est innocent. Nous suivons donc pas à pas l’équipe de télévision dans leurs investigations, leurs doutes, leurs espoirs. Objectif de cette enquête : faire éclater la vérité…

Ce manga-documentaire, issu d’un fait réel, met en lumière les failles du système judiciaire japonais avec notamment le « daiyo kangoku » qui désigne des prisons de substitution, où un suspect peut être interrogé jusqu’à 23 jours de plus que les 72 heures de garde à vue.

Le dessin précis et réaliste renforce à merveille l’authenticité de l’histoire que l’on prend un réel plaisir à lire.

  • Les deux vies de Baudoin (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Les deux vies de Baudoin de Fabien Toulmé. Éditions Delcourt (2017)

Baudouin, la trentaine, célibataire, cadre à La Défense, s’est enfermé dans un quotidien morose, n’attendant de la vie que la retraite. Ils sont bien loin, ses rêves d’enfance ! Celui qui rêvait d’être musicien est devenu tout l’inverse d’un esprit libre. Mais le jour où il apprend qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre, Baudouin ose enfin reprendre le contrôle sur sa vie.

C’est une histoire simple, une histoire de famille, de relations entre frères. Le thème de la réalisation personnelle a déjà été maintes fois abordé, mais malgré tout, c’est une belle surprise que cette bande dessinée. Renouer avec l’intime, essayer de comprendre qui on est vraiment, ce qu’on désire profondément, savoir ce qu’on attend véritablement de la vie : autant d’interrogations très parlantes pour quiconque a soif d’idéaux.

Fabien Toulmé nous avait déjà ému en 2014 avec la sortie de Ce n’est pas toi que j’attendais, bande-dessinée autobiographique sur la naissance de sa fille trisomique. Avec son coup de crayon simple mais efficace, il revient à nouveau ici nous livrer des tranches de vie très touchantes.

  • Josephine Baker (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Josephine Baker de Catel & Bocquet-Casterman. Éditions Dupuis (2016)

Josephine Baker, née Freda Josephine Mc Donald le 3 juin 1906 à Saint Louis (Missouri), devient la première célébrité noire du Music-Hall et enchante son public pendant de nombreuses années. Ses chansons et ses danses enivrantes restent inoubliables et sa personnalité singulière fait d’elle une icône toujours aussi célèbre. Après Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouge, Catel et  Bocquet, une fois de plus, mettent à l’honneur une femme au destin étonnant.

Le dessin vif et convaincant de Catel arbore une ressemblance parfaite avec l’artiste et saisit ce sourire malicieux et légendaire. Cet ouvrage nous plonge dans la vie truculente de l’artiste. Sa vivacité, son appétit de vivre et sa joie sont palpables. Comme à l’habitude le duo Catel au dessin et Bocquet au scénario fonctionne à merveille. Leurs talents se complètent avec brio, et la vie de Joséphine Baker coule à travers le récit comme une aventure palpitante semée de chagrins et de douleurs.

  • Dad, tome 4 : Star à domicile (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Dad, tome 4 : Star à domicile de Nob. Éditions Dupuis (2017)

C’est toujours avec autant de plaisir que l’on découvre un nouvel album de Dad, personnage créé par Nob (auteur de Mamette). Avec ce quatrième tome, Star à domicile, voici la suite des mésaventures d’un « papa solo » comédien au chômage avec ses quatre filles à élever. Entre les auditions du papa pour devenir célèbre, les affaires de cœur de Pandora et Ondine, les prises de position éthiques de Roxane qui est survoltée, sans oublier les demandes d’attention incessantes de la petite dernière Bébérénice, ce comédien au chômage est un père comblé ! Les gags sont très vivants et offrent des tranches de vie pleine d’humour …

Petit rappel : à l’origine Dad fut révélé par la revue Spirou magazine en 2014, qui à raison d’une planche tous les mois, présentait les aventures d’une famille bien particulière. Ce fut un tel engouement, qu’il était alors inenvisageable que cela n’aboutisse pas à un album.

Depuis le premier tome, Dad a su trouver son public et ainsi se faire une place dans le monde de la bande dessinée jeunesse.

Voici une chronique moderne et tendre, un très bon moment de lecture à partager en famille !

Merci à Nadia C., Dominique S., Soizic N. et Cécile P. pour leur contribution à cet article.

Exposition Hergé au Grand Palais

21 Oct

C’est une grande première pour les Galeries nationales du Grand Palais ! Du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017, elles accueillent (enfin !) une exposition sur le 9ème art.

Dans une interview de 1969, Georges Rémi, alias Hergé, souhaitait que la bande dessinée soit reconnue comme un art à part entière.

« La bande dessinée en l’an 2000 ? Je pense, j’espère, qu’elle aura [enfin !] acquis droit de cité […] qu’elle sera devenue un moyen d’expression à part entière, comme la littérature ou le cinéma »

C’est chose faite et Hergé en est la preuve puisqu’en 2009, le Musée Hergé ouvre ses portes à Louvain-la-Neuve (Belgique) et qu’en 2016 Hergé a droit de cité au Grand Palais !

Au moyen d’une scénographie qui vous promet quelques surprises, l’exposition vous propose un parcours à la découverte d’Hergé qui n’est pas seulement le père de Tintin, qu’on se le dise ! Ainsi, la traversée des 10 salles qui lui sont consacrées vous permettront d’appréhender diverses facettes de l’auteur : boyscout, cinéphile, créateur d’affiches publicitaires, peintre, amateur d’art moderne et collectionneur, admirateur de Klee, Miro et Fontana…

Formes molles © Hergé - Moulinsart 2016

Formes molles © Hergé – Moulinsart 2016

 

Dans les années 60, alors qu’il se plonge dans l’apprentissage de la peinture abstraite sous l’égide de Louis Van Lint, l’immense succès de Tintin l’oblige à faire un choix. Se refusant à devenir « un peintre du dimanche », Hergé se consacre pleinement à la BD. L’exposition rend bien compte du travail minutieux et conséquent que nécessite la réalisation d’un album et du lien intime qui lie l’auteur à ses personnages.

« Plus ou moins volontairement, je me suis « mis » dans mes héros »

Les tintinophiles ne seront donc pas en reste puisque l’exposition a été réalisée en collaboration avec le Musée Hergé de Louvain-la-Neuve qui a prêté à cet effet des centaines de planches, dessins et croquis originaux. On pourra, par exemple, contempler une galerie de portraits à la mine de plomb des personnages intemporels de l’œuvre d’Hergé : Tintin bien sûr, le capitaine Haddock, le Professeur Tournesol, etc. Enfin, la dernière salle vous permettra de vous prendre en photo avec tous vos personnages préférés!

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Hergé, une exposition transgénérationnelle à découvrir au Grand Palais du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017.

Vous pouvez retrouver de nombreux ouvrages sur Hergé et bien sûr ses séries-phares à La Médiathèque de Levallois.

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Marie L.

Des applis BD à découvrir !

16 Juin

Savez-vous que vous pouvez utiliser des tablettes à La Médiathèque et découvrir des applications passionnantes sélectionnées par vos bibliothécaires? Pour ce premier article de présentation d’applications, nous vous proposons une sélection autour de la bande dessinée.

  • Phallaina, une « bande défilée » de Marietta Ren.

Phallaina

Le projet : Marietta Ren est auteure et réalisatrice de film d’animation. Elle a notamment participé à Ernest et Célestine ainsi qu’à Avril et le monde truqué. Son intérêt pour la neurobiologie la pousse en 2015 à travailler sur un vaste projet innovant: Phallaina. Il s’agit à la fois d’une bande dessinée numérique sans cases et d’une installation artistique dévoilée pour la première fois en janvier 2016 lors du festival d’Angoulême : une fresque monumentale de 115m de long accompagnée d’un système sonore interactif.

L’histoire : Phallaina raconte l’histoire d’Audrey, une jeune fille qui souffre de crises hallucinatoires au cours desquelles elle voit des baleines. En lui faisant passer des examens, un neurologue décèle chez elle un physeter, une structure anomalique qui permet à ses porteurs de rester longtemps en apnée.

Phallaina est le récit intime d’une transformation personnelle, mêlant sciences cognitives et mythologie.

Les avis :

« Phallaina est un superbe roman graphique, un voyage, une histoire murmurée et ressentie. C’est une expérience de lecture nouvelle, et pourtant totalement instinctive. » (9e art.fr)

« Un ovni dans la BD. » (Le Monde)

« Une expérience narrative vraiment immersive et originale, d’une fluidité remarquable. » (Imm3rsive) 

Public : Adultes

 

  • Je vous ai compris, une BD numérique interactive de Frank Chiche.

    Je vous ai compris

L’histoire : Alger, avril 1961. Alors que le putsch des Généraux fait trembler le gouvernement de Gaulle, cinq jeunes s’apprêtent à affronter leur destin. Tous aiment leur pays, mais chacun à sa manière…

Inspirée de faits réels, Je vous ai compris est une fiction qui revisite l’Histoire sous la forme d’un mélange étonnant de cinéma et de Bande Dessinée, avec un clin d’œil au jeu vidéo. Frank Chiche a mêlé animation 2D et 3D aux prises de vues réelles et à la narration en musique.

L’interactivité de l’e-BD consiste à faire apparaître, au fur et à mesure du déroulement de l’histoire, des marqueurs à l’écran lorsque des informations complémentaires sont disponibles, offrant un éclairage sur l’un des protagonistes ou sur le contexte historique. À chacun de les consulter durant le visionnage ou après, indépendamment.

Public : à partir de 18 ans

3 épisodes de 25 min

 

  • Anuki, une application ludique pour créer ta BD !

anuki

Anuki est une série de bandes dessinées muettes destinées aux plus petits et créée par Stéphane Sénégas et Frédéric Maupomé. Elle raconte l’histoire d’un petit indien qui vit des aventures plus drôles et émouvantes les unes que les autres, au fil des saisons et de ses rencontres…

L’application Anuki créée par la Bibliothèque départementale de la Somme en collaboration avec les auteurs de la bande dessinée permet de créer des cases et des pages de bande dessinée muette, grâce à une interface particulièrement intuitive et des centaines de dessins inédits ou extraits de la série. Une section documentaire explique les différentes étapes de création d’une BD. Les plus jeunes pourront découvrir une histoire inédite, jouer au memory ou colorier leurs personnages.

Public : à partir de 6-8 ans

Prix de l’innovation numérique 2015

Anne Frank au pays du manga

Au Japon, le Journal d’Anne Frank reste un inusable best-seller. À tel point que son destin tragique est même réinterprété en manga. Que révèle ce succès sur la mémoire de la Seconde Guerre mondiale au sein de la société nippone ?

Un voyage transmédia qui mêle BD documentaire, photos, vidéos et interview pour comprendre ce qui, de la Shoah et d’Hiroshima, peut – ou non – constituer une expérience commune au Japon et à l’Europe.

Vous pouvez découvrir cette application à la Médiathèque ou lire la BD interactive sur le site d’Arte-TV.

Public : A partir de 13 ans

4 chapitres, 60 pages de BD animées et sonorisées, plus de 50 minutes de vidéos, 45 minutes d’audio et 169 photos.

  • Napoléon: l’ombre et la lumière, un roman graphique historique.

    Napoléon

Cette application saisissante propose un voyage historique entre documentaire et fiction et dresse le portrait de l’empereur entre ombre et lumière. Créée en collaboration par l’éditeur Quelle Histoire et le magazine Historia, l’appli nous permet de suivre les pas de Napoléon, de la Corse jusqu’à la débâcle, avec la voix de Francis Huster . Chaque chapitre est enrichi de cartes, anecdotes et documents d’archives.

Une expérience graphique immersive et ludique qui nous plonge dans l’univers de Napoléon.

Public: A partir de 12 ans

Le + : venez consulter ces applis sur les iPads à la médiathèque Gustave-Eiffel.

Marie L.

La Guerre de Sécession en livres

21 Avr La Guerre de Sécession de James McPherson
La Guerre de Sécession déchira la jeune nation américaine d’avril 1861 à avril 1865. Les Américains s’apprêtent donc à célébrer cette année les 150 ans d’un pays unifié.
Pour revivre ces événements historiques, la Médiathèque de Levallois vous propose une sélection de livres : du roman à la BD sans oublier les documentaires.
Les romans

Commençons par les œuvres classiques généralement adaptées au cinéma ou à la télévision, souvent détournées, parfois continuées… mais toujours indémodables.

  • Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, Prix Pulitzer 1937 : même s’il dénote le parti pris sudiste de l’auteure, il reste incontournable.

Le clan Rhett Butler de Donald McCaig, sorti en 2007, est l’une des suites imaginées à l’histoire d’amour entre Rhett Butler et Scarlett O’Hara. Elle a la particularité d’avoir été approuvée par les héritiers de Margaret Mitchell. L’histoire se situe à la fois avant et après les événements décrits dans Autant en emporte le vent.

La solitude du Docteur March de Geraldine Brooks, Prix Pulitzer 2006 imagine les pensées et la vie du Docteur March au front.

Quelques romans contemporains qui placent la guerre de sécession au centre de l’intrigue : immersion garantie !

  • La marche d’E. L. Doctorow, dont la critique Télérama ne peut que vous donner envie de le lire !
  • La veuve du sud de Robert Hicks : une femme se souvient des années de guerre sur sa propriété.
  • Retour à Cold Mountain de Charles Frazier, lauréat en 1997 du National Book Award, adapté au cinéma en 2003 avec Nicole Kidman et Jude Law. L’histoire d’un déserteur qui veut rejoindre son village natal où l’attend la femme qu’il aime.
  • La polka des bâtards de Stephen Wright, vivement conseillé lui aussi par Télérama.
  • Le voyage de Robey Childs de Robert Olmstead : en 1863 la mère de Robey le charge de retrouver son père, soldat confédéré. Muni d’une veste réversible aux couleurs des deux armées engagées, il part sur son cheval….
  • Chevauchée avec le diable de Daniel Woodrell, adapté au cinéma par Ang Lee en 1999.
  • Absalon, Absalon ! de William Faulkner, et son explication par le philosophe Jean Pouillon sur le portail de revues en sciences humaines et sociales Persée.
  • Le régiment noir d’Henry Bauchau : l’une des premières œuvres de ce grand romancier disparu en 2012.

Des romans qui se déroulent avant la guerre de Sécession, et qui traitent plus spécifiquement de la condition des noirs :

  • La case de l’oncle Tom d’Harriet Beecher-Stowe, partisane de l’abolition de l’esclavage. Publié dès 1851 sous forme de feuilleton, on considère qu’il contribua à faire émerger la cause abolitionniste et à exacerber les tensions qui débouchèrent sur la Guerre de Sécession. Véritable best-seller au 19e siècle, il est encore de nos jours, l’un des livres les plus vendus aux États-Unis.
  • Autobiographie d’une esclave d’Hannah Crafts (The bondwoman’s narrative). Cette autobiographie a été découverte au début du XXIe siècle par un professeur de Harvard, lors d’une vente aux enchères. Il a été établi que ce livre est l’œuvre d’Hannah Crafts, une ancienne esclave du 19e siècle. L’ouvrage est considéré comme le premier roman à avoir été écrit par une Noire aux États-Unis. Les analyses situeraient son écriture autour de 1850, peu après l’affranchissement d’Hannah Crafts.
  • Les confessions de Nat Turner de William Styron, Prix Pulitzer 1968. Cette fiction s’inspire d’une véritable révolte d’esclaves en 1831 en Virginie et dresse le tableau de la vie dans une plantation du sud des États-Unis. Le livre est controversé : accusé par les afro-américains de véhiculer des stéréotypes racistes, il est aussi critiqué par les conservateurs pour son traitement de la religion. Malgré les polémiques qu’il a pu susciter, il n’en reste pas moins un immense succès critique et commercial.
  • Le monde connu d’Edward P. Jones, ce premier roman encensé par la critique, a obtenu le Prix Pulitzer en 2004. Situé en Virginie dans les années 1850, il dépeint une réalité mal connue : la possession d’esclaves par d’autres noirs, eux-mêmes anciens esclaves.

Un roman dont l’action se situe jute après la guerre civile : Wilderness de Lance Weller dont la lecture vous est chaudement recommandée par vos bibliothécaires préférés et par Télérama ! (En cliquant sur la jaquette, vous pouvez vérifier sa disponibilité dans les bibliothèques de Levallois)

Wilderness de Lance Weller

Enfin quelques titres qui sans faire de la guerre civile américaine le théâtre principal de l’action, l’évoquent :

  • Treize lunes de Charles Frazier : après Retour à Cold Mountain, Charles Frazier dresse le portrait d’un homme en pays indien.
  • Le fils de Philip Meyer, un coup de cœur des bibliothécaires de Levallois : un tableau de l’Amérique à travers trois générations, de 1850 à nos jours.
  • L’héritage occulte de Steve Berry, dont l’histoire navigue entre aujourd’hui et la guerre civile.
  • Le docteur Martino et autres histoires de William Faulkner : un recueil de 14 histoires sur la guerre de 14-18 et la Guerre civile américaine.
  • Une femme étrange de Ben Ames Williams. Publié en 1940, il dépeint l’ascension d’une femme née pauvre au début du 19e siècle, et qui mène son existence sans s’encombrer des préceptes de la moralité.
  • Le monde à l’endroit de Ron Rash : dans une nature grandiose et sauvage, de nos jours, l’apprentissage de la vie d’un jeune homme qui va se trouver confronter au passé….
Les BD

Si vous préférez le 9e art :

  • La désopilante série Les tuniques bleues : créée en 1968, elle compte aujourd’hui 58 albums publiés (dont le dernier en 2014), pour le plus grand bonheur de ses lecteurs âgés de 7 à 77 ans !
  • La jeunesse de Blueberry par Charlier et Giraud qui se déroulent pendant la Guerre et bien sur la série Blueberry qui racontent les aventures du lieutenant après la fin des affrontements.
  • Fraternity en 2 tomes de Diaz et Munuera.
  • Les 2 tomes de Kochka de Brrémaud et Duhamel.
  • Le tome 6 de la série Les passagers du vent  de François Bourgeon. Cet album, le 1e volet de La petite fille Bois-Caïman est paru en 2009 après 25 ans d’interruption dans la parution. L’auteur reprend le cours de l’histoire en pleine Guerre de Sécession alors que le début de l’épopée se situait au 18e siècle.
Les Docs

Enfin si pour vous, la fiction fait pâle figure face au souffle de la réalité historique, plongez donc dans l’Histoire avec un grand H !

Pour plus d’infos, quelques sites américains : celui de la chaîne de télévision History Channel, de la fondation Civil War Trust, de la Smithsonian Institution et enfin du journal le Washington Post.

Bonne lecture !

Céline R.

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