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La guerre en BD (3), les autres guerres

7 Mar

Il est difficile de trouver des bandes dessinées jeunesse sur d’autres guerres que la Première et la Seconde Guerre mondiale. Cette catégorie n’offre donc qu’une bibliographie pour adultes, à mon grand regret. Les récits les plus marquants viennent de ceux qui se sont déplacés pour rendre compte des évènements le plus fidèlement possible (comme Zerocalcare et Joe Sacco). Ou de ceux qui ont vécu les évènements et racontent leur histoire comme Marcelino Truong, exposé du 5 au 25 mars à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)  et présent le 11 mars au Salon du Roman Historique de Levallois 2018 (nouvelle fenêtre).

Adulte :

Jamais je n’aurais 20 ans, Jaime Martin (nouvelle fenêtre) : cette bande dessinée raconte la vie d’une jeune fille pendant la guerre civile espagnole (1936—1939). Résistante, Isabel suit son futur mari, chef d’une cellule locale, dans sa fuite contre la répression.

Palestine, dans la bande de gaza (nouvelle fenêtre) & Palestine : une nation occupée (nouvelle fenêtre), Joe Sacco : Dans ces deux volumes, Joe Sacco nous décrit ses expériences à Jérusalem, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza durant l’hiver 1991-1992.

Gaza 1956, Joe Sacco (nouvelle fenêtre) : l’auteur a été sur le terrain (bande de Gaza) pour récolter les souvenirs  de deux incidents de 1956 : les meurtres de Khan Younis et les tueries de Rafah. Cinquante ans plus tard, il essaye d’éclaircir ces évènements minorés par la presse et l’ONU.

Un maillot pour l’Algérie, Bertrand Galic, Kris et Javi Rey (nouvelle fenêtre) : les valeurs de l’indépendance vues à travers le sport.  Des footballeurs se préparant à jouer la coupe du monde sous le maillot de la France quittent tout pour jouer sous le maillot de l’Algérie, un pays qui n’existe pas encore.

Kobane Calling, Zerocalcare (nouvelle fenêtre) : Kobané, c’est la ville dans laquelle Zerocalcare est envoyé en tant que reporter. Au nord de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, l’armée Kurde est en lutte contre l’État islamique. Zerocalcare tente de décrire son quotidien à la frontière turque, toujours avec un langage propre à lui et humoristique.

Une si jolie petite guerre, Marcelino Truong (nouvelle fenêtre) : roman graphique en deux tomes sur la guerre du Vietnam. Marcelino Truong porte un regard d’enfant sur cette guerre. Il nous fait part de ses incompréhensions, de sa vision de la guerre alors que lui et sa famille viennent de s’installer à Saigon. Face à son histoire, on retrouve l’histoire politique de la guerre du Vietnam : l’endiguement du communisme par les États-Unis, sous couvert de protection des populations.

Matteo, Jean-Pierre Gibrat (nouvelle fenêtre) : « Récit romanesque de haute tenue, composé de quatre époques, Mattéo raconte la destinée singulière d’un homme qui, de 1914 à 1939, de la guerre de 14 à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la révolution russe, le Front Populaire et la guerre d’Espagne, traversera époques tumultueuses et passions exacerbées. Finalement, comme malgré lui, Mattéo sera de toutes les guerres, celles qui auront embrasé les premières décennies du XXe siècle en mettant à mal son pacifisme militant, comme celles qui meurtriront son cœur d’amoureux éconduit » Bedethèque.

Comme  pour la Première Guerre mondiale (La guerre en BD 1), et La Seconde Guerre mondiale (La guerre en BD 2), cette sélection n’est pas exhaustive et ne mentionne que les documents présents à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

À vous de nous proposer dans les suggestions des BD singulières qui offrent un regard nouveau sur la guerre !

Pour tous les amateurs d’Histoire et de bande dessinée, n’oubliez pas de passer au Salon du Roman Historique de Levallois le dimanche 11 mars 2018 où un vingtaine d’auteurs-illustrateurs de BD (liste des invités -nouvelle fenêtre) seront présents et dédicaceront leurs livres.

Parmi eux, Marcelino Truong, exposé à La Médiathèque du lundi 5 mars au dimanche 25 mars 2018 (nouvelle fenêtre) participera à une rencontre intitulée Raconter l’Histoire, une histoire à part (nouvelle fenêtre) à La Médiathèque le vendredi 9 et  sera présent le dimanche 11 mars au Salon (Hôtel de ville de Levallois) où il dédicacera ses livres et animera un atelier pour les enfants.

BONUS : les articles La voix des auteurs, Marcelino Truong et Marcelino Truong raconte une si jolie petite guerre publiés à l’occasion de la sortie de la BD en 2014 sur le blog Liseur !

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La guerre en BD (2), la Seconde Guerre mondiale

3 Mar

La plupart des bandes dessinées jeunesse sur la Seconde Guerre mondiale mettent en scène des enfants. C’est un moyen plus efficace de toucher nos jeunes lecteurs, car ils peuvent s’identifier directement aux personnages et peut-être se demander : « À leur place, qu’aurais-je fait ? ». Les bandes dessinées adultes sont quant à elles des témoignages ou des fictions qui mettent en lumière des aspects de la guerre parfois oubliés.

Jeunesse :

Les enfants de la résistance, Vincent Dugomier (nouvelle fenêtre) : bande dessinée en trois tomes sur trois enfants grandissant au début de la Seconde guerre mondiale. Souhaitant aider leurs parents et les habitants de leur village, ils créent anonymement et innocemment un réseau de résistance et d’espoir qui s’étend à tout le village et au-delà.

Irena, Séverine Tréfouël (nouvelle fenêtre) : figure oubliée dans les livres d’histoire, Irena Sendlerowa est une résistante et militante polonaise qui apporta de l’aide dans le camp de Varsovie pendant la Seconde guerre mondiale. Elle aida notamment 2500 enfants à s’échapper. Cette bande dessinée est une adaptation de son histoire. Trois tomes ont été publiés, la série est actuellement en cours.

Rescapés de la Shoah, Zane Whittingham / Ryan Jones (nouvelle fenêtre) : six enfants, six témoignages, si histoires. Ils ont survécu à la Shoah et racontent ce qu’il s’est passé, comment ils l’ont vécu. Les dessins sont simples et représentatifs. En fin d’ouvrage, on trouve une photo actuelle des six enfants, un glossaire et une chronologie.

Journal d’Anne Frank, Antoine Ozanam et Nadji (nouvelle fenêtre) : adaptation jeunesse du journal incontournable de la seconde guerre mondiale.

L’envolée sauvage, Laurent Galandon (nouvelle fenêtre) : 1941, dans un orphelinat loin du front et de la guerre. Simon est juif et passionné par les oiseaux. L’antisémitisme n’épargne personne et Simon est bientôt obligé de fuir, confronté à la bêtise humaine.  Un série en quatre tomes.

Adulte :

Dent d’ours, Yann (nouvelle fenêtre) : trois amis d’enfance, Werner, Hanna et Max, deux allemands et un juif, vivent en Allemagne dans les années 30. Aux lois de Nuremberg de 1935 succèdent la Nuit de Cristal de 1938 puis l’entrée en guerre en 1939. Ces trois amis passionnés par l’aviation voient leur amitié mise à l’épreuve quand Werner et Hanna doivent entrer dans les jeunesses hitlériennes pour continuer l’aviation alors que Max et sa famille sont progressivement rejetés de la société.

Gen d’Hiroshima, Keiji Nakazawa (nouvelle fenêtre)  : une série de manga en dix tomes, qui racontent la vie d’un petit garçon en 1945 pendant la guerre. Il tente de survivre aux privations avec sa famille, jusqu’à ce que la bombe explose… Cette série est en partie autobiographique et raconte la vie de l’auteur, Keiji Nakazawa, rescapé du bombardement d’Hiroshima.

Hitler, Shigeru Mizuki (nouvelle fenêtre) : c’est l’histoire de l’artiste non reconnu, de celui qui a été par deux fois refusé aux Beaux-Arts. Celui qui s’est senti investi d’une mission divine de faire de l’Allemagne un « empire de mille ans ». Celui qui est à l’origine du second conflit mondial et de millions de morts.

Au revoir là-haut, Christian de Metter (nouvelle fenêtre) : bande-dessinée adaptée du célèbre roman de Pierre Lemaître.

La dernière cigarette, Nikolavitch / Botta (nouvelle fenêtre)  : 1943, un Russe et un Allemand se retrouvent isolés dans une cabane le temps d’une nuit…le temps d’une trêve humaine.

Il était une fois en France, Fabien Nury (nouvelle fenêtre) : Joseph Joanovici est un juif roumain sous l’occupation. Criminel ou héro, cela dépend des points de vue. Il était ferrailleur et fournissait du métal pour les autorités allemandes. Cette bande-dessinée en six tomes raconte son histoire, de son ascension à sa chute.

Maus, Art Spiegelman (nouvelle fenêtre) : première BD à être récompensée par le prix Pulitzer en 1992, Maus aborde la question juive pendant la Seconde guerre mondiale. Les Nazis sont représentés par des chats, les Juifs par des souris. Art Spiegelman raconte l’histoire de Vladek Spiegelman son père à partir des années 30 ; mais aussi sa propre histoire à New York dans les années 70. La dimension humaine est ce qui fait de cette bande-dessinée un chef d’œuvre.

Collaboration horizontale, Navie et Carole Maurel (nouvelle fenêtre) : ce qu’on retient de la guerre ce sont les combats, les milliers de morts et toutes les destructions. Mais même pendant la guerre naît l’amour. C’est le cas dans cet immeuble où vivent plusieurs femmes, toutes solidaires sous l’Occupation. L’une d’entre elles tombe amoureuse d’un Allemand. Entre aide et trahison, la limite est parfois fine.

Le journal d’Anne Frank, Ari Folman et David Polonsky (nouvelle fenêtre) : le classique revisité en roman graphique. Le scénario est de Ari Folman et les illustrations sont de David Polonsky.

Ma guerre – De la Rochelle à Dachau, Tiburce Oger (nouvelle fenêtre) : adaptation du témoignage de Guy-Pierre Gautier, le grand-père de l’auteur. Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale puis survivant aux camps, son témoignage nous permet de comprendre et surtout de ne pas oublier.

 

Palestine, dans la bande de gaza (nouvelle fenêtre) & Palestine : une nation occupée (nouvelle fenêtre), Joe Sacco : Dans ces deux volumes, Joe Sacco nous décrit ses expériences à Jérusalem, en Cisjordanie et

Matteo, Jean-Pierre Gibrat (nouvelle fenêtre) : « Récit romanesque de haute tenue, composé de quatre époques, Mattéo raconte la destinée singulière d’un homme qui, de 1914 à 1939, de la guerre de 14 à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la révolution russe, le Front Populaire et la guerre d’Espagne, traversera époques tumultueuses et passions exacerbées. Finalement, comme malgré lui, Mattéo sera de toutes les guerres, celles qui auront embrasé les premières décennies du XXe siècle en mettant à mal son pacifisme militant, comme celles qui meurtriront son cœur d’amoureux éconduit » Bedethèque.

Après La guerre en BD (1), la Première guerre mondiale retrouvez très prochainement sur Liseur la suite de ces propositions de lecture avec  La guerre en BD (3) les autres guerres.

RAPPEL : n’oubliez pas de venir jetez un coup d’œil à l‘exposition D’une guerre à l’autre de Marcelino Truong  présentée à la médiathèque Gustave-Eiffel du lundi 5 mars jusqu’au dimanche 25 mars, dans le cadre du Salon du Roman Historique de Levallois 2018 (nouvelle fenêtre). 

Participant à une rencontre intitulée Raconter l’Histoire, une histoire à part à La Médiathèque le vendredi 9 mars, Marcelino Truong sera présent le dimanche 11 mars au Salon (Hôtel de ville de Levallois) où il dédicacera ses livres et animera un atelier pour les enfants.

 

La guerre en BD (1), la Première Guerre mondiale

23 Fév

Les deux guerres mondiales du XXe siècle sont des sujets très prisés de la littérature et du cinéma. La vie dans les tranchées, dans les camps, la Résistance ou encore la montée des régimes fascistes sont autant de thèmes sur lesquels on peut trouver une multitude d’ouvrages. Des livres de références, comme Si c’est un homme de Primo Levi (nouvelle fenêtre), des films prenants comme Le Pianiste de Roman Polanski (nouvelle fenêtre) ou La vie est Belle de Roberto Benigni (nouvelle fenêtre). Outre ces deux guerres, le XXe siècle a été marqué par d’autres conflits : les guerres d’indépendances, les guerres civiles ou encore les guerres du Proche et Moyen-Orient.

Les bandes-dessinées  sur le sujet sont nombreuses et parfois peu connues. C’est pourtant un moyen plaisant et ludique, pour enfants et adultes, de connaître les ressorts de ces guerres et d’en apprendre toujours un peu plus sur la vie de la population, notamment par des illustrations très documentées.

Ainsi, dans le cadre du Salon du Roman Historique de Levallois 2018 (nouvelle fenêtre),  La Médiathèque* propose un aperçu des deux Grandes Guerres mondiales à travers les œuvres de Marcelino Truong (du lundi 5 mars jusqu’au dimanche 25 mars 2018). Intitulée D’une guerre à l’autre (nouvelle fenêtre), l’exposition composée d’illustrations originales réalisées au cours des 30 dernières années pour diverses maisons d’édition françaises, montre des scènes du front ainsi que des scènes de vie quotidienne des gens de l’arrière.
Le dessin fin et précis de Marcelino Truong nous plonge dans la guerre vécue aussi bien par les civils que par les militaires, celle des combattants réguliers comme celle des résistants, des martyrs et de leurs bourreaux.

La Première Guerre mondiale

Moins prolifique dans le secteur jeunesse que la Seconde Guerre mondiale, la Première Guerre mondiale est surtout représentée en bande dessinée chez les adultes par les œuvres de Jacques Tardi. On retrouve également des adaptations illustrées de lettres de Poilus.

Jeunesse :

La guerre des Lulus, Régis Hautière (nouvelle fenêtre) : quatre orphelins appelés « Les Lulus » se retrouvent à l’arrière des lignes allemandes en 1914. Condamnés à se débrouiller seuls, à trouver de la nourriture, un logement et surtout à échapper aux Allemands, leurs aventures sont pleines d’humour et de rebondissements. Cinq tomes ont été publiés, la série est actuellement en cours.

Les Godillots, Olier & Marko (nouvelle fenêtre) : une histoire de tranchées vue avec humour. Quatre tomes ont été publiés, la série est actuellement en cours.

Adulte :

Putain de guerre, Jacques Tardi & Jean-Pierre Verney (nouvelle fenêtre) : Jacques Tardi joue dans cette BD sur les nuances de couleurs pour montrer l’enlisement de la guerre. Bien qu’étant une œuvre de fiction, il s’est appuyé sur des documents historiques avec l’aide de l’historien Jean-Pierre Verney.

Varlot soldat, Daeninckx/Tardi (nouvelle fenêtre) : une BD assez courte sur la vie des soldats pendant la Première guerre mondiale.

Le dernier assaut, Tardi (nouvelle fenêtre) : dans cette BD accompagnée d’un CD, c’est la guerre des tranchées qui est racontée. On suit les aventures de Mathurin Broutille, un brancardier des lignes de front, qui enchaîne les rencontres peu plaisantes.

Le der des ders, Daeninckx /Tardi (nouvelle fenêtre) : l’histoire ne se passe pas pendant la guerre. C’est l’après-guerre, les soldats qui se reconvertissent, doivent trouver un métier. Et bien sûr les images de la guerre qui reviennent sans cesse et qui hantent le quotidien.

Notre mère la guerre, Kris (nouvelle fenêtre) : 1915, en Champagne. La guerre fait des milliers de morts depuis 6 mois. Trois corps de femmes sont retrouvés. Elles ont été assassinées. Une enquête sur fond de Première guerre mondiale, appelée « La der des ders » et qui sera pourtant « La mère de toutes les guerres ». Série en quatre tomes.

Le chant du Cygne, Babouche/Dorison/Herzet (nouvelle fenêtre) : les survivants de la section du lieutenant Katzinski en ont marre de la guerre. Ils désertent et décident d’aller jusqu’à Paris, où ils doivent déposer une pétition pour leurs frères de bataille à l’Assemblée Nationale. Un périple en deux tomes.

Gavrilo Princip, l’homme qui changea le siècle, Henrik Rehr (nouvelle fenêtre) : Gavrilo Princip est l’homme qui a assassiné François-Ferdinand de Habsbourg, acte qui a déclenché le premier conflit mondial.  Pour quelles raisons a-t-il commis l’irréparable ?

14-18, Corbeyran / Le Roux (nouvelle fenêtre) : quatre amis venant d’un petit village sont mobilisés dans le même régiment d’infanterie. Eux qui ne connaissent pas la guerre, ils y découvriront la réalité du front, les combats, les privations  et la peur. Huit tomes ont été publiés, la série est actuellement en cours.

Paroles de Poilus, Jean-Pierre Guéno & Thierry Démarez (nouvelle fenêtre) : adaptation du livre de Jean-Pierre Guéno et Yves Laplume, cette bande-dessinée regroupe vingt lettres de Poilus. Ces lettres sont accompagnées de leur version illustrée et l’illustrateur est différent pour chaque lettre.  Cela donne un ensemble hétéroclite mais intéressant qui permet de retrouver plusieurs représentations de la guerre.

La Grande guerre, Joe Sacco (nouvelle fenêtre) : le premier jour de la bataille de la Somme. Une frise à feuilleter ou à déplier entièrement pour avoir à la fois l’arrière avec le ravitaillement, les tranchées et la ligne de front.

Cette sélection n’est pas exhaustive et ne mentionne que les documents présents à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)Retrouvez très prochainement sur Liseur la suite de ces propositions de lecture avec La guerre en BD (2), la Seconde Guerre mondiale et La guerre en BD (3) les autres guerres.

*L’exposition des illustrations de Marcelino Truong sera présentée à la médiathèque Gustave-Eiffel, 111 rue Jean-Jaurès

* BONUS : Marcelino Truong sera présent à La Médiathèque le vendredi 9 mars pour participer à une rencontre intitulée Raconter l’Histoire, une histoire à part ainsi que le dimanche 11 mars au Salon du Roman Historique de Levallois (Hôtel de ville de Levallois) où il dédicacera ses livres et animera un atelier pour les enfants.

Festival de Bande Dessinée d’Angoulême, édition 2018

26 Jan

La 45e édition du Festival International de la Bande Dessinée (FIBD) ouvre ses portes  à Angoulême du 25 au 28 janvier 2018. Créé en 1974, le festival d’Angoulême est depuis devenu le plus important des festivals consacré au 9e art en Europe et rassemble des membres de la profession issus du monde entier.

Festival d'Angoulême de Bande dessinée 2018 (nouvelle fenêtre)

Crédit photo : FIBD

Au programme de cette édition, comme chaque année, des rencontres avec quelques 2000 auteurs, et près de 400 évènements parmi lesquels expositions, master class, conférences, et diverses performances des auteurs dont des concerts dessinés.

L’attention des médias se concentre sur les 9 prix (appelés Fauves) qui seront remis lors du festival : le Fauve d’Or (Prix du Meilleur Album), les Fauves d’Angoulême (Prix Spécial du Jury, Prix de la Série, Prix Révélation, Prix du public Cultura, Prix Jeunesse, Prix du Patrimoine, Prix de la Bande Dessinée Alternative), et le Fauve Polar SNCF.

Le Grand Prix de l’édition 2018, récompensant un artiste pour l’ensemble de sa carrière et attribué par un jury de personnalités, est l’Américain Richard Corben (nouvelle fenêtre). Il était en lice avec deux autres auteurs de bande dessinée choisis par plus de 1000 de leurs consœurs et confrères : le Français, Emmanuel Guibert (nouvelle fenêtre), et l’Américain Chris Ware (nouvelle fenêtre).

Le lauréat du Grand Prix 2017, Cosey (nouvelle fenêtre), se voit, comme le veut la tradition, consacrer une exposition, à l’Hôtel Saint-Simon du pendant la durée du festival.

Par ailleurs, le musée municipal présentera du 25 janvier au 11 mars la première rétrospective européenne consacrée à celui qui est considéré comme le père du manga moderne : Osamu Tezuka (nouvelle fenêtre).

Le musée de la bande dessinée, au cœur de la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image (nouvelle fenêtre), propose, quant à lui, du 25 janvier au 13 mai une exposition dédiée à Jacques Martin (nouvelle fenêtre), figure historique de la bande dessinée franco-belge avec des séries comme « Alix » ou « Lefranc ».

Enfin l’Alpha – Médiathèque de GrandAngoulême, exposera Marion Montaigne, auteur notamment du blog Tu mourras moins bête (nouvelle fenêtre), depuis édité en papier (4 tomes disponibles à La Médiathèque-nouvelle fenêtre) et adapté en animation sur Arte. Elle est par ailleurs en lice dans la sélection officielle avec Dans la combi de Thomas Pesquet (nouvelle fenêtre).

Pour retrouver tout le détail de la programmation et des nominations, consultez le site officiel de la manifestation (nouvelle fenêtre).

Ainsi que la sélection officielle (pdf-nouvelle fenêtre).

Jacques-Erick P.

Le coin de La Médiathèque de janvier aime les bulles !

22 Jan

Du 25 au 28 janvier 2018, se tient à Angoulême le 45e Festival International de la bande dessinée (nouvelle fenêtre). À cette occasion, le coin de La Médiathèque de janvier vous propose une petite sélection : manga documentaire, récit intimiste, biographie ou chronique moderne, chacun trouvera la Bd qu’il lui faut !

  • L’affaire Sugaya : l’histoire vraie d’un homme accusé à tort (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) L’affaire Sugaya : l’histoire vraie d’un homme accusé à tort  de Hiroshi Takano. Éditions Delcourt (2012)

2007, Kiyoshi Shimozu, journaliste d’investigation pour une grande chaîne de télévision revient sur l’affaire Sugaya (cinq meurtres de petites filles commis entre 1976 et 1996), convaincu que l’homme arrêté qui croupit en prison est innocent. Nous suivons donc pas à pas l’équipe de télévision dans leurs investigations, leurs doutes, leurs espoirs. Objectif de cette enquête : faire éclater la vérité…

Ce manga-documentaire, issu d’un fait réel, met en lumière les failles du système judiciaire japonais avec notamment le « daiyo kangoku » qui désigne des prisons de substitution, où un suspect peut être interrogé jusqu’à 23 jours de plus que les 72 heures de garde à vue.

Le dessin précis et réaliste renforce à merveille l’authenticité de l’histoire que l’on prend un réel plaisir à lire.

  • Les deux vies de Baudoin (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Les deux vies de Baudoin de Fabien Toulmé. Éditions Delcourt (2017)

Baudouin, la trentaine, célibataire, cadre à La Défense, s’est enfermé dans un quotidien morose, n’attendant de la vie que la retraite. Ils sont bien loin, ses rêves d’enfance ! Celui qui rêvait d’être musicien est devenu tout l’inverse d’un esprit libre. Mais le jour où il apprend qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre, Baudouin ose enfin reprendre le contrôle sur sa vie.

C’est une histoire simple, une histoire de famille, de relations entre frères. Le thème de la réalisation personnelle a déjà été maintes fois abordé, mais malgré tout, c’est une belle surprise que cette bande dessinée. Renouer avec l’intime, essayer de comprendre qui on est vraiment, ce qu’on désire profondément, savoir ce qu’on attend véritablement de la vie : autant d’interrogations très parlantes pour quiconque a soif d’idéaux.

Fabien Toulmé nous avait déjà ému en 2014 avec la sortie de Ce n’est pas toi que j’attendais, bande-dessinée autobiographique sur la naissance de sa fille trisomique. Avec son coup de crayon simple mais efficace, il revient à nouveau ici nous livrer des tranches de vie très touchantes.

  • Josephine Baker (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Josephine Baker de Catel & Bocquet-Casterman. Éditions Dupuis (2016)

Josephine Baker, née Freda Josephine Mc Donald le 3 juin 1906 à Saint Louis (Missouri), devient la première célébrité noire du Music-Hall et enchante son public pendant de nombreuses années. Ses chansons et ses danses enivrantes restent inoubliables et sa personnalité singulière fait d’elle une icône toujours aussi célèbre. Après Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouge, Catel et  Bocquet, une fois de plus, mettent à l’honneur une femme au destin étonnant.

Le dessin vif et convaincant de Catel arbore une ressemblance parfaite avec l’artiste et saisit ce sourire malicieux et légendaire. Cet ouvrage nous plonge dans la vie truculente de l’artiste. Sa vivacité, son appétit de vivre et sa joie sont palpables. Comme à l’habitude le duo Catel au dessin et Bocquet au scénario fonctionne à merveille. Leurs talents se complètent avec brio, et la vie de Joséphine Baker coule à travers le récit comme une aventure palpitante semée de chagrins et de douleurs.

  • Dad, tome 4 : Star à domicile (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Dad, tome 4 : Star à domicile de Nob. Éditions Dupuis (2017)

C’est toujours avec autant de plaisir que l’on découvre un nouvel album de Dad, personnage créé par Nob (auteur de Mamette). Avec ce quatrième tome, Star à domicile, voici la suite des mésaventures d’un « papa solo » comédien au chômage avec ses quatre filles à élever. Entre les auditions du papa pour devenir célèbre, les affaires de cœur de Pandora et Ondine, les prises de position éthiques de Roxane qui est survoltée, sans oublier les demandes d’attention incessantes de la petite dernière Bébérénice, ce comédien au chômage est un père comblé ! Les gags sont très vivants et offrent des tranches de vie pleine d’humour …

Petit rappel : à l’origine Dad fut révélé par la revue Spirou magazine en 2014, qui à raison d’une planche tous les mois, présentait les aventures d’une famille bien particulière. Ce fut un tel engouement, qu’il était alors inenvisageable que cela n’aboutisse pas à un album.

Depuis le premier tome, Dad a su trouver son public et ainsi se faire une place dans le monde de la bande dessinée jeunesse.

Voici une chronique moderne et tendre, un très bon moment de lecture à partager en famille !

Merci à Nadia C., Dominique S., Soizic N. et Cécile P. pour leur contribution à cet article.

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