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Les livres cultes de Paul Gréveillac

21 Fév

Livres de chevets, objets tutélaires, miroirs et/ou formateurs, ceux que l’on écorne, relit ou souhaite relire, ceux que l’on emmènerait sur cette fameuse île déserte où l’on aurait plein de temps pour lire… tout lecteur a en tête un ou plusieurs romans qui l’ont accompagné, enthousiasmé, ému, transformé. Et comme les écrivains sont des lecteurs comme les autres, ils ont eux aussi leurs livres préférés !  Ainsi, après les livres cultes de Yasmina Khadra puis de Jean-François Roseau, voici ceux de Paul Gréveillac, l’auteur lauréat du Prix des lecteurs de Levallois 2019 pour son roman Maîtres et esclaves : quinze titres qui ont marqué sa vie, son œuvre et peut-être fait naître son désir d’écrire.

À notre invitation à partager ses lectures dans le cadre de notre rubrique Les livres d’un écrivain, Paul Gréveillac a tout de suite accepté de se plier à l’exercice et nous l’en remercions.

Si vous ne connaissez pas encore Paul Gréveillac

Il n’a même pas 40 ans et déjà trois romans publiés dans la prestigieuse collection blanche de Gallimard :

Primé à Levallois au printemps 2019, son roman Maîtres et esclaves (nouvelle fenêtre) était passé à deux doigts du Goncourt automnal avant de recevoir le prix Jean-Giono en décembre (voir l’article du 5/12/2018 par Mohammed Assaouï sur Lefigaro.fr -nouvelle fenêtre). Au-delà de thématiques passionnantes où expérience communiste et processus artistique s’entrecroisent avec brio, c’est par un style d’apparence très « classique » que Paul Gréveillac étonne et accroche son lecteur.

Mais ne vous y trompez pas, vous ne lirez pas ici un Flaubert réchauffé, ni même un Michon ou un Bergounioux, mais un travail du style qu’on qualifie avec facilité de « classique », en réalité profondément modernes, bien qu’on y retrouve une structure et des procédés communs aux œuvres dites classique. Les premières phrases sont caractéristiques de ce style « Greveillac » : « Le brouillard faisait au monde une page blanche. Laiteuse. Opaque. ». Un travail poussé du rythme, de la métaphore, de la symétrie brouillard/opaque excentrée par des jeux de matière autour de la couleur blanche/laiteuse. (extrait de l‘article « Paul Gréveillac : La plume et le pinceau » par Marc-Antoine Faure sur Zone critique publié le 2/2/2019- nouvelle fenêtre)

Ces livres qui l’ont marqué et qui l’accompagnent toujours

Tous les livres de chevet de Paul Gréveillac sont disponibles dans toute bonne médiathèque, librairie ou bibliothèque personnelle. La plupart sont à La Médiathèque de Levallois, excepté trois que nous avons trouvé dans des bibliothèques voisines (pour les Parisiens)

N’hésitez pas à vous inspirer des lectures de Paul Gréveillac pour enrichir ou compléter les vôtres et bonne lecture !

Une rencontre avec Paul Gréveillac à ne pas manquer

Paul Gréveillac sera à La Médiathèque le jeudi 12 mars 2020 pour Carte blanche à un auteur, le rendez-vous spécial de Cin’Eiffel (nouvelle fenêtre) où un romancier présente et commente son film préféré : il a choisi pour nous Taxi Blues de Pavel Lounguine.

D’ici là, bonnes lectures !

Les romans d’amour des bibliothécaires

14 Fév

L’amour se chante, se danse, se peint, se joue, s’écrit, se filme, se scénarise, se met en scène, se sculpte, se dit, se raconte et se lit ! Après Romans d’amour les classiques puis Si on parlait de romans d’amour, voici les romans d’amour qui ont marqué les bibliothécaires, qui sont aussi de grands lecteurs. Et comme ils sont nombreux, la liste est longue mais passionnante !

Pour commencer, citons Georges Sand (dans Histoire de ma vie) :

Je ne vois pas où est le catéchisme de l’amour et pourtant l’amour, sous toutes les formes, domine notre vie entière : amour filial, amour fraternel, amour conjugal, amour paternel ou maternel, amitié, bienfaisance, charité, philanthropie, l’amour est partout, il est notre vie même.

Les valeurs sûres du roman d’amour, entre souffrance et rédemption

Auteur des Hauts de Hurlevent, Emily Brontë livre un texte où passion et mort se tressent à une furieuse envie de liberté. Salué par G. Bataille comme « le plus grand roman d’amour de tous les temps », Lydie Salvayre et Christine Jordis évoquent Heathcliff, Catherine et leurs amours scandaleuses. (présentation de Emily et les Hauts de Hurlevent, épisode 2/4 de l’émission Les sœurs Bronté dans l’émission La compagnie des auteurs à écouter sur France culture – nouvelle fenêtre)

Singulier au sein du cycle auquel il appartient, La Faute de l’abbé Mouret aura eu le mérite d’essayer un style nouveau, moins cru et plus lyrique. Zola y rappelle qu’il est un écrivain tout autant capable de faire le portrait des âmes que de se lancer dans des brûlots sociétaux (extrait de l’article de Loic Blavier sur Tortillapolis.com- nouvelle fenêtre)

Publié en 1774, ce roman épistolaire, influencé par La Nouvelle Héloïse de Rousseau, est l’œuvre d’un étudiant en droit de 25 ans, remarqué pour ses premiers poèmes. Lors d’un séjour à la campagne, le jeune Goethe fait la rencontre d’une ravissante jeune fille, Charlotte Buff, dont il tombe amoureux. Mais celle-ci est déjà fiancée et bientôt mariée… Extrait de la présentation de l‘émission « Ça peut pas faire de mal, une heure de lecture par Guillaume Gallienne » diffusée le 18 février 2012 à réécouter sur sur France inter – nouvelle fenêtre)

Un classique à lire en écoutant Joy Division ou Nirvana selon nous !

  • Le Meunier d’Angibault de George Sand

Une merveilleuse histoire d’amour qui met en scène des personnages qui veulent vivre et s’aimer sans considération d’argent ni de classe sociale….  En toile de fond, le Berry profond du XIXème, bien sûr, comme dans toute l’œuvre de George Sand, où évoluent  paysans enrichis,  aristocrates arrogants et gens simples au coeur du monde campagnard. Un roman d’amour mais aussi un roman social qui dénonce la hiérarchie sociale fondée sur l’argent. Un classique à découvrir. (avis de Patricia P)

Ce qui m’a plu dans ce roman… Tout ! Pour commencer, le contexte historique est riche d’enseignements parce qu’il a engendré beaucoup de changements qui finalement, ne sont pas si vieux que ça. Et pourtant, quand on lit ce roman, on a un peu l’impression que l’histoire est vieille en raison des différentes traditions: l’esclavage, mais aussi le fait qu’une femme enceinte devait cacher son état, que l’on se mariait par obligation et/ou devoir et non pas par amour, qu’une fille était qualifiée de vieille fille à 25 ans à peine ou encore qu’une femme ne devait pas travailler. (Extrait de l’aricle de Gwen sur le blog Les mots de Gwen – nouvelle fenêtre)

Véritable jeu d’orgueil et fierté, ce roman résume un siècle de privilège, de codes et de traditions… il me en exergue la pression pesant sur les femmes de l’époque de prendre un mari, et la pression sociale du jeu des rangs et des mésalliances. Mais la force des « premières impressions », le refus que l’on a à s’en éloigner, demeure un thème éternel, que Jane Austen traite avec humour et talent. Elle promène son personnage, Elisabeth, d’un extrême à un autre, dans un siècle de convenances et de contradictions (extrait de l’article « Un peu de littérature à l’anglaise, « Orgueil et préjugés » de Jane Austen » par Madame du B sur le blog Mediapart- nouvelle fenêtre)

Les fascinants et les tourmentés

Anna Karénine, voilà un titre bien trompeur. On présente souvent le livre de Tolstoï comme le roman de l’adultère, en le mettant en parallèle avec Emma Bovary de Flaubert. Bien plus qu’un roman sur l’infidélité d’Anna Karénine, le lecteur voit s’étaler devant lui une véritable fresque dôtée d’un souffle romanesque admirable. (extrait de l’article de Nadège sur le blog Les mots de la fin.fr – nouvelle fenêtre)

  • NNadja de Breton (catalogue de La Médiathèque- nouvelle fenêtre)adja (nouvelle fenêtre) de Breton

Le récit de cette aventure amoureuse a fasciné des décennies de lecteurs. Nadja est «celui des ouvrages de Breton qui a sans nul doute provoqué et provoque encore chez le lecteur l’ébranlement le plus profond, où se mêlent l’admiration et une émotion complexe pouvant aller jusqu’au malaise».  Frédérique Roussel dans son article « Nadja, Breton à la folie » part à la recherche de cette « star de l’ombre » dont la  « brève aventure avec l’auteur surréaliste a bouleversé l’existence d’une jeune femme, qui rêvait de tenter sa chance à Paris » (extrait de l’article publié sur Next Libération le 9 août 2019- nouvelle fenêtre)

La qualité la plus importante du livre est la lecture d’un triangle œdipien entre le maître, sa femme et le disciple. La passion est là. Comme une lave sous-jacente. Confus, les sentiments s’entremêlent… (extrait de l’article de Patrick Ottaviani sur le site Encres vagabondes – nouvelle fenêtre)

 

Ce n’est d’ailleurs pas le moindre des mérites d’Alain-Fournier d’avoir su conférer aux pages d’un roman grave de toutes les interrogations humaines, la fraîcheur, le mystère et la grâce des aventures enfantines. Cette capacité du Grand Meaulnes à ranimer en chacun le souvenir des livres aimés dans l’enfance, de David Copperfield à Tom et le jardin de minuit de l’écrivain anglais Phillipa Pearce, publié chez Fernand… en passant par Le Cirque Piccolo de Marguerite du Genestoux, Hachette, 1934 ou La Belle au bois dormant, n’est sans doute pas étrangère à la fascination qu’il exerce sur des générations de lecteurs (extrait de l’article très complet « Lecture et écriture dans Le Grand Meaulnes » écrit par Sylvie Sauvage dans la Revue d’histoire littéraire de France, ) retrouver en ligne sur Cairn Info – nouvelle fenêtre)

  • Victoria de Knut Hamsun

Décidément, je dois vraiment aimer Knut Hamsun. Car il y a, dans ce roman, toutes les ficelles et les ingrédients de l’intrigue amoureuse romantique comme on en a écrit à la pelle au XIXº siècle et qui, d’habitude, me font bailler d’ennui. Tous les clichés y sont, il faut avouer : amour d’enfance qui perdure à vie, barrière sociale, rivalité d’un pauvre et d’un riche soupirants, fierté mal placée, quiproquo, on se rate d’un cheveux, et au moment où tout est possible, on meurt… Bref, tout y est, en vrac : des bouts de Hauts de Hurlevent, Niels Lyhne, Werther, la Nouvelle Héloïse, même la tuberculose est au rendez-vous  ! Et pourtant il n’y a rien de niais chez Hamsun, déjà parce que l’amour, chez lui, est à cent lieues des suavités fadasses de l’amour chaste entre deux ingénus rougissant. Extrait de l‘avis de Sandrine sur le blog Vita nova – nouvelle fenêtre)

Les graves et malicieux

Ce roman nous rappelle que nos vies peuvent changer du jour au lendemain en fonction de nos choix, de nos convictions, mais malheureusement par des actions indépendantes de notre volonté. Comment continuer de vivre après la perte de ceux qu’on aime ? Peut-on vivre sans aimer ? Peut-on vivre sans être aimé ? Des questions qui nous viennent pendant la lecture de ce fabuleux roman » (avis de Cécile P. sur le site de La Médiathèque)

Un livre magnifique, surprenant et j’aime quand les auteurs arrivent à me surprendre. Quand le roman est bon et quand plus, il y a un petit truc en plus auquel vous ne vous attendiez pas, c’est juste merveilleux. Un beau coup de cœur qui a su énormément me toucher avec une héroïne solaire qui éblouit le roman. (Extrait de l’avis écrit par Beli sur le blog Livre sa vie– nouvelle fenêtre)

 

Une comédie musicale comme savent les faire les Américains ! Voilà à quoi ce livre m’a fait penser. Vous connaissez comme moi la recette : une histoire à l’eau de rose ; des personnages bien lissés et pétris de bons sentiments ; vous ajoutez des voix superbes ; de beaux costumes ; des décors à vous en mettre plein la vue ; une chorégraphie calée au poil ; des jeux de claquettes époustouflants ; une synchronisation parfaite. Au final, on se régale et on applaudit à tout rompre.Eh bien, c’est un peu ça, ce livre. Il y a tout au départ pour faire un navet, et Pete Fromm, je ne sais comment (son talent doit y être pour quelque chose), nous tient d’un bout à l’autre. La Vie en chantier pourrait tenir le haut de l’affiche à Broadway. (extrait de l’avis écrit par Jean-François Mézil sur La cause littéraire.fr – nouvelle fenêtre)

Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

La différence entre un roman anglo-saxon à l’eau de rose et la production de Katarina Mazetti réside dans une psychologie assez affûtée et une trivialité malicieuse que la traduction ne semble pas chercher à édulcorer. Les héroïnes, quand un homme leur fait de l’effet, ont «les ovaires» qui «frétillent». Leurs «tensions prémenstruelles» sont évoquées, sans parler d’informations d’ordre physiologique que la fiction américaine n’aime guère mettre en avant […] Nous ne sommes pas – du moins en apparence, car c’est pour mieux s’y envoler – dans les régions éthérées de l’espoir sentimental. Il en va du roman comme de la société : c’est le modèle suédois. (extraits de l’article « Katarina Mazetti ne tombe pas à côté du succès » par Claire Devarrieux sur le site de Next-Libération – nouvelle fenêtre)

Les romans d’amour et d’espoir

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière (extrait de la présentation sur le site de l’éditeur Philippe Picquier – nouvelle fenêtre)

Pour en savoir plus sur l’auteur, lire l’article Ito Ogawa : la douceur du quotidien par Elisa sur Le journal du Japon.com (nouvelle fenêtre).

À relire ou à découvrir ! Sorti en 2006, le roman de Duong Thu Huong révèle les traumatismes de l’après-guerre au Vietnam, dans un triangle amoureux en huis-clos. […] Le traumatisme des vétérans n’est pas un thème original dans la littérature du XXème siècle. L’histoire pourrait être banale si elle n’était pas portée par la plume de Duong Thu Huong, magnifiquement traduite par Phan Huy Duong. (extraits de l’article de Marine Jeannin sur Asialyst.com- nouvelle fenêtre)

Comme d’habitude, Jeanne Benameur fouille, avec délicatesse, finesse et précision ce qui anime chacun, ce qui l’ancre ou au contraire contribue à l’émanciper pour lui permettre de (re)vivre. Elle explore ces voyages forcés ou voulus, contraints ou souhaités qui ont présidé aux destinées de l’humanité, depuis la nuit des temps et qui trouvent un écho si dramatique encore aujourd’hui. Elle tisse lentement les fils qui relient ceux de l’île à ceux d’en face et entraîne son lecteur dans une fresque foisonnante où les corps s’éveillent et les esprits se libèrent. Il est ici question de l’autre, de l’ailleurs et des multiples façons de les apprivoiser, de les comprendre, de les aimer (extrait de l’article de Nicole Grundlinger sur le blog Motspourmots.fr – nouvelle fenêtre)

« Rien ne nous est dû dans cette vie, pas même l’innocence d’un ciel bleu. » Parce qu’il est facile de voir la vie en noir, Christian Bobin nous tend la main et nous démontre que le bonheur est facile à trouver. Il est dans l’amour naturellement, mais aussi dans une parole, dans un geste, dans une séance de repassage, dans une abbaye, ou même parfois, dans la souffrance et dans la mort. La beauté également est partout. (extrait de l‘article de Florinette et Caroline sur le blog Lilly et ses livres – nouvelle fenêtre)

  • Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil d'Haruki Murakami (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre) Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil d’Haruki Murakami

« Un livre beau et émouvant. Un amour impossible magnifiquement écrit qui ne laissera personne indifférent. »(article du blog Les mondes imaginaires-nouvelle fenêtre)

Un titre tiré d’une chanson de Nat King Cole à écouter en boucle !

Merci à Cécile P, Valérie N, Fanélie B, Gaëlle M , Fabienne N, Céline L, Nadia C, Marc V, Dorothée I, Patricia D, Sylvie Z, Marie-Odile S, Françoise M, Ariane C, Sophie P, Florence B ainsi qu’à tous les bibliothécaires, journalistes, blogueurs et amateurs de romans d’amour du monde entier (et à qui nous avons empruntés quelques unes de leurs lignes pour parler avec amour de ces livres  🙂

BONUS spécial Saint Valentin 2020  :  l’amour se décline sous toutes ses formes sur les autres blogs de La Médiathèque !

En attendant le Salon du Roman Historique de Levallois : une sélection de romans historiques !

6 Fév

Pour vous faire voyager dans le temps, et avant de rencontrer les romanciers présents pour l’édition 2020 du Salon du Roman Historique de Levallois (nouvelle fenêtre), voici pour tous les amateurs de romans historiques une  sélection faite pour vous. Dans chacun des romans présentés ici, vous retrouverez le même personnage aux multiples visages : l’Histoire. Du Moyen Âge au siècle dernier, elle sait s’y prendre pour obtenir le premier rôle, qu’elle interprète toujours avec brio !

Le temps des cathédrales

Le Moyen Âge semble être une source inépuisable d’inspiration. Après avoir engendré des classiques, à l’image de la légende du roi Arthur, (nouvelle fenêtre) il continue d’inspirer nos auteurs les plus contemporains. Avec Les piliers de la Terre (nouvelle fenêtre), le romancier Ken Follett s’est taillé à coups d’épées un nouveau succès, qui prend place dans l’Angleterre du XIIe siècle.

Par ailleurs, en historiens confirmés ou simplement passionnés, les auteurs de livres aux décors médiévaux s’intéressent beaucoup à la question religieuse : ainsi Frédéric Gros en narrant le cas du curé Grandier soupçonné d’abuser de ses fidèles dans les Possédées (nouvelle fenêtre) et Aline Kiner en s’interrogeant sur le rôle qu’une chrétienté féroce réserve aux femmes dans La nuit des béguines (nouvelle fenêtre).

Mais le Moyen Âge n’est pas qu’une époque entièrement sombre, traversée par les luttes pour le pouvoir et le maintien de la chrétienté. Citons encore deux bons livres, un plutôt sensuel, qui nous transmet un peu de la magie médiévale : Le Bureau des jardins et des étangs de Didier Decoin qui est chargé des mille odeurs décrites avec finesse qui accompagnent le pèlerinage d’un pêcheur de carpes dans l’empire du Japon, tandis que Jean-Christophe Rufin nous charme avec un texte précis et vertigineux sur Jacques Cœur et son génie mercantile : Le grand Coeur (nouvelle fenêtre)

 

La Renaissance 

Le roman historique réussit à Ken Follett, et il aurait tort de se limiter au temps des cathédrales !  Une colonne de feu (nouvelle fenêtre) déploie ainsi le talent du romancier sur fond de guerres de religion, dans une intrigue située quatre siècles après Les Piliers de la terre. Ce sont ces mêmes guerres et l’obscurantisme qu’elles charrient que critique Zénon, héros humaniste de Marguerite Yourcenar  dans L’œuvre au Noir (nouvelle fenêtre). Cet humaniste incarne un esprit libre et éclairé dans une époque de basculement, pivot entre le Moyen Âge et les Temps Modernes, qui verront aussi le monde s’étendre au-delà de l’Atlantique, jusqu’au Mexique raconté par Alexis Jenni dans La conquête des îles de la terre ferme (nouvelle fenêtre)

Du côté du vieux continent, le protestantisme fera son chemin. Dans sa version puritaine, il Inspirera pour son premier roman Jessie Burton, par le biais d’une maison de poupée amsterdamoise décrite dans Miniaturiste  (nouvelle fenêtre) qui restitue avec précision le « Siècle d’or néerlandais », les riches marchands qui l’ont bâti et qui ne sont pas à l’abri de lourds secrets…

Le siècle des Lumières

En 1715, la monarchie ne s’essouffle pas encore mais l’homme sous la couronne voit apparaître la mort. Ève de Castro imagine ainsi dans Nous, Louis Roi (nouvelle fenêtre) le regard que porterait le Roi Soleil sur son règne en cet instant crucial. Les rois succèdent aux rois, c’est donc un jeune Louis XV endeuillé que l’on retrouvera dans L’échange des  princesses (nouvelle fenêtre)  Son régent Philippe d’Orléans complote pour conserver l’exercice du pouvoir par le biais d’un accord avec l’Espagne : un fait historique véridique et un prétexte parfait, utilisé par Chantal Thomas pour nous dévoiler les coulisses de la vie à la cour… Le commissaire aux affaires extraordinaires de Louis XVI, Nicolas Le Floch célèbre personnage de l’écrivain Jean-François Parot, se retrouve dans Le Prince de Cochinchine (nouvelle fenêtre) victime d’un attentat dont il réchappe bien heureusement. À la veille de la Révolution française, les tensions sont palpables dans le Paris de Le Floch. L’enquêteur doit faire preuve d’une grande détermination pour démêler les fils tendus des deux enquêtes dans lequelles il est embarqué : un meurtre lié à Olympe de Gouges et un complot d’État.
Le siècle des Lumières porte en lui le germe de la Révolution et de l’exécution de la famille royale, à laquelle échappera seule la fille, Marie-Thérèse, surnommée par sa mère : Mousseline la sérieuse (nouvelle fenêtre) une histoire contée par Sylvie Yvert.

C’est un Paris encore pré-révolutionnaire et insouciant qu’examine le roman Deux hommes de bien (nouvelle fenêtre) Arturo Perez Reverte à travers les yeux de voyageurs espagnols : une ville peuplée d’esprits éclairés et encensée par l’art de la conversation. Le contraste est saisissant avec le Paris de d’Isabelle Duquesnoy dans l’Embaumeur ou l’odieuse confession de Victor (nouvelle fenêtre) : la Révolution y a éclaté et le héros de cette histoire, embaumeur apprenti, se démène pour mener comme il peut une vie mal engagée.

Le XIXe siècle aux quatre coins du monde

Le XIXe siècle sera aux femmes ou ne sera pas, du moins dans les romans qui le racontent. On peut ainsi se prendre d’admiration pour la jeune femme qui incarne la noblesse russe et l’aristocratie qui donne son titre à Anna Karénine, (nouvelle fenêtre) de Léon Tolstoï, mais qui se consacre à la lutte révolutionnaire après avoir fait la rencontre d’un anarchiste en Italie. On peut applaudir les trois héroïnes de La part des flammes (nouvelle fenêtre) de Gaelle Nohant qui gardent la tête haute dans l’incendie qui ravage une vente de charité et se libèrent du regard que porte sur elles une société corsetée. Rebelles, les sœurs américaines de La vengeance des mères (nouvelle fenêtre) de Jim Fergus le sont également, qui prennent le parti du peuple indien après sa tentative d’extermination par les États-Unis.
Et les hommes ?  Camille Pascal relate avec L’été des quatre rois (nouvelle fenêtre) les journées de juillet 1830 qui resteront dans l’Histoire comme « Les trois glorieuses ». On s’y laisse porter par le rythme ! On voit monter en puissance la colère du peuple, soulevée par les ordonnances, l’atteinte à la liberté de la presse, la réduction du rôle du Parlement.

Les temps agités

Le siècle dernier a été traversé par les drames que l’on sait et la production romanesque qui nous intéresse ici se partage assez naturellement entre les récits de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.
Pour aborder la première, citons Le chagrin des vivants (nouvelle fenêtre) d’Anna Hope. Ce roman décrit les traumatismes causés par la Grande Guerre dans l’Angleterre de 1920, alors que le pays s’apprête à accueillir le Soldat inconnu, rapatrié depuis la France. Mais les blessures des Anglais ne seront pas encore pansées que s’annonceront les souffrances de la Seconde Guerre mondiale.
Les manœuvres d’Hitler pour annexer l’Autriche dans L’ordre du jour, (nouvelle fenêtre) d‘Eric Vuillard, l’horreur des camps à travers l’histoire de deux sœurs jumelles soumises aux expériences du professeur Mengele dans Mischling (nouvelle fenêtre) d’Affinity K. ou encore la bataille de Stalingrad vue par un officier allemand dans Éclairs lointains : percée à Stalingrad de Heinrich Gerlach. Toutes ces heures sombres font l’objet de récits très documentés qui pourront nous aider à regarder avec intelligence notre passé récent.

Pour compléter cette liste, et si vous êtes à court d’idées pour vos lectures, vous pouvez reprendre les titres sélectionnés et élus pour les Prix des Lecteurs de Levallois (nouvelle fenêtre) décernés lors des précédents Salons du Roman Historique de Levallois. Pour la sélection 2020, suivez notre Saga du Prix des Lecteurs de Levallois 2020 qui raconte les coulisses du Prix 2020, des premiers débats à l’annonce du lauréat !

Déracinés

10 Oct

D’après la définition du dictionnaire : « Qui a quitté son milieu d’origine, son environnement, son pays. »

À toutes les époques, dans tous les pays, le phénomène de « déracinement » peut être mentionné. Au XVIIe siècle lors du commerce triangulaire, pendant le temps des colonisations, aujourd’hui lors des diasporas et des migrations. Volontaire ou forcé, le déracinement a un impact sur les identités personnelles, participe à la mixité des populations  et peut laisser des séquelles qui sont alors transmises de générations en générations. Les livres décrits dans cet article ont tous en commun de raconter des parcours personnels ou collectifs de déracinement et leurs conséquences.

La traite négrière

Racines, Alex Haley (1976) (nouvelle fenêtre)

racinesGrand classique parmi les romans traitant de l’esclavage, Racines est une épopée familiale sur plusieurs générations. L’histoire débute avec l’enlèvement du jeune Kounta Kinté en Gambie et son déracinement vers l’Amérique en 1767. On plonge dans le récit de cet homme et de ses descendants pendant deux siècles. À travers l’esclavage puis la ségrégation, l’auteur parle de ses origines. C’est une histoire d’héritage, de transmissions culturelles et de coutumes, mêlés à une grande part de l’histoire américaine.

Ce que vous ne saviez peut être pas : Prix Pulitzer en 1977, ce roman a plusieurs fois été remis en question, notamment pour la véracité de son histoire : Alex Haley prétend raconter l’histoire de sa famille, d’autres pensent que ce récit est inventé de toutes pièces. De même, l’auteur aurait reconnu avoir plagié quelques passages du livre de Harold Courlander, The African de 1967.

No home, Yaa Gyasi (2017) (nouvelle fenêtre)

no homeSe rapprochant du roman Racines de Alex Haley, No home retrace également la vie et la descendance de deux enfants, deux sœurs nées dans deux tribus rivales du Ghana. La différence est que le récit de Yaa Gyasi se sépare en deux destinées distinctes : l’une des fillettes est enfermée pour être vendue comme esclave, elle est donc emmenée aux États-Unis et la seconde fillette reste au Ghana et épouse un marchand d’esclaves anglais.

Des deux côtés de l’Atlantique on peut suivre et découvrir l’évolution d’une famille qui d’un côté côtoie et participe au commerce d’esclave et de l’autre tente de s’en échapper pour retrouver la liberté. C’est également deux cultures qui évoluent différemment, des habitudes qui se créées en fonction du lieu où l’on habite et pas forcément du lieu d’où l’on vient.

L’anecdote : Le titre original en anglais est Homegoing, qui signifie « rentrer à la maison », soit l’opposé du titre choisi par l’éditeur français : No Home, qui signifie « pas de maison ».

Washington black, Esi Edugyan (2019) (nouvelle fenêtre)

washington blackNotre troisième et plus récent roman sur la traite négrière et le déracinement outre-Atlantique : Washington Black. Washington Black c’est le nom de cet enfant noir qui travaille dans une plantation de canne à sucre de la Barbade en 1818. Il n’a pas été enlevé ou transporté en bateau, il est né dans la plantation. Pourtant on sent tout au long du roman qu’il cherche désespérément l’endroit d’où il vient, l’endroit où il se sentirait chez lui. On voyage donc avec lui vers le Grand-Nord, l’Angleterre ou encore le Maroc. Plus qu’un lieu, c’est une identité qu’il recherche, une famille à laquelle s’attacher et la sensation d’être aimé par quelqu’un.

L’info en + : C’est le troisième roman de l’auteur, Esi Edugyan, et son deuxième prix Giller. Le premier lui ayant été attribué pour 3 minutes 33 secondes.

Pocahontas et Minik

Pocahontas

73d38865fa271a6de966546d5bac86af--american-women-american-indiansL’histoire de Pocahontas est peut-être la plus connue, grâce notamment aux chers studios Disney qui en ont réalisé une adaptation en 1995. Mais c’est aussi une histoire vraie qui commence en 1607, date à laquelle les colons anglais fondent la nouvelle colonie de Jamestown dans le Nouveau Monde. S’appropriant les terres des tribus présentent sur le continent, les colons anglais ne tardent pas à entrer en confrontation avec les Amérindiens pour des questions de territoire. Baptisée puis mariée à un Anglais, Pocahontas est attirée par la culture de ces « hommes blancs » et par le christianisme, ce qui l’éloigne de sa tribu. Pourtant lors de son voyage à Londres, toutes les adaptations s’accordent à nous faire ressentir ce malaise, ce désarroi qu’elle pourrait ressentir face à ce monde civilisé, trop codifié et étouffant.

Plusieurs hypothèses entourent la légende de Pocahontas :

– Sa relation avec John Smith : pratiquement toutes les adaptations la mentionnent. Certaines comme une histoire d’amour, d’autres comme une histoire d’amitié. Les sources s’accordent à dire que Pocahontas aurait sauvé la vie de John Smith au moins une fois.

– Son nom de naissance serait « Matoaka » et sa tribu l’aurait surnommée « Pocahontas » qui signifie « petite dévergondée » à cause de son espièglerie étant enfant.

– Enlevée en 1613, elle aurait demeurée plus d’un an dans une colonie anglaise où elle aurait été baptisée et se serait mariée avec John Rolfe. Elle aurait alors pris le nom de Rebecca Rolfe.

– En 1616 elle aurait voyagé vers l’Angleterre accompagnée de onze autres powahtans pour montrer à la cour de Londres que les Amérindiens n’étaient pas une menace pour les Anglais. C’est à son retour qu’elle serait tombée malade (à cause de la pollution de Londres), tuberculose ou pneumonie, et cela lui aurait été fatal. Elle est alors âgée de 22 ans.

Les adaptations à lire ou à voir :

– La bande-dessinée de Loïc Locatelli et Kournwsky, Pocahontas – La princesse du nouveau monde (nouvelle fenêtre), une histoire séparée en trois actes : « Matoaka » « Pocahontas » et « Rebecca ». La dernière partie représentant bien la dualité des sentiments de Pocahontas entre un Londres fait de parures et de faux-semblants et une Amérique sauvage et libre.

– Le film réalisé par Terrence Malik, Le Nouveau Monde (2005) (nouvelle fenêtre). L’histoire est beaucoup plus centrée sur la relation entre Pocahontas et John Smith.

– Le livre de Nicole Bacharan, Good morning America : ceux qui ont inventé l’Amérique (nouvelle fenêtre). Elle dédie son premier chapitre à Pocahontas et tente de rester le plus fidèle possible à l’Histoire.

Minik

Groenland Manhattan , Chloé Cruchaudet (2008) – BD (nouvelle fenêtre)

groenland manhattanEn 1897, l’explorateur américain Robert Peary fait des excursions au Groenland dans le but d’atteindre le Pôle. Lors d’une expédition, il décide d’emmener avec lui à New York une famille d’esquimaux. Chloé Cruchaudet met en images le récit de Minik, cet enfant esquimau emmené en Amérique comme trophée, qui grandit auprès d’une famille américaine après la mort de son père. Le squelette de ce dernier est exposé au Museum d’Histoire naturelle et Minik tente de le récupérer pour pouvoir l’enterrer dignement et rentrer chez lui. Tiré d’une histoire vraie, ce récit traite du déracinement des populations dans un but lucratif. Finalement Minik ne se sent pas américain et pourtant quand il rentre chez lui il s’y sent également comme un étranger.minik

Pour en savoir plus : Ken Harper mène une enquête en 1980 sur le parcours de Minik, devenu tour à tour curiosité scientifique, bête de foire et, passé cet engouement, homme dépersonnalisé, pas tout à fait américain, ni esquimau. Retrouvez son livre Minik, l’esquimau déraciné à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

Les colonisations 

Terra Australis, Laurent-Frédéric Bollée et Philippe Nicloux (2013) – BD (nouvelle fenêtre)

terra australisUn pavé de presque deux kilos pour conter l’histoire des bagnards d’Angleterre déportés en Australie qui s’appelait en 1784 « La Terre du Sud ». Comme pour toutes les histoires de colonisation, la rencontre avec les peuples originaires de cette Terra incognita ne se fait pas toujours en douceur. Ceux qui décident de ces voyages pensent en termes de territoire, de conquête et de rivalités, alors que les mille cinq cent prisonniers envoyés de force coloniser cette terre doivent s’adapter au climat, inventer un nouveau mode de vie et finalement, essayer de se sentir chez eux en gardant dans le cœur l’espoir de retrouver un jour leur patrie d’origine.

Florida, Jean Dytar (2018) – BD (nouvelle fenêtre)

floridaC’est au XVIe siècle que le projet de coloniser la Floride germe au sein de la communauté française des Huguenots.  Moins de deux cents hommes partent vers ce nouveau monde pour fuir les persécutions religieuses, dont notre personnage principal : Jacques Le Moyne, cartographe. Sur place, il faut faire face à la nature parfois hostile, au manque de ravitaillement, à la présence d’autres peuples et aux rivalités avec les autres pays européens colonisateurs. Une volonté de s’enraciner autre part, un espoir d’y être plus heureux peut-être, et finalement un retour à la réalité plus brutal.

D’autres idées de lecture

Pour nous faire part de vos lectures et nous conseiller d’autres romans, vous pouvez laisser vos avis sur le site de La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

Quels romans mettre dans vos valises pour l’été 2019 ?

8 Juil

Comme chaque année, le temps des grandes vacances revient et par la même occasion celui de choisir les lectures qui jalonneront vos farnientes estivaux, vos voyages ou randonnées ! Après Quels romans mettre dans vos valises en 2017 et en 2018, les bibliothécaires de La Médiathèque vous proposent pour vous guider une nouvelle fois une sélection de romans à glisser dans votre sac à main, à dos ou de plage.

 

La présentation de J’entends des regards que vous croyez muets aux éditions Verticales par Arnaud Cathrine.

 

L’avis d’Alex sur livresforfun sur overblog.com : «Le moins que l’on puisse dire est que Rue du Dragon couché est un polar totalement dépaysant à plus d’un titre». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

Les avis du Masque et la Plume sur France Inter : « Un livre sur le désœuvrement de la jeunesse dans l’Est de la France, écrit à coup de cliffhangers… et surtout extrêmement vivant et drôle !  » A écouter sur France Inter.

 

 

L’avis d’Isabelle sur le site de La Médiathèque de Levallois : « la magie de ce roman doit beaucoup à sa forme qui oscille entre recueil de nouvelles et roman choral […]». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Lucie sur le blog Abracadabra books : « »Le roman sensuel et envoûtant de l’été… Si je devais faire une comparaison, je dirais que Cape May est un savoureux mélange de Gatsby le Magnifique et des Liaisons Dangereuses. » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de FranBlan (77 ans) sur le site Critiques libres : « Une formidable comédie humaine à l’anglaise, ponctuée du légendaire flegme britannique ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis du blog Les livres de George : « j’ai adoré ce roman à la fois pour sa valeur romanesque voire feuilletonnesque, mais aussi pour cette réflexion à la fois sur la condition féminine et sur la lecture. Un grand roman donc, qui me donne très envie de découvrir d’autres romans de cette auteure.» Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Brice Matthieussent dans l’émission John Fante, une soif de revanche (1909-1983) diffusée le 23/02/2019 sur France culture : « Un écrivain dont «  l’œuvre littéraire a été un décalque aussi fidèle de l’existence de l’auteur ». A écouter sur France Culture.

L’avis de Clémence Barbier dans Zonelivres.fr :« Qanaaq c’est une immersion dans l’immensité blanche du Groenland. Terre blanchâtre où le noir a sa place tant par l’ambiance que par les ressources exploitées. […]Vous rêvez de dépaysement ? Vous allez être servis ! ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis d’Alexandre Fillon dans l’Express.fr : « L’un des plus hauts sommets du roman anglais contemporain ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

 

L’avis d’Audrey du blog Cellardoor : « Je l’ai préféré au 1er des Rougon Macquart ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

 

L’avis de Télérama : « Ce roman donne raison à la magnifique chanson écrite par Bob Dylan et chantée par Joan Baez Diamonds and rust : la mémoire est faite de diamants et de rouille ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

 

L’avis de Christophe Alix sur Next.liberation.fr : « Une sorte de road-movie métaphysique au féminin dans l’immensité inquiétante de l’Alaska, qui revisite à sa manière grinçante le mythe de la «frontière» ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Philippe Leuckx sur La Cause littéraire.fr : « […]Aux qualités d’écriture, minutieuse, féconde, imaginative tout en étant très réaliste, s’ajoutent les vertus d’un regard ouvert à l’autre, quel qu’il soit : penser reste un combat, et penser juste, large, vrai, une mission. Un grand livre ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Bernard Henninger sur NooSFere.fr : « Les éditions de l’Atalante signent le retour au romanesque de Catherine Dufour avec un récit fantastique, au sens premier du terme, une plongée pleine d’appréhension dans un Paris vibrant de légendes, délaissant une modernité sinistrée pour un passé aux mystères aussi fascinants que vénéneux […] ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Victor Garcia sur L‘express.fr : « Avec Central Park, Guillaume Musso nous entraîne dans un thriller psychologique qui commence dans le mythique parc de New York. Alice et Gabriel ne se connaissent pas. Ils se réveillent pourtant sur un banc, menottés ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Serge Bressan sur La Grande Parade.com : « […] Avec la complicité de l’écrivain et historien Emmanuel Haymann, l’auteur déambule avec une appétence communicative dans des périodes où l’on croise Clovis, Charlemagne, où les Anglais parlaient français (ou presque !), où le français devient la langue de Molière, puis celle des médias… pour en arriver à ce français devenu la langue de l’immédiat[…]. Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de la librairie La Procure en vidéo :

 

L’avis d’Anniemots sur son blog : « Pour résumer : à consommer sans modération, trilogie idéale à emporter dans ses bagages pendant les vacances ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Caroline Broué sur France Culture à écouter : « Un roman où les arbres sont le centre du récit… ce n’est pas commun ! ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Léon-Marc Levy sur La Cause Littéraire.fr : « Monsieur Toussaint Louverture continue à nous surprendre avec des œuvres oubliées et plus stupéfiantes les unes que les autres. Avec ce roman – est-ce un roman, un récit fictionnel ? – nous sommes dans le monde âpre et mâle de la boxe dans les années 1950. » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Christilla Pellé-Douël sur Psychologies.com : « Pour son premier roman, la britannique Rosie Walsh fait très fort : impossible de lâcher le livre avant de connaître la fin. Une super-romancière du psycho-thriller est née… Idéal pour occuper un long voyage ! » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis des critiques du Masque et de la Plume sur France Inter : « Quatre ans après « Réparer les vivants », Maylis de Kerangal nous plonge une nouvelle fois dans un corps de métier et nous révèle toute sa technicité : « Un monde à portée de main » emmène le lecteur dans la vie d’une spécialiste du trompe-l’œil. Qu’ont pensé les critiques du Masque et la Plume de ce roman ?  » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis d’Aifelle1 sur le blog Le goût des livres : « C’est la lecture parfaite pour les vacances, vous avez encore le temps de la glisser dans votre valise. Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis des Inrocks.com : « Féministe avant l’heure, charmant et so British même s’il se passe en Italie, Avril enchanté est non seulement la lecture idéale pour finir ce mois d’avril avec bonheur, mais aussi pour traverser tous les mois d’été à venir ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de NooSFere.fr : « Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant, dans la veine de La Servante écarlate. Ici, pas de corps féminin asservi – mais des voix bâillonnées ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis d’Eve sur Carnetsdeweekends.fr : « L’auteur s’attarde sur la psychologie des personnages[…].Ce roman nous conduit ainsi à réfléchir à l’évolution de la condition des femmes depuis le début du XXème siècle et au poids de secrets de famille. Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Yan sur Encoredunoir.com  : « On se laisse vite entraîner dans ce roman qui oscille souvent entre la dure chronique sociale, le récit intime émouvant et par la grâce de l’écriture et de la description des lieux, le conte horrifique. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

L’avis de Magali sur Fictionista.ch : « À lire si : Vous n’avez pas peur de vous décentrer et de remettre en question votre façon de penser. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Yann sur Unwalkers.com : « un roman aussi vivant qu’émouvant, où les tragédies intimes servent de moteur aux protagonistes. A l’efficacité du récit viennent s’ajouter l’humour omniprésent et les splendides paysages du Montana, le tout contribuant à faire de Céline une très agréable lecture de ce début d’année. »Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Bookivore sur Critiques libres  : « Ce roman, excellemment bien écrit, se lit rapidement, il est court (trop), et il s’impose vraiment comme un vrai classique du genre. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

 

 

L’avis de Jérémie sur Destination futur.fr : « Que vous aimiez Stephen King ou non, je vous recommande « Écriture, mémoires d’un métier» car ce livre est truffé de conseils sensés pour améliorer sa qualité d’écriture et mieux vivre ce métier. Peut-être ne serez-vous pas sensible à la première partie autobiographique comme je l’ai été, mais les autres parties sont vraiment riches d’enseignements et l’auteur s’appuie sur des exemples personnels concrets. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

Un grand merci à tous les chroniqueurs des blogs, sites, magazines dans lesquels j’ai pioché ces avis ainsi qu’aux bibliothécaires pour leur travail de sélection judicieux.

Bonne lecture de nos romans préférés de l’été 2019 !

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