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Quels romans mettre dans vos valises pour l’été 2019 ?

8 Juil

Comme chaque année, le temps des grandes vacances revient et par la même occasion celui de choisir les lectures qui jalonneront vos farnientes estivaux, vos voyages ou randonnées ! Après Quels romans mettre dans vos valises en 2017 et en 2018, les bibliothécaires de La Médiathèque vous proposent pour vous guider une nouvelle fois une sélection de romans à glisser dans votre sac à main, à dos ou de plage.

 

La présentation de J’entends des regards que vous croyez muets aux éditions Verticales par Arnaud Cathrine.

 

L’avis d’Alex sur livresforfun sur overblog.com : «Le moins que l’on puisse dire est que Rue du Dragon couché est un polar totalement dépaysant à plus d’un titre». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

Les avis du Masque et la Plume sur France Inter : « Un livre sur le désœuvrement de la jeunesse dans l’Est de la France, écrit à coup de cliffhangers… et surtout extrêmement vivant et drôle !  » A écouter sur France Inter.

 

 

L’avis d’Isabelle sur le site de La Médiathèque de Levallois : « la magie de ce roman doit beaucoup à sa forme qui oscille entre recueil de nouvelles et roman choral […]». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Lucie sur le blog Abracadabra books : « »Le roman sensuel et envoûtant de l’été… Si je devais faire une comparaison, je dirais que Cape May est un savoureux mélange de Gatsby le Magnifique et des Liaisons Dangereuses. » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de FranBlan (77 ans) sur le site Critiques libres : « Une formidable comédie humaine à l’anglaise, ponctuée du légendaire flegme britannique ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis du blog Les livres de George : « j’ai adoré ce roman à la fois pour sa valeur romanesque voire feuilletonnesque, mais aussi pour cette réflexion à la fois sur la condition féminine et sur la lecture. Un grand roman donc, qui me donne très envie de découvrir d’autres romans de cette auteure.» Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Brice Matthieussent dans l’émission John Fante, une soif de revanche (1909-1983) diffusée le 23/02/2019 sur France culture : « Un écrivain dont «  l’œuvre littéraire a été un décalque aussi fidèle de l’existence de l’auteur ». A écouter sur France Culture.

L’avis de Clémence Barbier dans Zonelivres.fr :« Qanaaq c’est une immersion dans l’immensité blanche du Groenland. Terre blanchâtre où le noir a sa place tant par l’ambiance que par les ressources exploitées. […]Vous rêvez de dépaysement ? Vous allez être servis ! ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis d’Alexandre Fillon dans l’Express.fr : « L’un des plus hauts sommets du roman anglais contemporain ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

 

L’avis d’Audrey du blog Cellardoor : « Je l’ai préféré au 1er des Rougon Macquart ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

 

L’avis de Télérama : « Ce roman donne raison à la magnifique chanson écrite par Bob Dylan et chantée par Joan Baez Diamonds and rust : la mémoire est faite de diamants et de rouille ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

 

L’avis de Christophe Alix sur Next.liberation.fr : « Une sorte de road-movie métaphysique au féminin dans l’immensité inquiétante de l’Alaska, qui revisite à sa manière grinçante le mythe de la «frontière» ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Philippe Leuckx sur La Cause littéraire.fr : « […]Aux qualités d’écriture, minutieuse, féconde, imaginative tout en étant très réaliste, s’ajoutent les vertus d’un regard ouvert à l’autre, quel qu’il soit : penser reste un combat, et penser juste, large, vrai, une mission. Un grand livre ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Bernard Henninger sur NooSFere.fr : « Les éditions de l’Atalante signent le retour au romanesque de Catherine Dufour avec un récit fantastique, au sens premier du terme, une plongée pleine d’appréhension dans un Paris vibrant de légendes, délaissant une modernité sinistrée pour un passé aux mystères aussi fascinants que vénéneux […] ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis de Victor Garcia sur L‘express.fr : « Avec Central Park, Guillaume Musso nous entraîne dans un thriller psychologique qui commence dans le mythique parc de New York. Alice et Gabriel ne se connaissent pas. Ils se réveillent pourtant sur un banc, menottés ». Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Serge Bressan sur La Grande Parade.com : « […] Avec la complicité de l’écrivain et historien Emmanuel Haymann, l’auteur déambule avec une appétence communicative dans des périodes où l’on croise Clovis, Charlemagne, où les Anglais parlaient français (ou presque !), où le français devient la langue de Molière, puis celle des médias… pour en arriver à ce français devenu la langue de l’immédiat[…]. Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de la librairie La Procure en vidéo :

 

L’avis d’Anniemots sur son blog : « Pour résumer : à consommer sans modération, trilogie idéale à emporter dans ses bagages pendant les vacances ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Caroline Broué sur France Culture à écouter : « Un roman où les arbres sont le centre du récit… ce n’est pas commun ! ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Léon-Marc Levy sur La Cause Littéraire.fr : « Monsieur Toussaint Louverture continue à nous surprendre avec des œuvres oubliées et plus stupéfiantes les unes que les autres. Avec ce roman – est-ce un roman, un récit fictionnel ? – nous sommes dans le monde âpre et mâle de la boxe dans les années 1950. » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de Christilla Pellé-Douël sur Psychologies.com : « Pour son premier roman, la britannique Rosie Walsh fait très fort : impossible de lâcher le livre avant de connaître la fin. Une super-romancière du psycho-thriller est née… Idéal pour occuper un long voyage ! » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis des critiques du Masque et de la Plume sur France Inter : « Quatre ans après « Réparer les vivants », Maylis de Kerangal nous plonge une nouvelle fois dans un corps de métier et nous révèle toute sa technicité : « Un monde à portée de main » emmène le lecteur dans la vie d’une spécialiste du trompe-l’œil. Qu’ont pensé les critiques du Masque et la Plume de ce roman ?  » Lire la suite (nouvelle fenêtre).

L’avis d’Aifelle1 sur le blog Le goût des livres : « C’est la lecture parfaite pour les vacances, vous avez encore le temps de la glisser dans votre valise. Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis des Inrocks.com : « Féministe avant l’heure, charmant et so British même s’il se passe en Italie, Avril enchanté est non seulement la lecture idéale pour finir ce mois d’avril avec bonheur, mais aussi pour traverser tous les mois d’été à venir ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis de NooSFere.fr : « Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant, dans la veine de La Servante écarlate. Ici, pas de corps féminin asservi – mais des voix bâillonnées ». Lire la suite (nouvelle fenêtre).

 

L’avis d’Eve sur Carnetsdeweekends.fr : « L’auteur s’attarde sur la psychologie des personnages[…].Ce roman nous conduit ainsi à réfléchir à l’évolution de la condition des femmes depuis le début du XXème siècle et au poids de secrets de famille. Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Yan sur Encoredunoir.com  : « On se laisse vite entraîner dans ce roman qui oscille souvent entre la dure chronique sociale, le récit intime émouvant et par la grâce de l’écriture et de la description des lieux, le conte horrifique. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

L’avis de Magali sur Fictionista.ch : « À lire si : Vous n’avez pas peur de vous décentrer et de remettre en question votre façon de penser. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Yann sur Unwalkers.com : « un roman aussi vivant qu’émouvant, où les tragédies intimes servent de moteur aux protagonistes. A l’efficacité du récit viennent s’ajouter l’humour omniprésent et les splendides paysages du Montana, le tout contribuant à faire de Céline une très agréable lecture de ce début d’année. »Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

L’avis de Bookivore sur Critiques libres  : « Ce roman, excellemment bien écrit, se lit rapidement, il est court (trop), et il s’impose vraiment comme un vrai classique du genre. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

 

 

 

L’avis de Jérémie sur Destination futur.fr : « Que vous aimiez Stephen King ou non, je vous recommande « Écriture, mémoires d’un métier» car ce livre est truffé de conseils sensés pour améliorer sa qualité d’écriture et mieux vivre ce métier. Peut-être ne serez-vous pas sensible à la première partie autobiographique comme je l’ai été, mais les autres parties sont vraiment riches d’enseignements et l’auteur s’appuie sur des exemples personnels concrets. » Lire la suite (nouvelle fenêtre)

Un grand merci à tous les chroniqueurs des blogs, sites, magazines dans lesquels j’ai pioché ces avis ainsi qu’aux bibliothécaires pour leur travail de sélection judicieux.

Bonne lecture de nos romans préférés de l’été 2019 !

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Les bibliothécaires et bibliothèques, stars des romans

26 Juin

Après Libraires et librairies dans les romans, voici les bibliothécaires dans la littérature ! Du latin bibliothecarius, le bibliothécaire est par définition la personne chargée des livres dans une bibliothèque. Mais bibliothécaires et bibliothèques se retrouvent aussi à l’intérieur des livres… Personnages sévères, mystérieux, sauveurs ou passeurs, voici quelques figures littéraires de ces mythiques gardiens de livres au cœur de ces lieux dont ils ont la charge.

Les « Hommes-livres » dans Fahrenheit 451 (nouvelle fenêtre) de Ray Bradbury (1920-2012) publié en 1953

Montag est un pompier du futur d’un genre particulier : il brûle les livres. Jusqu’au jour où il se met à en lire, refuse le bonheur obligatoire et rêve d’un monde perdu où la littérature et l’imaginaire ne seraient pas bannis. Devenant du coup un dangereux criminel…
Résumé extrait de Babelio (nouvelle fenêtre)

Il n’y a pas besoin de brûler des livres pour détruire une culture. Juste de faire en sorte que les gens arrêtent de les lire. Ray Bradbury

Dans ce roman, pas de bibliothèques puisque elles sont brûlées. Les bibliothécaires sont des hommes- livres, et apprennent par cœur un ou plusieurs livres pour pouvoir les réciter lors de rencontres nocturnes dans la forêt.

Pour aller plus loin

Dans L’Homme sans qualité de Robert Musil (nouvelle fenêtre), roman fleuve inachevé de deux tomes, le bibliothécaire répond au Général Stumm concernant son métier :

Le secret de tout bon bibliothécaire est de ne jamais lire, de toute la littérature qui lui est confiée, que les titres et la table des matières. Celui qui met le nez dans le contenu est perdu pour la bibliothèque. Jamais il ne pourra avoir une vue d’ensemble ! 

Le mystère Henri Pick (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) Le bibliothécaire « sauveur de manuscrits » dans Le mystère Henri Pick (nouvelle fenêtre) de David Foenkinos (2016)

En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’oeuvre, écrit par un certain Henri Pick. 

Contrairement à la citation du bibliothécaire dans l’Homme sans qualité, ce bibliothécaire lit les manuscrits. David Foenkinos s’est inspiré de l’écrivain et poète américain Richard Brautigan (1935-1984), qui disait de lui-même qu’il était « un poète inconnu » pour créer son personnage de bibliothécaire.
Sous forme d’enquête policière, il va au passage écorcher l’univers de l’édition qu’il connait d’ailleurs lui-même parfaitement. Un brin convenu et caricatural mais à découvrir.

  • L’avis de culture-tops.fr :  Limpide, drôle, sensible, avec un brin de suspense

Pour aller plus loin

L'ombre du vent de Zafon (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) La bibliothèque secrète dans un cimetière dans L’Ombre du vent (nouvelle fenêtre) de Carlos Ruiz Zafon (2001)

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon, Daniel Sempere, le narrateur, dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. 
Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent.

Un mélange de Fahrenheit 451 dont les protagonistes sont des « sauveurs de livres », et du (Le) nom de la Rose pour la « bibliothèque secrète ».

  • L’avis de jmph sur le blog du journal Le Monde : Zafón est un formidable raconteur d’histoire… c’est un livre qu’on ne lâche pas, qu’il ne faut pas lâcher sous aucun prétexte pour ne pas en perdre le fil et pour en goûter tout le sel et l’humanité…Et c’est aussi, et surtout, un véritable hymne d’amour pour les livres… plus forts que la vie.
  • L’avis de Didier Sénécal dans le journal l’Express : Si vous avez le malheur de lire les trois premières pages de son roman, vous n’avez plus aucune chance de lui échapper… Une fois égaré dans les labyrinthes du quartier gothique de Barcelone, l’amateur de belles histoires n’a plus aucune envie d’en sortir. 
  • L’avis du journal Le Parisien :  Un récit digne d’Alexandre Dumas !

La bibliothécaire de Gudule (catalogue de La Médiathèque - nouvelle fenêtre)

La bibliothécaire (nouvelle fenêtre) de Gudule (de son vraie nom Anne Liger-Belair 1945-2015) publié en 1995

C’est l’histoire d’un garçon prénommé Guillaume. Un jour, Guillaume s’endort sur sa table de cours et son professeur de français, Mr Pennac lui demande alors de raconter son rêve, seulement Guillaume raconte une histoire qu’il vit tous les soirs. Cette histoire, c’est celle d’une vieille femme écrivant très tard le soir puis éteignant sa lumière rose, puis une jeune fille sort de la résidence. Un soir Guillaume décide de la suivre jusque la bibliothèque, quelque temps après, ils se retrouvent tous deux sur un banc et la jeune fille lui explique qu’elle recherche un grimoire pour devenir écrivaine. C’est alors que Guillaume va chercher en vain le grimoire pour la jeune fille disparue. Va-t-il réussir à la sauver ?

Ce roman de littérature jeunesse, un « incontournable » nous plonge dans un récit fantastique où le personnage principal, va écrire la suite de l’histoire commencé par la vieille dame, ancienne bibliothécaire afin de faire réapparaître la jeune Idda. Mais comme il est mauvais en français, cela s’annonce cocasse ! Guillaume y croisera Alice au pays des merveilles, Poil de Carotte, et bien d’autres personnages de romans.

La bibliothèque est elle aussi un peu désuète 🙂

L’endroit est extraordinaire : des rayonnages couvrent les murs et s’alignent les uns derrière les autres, formant d’étroites allées. Combien y a-t-il de livres, ici ? Dix mille, cent mille, un million ? Une odeur de vieux papier, à la fois acre et doucereuse, émane du fantastique amas d’ouvrages, dont certains ont plus d’un siècle. Couvertures de cuir, de tissu, de carton, aux tranches dorées ; parchemins roulés ; éditions rares et volumes populaires pleins de naïves illustrations ; tout le savoir du monde semble rassemblé ici. La somme des connaissances humaines emplit cette salle, noyau lumineux au cœur de la bâtisse obscure. Et ce noyau, par le plus grand des hasards, Guillaume vient d’y avoir accès.

Ce livre est dédié aux bibliothécaires et aux documentalistes pour leur remarquable travail auprès des jeunes, dans l’approche du livre-plaisir.

Avec ces exemples, nous pouvons donc dire que la littérature en général a traité le sujet des bibliothèques et des bibliothécaires, et ce, plus ou moins bien. Alors oui, les bibliothèques sont bien vues comme un lieu de savoir, mais souvent calmes et un peu poussiéreuses. Quant aux bibliothécaires, elles sont souvent représentées comme étant majoritairement des femmes d’un certain âge, sévères et qui passent leur temps à lire !!! Mais ces « clichés » appartiennent à la fiction, n’est-ce pas ?

Rappelons que la bibliothèque est aussi un lieu ouvert à tous, où l’on peut lire, jouer, travailler, rêver, utiliser les ressources numériques, consulter Internet, emprunter des livres, des cds, des jeux vidéos, des magazines mais aussi échanger et participer à des animations organisées par les bibliothécaires elles-mêmes 🙂

Et pour finir ce petit tour d’horizon, La Médiathèque de Levallois et ses bibliothécaires en images !

Nous espérons vous voir très nombreux (ses) à La Médiathèque de Levallois !

Histoires de famille (1ère partie)

25 Avr

Le thème de la famille est très souvent évoqué dans la littérature, au travers des représentations qui en sont données, ainsi que des relations entre les personnages et leurs différents membres. Du plus classique au plus actuel, vous trouverez dans votre Médiathèque un panel large de romans sur ce sujet.

Les thèmes déclinés peuvent être : les relations parents-enfants, l’adoption, l’abandon, la famille nombreuse, l’absence, la mort d’un parent, d’un enfant, la famille recomposée, la famille choisie, les grands-parents, les générations, la généalogie, les conflits, la maltraitance, les secrets de famille, les héritages, les ruptures, l’aspect culturel des relations familiales, les attentes des parents par rapport aux enfants, les parents super héros ou dévalorisés, le chef de famille, la fratrie etc…

Il peut aussi être question d’éducation, d’affection, de transmission mais aussi de conjugalité, de filiation, de parenté et de choses plus compliquées encore, plus enfouies, plus feutrées, indicibles : la rivalité, la haine, l’oubli, la souffrance, l’inceste, le refoulé. Finalement, tout a toujours été dit sur les familles depuis Sophocle et jusqu’a Freud ( nouvelle fenêtre). 

La famille se décline aussi dans toutes les langues avec une richesse infinie  à la lumière de la mythologie, de la sociologie, de la psychologie, de la génétique et de l’imaginaire individuel de chaque écrivain.

Voici maintenant quelques incontournables :

Les Thibault (nouvelle fenêtre) de Roger Martin du Gard  : une œuvre qui se décline en 8 tomes et décrit le destin de deux familles bourgeoises dans la France de la Belle époque et qui va petit à petit sombrer dans le 1er conflit mondial. Ce roman est héritier d’un réalisme littéraire qui cherche à donner à voir au lecteur une réalité objective mais vivante dans un monde marqué par les clivages des classes sociales et des confessions religieuses.

Souvenirs d’enfance, la gloire de mon père (nouvelle fenêtre) de Marcel Pagnol. Dans ces Souvenirs d’enfance déclinés en 4 tomes, l’auteur redonne vie aux êtres chers qui l’ont entouré durant ses jeunes années. C’est le livre d’une initiation, le rêve d’une vie marquée par l’amour familial, la droiture d’un père poussée à son paroxysme, des décors somptueux , des moments d’une rare félicité, un premier amour, des joies partagées, une amitié rare… Et puis l’écriture somptueuse de simplicité de Marcel Pagnol.

Une vie (nouvelle fenêtre) de Guy de Maupassant . En cette fin de XIXème siècle, l’auteur prolixe livre son analyse de la noblesse de terre, dans sa Normandie si chère. Et la vie dont il s’agit, celle de Jeanne le Perthuis des Vauds, fille de bonne famille, de sa sortie du couvent du Sacré-Cœur aux vieux jours, enfin apaisée. C’est aussi une vie d’un mariage raté. Le style est tout en douceur, on glisse sur les mots comme dans une barque tranquille.
Ou par exemple Pierre et Jean (nouvelle fenêtre) : cette œuvre traite de l’hérédité, de la petite bourgeoisie et des problèmes de famille liés à l’argent. Ainsi va l’histoire de deux frères au traitement différencié au sein d’une même famille…

La guerre et la paix (nouvelle fenêtre) de Léon Tolstoi. Toute l’histoire se concentre autour de deux grandes familles, les Rostov et les Bolkonski, deux familles d’aristocrates qui vont être impliquées de près ou de loin dans les orages de la guerre. Autour d’elles gravitent une kyrielle de personnages secondaires qui illustrent une quantité de profils humains. Voici un livre plein de contradictions, entre fierté patriotique et individualisme, entre sens de l’État et sens de la famille, entre libre-arbitre et déterminisme, et tant d’autres contradictions apparentes que nous passons chaque jour de notre vie à tenter de résoudre. C’est un livre où chacun peut se retrouver…

Les Rougon-Macquart (nouvelle fenêtre). Émile Zola constitue une fresque de 20 romans inspirés de la Comédie Humaine de Balzac, ayant pour but d’étudier l’influence des conditions sociales sur l’Homme et les tares héréditaires d’une famille. Cela commence par la famille des Rougon, commerçants de la petite bourgeoisie. Plutôt alcooliques, les Macquart sont plus proches de la terre. Ces deux branches vont fusionner et donner naissance à différents protagonistes que l’auteur placera dans différentes situations. Cela donnera de nombreux chefs-d’œuvre, parmi eux Germinal (nouvelle fenêtre) extrêmement documenté ou La bête humaine (nouvelle fenêtre) qui fait figure de thriller avant la date.

Sans famille (nouvelle fenêtre)  d’Hector Malot ou le destin de Rémi, l’enfant trouvé, recueilli par la mère Barberin, vendu au plus grand chanteur d’Italie et qui aura une vie pleine de péripéties. Moraliste discret, Hector Malot apporte un soin tout particulier à camper ses personnages. Son imagination prend appui sur le réel même si parfois l’invention serait plus facile.  Appartenant pleinement à la littérature de ce XIXe siècle qui a découvert un nouveau domaine d’investigation, les «sciences sociales», Hector Malot restitue son époque avec sobriété.

La littérature de la première moitié du XXe tente de cerner les enjeux contemporains et cherche quel peut être le sens de l’existenceElle est philosophique et humaniste parce qu’elle fait de l’homme le centre de ses préoccupations. Cependant, elle ne se contente pas d’expliquer et l’écrivain est souvent amené à prendre position. On parle de « littérature engagée ». La forme littéraire la plus utilisée est le roman. Ceux qui traitent de la famille n’y échappent pas et offrent un sujet romanesque intéressant, une manière de raconter dans un espace à priori clos et sécurisant.

Un barrage contre le Pacifique (nouvelle fenêtre) de Marguerite Duras. Une mère et ses enfants vivent aux limites de la société coloniale et aux abords immédiats des villages où tentent de survivre les Indochinois dans un dénuement absolu et à la merci de toutes les maladies, de la cruauté des tigres et de la force aveugle et meurtrière des marées de l’océan. L’auteur y fait preuve d’une technique romanesque aboutie avec du rythme et du souffle.

La promesse de l’aube (nouvelle fenêtre) de Romain Gary. Le narrateur raconte son enfance en Russie, en Pologne puis à Nice, le luxe et la pauvreté qu’il a connus tour à tour, son dur apprentissage d’aviateur. Il est perpétuellement question de l’amour inconditionnel que Roman voue à sa mère. C’est exprimé avec tendresse, sensibilité clairvoyance et humour. Un roman très émouvant.

Enfance (nouvelle fenêtre) de Nathalie Sarraute : une enfance passée en Russie, en Suisse, en France dans une famille recomposée… Un dialogue permanent entre l’auteur et l’enfant qu’elle était, son double ne cessant de la rabrouer. Une fillette ballottée entre un père et une mère qui ne s’entendent pas. C’est une œuvre d’une grande sensibilité, un livre-phare transformé en véritable quête de l’indicible.

 

Prochainement dans Liseur : dans Histoires de famille (2ème partie) pour y découvrir des romans contemporains sur la famille.

Le coin de La Médiathèque de mars 2019 se passionne pour l’Histoire

4 Avr

Si vous êtes fan d’Histoire, vous avez peut-être passé votre dimanche 31 mars au Salon du Roman Historique de Levallois  : parmi les 135 auteurs présents, peut-être y avez-vous rencontré ceux qui ont écrit ces livres ? Si ce n’est pas le cas mais aussi pour tous ceux qui n’ont pu être présents pour l’édition 2019 du salon, effectuons un petit retour dans le passé avec ce coin de La Médiathèque du mois de mars spécial romans historiques !

Ce cœur qui haïssait la guerre (nouvelle fenêtre)ce ceour qui haissait la guerre de Michel heurtault (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre) de Michel Heurtault.  Éditions Albin-Michel

Dans cette fresque puissante qui dépeint l’Allemagne depuis l’avènement du IIIème Reich jusqu’à sa chute, Michel Heurtault explore la complexité des engagements qui ont divisé la société allemande : ces années où « la lucidité d’un homme se mesure, plus qu’à son courage, au nombre d’incertitudes qu’il est capable d’affronter ».

Ainsi, nous suivons l’histoire d’Anton, jeune ingénieur allemand admis dans un centre de recherche sur les fusées dont le  rêve est d’explorer l’espace. Mais l’histoire va  en décider autrement : les ingénieurs aéronautiques, qui pensaient créer des machines pour les progrès de l’Humanité, se retrouvent à créer des engins de mort  destinés à dominer l’Europe définitivement. Indifférent  à la politique et au nazisme au départ, le jeune homme qui rêve plus d’étoiles que de pouvoir, va peu à peu être envahi par les affres du doute et se battre avec sa conscience pour finalement s’engager dans la lutte contre le Führer.

La résistance intérieure allemande a été longtemps ignorée et c’est avec une grande rigueur historique  et beaucoup de subtilité que ce texte dense et d’une rare intelligence nous en fait le récit. Un roman magnifique !

Le cœur des Amazones de G. Bindi et C. Rossi (catalogue de La médiathèque -nouvelle fenêtre)   Le cœur des Amazones (nouvelle fenêtre)  de G. Bindi et C. Rossi. Éditions Casterman

Le cœur des Amazones est une bande-dessinée scénarisée par Géraldine Bindi et illustrée par Christian Rossi considéré comme le maître du dessin réaliste.

Géraldine Bindi, universitaire spécialiste du domaine et nouvelle dans l’univers de la BD, s’est servie de ses recherches pour poser le cadre de cette histoire qui se déroule au temps de la guerre de Troie. Des femmes guerrières nommées « les Amazones » vivent secrètement  dans la forêt sous la protection d’Artémis, déesse de la chasse, et attirent annuellement des hommes pour se reproduire. Dans cette société matriarcale, seules les nouveaux-nés filles sont épargnées. Les mâles reproducteurs sont cantonnés aux tâches domestiques. L’équilibre de ce microcosme est cependant fragile…La jeune reine Penthésilée ne trouve pas de roi. Mais peut-être sa rencontre avec Achille, héros légendaire de l’Illiade, va-t-elle changer le cours de l’histoire ?

À l’heure de MeToo et des autres combats portés par les femmes, cette aventure mythologique, bien que porteuse de certains anachronismes, offre à la fois une nouvelle variante de ce thème et une résonance bien actuelle.

Les splendides dessins de Christian Rossi réalisés dans des nuances de marron, à base de brou de noix et de sépia, accompagnent parfaitement ce récit et ajoutent au caractère singulier, magique, sensuel et charnel de cet album.

Laissez-vous emporter dans cette guerre des sexes sur fond de mythologie !

Brasil de Jean-Paul Delfinot (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre)   Brasil (nouvelle fenêtre) de Jean-Paul Delfino. Éditions Le Passage

 Brasil est le septième volume de la Suite brésilienne de Jean-Paul Delfino, grande  fresque historique de neuf romans commencée en 2005 avec Corcovado et qui couvre une période de près de trois siècles.  Une saga sur l’histoire du Brésil qui met en scène des personnages historiques et fictifs aux destins croisés, qui se  confrontent aux soubresauts de l’histoire, aux luttes fratricides, à la traite négrière,  aux  injustices et aux révoltes menées dans un tourbillon de passions et d’espoir. Exilé à Rio depuis la conquête du Portugal par Napoléon en 1810,  Dom Joao VI, roi du Portugal et du Brésil, se voit dans l’obligation de rejoindre Lisbonne laissant son fils gouverner à sa place pour diriger la colonie… La jeune Madalena, descendante d’esclave, va tout quitter pour cet homme pervers et tyrannique qui n’aura de cesse de l’humilier et de la réduire à l’état de servitude. Une situation qui éveillera en elle un désir de vengeance puis d’assassinat alors que sa propre fille Marina et son mari Zumbi tentent,  de leur côté, d’échapper aux soldats de l’empereur en sillonnant le pays …

Au fil des chapitres qui alternent entre la vie de la cour et celle des esclaves, le lecteur est littéralement entraîné dans des intrigues et des rebondissements qui nourrissent tout au long du roman cette passionnante  fresque  historique brésilienne.

Pablo, drôle de chevalier (nouvelle fenêtre) et Pablo drôle de pirate (nouvelle fenêtre) de Sylvain Diez et Alain Chiche. Éditions Belin jeunesse

Depuis 2002 Sylvain Diez, artiste peintre, illustrateur mais aussi sculpteur, a publié une quarantaine d’ouvrages à destination des enfants, seul ou en collaboration avec d’autres auteurs (Alain Chiche, Jean Leroy).

Fidèle à la devise des éditions Kaléidoscope « Lire rire grandir », il invente pour son public un univers où les animaux se substituent aux humains dont ils reflètent les manies, les angoisses, les espoirs et les joies. Un monde tendre et drôle où les affreux ne font pas peur. Rien d’effrayant même lorsqu’il s’agit de loup, lion ou autres prédateurs. Ses dessins sont nets et sans bavures, dans un style graphique tout en rondeur. Certains lui reprocheraient un manque de finesse, de nuance ou de subtilité. Qu’importe ! Tout est parfaitement efficace et le message clair.

Ses albums sont de vrais moments de plaisir. Les thèmes abordés ?  Partage, humour, contes revisités, écologie, savoir-vivre, mais aussi… L’Histoire.

Grâce aux aventures de Pablo, un petit chaton, l’auteur fait découvrir l’univers des pirates avec une déclinaison pleine d’humour de vocabulaire gallinacé  ou encore le Moyen-Âge par le biais des illustrations : château-fort aux tours crénelées, lit à baldaquin, guimpe, hennin et autres coiffes médiévales, armures, épées, fléaux, moines en bure, écussons et bien sûr – car il s’agit de fiction – un dragon !

Un auteur à suivre et une multitude d’ouvrages à découvrir absolument !

Merci à Sylvie Z., Florence B., Patricia D.et Nathalie F. pour la rédaction de cet article.

Des romans de Noël pour tous les goûts

19 Déc

Qu’on le veuille ou pas, en ce mois de décembre 2018, Noël est dans tous les esprits… Si on l’associe généralement à fête, joie, partage, bon repas et famille, chacun sait que tous ces ingrédients se mélangent parfois autour du sapin à d’autres sentiments… pour le meilleur ou pour le pire ! Toujours attentifs aux comportements humains, à leurs enthousiasmes comme à leurs contradictions, les romanciers se sont depuis longtemps emparés de cette thématique symbolique en rouge et vert. Chacun à leur façon, ils ont tissé des intrigues qui illustrent les multiples facettes de cette journée spéciale du calendrier. Alors que vous soyez amateurs de Noël ou pas, entre nostalgie, crime, magie ou rire, voici un petite liste de lectures à dévorer avant, pendant ou après le 25 décembre !

Au menu, commençons par des nouvelles avec ces 13 textes d’auteurs contemporains

Ils [Ces auteurs] nous conduisent à travers leur univers littéraire respectif et nous amènent à percevoir le monde d’aujourd’hui, celui de l’enfance, de la famille, de la crise, de la solitude, mais aussi la vie tout court, avec ses blessures, ses regrets, ses trahisons. De l’intime au phénomène de société, Noël se révèle alors comme une période qui touche tout le monde, profondément ou légèrement, mais toujours passionnément. (extrait du site Babélio- nouvelle fenêtre)

On peut ensuite continuer avec  : 

Un classique

– Qu’est-ce que Noël, si ce n’est une époque pour payer l’échéance de vos billets, souvent sans avoir d’argent ? un jour où vous vous trouvez plus vieux d’une année et pas plus riche d’une heure ? un jour où, la balance de vos livres établie, vous reconnaissez, après douze mois écoulés, que chacun des articles qui s’y trouvent mentionnés vous a laissé sans le moindre profit ? Si je pouvais en faire à ma tête, continua Scrooge d’un ton indigné, tout imbécile qui court les rues avec un gai Noël sur les lèvres serait mis à bouillir dans la marmite avec son propre pouding et enterré avec une branche de houx au travers du cœur. C’est comme ça.
(extrait du 1er chapitre , Le spectre de Noël)

Des arômes doux et optimistes

Croyez-moi, il est possible de mener sa vie en disant tout. Une existence sans déni ? Sans angle mort ! s’écria la jeune femme. Vous n’avez donc aucun secret ? Si, des montagnes ! rétorqua-t-elle. Alors ? Mes secrets me construisent, mes angles morts me détruisent. Puis elle ajouta avec jubilation : à Noël, j’offrirai le plus beau des cadeaux : ma vérité ! A ceux que j’aime, ma famille. C’est comme cela qu’il faut vivre ! Nous serons vieux plus tard. Joyeux Noël !

 

Une pincée de nostalgie

Corrèze, tout tourne autour du curé, de l’église et de l’école libre. Mais voici que la veille de cette rentrée des classes, arrive une jeune institutrice bien décidée à réanimer l’école laïque en état de quasi-abandon. Et tout de suite, entre le petit hussard en jupon de la République et le curé, c’est la guerre…

 

Londres, hiver 1858. Amory, un garçon de huit ans, porte des seaux d’eau à travers les rues glacées. Pour survivre, l’orphelin doit assurer l’entretien des abreuvoirs dans un quartier élégant de la capitale. Le soir, Amory se réfugie dans les combles d’un Club très select. Là, il a chaud, il se sent en sécurité, il peut sommeiller en écoutant les conversations des lords et des baronnets… Un jour pourtant, des éclats de voix le réveillent. Intrigué, l’enfant observe la scène: un brave homme, brandissant un grimoire auquel il semble attacher le plus grand prix, subit les invectives des notables déchaînés…

Un zeste de féérie 

Barry Laverty, M.D., attend avec impatience son premier Noël dans le chaleureux village de Ballybucklebo, du moins jusqu’à ce qu’il apprenne que son amoureuse, Patricia, pourrait ne pas revenir à la maison pour les vacances.Toutefois, jeune médecin  dans la campagne irlandaise, il n’aura pas le temps de s’ennuyer et devra soigner rhumes et maux d’hiver en compagnie de son partenaire plus âgé, le docteur Fingal Flahertie O’Reilly.  Entre leur pratique médicale frénétique, les fêtes du Rugby Club et le spectacle de Noël des enfants, les deux médecins trouvent aussi le temps de jouer les pères Noël…

Un parfum entêtant de famille…

Épicées, mielleuses ou amères, voici quatre atmosphères familiales très contrastées qui vous emmèneront du Manhattan chic à Lyon, en passant par l’Irlande et le Sénégal :

Comme dans tous les romans que Nancy Mitford a écrit par la suite, Christmas Pudding donne un aperçu de la vie de jeunes gens bien-nés, entre 20 et 30 ans, qui gravitent ici autour de « Christmas Pudding – quel titre délicieux !

Un ton bien personnel, un éclat  vif et un éclairage original d’une femme pleine d’esprit, voilà un résultat qui vous met l’eau à la bouche.

Porté par l’écriture exquise de Jennifer Johnston, un roman aussi poignant que délicat sur les liens familiaux, l’amour et le temps qui passe. Une histoire bouleversante, parsemée de subtiles références shakespeariennes, par une des plus brillantes romancières irlandaises. Lorsque, après un terrible accident de voiture, Henry, la cinquantaine, se réveille sur son lit d’hôpital, il ne peut se rappeler ce qui l’a conduit là. Très mal en point, il a du mal à situer ceux qui défilent à son chevet : est-il encore marié à cette femme très autoritaire ? N’était-il pas fâché avec sa fille ? Son fils lui cacherait-il quelque chose ?

En décembre 2017, Karine Silla était présente à La Médiathèque pour nous parler de son livre dans le cadre des Rencontres de Liseur.

Sophie, 20 ans, partie faire du bénévolat à Dakar, doit rentrer fêter Noël en famille. La table est mise, le diner du réveillon est prêt, les guirlandes scintillent. Tout le monde l’attend. Mais Sophie ne rentre pas. Accident ? Prise d’otage ? Fugue ? Sa mère Virginie, son beau-père Gabriel, sa demi-sœur Chloé, son grand-père René, et même Antoine, son père, et Fanny, son épouse : tous partent à sa recherche au Sénégal…

Ils attendaient Marie-Louise, ce fut une lettre qui arriva ; cette fois encore, Marie-Louise ne pouvait quitter Lyon pour fêter Noël avec les siens : son métier la retenait impérieusement à la ville…

 

 

Un peu de croquant et d’humour pour ceux qui ont du mal à faire passer Noël

Un petit livre pour en rire et décomplexer tous ceux qui sont réfractaires à cette fête traditionnelle…

Composé de douze textes pour la plupart inédits, Pourquoi je déteste Noël est un livre salutaire à lire (et à offrir) avant Noël (pour s’y préparer), pendant Noël (pour le supporter) ou après Noël (pour s’en remettre).« Le dosage parfait entre loufoque et ironie sociale. L’humour de Benchley est plus moderne que jamais. C’est une immense référence pour moi. » (David Foenkinos)

 

 

Survivre à Noël (livre numérique à lire en ligne sur le site de La Médiathèque) de Stéphane Floccari

Ce livre décrypte les états d’âme et les tourments qui refont chroniquement surface aux dernières heures grises de l’année. Il n’a pas pour but de défendre Noël, ni d’en instruire le procès à charge, pas plus que d’en moquer le folklore ou d’en proclamer l’obsolescence. Il ne milite ni pour sa sanctuarisation culturelle, ni pour son bannissement de nos coutumes.

 

Peut-être parce qu’ils n’aiment pas Noël eux non plus,  les auteurs de thriller apprécient la date du 25 décembre pour y placer les crimes les plus affreux de l’année…

Des saveurs fortes et noires pour le dessert

Alors que la petite ville de River Falls s’apprête à célébrer Noël, un drame vient raviver le souvenir des horreurs du passé : un adolescent est retrouvé mort dans une cabane au fond des bois, d’où un autre a réussi à s’échapper… Afin d’identifier l’auteur de ce crime, le shérif Mike Logan devra plus que jamais se méfier des apparences. Aidé de sa compagne, la profileuse Jessica Hurley, saura-t-il se défaire des idées préconçues sur les « monstres » qui nous entourent ?

  • Cyanure de Camilla Läckberg (catalogue de La Médiathèque -nouvelle fenêtre )Cyanure (nouvelle fenêtre) de Camilla Läckberg

    Quelques jours avant Noël, sa petite amie, Lisette Liljecrona, invite Martin Molin (collègue de Patrick Hedström) à venir passer le week-end avec sa famille sur la petite île de Välo en Suède. L’idée ne l’enthousiasme guère et c’est à contrecoeur qu’il accepte de l’accompagner. Ses appréhensions se voient confirmées lorsqu’il fait la connaissance des Liljecrona. Avec plus ou moins d’élégance, tous s’acharnent à obtenir les faveurs du patriarche dont la fortune s’élève à plusieurs milliards de couronnes. Cette course à l’héritage tourne court lorsque, le soir même, Ruben, déçu et furieux contre les membres de sa famille, affirme les avoir déshérités.

 

La nuit de Noël, le froid, un manoir perdu au cœur de la vieille Angleterre. Un étrange musée peuplé de chefs-d’œuvre rassemblés par un aristocrate excentrique, mort dix ans plus tôt. Une mort suspecte qui appelle la vengeance et en annonce d’autres, celles de ses hôtes invités à connaître enfin son testament.

Parmi eux, l’ex-inspecteur chef Higgins, ami du Lord défunt. Son cadeau de Noël ? Trois crimes, et la mort qui rôde.

Un mystère…

Cette date excite aussi particulièrement les papilles des détectives. Depuis le célèbre Noël d’Hercule Poirot écrit par Agatha Christie en 1938, les romanciers s’en donnent à cœur joie pour mettre leurs enquêteurs en difficulté le jour de la dinde et de la bûche. Certains s’en sont même fait les spécialistes comme Anne Perry qui place ses enquêtes au XIXe :

L’héroïne est Lady Vespasia Cumming-Gould, personnage excentrique et mémorable, qui est invitée à passer le week-end de Noël à Applecross avec des amis. Mais Gwendoline Kimmuir se suicide, et Isobel Alvie est désignée comme coupable. Lady Vespasia accompagne Isobel dans son voyage vers l’Ecosse pour aller prévenir la mère de Gwendoline…

Pour Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre et austère de Charlotte Pitt, ces fêtes de Noël s’annoncent comme un véritable cauchemar ! Être exilée contre son gré chez son ancienne belle-fille, au bord de la Manche, avait déjà mis ses nerfs à rude épreuve, la voilà maintenant obligée de supporter l’arrivée d’une invitée de dernière minute, Maude Barrington…

Pour Emily Radley, la belle-soeur du célèbre policier Thomas Pitt, les fêtes de Noël s’annoncent désastreuses. Elle doit quitter sur-le-champ Londres, ses enfants et les mondanités pour passer ce Noël 1895 en Irlande, auprès d’une tante agonisante qui l’a demandée auprès d’elle. Brusquement plongée au coeur du magnifique et sauvage Connemara, dans un petit village perdu au bord de l’océan, Emily ne s’imaginait pas une seconde être confrontée à une affaire de meurtre commis sept ans auparavant.

Dans le dédale miséreux de l’East End londonien, Noël 1883 prépare ses miracles. Comment Gracie Phipps, treize ans, pourrait-elle refuser d’aider une fillette bouleversée à retrouver son âne ? D’un mystère à l’autre, les deux enfants doivent faire la vérité sur la mort d’Oncle Alf, un chiffonnier du quartier, et sortir vivantes de ce cauchemar de Noël……

 Et pour finir, une touche de rouge

Si à quelques jours de la date fatidique, vous ne savez pas quoi mettre sur votre liste au père Noël, vous pouvez toujours vous inspirer de cette demande un peu particulière…

ut ce que je veux pour Noël, c'est un vampire (livre numérique à lire en ligne sur le site de La Médiathèque -nouvelle fenêtre)Tout ce que je veux pour Noël, c’est un vampire (livre numérique à lire en ligne sur le site de La Médiathèque- nouvelle fenêtre) de Kerrelyn Sparks.

Ce Noël n’est pas très joyeux, pour Toni. Sa meilleure amie a été enfermée dans un hôpital psychiatrique depuis qu’elle a dit à des policiers qu’elle avait été attaquée par des vampires, et le seul moyen pour Toni de la faire sortir de là est de leur prouver que ces suceurs de sang existent vraiment. Elle a donc accepté un emploi de garde du corps pour les morts vivants, ne s’attendant toutefois pas à ce qu’elle allait y découvrir…

 

Quel que soit votre choix, votre humeur ou votre envie, nous vous souhaitons de bonnes lectures et  de très belle fêtes  !

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