Tag Archives: Littérature américaine

Un souffle d’Amérique : la littérature dans tous ses Etats (2)

12 Nov

Depuis le 8 novembre  2016, les États Unis ont un nouveau président. Et si c’était l’occasion de plonger, état par état, de l’Alabama au Wyoming, dans la diversité et l’histoire de ce pays ? Je vous propose un panorama de quelques livres, les meilleurs possibles, dont l’action se déroule dans l’un de ces États et qui vous permettront de survoler tout un pays à travers la riche palette qu’offre sa littérature.

Alabama : Harper Lee. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur  , un petit bijou de fraicheur qui développe les thèmes du racisme, de la ségrégation et de l’éducation.

Alaska : David Vann. Sukkwan island, un roman au suspense inoubliable qui revisite les rapports humains avec brio. Un jeune auteur américain de tout premier plan.

Arizona : Brady Udall. Le destin miraculeux d’Edgar Mint, un roman inclassable, original et poétique, il est aussi plein d’humour.

Arkansas :  Maya Angelou. Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage , une œuvre majeure de la littérature américaine du XXe siècle qui aborde les thèmes de l’identité, du racisme, de la résilience et l’apprentissage du langage et de la littérature.

Californie : John Steinbeck. Les raisins de la colère, l’aventure misérable d’une famille espérant échapper à la grande dépression.

 Caroline :  David Payne. Le monde perdu de Joe Madden, magnifique récit à 3 voix sur l’amour, l’enfance, les illusions perdues.

Colorado :  Craig Davidson. Cataract Falls, roman initiatique intimiste et mélancolique.

Connecticut :  Wally Lamb. Le chagrin et la grâce, odyssée désespérée d’un homme en quête d’identité.

Dakota : Louise Erdrich.  la Malédiction des colombes, roman choral sur l’amitié, le sang, le poids du passé.

Delaware :Toni Morrisson. Beloved, l’histoire d’une ancienne esclave hantée par un fantôme.

Floride : Russell Banks. Lointain souvenir de la peau, réflexion sur le monde contemporain, méditation sur la chute, la perte de l’innocence et l’exclusion.

Georgie : Margaret Mitchell. Autant en emporte le vent, texte mythique qui mêle amours romantiques et violentes pendant le drame de la guerre de sécession dans le Sud des Etats-Unis.

Illinois : Johnathan Franzén. Les corrections,  le portrait d’une famille du Midwest.

Louisiane : James Lee Burke. Dans la brume électrique, enquête sur le meurtre d’un homme de couleur qui ramènera à la guerre de sécession.

Louisiane : Tim Gautreaux. Nos disparus, le romancier nous invite à sillonner le Mississippi sur un bateau à aubes, dans les années 1920.

Michigan : Jim Harrison. De Marquette à Veracruz, traite de la maladie, la luxure, la boisson, le délitement la fidélité. Des thèmes chers à ce grand auteur, disparu en 2016.

Mississipi : William Faulkner. Sanctuaire, roman d’atmosphère policière sombre et grandiose.

Missouri : Mark Twain. Les Aventures de Tom Sawyer, l’histoire d’un jeune orphelin qui fait l’école buissonnière.

New Jersey : Philip Roth. Pastorale Americaine, l’histoire de l’Amérique moderne vu par les yeux d’une famille d’immigrants juifs, qui parviennent grâce à leurs valeurs à accéder au rêve américain.

New Mexico : Cormac Mc Carthy. La trilogie des confins, grands espaces et voleurs de chevaux au programme.

New York : Paul Auster.  La trilogie New Yorkaise, au coeur de New York, l’auteur explore ses thèmes de prédilection : identité et liberté.

De New York à la Californie : Wally Lamb. Nous sommes l’eau, un portrait fascinant de l’Amérique à travers la vie tourmentée d’une famille.

Ohio : Toni Morrison.  Sula, sur le thème de la lutte des femme Afro-américaine pour exister…

Tennessee : Cormac Mc Carthy. Un enfant de Dieu, dans les années 60 Lester Ballard se fait déposseder de tout ce qu’il a, et l’on suit son délitement moral.

Texas : Philipp Meyer. Le Fils, un tour de force avec son histoire du Texas, autant dire des Etats-Unis,  à travers trois voix d’une même famille de pionniers.

Utah : Norman Mailer. Le chant un bourreau, chef-d œuvre dont on dit qu’il est « le crime et châtiment » de l’Ouest américain.

Vermont  : Donna Tartt. Le Maitre des illusions, chronique de l’illusion et de la complicité, histoire de culpabilité et de responsabilité dotée d’un grand suspense.

Virginie : William Styron. les confessions de Nat Turner, l’histoire d’un homme pris au piège de sa colère, qui trace avec finesse le portrait d’un esclave noir avant la guerre de sécession.

Virginie : Kevin Powers. Yellow birds, roman fascinant sur l’absurdité de cette guerre en Irak dont le héros Bartie subira les ravages.

Wisconsin : Mary Ellis  Relindes. Wisconsin, une magnifique fresque familiale où la réalité est teintée de fantastique.

Wyoming : Craig Johnson. Little Bird,  un polar où l’on suit un éventail de personnages pourvus de sens du tragique et d’humour sur fond de hautes plaines glacées.

Enfin… Si dans tous ces livres vous n’avez pas trouvé celui de vos rêves, cherchez votre inspiration dans notre précédent article Un souffle d’Amérique, la littérature dans tous ses États, dans Le coin de La Médiathèque de novembre et demandez conseil à votre bibliothécaire.

Publicités

Quand le Festival America rend hommage à Jim Harrison

20 Sep

Du 09 au 11 septembre 2016, la ville de Vincennes recevait le Festival America. Pour sa 8ème édition, le Festival a rendu hommage à Jim Harrison, l’un des plus grands auteurs américains du 20ème siècle, décédé en mars 2013 à l’âge de 78 ans.

Jim Harrison, l’écrivain des grands espaces, laisse une œuvre foisonnante (une trentaine de romans, nouvelles, poèmes…) où il exprime son goût pour la nature, la bonne chère, l’alcool, et sa fascination pour les Indiens. Dans ses livres, il donne la parole aux anonymes, aux déclassés et aux sans-voix… Il trouva l’inspiration dans la région du Michigan où il vécu, mais aussi du Nouveau-Mexique, de l’Arizona et du Montana.

michigan

Lac dans le Michigan

Nous étions à cette soirée vendredi 09 septembre. Ses amis étaient là, sur la scène de l’amphithéâtre qui faisait salle comble pour l’occasion. La soirée fut animée par Francis Geffard et Julien Bisson. Etaient aussi présents Jim Fergus et Dan O’Brien, deux amis de longue date de Jim Harrison ; Brice Matthieussent son traducteur ; Patrice Hoffmann son éditeur chez Flammarion ; Dominique Bourgois directrice des éditions Christian Bourgois ; et François Busnel.

La soirée débuta par la projection d’extraits d’un film documentaire sur Jim Harrison réalisé par François Busnel. Ce film sortira prochainement au cinéma. Nous l’attendons impatiemment !

Puis Jim Fergus et Dan O’Brien ont témoigné de leur amitié avec l’écrivain de façon émouvante, touchante et drôle, brossant le portrait d’un homme exceptionnel doté d’une grande sensibilité. Ils ont évoqué deux facettes de l’auteur : la figure rabelaisienne, et l’homme dépressif, sujet à des crises d’isolement. Deux évènements traumatisants l’ont considérablement marqué : à  l’âge de 8 ans, son œil gauche est accidentellement crevé lors de jeux avec une petite fille ; en 1962, son père et sa sœur Judith meurent dans un accident de la route.

L’émotion est grande lorsque Jim Fergus offre à François Busnel une canne en bois à tête de serpent, ayant appartenu à Jim Harrison. Puis, Dan O’Brien débouche une bouteille de whisky et offre un verre aux invités de cette rencontre, trinquant à la mémoire de »Big Jim ». Moment touchant lorsque un comédien de la compagnie Les Livreurs dévoile des extraits du dernier roman de Jim Harrison Le vieux saltimbanque, récit autobiographique paru en 2016.

À la question posée par Julien Bisson à chaque invité : « quel est votre livre préféré de Jim ? » la réponse est Dalva, mais aussi Faux soleil, De Marquette à Vera Cruz, même si François Busnel avoue sa difficulté à faire un choix…

La soirée s’est clôturée avec la projection de Légendes d’automne film de Edward Zwick, adapté de la novella  Legends of the fall, écrite en 1978-79, premier grand succès de l’auteur.

Une très belle soirée que nous a offert le Festival America.

La littérature peut faire mûrir l’esprit, disait Jim Harrison.

Retrouvez les livres de Jim Harrison à La Médiathèque :

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Cet article a été rédigé par Marie-Odile S. et Ariane C., qui ont été nos reporters lors de ce week-end de festival.

Enregistrer

Enregistrer

Un souffle d’Amérique : la littérature dans tous ses états (1)

22 Juin

La littérature contemporaine des États-Unis est étroitement liée à l’histoire de ce vaste pays. Riche, variée, elle couvre tous les genres, du plus populaire au plus élitiste. Elle est anglo-saxonne mais les apports culturels des émigrés de toutes origines l’ont métissée. Elle aborde des thèmes liés aux conflits successifs qu’ont connu les USA, des guerres indiennes aux récents conflits d’Irak ou d’Afghanistan, mais aussi les problématiques du racisme ou  le quotidien dans les banlieues des métropoles.

Chez les romanciers d’aujourd’hui, la référence aux grands auteurs de la fin du XIXe siècle et de la première moitié du XXe reste très présente même s’il existe un désir puissant d’avoir la liberté de faire coexister tous les domaines de la littérature et du langage. Ainsi, parmi l’offre pléthorique d’auteurs, je vous propose d’abord quelques grands noms :

Ernest Hemingway (1899-1961) offre une chronique de son temps et un panorama des passions et des souffrances de toute une génération traumatisée par la guerre.

Francis Scott Fitzgerald (1896-1940) livre une œuvre empreinte du romantisme qui est le sien, fait d’opulence, de jeunesse éternelle et d’amour fou. On notera que ces deux auteurs ont été largement influencés par leur vie en Europe.

William Faulkner (1897-1962) indique lui dans ses romans un goût prononcé pour le pathétique avec une voix originale et innovante.

John Steinbeck (1902-1968) se tourne résolument vers son pays et incarne le réalisme social de l’époque.

C’est avec une approche poétique qu’Allen Ginsberg (1926-1997) souscrit au courant de la Beat Génération, mouvement phare des années 50, avec l’emblématique Jack Kerouac (1922-1969). Les sujets de prédilection de l’époque sont la libération des mœurs, la sexualité, le sort des minorités. comme en témoignent ces quelques  romans :

L’après-guerre a signé l’avènement du livre de poche (paperback) et par la même occasion, on a assisté à l’essor de la littérature de science-fiction, dont Isaac Asimov (1920-1992) est l’un des plus prolifiques et des plus populaires représentants, avec une carrière qui s’étale sur 60 ans.

Philip K.Dick (1928-1982), autre grande figure du genre, quant à lui apparait plus tard, et marquera par son œuvre abondante et excentrique,  et son univers sans limite.

Parmi ces genres aux diverses influences, citons Les Romans noirs, qui ont profité de la diffusion des « pulps » (magazines populaires) après la première guerre. Leur signe particularité est une  trame criminelle réaliste et des personnages  cyniques et violents.

Dashiell Hammet (1894-1961) en sera le père fondateur, mais ce genre connait son véritable essor après la seconde guerre mondiale avec des auteurs comme David Goodis (1917-1967) ou Jim Thomson (1906-1977), par exemple.

Les sujets de ces romans portent un fort ancrage référentiel et un engagement politique ou social dans un univers violent avec un regard tragique ou pessimiste sur la société.

Les années 70 vont voir émerger la génération postmoderne de la littérature dite blanche. Citons par exemple, Cormac Mc Carthy. Les auteurs de cette génération s’écartent alors des romans réalistes, mais restent attachés à saisir les grands mouvements d’une société, on peut notamment citer Thomas Pynchon, chantre du roman absurde et érudit.

Notons enfin quelques grandes figures féminines comme Sylvia Plath, dont l’œuvre est l’archétype du génie féminin écrasé par les hommes, ou Joan Didion, qui est considérée comme une muse et un auteur culte par des écrivains américains tels que Bret Easton Ellis ou Jay McInerney.

Toni Morrison, autre grande dame, marque ses romans d’ une force visionnaire et d’une grande puissance poétique, elle ressuscite un aspect essentiel de la réalité américaine. Il faut noter qu’elle est à ce jour la seule auteure afro-américaine a détenir le prix Nobel de littérature.

 

Maya Angelou est un symbole  important du mouvement américain pour les droits civiques,  elle est devenue une figure incontournable de la vie artistique et politique aux Etats-Unis.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, je vous renvoie au dossier littérature américaine sur Télérama.fr.

Et je vous propose très prochainement d’aborder quelques œuvres contemporaines majeures, aux voix originales, et où chaque auteur signe l’ambiance et le contexte de chaque Etat : Un souffle d’Amérique, la littérature dans tous ses états 2, à suivre sur Liseur !

La Guerre de Sécession en livres

21 Avr La Guerre de Sécession de James McPherson
La Guerre de Sécession déchira la jeune nation américaine d’avril 1861 à avril 1865. Les Américains s’apprêtent donc à célébrer cette année les 150 ans d’un pays unifié.
Pour revivre ces événements historiques, la Médiathèque de Levallois vous propose une sélection de livres : du roman à la BD sans oublier les documentaires.
Les romans

Commençons par les œuvres classiques généralement adaptées au cinéma ou à la télévision, souvent détournées, parfois continuées… mais toujours indémodables.

  • Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, Prix Pulitzer 1937 : même s’il dénote le parti pris sudiste de l’auteure, il reste incontournable.

Le clan Rhett Butler de Donald McCaig, sorti en 2007, est l’une des suites imaginées à l’histoire d’amour entre Rhett Butler et Scarlett O’Hara. Elle a la particularité d’avoir été approuvée par les héritiers de Margaret Mitchell. L’histoire se situe à la fois avant et après les événements décrits dans Autant en emporte le vent.

La solitude du Docteur March de Geraldine Brooks, Prix Pulitzer 2006 imagine les pensées et la vie du Docteur March au front.

Quelques romans contemporains qui placent la guerre de sécession au centre de l’intrigue : immersion garantie !

  • La marche d’E. L. Doctorow, dont la critique Télérama ne peut que vous donner envie de le lire !
  • La veuve du sud de Robert Hicks : une femme se souvient des années de guerre sur sa propriété.
  • Retour à Cold Mountain de Charles Frazier, lauréat en 1997 du National Book Award, adapté au cinéma en 2003 avec Nicole Kidman et Jude Law. L’histoire d’un déserteur qui veut rejoindre son village natal où l’attend la femme qu’il aime.
  • La polka des bâtards de Stephen Wright, vivement conseillé lui aussi par Télérama.
  • Le voyage de Robey Childs de Robert Olmstead : en 1863 la mère de Robey le charge de retrouver son père, soldat confédéré. Muni d’une veste réversible aux couleurs des deux armées engagées, il part sur son cheval….
  • Chevauchée avec le diable de Daniel Woodrell, adapté au cinéma par Ang Lee en 1999.
  • Absalon, Absalon ! de William Faulkner, et son explication par le philosophe Jean Pouillon sur le portail de revues en sciences humaines et sociales Persée.
  • Le régiment noir d’Henry Bauchau : l’une des premières œuvres de ce grand romancier disparu en 2012.

Des romans qui se déroulent avant la guerre de Sécession, et qui traitent plus spécifiquement de la condition des noirs :

  • La case de l’oncle Tom d’Harriet Beecher-Stowe, partisane de l’abolition de l’esclavage. Publié dès 1851 sous forme de feuilleton, on considère qu’il contribua à faire émerger la cause abolitionniste et à exacerber les tensions qui débouchèrent sur la Guerre de Sécession. Véritable best-seller au 19e siècle, il est encore de nos jours, l’un des livres les plus vendus aux États-Unis.
  • Autobiographie d’une esclave d’Hannah Crafts (The bondwoman’s narrative). Cette autobiographie a été découverte au début du XXIe siècle par un professeur de Harvard, lors d’une vente aux enchères. Il a été établi que ce livre est l’œuvre d’Hannah Crafts, une ancienne esclave du 19e siècle. L’ouvrage est considéré comme le premier roman à avoir été écrit par une Noire aux États-Unis. Les analyses situeraient son écriture autour de 1850, peu après l’affranchissement d’Hannah Crafts.
  • Les confessions de Nat Turner de William Styron, Prix Pulitzer 1968. Cette fiction s’inspire d’une véritable révolte d’esclaves en 1831 en Virginie et dresse le tableau de la vie dans une plantation du sud des États-Unis. Le livre est controversé : accusé par les afro-américains de véhiculer des stéréotypes racistes, il est aussi critiqué par les conservateurs pour son traitement de la religion. Malgré les polémiques qu’il a pu susciter, il n’en reste pas moins un immense succès critique et commercial.
  • Le monde connu d’Edward P. Jones, ce premier roman encensé par la critique, a obtenu le Prix Pulitzer en 2004. Situé en Virginie dans les années 1850, il dépeint une réalité mal connue : la possession d’esclaves par d’autres noirs, eux-mêmes anciens esclaves.

Un roman dont l’action se situe jute après la guerre civile : Wilderness de Lance Weller dont la lecture vous est chaudement recommandée par vos bibliothécaires préférés et par Télérama ! (En cliquant sur la jaquette, vous pouvez vérifier sa disponibilité dans les bibliothèques de Levallois)

Wilderness de Lance Weller

Enfin quelques titres qui sans faire de la guerre civile américaine le théâtre principal de l’action, l’évoquent :

  • Treize lunes de Charles Frazier : après Retour à Cold Mountain, Charles Frazier dresse le portrait d’un homme en pays indien.
  • Le fils de Philip Meyer, un coup de cœur des bibliothécaires de Levallois : un tableau de l’Amérique à travers trois générations, de 1850 à nos jours.
  • L’héritage occulte de Steve Berry, dont l’histoire navigue entre aujourd’hui et la guerre civile.
  • Le docteur Martino et autres histoires de William Faulkner : un recueil de 14 histoires sur la guerre de 14-18 et la Guerre civile américaine.
  • Une femme étrange de Ben Ames Williams. Publié en 1940, il dépeint l’ascension d’une femme née pauvre au début du 19e siècle, et qui mène son existence sans s’encombrer des préceptes de la moralité.
  • Le monde à l’endroit de Ron Rash : dans une nature grandiose et sauvage, de nos jours, l’apprentissage de la vie d’un jeune homme qui va se trouver confronter au passé….
Les BD

Si vous préférez le 9e art :

  • La désopilante série Les tuniques bleues : créée en 1968, elle compte aujourd’hui 58 albums publiés (dont le dernier en 2014), pour le plus grand bonheur de ses lecteurs âgés de 7 à 77 ans !
  • La jeunesse de Blueberry par Charlier et Giraud qui se déroulent pendant la Guerre et bien sur la série Blueberry qui racontent les aventures du lieutenant après la fin des affrontements.
  • Fraternity en 2 tomes de Diaz et Munuera.
  • Les 2 tomes de Kochka de Brrémaud et Duhamel.
  • Le tome 6 de la série Les passagers du vent  de François Bourgeon. Cet album, le 1e volet de La petite fille Bois-Caïman est paru en 2009 après 25 ans d’interruption dans la parution. L’auteur reprend le cours de l’histoire en pleine Guerre de Sécession alors que le début de l’épopée se situait au 18e siècle.
Les Docs

Enfin si pour vous, la fiction fait pâle figure face au souffle de la réalité historique, plongez donc dans l’Histoire avec un grand H !

Pour plus d’infos, quelques sites américains : celui de la chaîne de télévision History Channel, de la fondation Civil War Trust, de la Smithsonian Institution et enfin du journal le Washington Post.

Bonne lecture !

Céline R.

Droguée à l’écriture depuis l’âge de 14 ans : Joyce Carol Oates

2 Juin
Joyce Carol Oates, née le 16 juin 1938 à Lockport dans l’Etat de New York, est une poétesse et romancière américaine.

 

Joyce Carol Oates

A l’âge de 14 ans, cette graphomane exceptionnelle se met à écrire. Et depuis 1964, elle  a publié une centaine de livres,  enchaînant les publications à une cadence infernale : au moins deux romans par an, des recueils de nouvelles et de poésie, des livres pour enfants, des pièces de théâtre, un livret d’opéra, un scénario … Et même une oeuvre secrète sous pseudonyme ! En parallèle de cette production complexe, riche et documentée, elle enseigne la littérature pendant 34 ans  à Princeton où elle tient un séminaire très prisé de Creative Writing.

Lauréate de nombreux prix, Joyce Carol Oates  a obtenu en 1970 Le National Book Award pour  Eux  (Stock) : un livre qui retrace trente ans de drames, de conflits, de violence, d’amour et de folie dans le décor grouillant de vie des bas-fonds de Detroit.

Eux de JC Oates

 

 

 

 

 

Si son œuvre est parfois violente, elle est empreinte d’une grande réalité.  Avec  justesse et humanité, l’auteur sait explorer  le cœur humain, raconter les combats et les victoires de ses personnages, ainsi que les vicissitudes de leur existence. Souvent dépeints  sous leur aspect tragique, mais toujours mûs par une envie de se battre et de surmonter  leurs difficultés.

Quelques titres parmi une oeuvre pléthorique.

En 2000,  Blonde, éditée chez Stock, biographie fictionnelle picaresque de Marilyn Monroe. En 2005,  Les chutes  édité chez Philippe Rey, obtient le Prix Femina étranger avec ce  portrait d’une femme des années 50, Ariah, à l’âme tourmentée  après le suicide de son mari dans les chutes du Niagara.

En 2008, La fille du fossoyeur, chez Philippe Rey raconte l’émouvante recherche d’identité dans la société américaine de Rebecca, une fille d’émigrants, au terme d’une existence aux nombreux combats : un hymne à la survie inoubliable.

Et en 2013  Mudwoman (chez Philippe Rey) retrace l’itinéraire d’une présidente d’université, dont l’exceptionnelle réussite tranche avec ses origines lugubres d’enfant abandonnée.

Il faut souligner qu’en France la traduction de ses textes à trouvé une superbe voix, expressive et limpide, grâce à sa traductrice  Claude Seban (Philippe Rey Editions).

Joyce Carol Oates vit pour écrire et ne s’arrêtera jamais.  De son propre aveu, c’est pour elle une addiction :

«Ecrire est… une drogue, douce, irrésistible et épuisante.»

Si pour vous, lire Oates est une drogue et que vous êtes loin de toute Médiathèque ou librairie, vous pourrez lire en ligne : L’amour en double (n’oubliez pas de vous identifier sur le site).

Et pour tout savoir : The Joyce Carol Oates home page ou  chez son éditeur Harper’s Collins

 

 

%d blogueurs aiment cette page :