Tag Archives: Photographie

Envie de se faire une expo photo en janvier ?

25 Jan

Vous aimez la photo ? Cela tombe bien, nous aussi. L’exposition Les Nadar, une légende photographique est présentée du 16 octobre 2018 au 3 février 2019 à la BNF (nouvelle fenêtre)

La Bibliothèque nationale de France propose la première grande exposition consacrée aux trois Nadar. Félix Tournachon dit Gaspard Félix Nadar (1820-1910) (nouvelle fenêtre), son frère Adrien Tournachon (1825-1903) (nouvelle fenêtre) et son fils Paul Nadar (1856-1939) (nouvelle fenêtre) furent tout à la fois photographes, peintres, dessinateurs et inventeurs.

La photographie est à la portée du premier des imbéciles, elle s’apprend en une heure. Ce qui ne s’apprend pas, c’est le sentiment de la lumière et encore moins l’intelligence morale de votre sujet, et la ressemblance intime. Félix Nadar

Félix Nadar (1820-1910) est un artiste visionnaire, à la fois écrivain, caricaturiste, journaliste, passionné par l’aérostation (nouvelle fenêtre) et bien sûr photographe. Pratiquement toutes les personnes célèbres de son époque ont posé pour lui dans son atelier de la rue Saint-Lazare à Paris. D’Alexandre Dumas à Charles Baudelaire, en passant par Sarah Bernhardt, Eugène Delacroix, et bien d’autres.

Pour allez plus loin :

Nadar à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

 

Moins connu que Félix Nadar, Adrien Tournachon (1825-1903) dit Nadar jeune pour le différencier de son frère est son demi-frère. Il est également photographe et est surtout connu pour une série de portraits « têtes d’expression » du mime Charles Debureau (1929-1873) (nouvelle fenêtre) du théâtre des Funambules. Cette série sera exposée à l’Exposition universelle de 1855.

L’écrivain Théophile Gautier dira de lui en 1858 dans le journal Le Moniteur universel :

Deburau est jeune, mince, élégant ; ses traits sont délicats et distincts, ses yeux expressifs — et sa bouche petite, qu’il sait étendre pour avaler les plus grosses bouchées, possède une sorte de dédain moqueur, un mépris anglais, qui est très piquant.

Paul Nadar (1856-1939), est le fils de Félix Nadar et le moins connu des trois. Il réalise néanmoins une série de photographies lors de son voyage à travers l’Europe Centrale et l’Asie en 1890.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer à la BNF, leur site propose une exposition virtuelle extrêmement intéressante et complète (nouvelle fenêtre)

Le catalogue de l’exposition Les Nadar- une légende photographique sera bientôt disponible à La Médiathèque.

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Bibliovox, la sélection photo de l’été 2018

28 Juin

Les beaux jours sont là, et vous avez envie de flâner dans Paris, à la campagne, à la montagne ou à la mer avec votre appareil photo pour réaliser des souvenirs. Pas de panique, La Médiathèque vous accompagne dans vos choix d’ouvrages pour être un as du portrait, pour maîtriser le noir et blanc ou la couleur. Profitez du week-end pour lire ces livres numériques accessibles 24h/24 sur le site de La Médiathèque et mettez en pratique !

Pas moins de 3585 documents, de la photo érotique en passant par de la macro-créative, technique du panorama ou du plan serré, suivez le guide !

Et comme le dit Vincent Lavoie, historien de la photographie :

Pour être efficace, une photographie doit être simple.

N’hésitez pas à nous envoyer le résultat de vos travaux !

Le coin de La Médiathèque de novembre donne un coup de projecteur sur la photographie

13 Nov

Suivant les traces de Paris Photo qui a fermé ses portes ce week-end au Grand Palais, le coin de La Médiathèque de novembre 2017 pointe à son tour son objectif sur la photographie et vous propose une sélection centrée sur le 8ème art avec un film, une bande dessinée, une monographie d’artiste et un roman. De quoi vous faire l’œil !

Blow up (nouvelle fenêtre) un film de Michelangelo Antonioni.

Blow up est un film du réalisateur italien, Michelangelo Antonioni (1912-2007) appartenant au courant néoréaliste. Sorti en 1966, le film remporte l’année suivante, le Grand Prix International du Festival de Cannes.

L’histoire se passe à Londres en 1960. Thomas, un célèbre photographe de mode macho et cynique, erre dans la ville à la recherche de sujets singuliers. Il ressort d’une nuit dans un centre de sans-abris pour y photographier la misère, puis passe la matinée dans un parc et prend discrètement des clichés d’un couple d’amoureux. De retour chez lui, Thomas développe ses photos et aperçoit un homme caché derrière un buisson, puis une arme, et enfin un cadavre…

C’est ainsi que débute ce thriller passionnant, qui se poursuit autour de la disparition, sujet récurrent dans l’œuvre du réalisateur.

La singularité de ce film réside dans le croisement de trois regards : celui du photographe, du spectateur et du réalisateur.

Un film qui vous transportera dans l’univers mystérieux et glaçant de Thomas, et qui ne peut pas vous laisser indifférent.

L’art d’Antonioni est comme l’entrelacement de conséquences, de suites et d’effets temporels qui découlent d’événements hors champ. (Gilles Deleuze)

Le photographe d'Emmanuel Guibert (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Le photographe (nouvelle fenêtre) d’Emmanuel Guibert T.01 à T.03. Éditions Dupuis.

Le photographe est une bande-dessinée sous forme de triptyque d’Emmanuel Guibert et Didier Lefèvre. En 1986, ce dernier rejoint une équipe de Médecins sans Frontières en Afghanistan (alors en guerre contre l’Union Soviétique) venue acheminer une aide médicale, dans le but de réaliser un reportage photographique sur leur mission.

De ces photos, Emmanuel Guibert livre un récit proche du journal intime sous une forme originale dans laquelle se mêlent photos en noir et blanc et dessins en couleurs. Le résultat final nous apporte un témoignage fort, de l’intérieur, sur la vie quotidienne au cœur d’un Afghanistan rural et isolé dans un contexte politique difficile.

Un livre poignant et touchant sur les ravages de la guerre, de nombreuses fois primé depuis sa parution.

Dans l’objectif de JR (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Dans l’objectif de JR (nouvelle fenêtre). Éditions Pyramid.

La photo est au cœur de ce bel ouvrage à destination des adolescents. Les photos sont réalisées à partir d’un objectif 28 millimètres (d’où le titre du projet), c’est-à-dire un objectif grand angle pour prendre au plus près les portraits. JR, photographe de rue, confie au tout début du livre : « Un jour j’ai trouvé un appareil photo dans le métro. J’ai alors commencé à photographier mes amis sur les toits, dans le métro. J’ai ensuite décidé de montrer ces clichés en les imprimant et en les collant dans les rues, c’étaient mes premières Expo2rue ».  En se servant de la rue comme un musée à ciel ouvert, JR invite le public à s’interroger sur l’histoire de chacun de ces portraits. Dans l’objectif de JR, trois projets sont particulièrement mis en évidence : « Portrait d’une génération » qui est une rencontre avec les jeunes de la cité Les Bosquets (à Montfermeil en région parisienne), « Face2Face » dans lequel JR a photographié des Palestiniens et des Israéliens faisant le même métier dont il a exposé les portraits face à face aussi bien en Palestine qu’en Israël, et enfin « Women are heroes » qui est un hommage aux femmes victimes de la guerre et autres crimes. Pour chaque projet, JR est allé à la rencontre d’habitants de lieux où le monde de l’art ne pénètre jamais, a partagé leur histoire et par ses photos, nous fait entrer dans leur parcours de vie.

 Le peintre des batailles d'Arturo Pérez-Reverte (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Le peintre des batailles (nouvelle fenêtre) d’ Arturo Pérez-Reverte. Éditions du Seuil.

Avant d’être écrivain, Arturo-Perez Reverte était grand reporter de guerre, notamment en Bosnie pendant une vingtaine d’années. L’écrivain va se servir de son expérience, pour nous raconter l’histoire de Faulques, ancien photographe de guerre, fatigué, usé, qui lâche son appareil-photo pour un pinceau. Isolé dans sa tour d’ivoire, il entreprend une fresque gigantesque qui serait une synthèse de ses expériences, de sa vie. Il vit retiré du monde jusqu’au jour où Marcovik, un ex-soldat croate, réapparait, bien décidé à se venger du photographe qui a ruiné son existence : à la suite de la publication d’un des clichés de Faulques, Marcovik avait été retrouvé et torturé.

Brillant huis-clos, Le peintre des batailles est un roman philosophique où se mêlent réflexion sur l’art, barbarie humaine, éthique et manipulation.

Une œuvre puissante et sombre qui vous envoûtera à coup sûr.

Bonus : le site de Paris Photo 2017 (nouvelle fenêtre)

Les écrivains photographes 2/3, Jack London

13 Mai

Parmi les écrivains qui s’emparèrent de la photographie dès ses débuts, le grand écrivain américain Jack London (1876-1916), auteur de L’appel de la forêt, Martin Eden ou encore Croc-Blanc, fut aussi un extraordinaire photographe.

Jack LondonJack London prit plus de 12 000 photographies lors de ses voyages entre 1900 et 1916. Le « peuple d’en bas », voilà ce qu’aimait photographier Jack London, les vieillards, les enfants en haillons de Londres, mais aussi les soldats pendant la guerre russo-japonaise (1904-1905). Lui qui fut chercheur d’or en Alaska, pilleur d’huîtres, employé dans une fabrique de conserves, blanchisseur, eut mille vies. Engagé, Jack London aimait l’aventure, a parcouru le monde, traversé les océans, et ses photos rendent comptent de sa compassion et de son profond respect pour l’humanité.
Il meurt à 40 ans et laisse derrière lui des romans inoubliables et des clichés émouvants.

Retrouvez Jack London écrivain à La Médiathèque (nouvelle fenêtre) et prochainement  le livre Jack London photographe (nouvelle fenêtre) de Jeanne Campbell Reesman, Sara S Hodson et de Philip Adam.

Précédemment  : Emile Zola (1840-1902) photographe.

Les écrivains photographes 1/3, Émile Zola

28 Avr

Si la science puis l’art ont été les premières disciplines à se saisir de la technique photographique, la littérature s’intéressa très vite à la photo, que ce soit devant ou derrière l’objectif.

Dès son apparition au XIXème siècle, les scientifiques utilisèrent la photographie comme support de travail et auxiliaire de la connaissance. Très vite, les artistes s’y intéressèrent aussi. Pour certains, la photographie servit d’abord de modèle, d’esquisse ou d’inspiration. Ainsi Gustave Courbet s’inspira des photos de Gustave Le Gray (1820-1882)(nouvelle fenêtre) pour peindre ses tableaux. Mais d’autres voyaient la photographie comme une rivale annonçant la mort de la peinture… Quant aux écrivains, ils perçurent rapidement l’intérêt de la photographie. Et peu à peu, la photographie ne fut plus seulement une technique innovante mais un art à part entière.

Parmi les écrivains, certains aiment être devant l’objectif comme Salinger, et d’autres préfèrent passer derrière l’objectif comme  :

 

Emile Zola (1840-1902)Emile Zola

A mon avis, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose à fond si vous n’en avez pas pris une photographie
Émile Zola

En 1888, en cure à Royan, Émile Zola découvre la photographie. A partir des années 1894-1895, il commence à pratiquer la photographie « avec une sorte d’acharnement » (écrit J-C Leblond-Zola) et ce jusqu’à sa mort en 1902. L’écrivain naturaliste est un aussi un photographe naturaliste, à la recherche de la vérité. Son sens inné du détail, son observation au scalpel de la réalité quotidienne font de l’écrivain un photographe quasi professionnel. Ses clichés lui demandent les mêmes recherches, les mêmes observations, les mêmes réflexions que ses romans. Qu’il photographie l’Exposition Universelle de 1900 ou sa femme et ses enfants, Émile Zola qui possédait plus d’une dizaine d’appareils-photos, est un reporter-photographe de son temps.

Zola, photographe de famille

Zola, reporter-photographe à l’exposition universelle de 1900

 

Retrouvez l’œuvre d’Émile Zola écrivain à La Médiathèque (nouvelle fenêtre)

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