Tag Archives: Rentrée littéraire

C’est la rentrée !

2 Sep

Et oui, nous voici déjà en septembre, mois de toutes les rentrées : scolaire, universitaire, judiciaire, parlementaire, sportive, politique, culturelle et… littéraire. En ce domaine, 2019 s’annonce riche : découvertes de primo-romanciers, agréables continuités avec les second livres des petits nouveaux des années précédentes ou valeurs sûres des ténors de la littérature dont les derniers romans sont attendus avec impatience et confiance. Voici donc un petit tour d’horizon de ce qui nous attend en cette rentrée…

La rentrée littéraire 2019 en six questions

  • Quand  ? Entre la mi-août et la fin octobre
  • Combien ? 524 romans, dont 336 romans français et 188 étrangers
  • Quoi ? Des thématiques assez sombres et très contemporaines… Outre les incontournables histoires de familles qui offrent leur lot de noirceurs, avec viols et enfances meurtries, on pourra lire des romans où il est question de femmes dans la société du XXIe, de cybersécurité, d’enfermement, d’exils, de migrants, d’écologie et de questions environnementales, de politique de Brexit, de terrorisme et de djihadisme.
  • Comment ? une production plus resserrée. « Moins et mieux » selon le directeur général de Stock. « Moins publier pour avoir le choix de mieux défendre », entend-on en écho chez Flammarion.  Ainsi la production de cette année baisse  de -7,6% en nombres de titres par rapport à  2018. Pour les romans français, la baisse atteint -11,8%, avec une production passant de 381 à 336 titres.
  • Qui ? 82 primo romanciers, jeunes pousses de la littérature mais aussi de grands noms. Parmi les Français : Sorj Chalandon, Karine Tuil, Jean-Paul Dubois, Marie Darrieussecq, Jean-Philippe Toussaint, Olivier Adam, Amélie Nothomb, Patrick Deville, Lionel Duroy ou Luc Lang… Et dans les étrangers, Jonathan Coe, Siri Hustvedt, Edna O’brien, Joyce Carol Oates, Pete Fromm, et Audur Ava Olafsdottir…

Les particularités 2019

  • Une habitude sans laquelle la rentrée littéraire ne serait plus ce qu’elle est

Ainsi, l’auteur belge Amélie Nothomb, qui publie depuis 30 ans un roman à chaque rentrée littéraire, nous livre cette année une histoire à la 1ère personne racontant les dernières semaines de la vie du Christ intitulée Soif.

  • Un romancier oublié remis à l’honneur

Présenté par le New Yorker comme « Le Géant oublié de la littérature américaine », William Melvin Kelley (1937 –2017) était un romancier et auteur de nouvelles afro américain. Il était aussi professeur d’université. Son roman le plus connu est celui de ses débuts A Different Drummer, publié en 1962 et traduit cette année chez Delcourt littérature. Un autre tambour « pose de façon inédite (et incroyablement gonflée pour l’époque) la « question raciale ». Une histoire alternative, féroce et audacieuse, un roman choc, tant par sa qualité littéraire que par sa vision politique. »(extrait de la présentation de l’éditeur- nouvelle fenêtre)

  • Un roman du prix Nobel de littérature 2014

Belle cuvée pour cette rentrée avec la livraison du nouveau roman de Patrick Modiano qui revient avec Encre sympathique, sur lequel son éditeur, Gallimard, reste très énigmatique mais qui d’après ce que l’on peut lire ça ou là, serait « une enquête sur une disparition mystérieuse, non élucidée depuis des années », sujet modianesque s’il en est :

Trente ans après son passage dans l’agence Hutte, Jean Eyben réouvre le dossier qu’il avait gardé sur la disparition jamais élucidée de Noëlle Lefebvre. Il contient peu de choses. Son adresse 13, rue Vaugelas dans le 15e arrondissement, celle du Dancing de la Marine et celle des magasins Lancel, place de l’Opéra, où elle travaillait. Quelques noms… (extrait de l’article du Figaro, Que sait-on d’ »Encre sympathique », le nouveau Patrick Modiano annoncé pour octobre? – nouvelle fenêtre)
  • Des écrivains mis en abime

Cette année, on note un certain nombre d’ouvrages dont le narrateur ou le héros est un écrivain ou au minimum un familier des livres  :

♦ un romancier chez Lionel Duroy qui dans Nous étions nés pour être heureux semble entamer un étape de réconciliation dans l’histoire familiale qu’il déboulonne depuis Le chagrin,

♦un auteur quarantenaire que l’on suit depuis quelques romans  chez Olivier Adam mais qui est à présent en perte de vitesse dans Une partie de badmington,

une apprentie romancière dans Souvenirs de l’avenir de Siri Husdvedt (qui revient à la fiction après plusieurs publications d’essais),

une auteur en reconversion : partie conquérir Reykjavik et la littérature, elle va finalement se présenter à l’élection de reine de beauté dans Miss Irlande d’Audur Ava Olafsdottir,

♦un écrivain énigmatique après lequel court le narrateur de Chercher Kinski, 1er roman d’Arthur Terrier,

♦un romancier nostalgique dans un rôle d’accompagnant chez Morgan Sportès dans Si je t’oublie,

un écrivain maudit qui devient enquêteur aux côtés d’un historien chez Aurélien Bellanger dans Le continent de la douceur,

♦une libraire malade atteinte d’un cancer dans Une joie féroce de Sorj Chalandon,

des lecteurs anonymes  à l’honneur dans l’essai de Patrick Deville, L’étrange fraternité des lecteurs solidaires. 

  • Des exofictions

Ce terme barbare est né dans les années 2010 pour désigner un « genre littéraire qui crée des fictions à partir d’éléments du réel, mettant souvent en jeu des personnages célèbres » (source Actualitté -nouvelle fenêtre) : ainsi on pourra lire la vie de Frida Kahlo dans Rien n’est noir de Claire Berest, celle de Gaulle sous la plume de Georges-Marc Benamou dans Le général a disparu, de Marlon Brando pour Samuel Blumenfeld, ou de Debbie Harry par Julien Decoin…

Tendance littéraire oblige, écrivains et personnages sont ici encore au cœur des fictions avec notamment Giono, furioso  chez Emmanuelle Lambert, Zola dans Assassins ! par Jean-Paul Delfino (Héloïse d’Ormesson), Virginia (Woolf) chez Emmanuelle Favier, Christopher Marlowe pour Emmanuelle Pirotte dans D’innombrables soleils.

Du côté des personnages romanesques, ce sont Lolita, l’héroïne de Nabokov, dans le Journal de L. par Christophe Tison et Bartleby le scribe dans L’imitation de Bartleby, 1er roman de Julien Battesti qui ont la vedette.

  • De la couleur en bandeaux

Vous le remarquerez certainement, de nombreux éditeurs ont fait le choix de la couleur avec des bandeaux aux couleurs frappantes. Tendance pantone chez Grasset, crème chic et élégant chez Gallimard, fluo pour Flammarion, couleurs fortes pour Belfond, et bandeaux plus larges pour Le Seuil… L’idée, vous l’avez compris, est d’accrocher le regard du lecteur hésitant devant les piles de nouveautés.

  • Des auteurs en podcasts

Les booktubeurs ont lancé le mouvement avec leur chroniques en vidéo et les éditeurs investissent le terrain ! Flammarion ouvre le bal avec des podcasts (nouvelle fenêtre) mêlant lectures et interviews des dix auteurs de leur rentrée sur leur mini site évènementiel Rentrée littéraire.

Les envies des bibliothécaires

Après un rapide sondage, ils sont partants pour Une partie de Badmington avec Olivier Adam, un Jour de courage de Brigitte Giraud, Une joie féroce de Chalandon ou encore un Nouvel an de Julie Zeh.

On les verra aussi dévorer Un livre de martyrs américains de Joyce Carol Oates, Le moine de Moka de Dave Eggers, Civilizations de Laurent Binet , Les amazones de Jim Fergus, ou Le cœur de l’Angleterre de Jonathan Coe.

Ils pourront vous donner leurs avis sur Le bal des folles de Valérie Mas, Ceux qui partent de Jeanne Bénameur, La tentation de Luc Lang, Soif d’Amélie Nothomb…

En vous souhaitant une bonne rentrée et de belles lectures 🙂

Pour info : la plupart de ces titres seront prochainement disponibles à La Médiathèque (en version papier et/ou en ligne)

Publicités

La rentrée littéraire 2017 de la librairie Decitre

23 Sep

Dans les quelques 581 romans attendus ou particulièrement attendus cette année en littérature française, littérature étrangère, premiers romans,  voici ceux que nos libraires ont remarqués. Quels sont ceux qui vont recevoir un prix ? Le suspense demeure…

Les sujets évoquent l’actualité toujours, avec des thèmes universels ou intimes, ils interrogent la famille, le couple, les racines, l’Histoire, et sont marqués peut-être un peu plus par la légèreté, la fantaisie et la poésie.

Comme l’an dernier à la même époque Olivia de Lamberterie, directrice des pages culture de ELLE Magazine, et responsable de la rubrique « livres » animait la rencontre à la librairie Decitre (31, rue d’Alsace à Levallois) le mercredi 13 septembre 2017, avec 4 auteurs sélectionnés parmi ce paysage littéraire de qualité.

Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain( catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Tout d’abord, Marc Dugain, qui est un des grands écrivains français, hanté par l’histoire, les évènements tragiques et les personnages réels. Dans La Malédiction d’Edgar (nouvelle fenêtre) il raconte le parcours de John Edgar Hoover à la tête du FBI de 1924 à 1972, période durant laquelle il assiste à l’élection de John Fitzgerald Kennedy. Ou dans Avenue des géants (nouvelle fenêtre) inspiré par le récit du cheminement intérieur d’un personnage réel, tueur hors du commun ainsi qu’un hymne à la route, aux grands espaces, aux mouvements hippies, dans cette société américaine des années 60 en plein bouleversement, où le pacifisme s’illusionne dans les décombres de la guerre du Vietnam. Et dans ce dernier livre phare de la rentrée littéraire 2017, Ils vont tuer Robert Kennedy (nouvelle fenêtre) , un professeur d’histoire écrivant sa thèse sur le frère cadet de l’ancien président, dont il fut le ministre de la justice, est persuadé que la mort brutale de ses deux parents est liée à l’assassinat de celui qui était alors candidat à l’élection américaine, la même année. John Fitzgerald Kennedy. C’est un roman gigogne, une quête introspective historique palpitante qui se double d’une réflexion sur la morale et la culpabilité.

Les vacances de Julie WolkensteinJulie Wolkenstein s’était attachée à retracer dans sa fresque familiale  Adèle et moi  (nouvelle fenêtre) sa quête des origines. Nous la retrouvons ce soir avec  Les vacances (bientôt disponible à La Médiathèque), roman rafraichissant et tonique dont elle parle avec beaucoup de drôlerie en hommage à Eric Rohmer dans Les petites filles modèles, premier long métrage, jamais sorti au cinéma et disparu. Il s’en suit une  enquête en Normandie, qui mêle des personnages réels ou fictifs  et c’est ce qui donne aussi à cette histoire une profondeur inattendue tant par le ton  plaisant, désinvolte et spirituel, c’est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent sans s’en rendre compte.

La légende d’un dormeur éveillé de Gaëlle NohantGaëlle Nohant, avec un souffle puissant et généreux, nous avait séduit dans La part des flammes (nouvelle fenêtre) en nous entrainant de rebondissements en révélations à la manière d’un roman feuilleton. La légende d’un dormeur éveillé (bientôt disponible à La Médiathèque), qui est le livre présenté ce soir,  offre un délicieux travail biographique construit avec une plume virevoltante ! Ce roman passionnant ressuscite le poète Robert Desnos (1900- 1945), surréaliste de la première heure, fêtard de l’aube, journaliste curieux de tout, et, pour finir, résistant au risque de sa vie, qu’il perdra.

 

Nos richesses de Kaouter AdimiLa jeune Kaouther Adimi offre en 3 livres une auscultation de la société contemporaine, de ses souffrances, ses espérances aussi bien dans L’envers des autres  ou  Des pierres dans ma poche pour cette rentrée avec  Nos richesses (bientôt disponible)  elle nous parle d’Edmond Charlot et de sa minuscule librairie crée à Alger, placée sous l’égide de Giono, qu’il baptise Les vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d’un inconnu : Albert Camus. Mais la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale. Son récit alterne avec le sort d’un jeune Algérien en 2017. C’est une splendide déclaration d’amour à la littérature, seul trait d’union entre les époques et les êtres.

Elle figure sur la liste du Goncourt et du Renaudot 2017.

Pour retrouver les livres présentés par  la librairie Decitre en 2016 : Nous avons rencontré pour vous 4 auteurs à la librairie Decitre

Quand la littérature se met au service des résolutions de rentrée

9 Sep

Culture générale, expression écrite, richesse du vocabulaire, construction de soi et ouverture au monde, la littérature a des qualités reconnues, célébrées et encouragées par tous les systèmes scolaires et éducatifs du monde. Mais ce que l’on ignore, c’est que les pages des grands auteurs, classiques ou contemporains, peuvent être inspirantes, efficaces, voire constructives au moment de mettre en place tous ces grands projets annuels d’amélioration de la vie quotidienne, que l’on appelle « bonnes résolutions de rentrée ». 

Selon vos objectifs pour 2017-2018, voici donc comment :

Comment Proust peut changer votre vie de Alain de Botton (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Changer de vie

Vous y avez réfléchi pendant les vacances, et maintenant, c’est décidé, vous vous y mettez, vous arrêtez de…  ou vous commencez à…, l’essentiel de ce genre de décision étant de bouleverser les schémas habituels et de penser sa vie autrement. C’est là que Proust et Alain de Botton entrent en scène…
Dans son best seller Comment Proust peut changer votre vie (nouvelle fenêtre)l’écrivain britannique qui est aussi fondateur de The School of life (nouvelle fenêtre) nous le certifie :

Proust peut changer notre vie. En neuf chapitres savoureux, l’auteur nous entraîne dans la vie, la correspondance et l’oeuvre de l’écrivain pour en extraire de formidables leçons de vie. (Présentation de l’éditeur J’ai lu)

Le Titanic fera naufrage de Pierre Bayard (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Anticiper l’avenir

Grâce au livre Le Titanic fera naufrage  de Pierre Bayard (nouvelle fenêtre), étudiez la façon dont certains auteurs ont su avant tout le monde ce que l’avenir préparait et inspirez-vous de leur méthode pour découvrir quel sera votre futur, voire celui de la planète.

À l’image du romancier américain Morgan Robertson, qui raconta le naufrage du Titanic avec quatorze années d’avance, les créateurs semblent disposer d’un accès privilégié vers l’avenir, qui leur permet d’anticiper les guerres, les dictatures ou les catastrophes naturelles. Prendre la mesure de cette capacité prémonitoire ne devrait pas seulement inciter à leur confier des responsabilités politiques et à les associer aux recherches de la science, mais aussi à remettre en cause notre lecture des oeuvres ainsi que notre représentation de l’histoire littéraire et artistique. (présentation de l’éditeur Éd. de Minuit)

Chercher (et trouver) l’âme sœur

La première fois que Bérénice vit Aurélien, elle le trouva franchement con : coaching littéraire pour séduire en 7 étapes (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtreLire les classiques et s’appuyer sur leurs expériences peut s’avérer utile pour initier, mettre en place  et gérer tout type de situation amoureuse, de la moins littéraire à la plus romantique. C’est ce que nous explique Sarah Sauquet dans La première fois que Bérénice vit Aurélien, elle le trouva franchement con : coaching littéraire pour séduire en 7 étapes (livre numérique-nouvelle fenêtre).

Le livre commence par un test « quel(le) séducteur/trice de la littérature êtes-vous ? » qui vous aidera à situer votre profil et à adapter votre stratégie de lecture …

Véritable outil d’autocoaching, ce guide positif en 7 étapes vous propose de vous appuyer sur les cas de la littérature pour rencontrer, séduire et garder l’âme-sœur. Vous y découvrirez comment faire les bons choix dans Les Misérables, vous comprendrez l’importance de déclarer sa flamme dans Orgueil et préjugés, et vous cesserez de vouloir reconquérir votre ex après avoir relu Gatsby le Magnifique ! Plus encore, vous constaterez que les classiques de la littérature n’ont jamais été aussi modernes…( extrait de la présentation de l’éditeur Eyrolle)

Comment faire lire les hommes de votre vie de Vincent Monadé (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Changer le comportement d’autrui  (Bonne chance…)

Vous souhaitez convertir votre âme sœur (trouvée grâce au livre précédent ) au plaisir de la lecture… Comment faire lire les hommes de votre vie de Vincent Monadé (nouvelle fenêtre) vous aidera dans cette tâche valeureuse.

On connaît les campagnes de sensibilisation à l’école pour faire lire les enfants, on ne parle jamais du fait qu’une bonne partie de la pouplation a déserté la lecture : les hommes ! Mais qu’est-il arrivé au cerveau masculin ? Vincent Monadé, président du CNL, ancien libraire et lecteur passionné lui-même, prend la plume dans ce petit livre pour tenter d’endiguer ce fléau, et rallier notamment les femmes à la cause : faire lire les hommes ! ( présentation de l’éditeur Payot)

Bibliothèque idéale du naufragé de François Armanet (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre).Partir avant la fin de l’année pour une île déserte

Mais vous séchez au moment de préparer vos bagages. De grands écrivains y ont heureusement réfléchi avant vous et vous éviteront le casse-tête que représente le fait de faire sa valise avec l’essentiel. Ainsi François Armanet a rédigé cette Bibliothèque idéale du naufragé (nouvelle fenêtre).

Quels sont les trois livres que vous emporteriez sur une île déserte ? : c’est la question qu’a posée François Armanet à deux cents écrivains du monde entier. Sa joyeuse enquête est un manuel de survie du naufragé, une invitation à la découverte de livres ignorés, une bibliothèque idéale élaborée par ceux dont l’écriture est la vie. (extrait de la présentation de l’éditeur Flammarion)

La Twittérature : les chefs-d'oeuvre de la littérature revus par la Génération Twitter d'Alexander Aciman et Emmett Rensin (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Avoir le bagage minimum

Vous avez retenu l’option précédente (île déserte et bagage) mais préfèreriez pouvoir épater Vendredi en arrivant sur votre île ? Il vous reste trop peu de temps avant le départ pour prendre connaissance et retenir la substantifique moelle des bestsellers de la littérature mondiale ? Pas de panique : plongez vite dans La Twittérature : les chefs-d’oeuvre de la littérature revus par la Génération Twitter d’Alexander Aciman et Emmett Rensin (nouvelle fenêtre) et vous vous en sortirez très bien.

 …Plus de 70 chefs-d’oeuvre de la littérature mondiale pour en extraire avec Twitter, la quintessence. Sacrilège ? Imposture ? Du monde grec à Shakespeare, Voltaire ou Proust, parodie, sarcasme et insolence sont la marque de l’esprit occidental. À l’ère de l’info-déluge et du tout numérique, en 2 mots comme en 140 signes, la Twittérature présente la littérature minute !(extrait de la présentation de l’éditeur Éd. de Saint Simon)

Ce livre peut aussi être conseillé pour se présenter à un examen, un speed date, un repas avec les beaux-parents (de le ou la promis(e) rencontré grâce au projet « trouver l’âme sœur » ci dessus). Il obtient généralement des résultats satisfaisants dans toute situation où il s’agit de briller en société.

Il peut être complété et/ou remplacé par la lecture de l’ouvrage Comment parler des livres que l’on a pas lus  ? de Pierre Bayard (nouvelle fenêtre) car selon l’auteur « Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible, d’avoir un échange passionnant à propos d’un livre que l’on n’a pas lu, y compris, et surtout, avec quelqu’un qui ne l’a pas lu non plus ! ».

Et voilà, il ne vous reste plus qu’à prendre vos bonnes (ou mauvaises) résolutions et à vous inspirer des grandes œuvres littéraires pour les mettre en œuvre ! Bonne chance et bonne rentrée 2017 !

Nous avons rencontré pour vous 4 auteurs de la rentrée littéraire à la librairie Decitre

29 Sep

images-librairieCette rentrée littéraire, qui comporte 560 romans, dont 363 romans français, 66 premiers romans et 197 romans étrangers, nous régale, nous surprend, nous fait rire et pleurer, nous instruit, nous interroge, nous fait rêver ou voyager.  Foisonnante et riche, elle nous permet de retrouver avec une grande satisfaction des auteurs attendus, et aussi de faire de belles découvertes.

Une rentrée reflet de notre monde qui se fait le théâtre d’éléments tragiques, qui questionne, qui s’engage. C’est aussi une rentrée pleine de vivacité, de dérision et d’humour. Une rentrée de l’intime, tout en subtilité pour panser les angoisses du monde. *

Parmi tous ces univers à la fois hétéroclites ou proches, la librairie Decitre, qui a ouvert ses portes en août 2016 dans le centre So OUEST de Levallois, nous a accueillis chaleureusement ce mercredi 14 septembre : le public, dont nous faisions partie, était nombreux, enthousiaste et motivé pour cette présentation des coups de cœur des libraires présents (à retrouver en ligne sur leur site)  suivie d’une rencontre-dédicace avec 4 auteurs sélectionnés parmi les plus talentueux de cette rentrée littéraire.

Cette soirée était co-animée par Olivia de Lamberterie, éditorialiste, directrice des pages culture du magazine  ELLE  et responsable de la rubriques « livres. »

  • au-commencement-du-7e-jourLuc Lang était parmi les 4 auteurs présents pour son dernier livre  Au commencement du septième jour. Celui-ci est présenté comme l’ouvrage le plus abouti d’une carrière qui compte déjà une poignée de belles réussites. Parmi elles, Mille six cent ventres en 1998 ou les tribulations d’un cuisinier de prison peu sympathique qui valut à l’auteur le Goncourt des Lycéens.  En 1988, il obtint pour Voyage sur la ligne d’horizon, le prix Jean Freustié.
    Ce nouvel opus s’ouvre sur un accident. L’épouse de Thomas vient d’être transférée à l’hôpital et est dans le coma. Il faut annoncer la nouvelle aux enfants, Elsa et Anton… Ce drame intime  ramène le narrateur à la mort de son père. Si l’auteur avoue  être influencé par Cormac Mc Carthy, notamment La trilogie des confins, il a un vrai talent pour lier les éléments avec suspense. Les épreuves endurées se révèlent de l’initiation pour le personnage principal, et l’ enquête de départ devient progressivement une quête… Le rythme et la dynamique donnent à ce roman de faux airs de thriller, doublées d’une grande justesse psychologique et d’un style puissant.
  • soyez-imprudents-les-enfants--véronique-ovalde (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Véronique Ovaldé avec Soyez imprudents les enfants, poursuit une œuvre remarquée, notamment en 2008, son cinquième roman Et mon cœur transparent récompensé par le prix France Culture/Télérama. En 2009, son septième roman Ce que je sais de Vera Candida reçut le Prix Renaudot des lycéens, le prix France Télévisions 2009 et le Grand Prix des lectrices de Elle en 2010.
    La présente histoire se déroule sur fond d’Espagne franquiste, de légendes et de morts suspectes, ce à quoi il faut ajouter l’arbre généalogique de la famille Bartolome auxquels on adjoint le conseil « Soyez imprudents les enfants » au moment de quitter le nid. Atanasia le prend à la lettre, bien décidée à prendre son destin en main et à changer le cours de l’histoire. C’est un tourbillon permanent porté par l’écriture fantasque et musicale que l’on connaît à l’auteur. Foisonnant, son ouvrage est à la fois enquête, roman historique et voyage initiatique pour une héroïne qui cherche et se cherche.
  • leila-slimani-chanson-douce (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Leila Slimani était invitée pour son livre  Chanson douce. Cette jeune auteure a l’art de sonder les âmes perturbées. Remarquée pour son premier roman Dans le jardin de l’ogre, elle confirme son talent, ainsi qu’un goût pour les névroses, et les pulsions entrainant ses héroines très loin…
    Myriam vit dans les beaux quartiers et à une vie comme celles que l’on lit dans les magazines feminins, mais elle est frustrée. Comment concilier carrière, féminité et maternité ? Cette aspiration à la perfection hante plus d’une mère de famille, car même si elle adore ses enfants, ils la« dévorent »… Aussi éprouve-t-elle le besoin de reprendre son métier d’avocate. La famille engage donc Louise, une « perle rare » pour s’occuper des enfants. La nounou se fond dans le décor, et s’intègre parfaitement dans cette famille qu’elle envie tant. Pourtant on suit sur un air de berceuse infernale, la mécanique d’un être qui perd pied, inexorablement.
  • negar-djavadi-desorientale (Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre) Négar Djavadi nous a parlé de DésorientaleAvec ce premier roman, Négar Djavadi, scénariste d’origine iranienne, fille d’intellectuels opposés au régime du Shah, a trouvé matière dans sa vie personnelle. Comme l’héroïne, elle a fui son Iran natal à cheval à travers les montagnes du  Kurdistan et n’y est jamais retournée. Elle commente du reste ce débat en signifiant que le fait de passer au roman plutôt qu’au scénario s’est imposé à elle comme un espace de liberté où elle a pu dérouler cette ample fresque politique, musicale et cinématographique.

Ces livres sont évidemment présents dans toutes les bonnes médiathèques (à La Médiathèque de Levallois, vous les trouverez en version papier et/ou en livre à télécharger). Cette rentrée recèle quelques pépites, n’hésitez pas à consulter vos libraires et vos bibliothécaires préférés 🙂

Bonne lecture !

  • Merci à l’éditorialiste des librairies Décitre qui nous a inspiré l’introduction et la réalisation de cet article 🙂

La dernière rentrée littéraire du siècle précédent

28 Sep
Rappelez-vous : septembre 99, soit la proche fin du siècle dernier… En août, on avait pu voir la dernière éclipse totale du siècle. Au cours du dernier trimestre de l’année 1999, on allait vivre l’angoisse du bogue du millénaire (Y2K), la démission du président de la confédération de Russie remplacé par un intérimaire nommé Poutine, et le débarquement inédit en Europe de Lothar et Martin, deux cyclones extratropicaux … Quant à la rentrée littéraire de septembre, elle affichait fièrement 550 romans… Mais qui étaient les auteurs à l’affiche de l’ultime grand rendez-vous littéraire d’automne ?
  • l-inceste-christine-angotSans conteste, le roman autour duquel on a le plus discuté (et qui, déjà en 1999, n’avait pas obligatoirement pour préalable le fait de l’avoir lu) fut celui de Christine Angot : l’inceste,  le livre « qui la rendit scandaleuse et glorieu­se » écrivait Fabienne Pascaud dans Télérama. Depuis 18 romans publiés et une rentrée 2015 avec Un amour impossible.

 

 

 

 

Pour finir, ce petit tour littéraire et parcellaire de la fin d’une époque : en pleine rentrée littéraire disparaissait le  25 septembre 1999 une grande dame de la littérature de fantasy, de science-fiction et du féminisme  : Marion Zimmer Bradley.

"Speaker Icon". Licensed under Public Domain via Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Speaker_Icon.svg#/media/File:Speaker_Icon.svg

Si vous avez été émus par le souvenir de ces livres témoins de la fin d’un siècle, (re)trouvez les dans vos médiathèques, librairies habituelles ou bibliothèques personnelles. Sinon, plongez-vous dans la rentrée littéraire 2015 🙂
%d blogueurs aiment cette page :