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Exposition Sindbad le marin à La Médiathèque

13 Fév

Prêts à lever l’ancre, moussaillons ?

Du 21 février au 12 mars 2017, La Médiathèque accueille une exposition de 25 illustrations originales de Quentin Gréban (nouvelle fenêtre) issues de son album Sindbad le marin. Une véritable invitation au voyage où pirates, effrayant cyclope, oiseaux mythiques et dangereux anthropophages se côtoient ! Venez admirer le talent de Quentin Gréban et ses superbes dessins à l’aquarelle.

En préambule du 6ème Salon du Roman Historique de Levallois (nouvelle fenêtre) qui aura lieu dimanche 26 février 2017, Quentin Gréban proposera une visite commentée de l’exposition « Sindbad le marin » à la médiathèque Gustave-Eiffel le samedi 25 février à 10h30 et à 11h30.

Autres rendez-vous à ne pas manquer :

  • affiche-evenements jeunesse -Salon du Roman Historique Levallois 2017Vendredi 24 février à 16h : une rencontre animée par Raphaëlle Botte avec trois auteurs jeunesse (Aude Maurel, Quentin Gréban et Gilles Bachelet) ouverte à tous à la médiathèque Gustave-Eiffel.
  • Samedi 25 février à 15h30 : un goûter-lecture avec Quentin Gréban à l’Hôtel Ibis de Levallois, 24 rue de Trébois.
  • Dimanche 26 février :  histoires, contes, applis et spectacles pour tous les historiens en herbe à découvrir dans le programme du site du Salon du Roman Historique : Graines d’historiens (nouvelle fenêtre) 

N’hésitez pas à découvrir les autres albums de Quentin Gréban disponibles à La Médiathèque (nouvelle fenêtre).

Par ailleurs, si les explorateurs de la mer vous fascinent, vous avez jusqu’au 26 février 2017 pour vous rendre à l’exposition « Aventuriers des mers: de Sindbad à Marco Polo » à l’Institut du Monde Arabe de Paris (nouvelle fenêtre). À l’occasion de cette exposition, un remarquable boutre traditionnel d’Oman, bateau de commerce et de pêche entièrement construit en bois, est installé sur la parvis de l’IMA et illuminé la nuit.

Vous pouvez également découvrir l’exposition avec vos oreilles grâce à cette balade radiophonique proposée par La Fabrique de l’Histoire sur le site de France Culture (nouvelle fenêtre).

Enfin,  les amateurs d’océan, de mer et d’eau sous toutes ses  formes se plongeront dans cet article Jetez vous à l’eau :Lisez un livre ! du blog Liseur pour y découvrir des romans sur le thème de l’eau ! Les adeptes de vidéo ne sont pas oubliés avec cette sélection de voyages maritimes (films en VOD proposés sur le site de La Médiathèque- nouvelle fenêtre).

PRATIQUE  : Exposition à la médiathèque Gustave-Eiffel du 21 février au 12 mars 2017 (aux horaires d’ouverture habituels).

L’exposition Mexique 1900-1950 au Grand-Palais

13 Jan

Depuis octobre 2016,  l’art du Mexique de la première moitié du XXe siècle est à l’honneur au Grand-Palais à Paris dans une grande exposition intitulée Mexique 1900-1950 : Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les avant-gardes. Amateurs de couleur, d’Histoire et de révolution artistique, courez-y. Vous avez jusqu’au 23 janvier 2017.

Avec un juste équilibre dans la richesse des œuvres présentées, l’exposition retrace le parcours de la bouillonnante créativité artistique du pays tout au long du XXe siècle. Elle couvre les deux niveaux du Grand-Palais dans des salles aux thématiques chronologiques, qui replacent la production artistique dans le contexte politique et historique de l’époque  : au moment où l’histoire coloniale tourmentée du Mexique s’achève avec une révolution sanglante qui met fin au  gouvernement de Porfirio Diaz et au terme de laquelle le pays va retrouver son dynamisme.

Une scénographie très réussie

Tout au long de l’expo, plusieurs formes et supports sont exposés : peinture, sculpture, croquis, fresques, les proportions allant de la miniature au monumental. Le choix des œuvres est excellent, montrant avec précision et efficacité la nouveauté, le foisonnement et la variété de la production de ces 5 décennies.

Dès l’entrée, la mise en scène impose son caractère, mettant avec succès les œuvres en parallèle ou en opposition. Brique, jaune ou bleu,  des murs aux couleurs vives encadrent les toiles comme des écrins contrastés et éclatants. Dans l’escalier qui mène à l’étage, le commissaire d’exposition, Agustin Artéaga, a habilement utilisé l’architecture propre au bâtiment 1900 tout en jouant sur les particularités de la peinture présentée en rez-de chaussée :  il a ainsi fait recouvrir les immenses fenêtres verticales de voiles semi-transparents qui montrent Diego Rivera au travail sur ses fresques.

Le seul petit bémol que l’on pourrait faire à cette superbe scénographie est l’insertion dans le parcours chronologique de quelques rares œuvres contemporaines censées faire écho au passé, mais, à part la monumentale sculpture Groupe de femmes de Francisco Zuniga (1974), cette juxtapostion semble un peu artificielle.

Que viva Mexico !

La présence du cinéma dans l’expo est primordiale puisque le Mexique a occupé une place particulière dans l’industrie cinématographique : il a été parmi les premiers pays à utiliser le cinéma et dès 1895, les frères Lumière furent invités à Mexico par le gouvernement de Porfirio Diaz pour y projeter leurs films.

Au rez de chaussée de l’expo, le film Que Viva Mexico d’Eisenstein (nouvelle fenêtre) tourné à Mexico entre 1930-1932 avec un historique compliqué de tournage, de producteurs puis de diffusion,  est présenté en boucle . Il s’insère tout naturellement entre les œuvres plastiques avec ses gros plans, ses cadrages particuliers et son travail méthodique sur la composition de chaque scène. Autant de recherches qui sont en correspondance avec le travail des peintres exposés en regard de ce monument de l’histoire du cinéma.

À l’étage, ce sont trois écrans dans une salle en rotonde qui happent le visiteur à peine arrivé de l’escalier  : des extraits de films de  l’âge d’or du cinéma mexicain y montrent des actrices typiques années 30, des paysans en chemise blanche et sombreros et des paysages de déserts et de cactus.

La place de l’Histoire

Intimement liée à la production artistique, l’histoire du pays, mais aussi de son rapport avec l’Europe ou les États-Unis voisins,  est le fil rouge de l’exposition.  Le choix d’œuvres exposées montrent l’évolution et les recherches artistiques, mais aussi l’échange permanent des avancées et des idées artistiques entre les différents continents. Comme des siècles plus tôt dans l’histoire de l’art, les mouvements artistiques se déplacent d’un pays  à l’autre et, en ce début du XXe, se déclinent au Mexique,  parfois avec un petit temps de décalage ou une adaptation locale. Les artistes eux-mêmes vont parfaire leur art au contact des créateurs européens, le pays envoyant ses jeunes talents à la source des nouvelles tendances. Début  XXe, Paris, avec le symbolisme, le cubisme puis le  surréalisme apparait comme un des centres  les plus effervescents de l’art en mutation : il est donc normal d’y retrouver Diego Rivera et plusieurs de ses compatriotes.

Mais quand une révolution populaire éclate en  1910 après des années de « règne » de Porfirio Diaz, – une forme de gouvernement proche de notre ancien régime-, le monde de l’art ne reste pas indifférent. L’histoire mexicaine va se construire sur cette période sanglante, avec ses héros  mythiques tels Sancho Pança et Zapata, ses tentations communistes, ses œillades en direction du régime soviétique et sa volonté de reconstruction de l’identité nationale. Autant de sujets que l’on retrouve dans l’art de cette période, chargé de transmettre et d’éduquer les populations. Invités à participer à l’élan patriotique initié par la Révolution, la plupart des artistes reviennent au pays : de grandes fresques éducatives sont alors produites à la gloire de la culture mexicaine. Ce sera principalement l’œuvre des muralistes, trois merveilleux fresquistes aussi actifs que divers dans leur production : Diego Rivera qui travaille a fresco (comme à la Renaissance) et utilise aplats et volumes simplifiés, José Clemente Orozco plus sombre et pessimiste, et David Alfaro Siqueiros, presque visionnaire, qui travaille sur la matière avec des empâtements caractéristiques.

La place des femmes

Evidemment on pense à Frieda Kahlo, épouse de Rivera aussi célèbre que son mari et dont le miniaturisme des toiles intimistes contraste avec les immenses scènes agraires et allégoriques de son colossal époux. Son nom a jusqu’alors un peu éclipsé les nombreuses femmes qui ont participé à cette explosion artistique du début XXe : mécènes, muses ou peintres, photographes et plasticiennes, elles participent  au renouveau artistique avec des œuvres fortes et novatrices, qui jouent un rôle majeur dans le rayonnement de cette avant-garde. Retenons en particulier les noms et les œuvres surprenantes de Nahui Olin, Lola Alvarez Bravo, Rosa Rolanda…

Ainsi en cette première moitié du XXe, une génération d’hommes et de femmes, connus ou moins célèbres, contribuent à faire du Mexique le creuset d’un renouveau artistique par des thématiques nouvelles et une liberté d’action et de création revendiquées. En quittant l’expo, on gardera longtemps en mémoire, les audaces, les couleurs, la puissance narrative et la diversité de cet art qui réussit à lier modernité, histoire et identité culturelle. Une exposition à ne pas manquer.

Pour aller plus loin :

 

Exposition Hergé au Grand Palais

21 Oct

C’est une grande première pour les Galeries nationales du Grand Palais ! Du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017, elles accueillent (enfin !) une exposition sur le 9ème art.

Dans une interview de 1969, Georges Rémi, alias Hergé, souhaitait que la bande dessinée soit reconnue comme un art à part entière.

« La bande dessinée en l’an 2000 ? Je pense, j’espère, qu’elle aura [enfin !] acquis droit de cité […] qu’elle sera devenue un moyen d’expression à part entière, comme la littérature ou le cinéma »

C’est chose faite et Hergé en est la preuve puisqu’en 2009, le Musée Hergé ouvre ses portes à Louvain-la-Neuve (Belgique) et qu’en 2016 Hergé a droit de cité au Grand Palais !

Au moyen d’une scénographie qui vous promet quelques surprises, l’exposition vous propose un parcours à la découverte d’Hergé qui n’est pas seulement le père de Tintin, qu’on se le dise ! Ainsi, la traversée des 10 salles qui lui sont consacrées vous permettront d’appréhender diverses facettes de l’auteur : boyscout, cinéphile, créateur d’affiches publicitaires, peintre, amateur d’art moderne et collectionneur, admirateur de Klee, Miro et Fontana…

Formes molles © Hergé - Moulinsart 2016

Formes molles © Hergé – Moulinsart 2016

 

Dans les années 60, alors qu’il se plonge dans l’apprentissage de la peinture abstraite sous l’égide de Louis Van Lint, l’immense succès de Tintin l’oblige à faire un choix. Se refusant à devenir « un peintre du dimanche », Hergé se consacre pleinement à la BD. L’exposition rend bien compte du travail minutieux et conséquent que nécessite la réalisation d’un album et du lien intime qui lie l’auteur à ses personnages.

« Plus ou moins volontairement, je me suis « mis » dans mes héros »

Les tintinophiles ne seront donc pas en reste puisque l’exposition a été réalisée en collaboration avec le Musée Hergé de Louvain-la-Neuve qui a prêté à cet effet des centaines de planches, dessins et croquis originaux. On pourra, par exemple, contempler une galerie de portraits à la mine de plomb des personnages intemporels de l’œuvre d’Hergé : Tintin bien sûr, le capitaine Haddock, le Professeur Tournesol, etc. Enfin, la dernière salle vous permettra de vous prendre en photo avec tous vos personnages préférés!

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Hergé, une exposition transgénérationnelle à découvrir au Grand Palais du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017.

Vous pouvez retrouver de nombreux ouvrages sur Hergé et bien sûr ses séries-phares à La Médiathèque de Levallois.

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Le problème avec Picasso

5 Juil

De Paris à New York, le maître est à l’honneur en 2016 : après Picassomania au Grand-Palais, Picasso sculpture au MOMA de New York , Picasso! l’exposition anniversaire, le musée Picasso-Paris propose à son tour Picasso Sculptures  jusqu’au 28 août 2016… Etudié, disséqué, vu et revu, on croit tout connaître de cet artiste génial et pluridisciplinaire. Mais le problème avec Picasso est son insondable créativité… Ainsi, à chaque nouvelle exposition, se découvre un pan insoupçonné du talent d’un homme qui a su mêler intimité, sensibilité et regard aiguisé sur le monde pour en faire une œuvre éclatante de diversité et d’humanité.

 

Célèbre et célébré dans le monde entier, Pablo Picasso (1881-1973) fut LE génie créateur du XXe siècle : ce merveilleux touche-à-tout talentueux, curieux, espiègle, exigeant et passionné a multiplié les expérimentations, les remises en questions et mené, par ses recherches sur la forme, la matière et la couleur, les plus grandes révolutions de l’art moderne.

Son œuvre prolixe et sans cesse renouvelée est un langage par lequel on peut tout appréhender : l’art du XXe, mais aussi l’histoire de l’art,  l’art d’aujourd’hui et celui qui va s’écrire. Car on trouve dans ses créations les sources et les références artistiques classiques, tout autant que les voies de l’avant-garde et les bases de ce que d’autres développeront après lui.

Mais pour aimer, découvrir ou déchiffrer Picasso, il n’y a qu’une chose à faire : regarder, apprécier, détester éprouver… Et pour vous accompagner, voici un petit abécédaire, soit 24 clés d’entrée dans un univers.

De A à …

A comme argent : vente record chez Christie’s (New York) lundi 11 mai 2015  : Les Femmes d’Alger (version O), une œuvre peinte par Pablo Picasso en 1955, a été adjugée à 179,4 millions de dollars  soit 161 millions d’euros. (En savoir plus avec Picasso Giacometti, ventes records chez Christie’s, une info du 12/05/2015  sur Le Monde.fr )

bateau lavoir vaisseau amiral de la peinture, une photographie de Jack Garofalo (1967) galerie Paris-Match

bateau lavoir vaisseau amiral de la peinture, une photographie de Jack Garofalo (1967) galerie Paris-Match

B, comme Bateau lavoir, cité d’artistes et lieu de résidence d’artiste dès 1892. Picasso s’y installe en 1904.

C comme Cubisme, cette déconstruction de la forme qu’il pratique avec Georges Braque à partir de 1907 : une période de recherche sur la forme, où il divise objets et figures en formes géométriques simples, souvent des carrés.

D comme Les demoiselles d’Avignon (conservées au Museum of Modern Art de New York, MOMA, de New York) vendues à Jacques Doucet pour 25 000 francs qui se laisse persuader de faire cet achat par André Breton et Louis Aragon. L’histoire ne dit pas si l’acheteur l’a regretté …

E comme Exposition. En 1939, la première rétrospective américaine consacrée au peintre, Picasso : Forty Years of his Art est organisée par Alfred H. Barr au  MOMA, puis est présentée dans huit villes du pays. Guernica est incluse dans l’exposition et voyage à New York, Los Angeles, Chicago et San Francisco

F comme Femmes et épouses qui marquent la vie et l’œuvre de l’artiste, comme le raconte Olivier Céna dans son article Dans l’intimité de Pablo Picasso : l’amour en fond de toile publié le 25/10/2014 sur Télérama sortir.

G comme Guernica. Le 26 avril 1937  Guernica, capitale du pays basque, est bombardée par l’aviation nazie, presque quatre mille morts en quelques heures. Le quotidien Ce soir, dirigé par Aragon, et L’Humanité publient aussitôt des clichés du bombardement et de ses victimes. Le 12 juillet 1937, à l’ inauguration du Pavillon espagnol de l’Exposition Universelle de Paris sont présentés Guernica et deux sculptures de Picasso aux côtés de pièces d’autres artistes espagnols

H comme héritage… La succession de Picasso se chiffre en milliers d’œuvres réparties dans ses différentes maisons, dont la Villa La Californie : Maurice Rheims mettra plus de 4 années à faire l’inventaire de cette oeuvre colossale retrouvée à la mort du peintre. Picasso l’inventaire d’une vie (un film à voir en ligne sur le site de La Médiathèque) raconte cette découverte incroyable et ce que ces milliers d’œuvres dont certaines inédites ont permis de comprendre sur l’homme et l’artiste.

I comme Inspiration Inépuisable, malgré des temps de pause, de recherche, et certainement des doutes… A la fin de sa vie, Picasso peignait jusqu’à 3 tableaux par jour.

J comme Jung : le psychiatre et psychologue Carl Gustav Jung publie en 1932 un article sur Picasso dans le numéro 13 du Neue Zürcher Zeitung, qui sera repris dans les Cahiers d’art.

K comme David-Henry Kahnweiler (1884-1979) qui devint son marchand attitré en 1910  :  » « Que serions-nous devenus si Kahnweiler n’avait pas eu le sens des affaires ? » dira plus tard le génie espagnol », propos cité par Stéphane Renault dans son article La galerie Kahnweiler sur Grand Palais.fr .

L comme La Corogne où Picasso de 1892-1895 suit les cours de l’École des Beaux-Arts de La Corogne. Son père don José Ruiz Blascoy y a été nommé  professeur mais lui enseigne aussi l’illustration et la caricature à la maison.

M comme Le mystère Picasso, un film (DVD) de Georges Henri Clouzot,  à voir et à revoir.

museum-1189229_640Mbis comme Marinière, ce tee-shirt à rayures que portait Picasso, et qui de Coco Chanel à Jean-Paul Gaultier semble être source d’inspiration pour les créateurs du XXe 🙂

N comme non à la légion d’honneur que Picasso refusa en 1967.

O comme Olga Khokhlova. Elle est danseuse dans la troupe des ballets russes de Diaguilev.  Grâce à Cocteau, Picasso rencontre Diaguilev et travaille comme décorateur pour Parade de Léonide Masside, chorégraphe des Ballets russes. La première présentation de Parade au Chatelet déclencha un scandale… Olga devint  sa première femme le 12 juillet 1918 à l’église russe de la rue Daru, les témoins étant Max Jacob, Apollinaire et Cocteau. Elle restera Madame Picasso jusqu’à sa mort. Ils eurent un fils Paul.

P comme Galerie Pierre où le 14 novembre 1925 s’ouvre l’exposition La Peinture Surréaliste , première exposition du groupe et à laquelle Picasso participe.

Q comme le dernier mot du titre de la pièce écrite par Picasso Le Désir attrapé par la queue, dont le texte (6 actes) sera publié en 1945 chez Gallimard.

R comme période rose qui commence en 1904, période où Picasso renait à une peinture plus joyeuse  après la période bleue (1901-1904), période mélancolique aux tons bleutés où ses sujets sont la mort, la vieillesse, la pauvreté…  Le tableau La mort de Casagemas, son ami depuis l’Espagne,  en est le symbole et le point de départ.

S comme Gertrude et Leo Stein. Il rencontre la collectionneuse et son frère en 1905. Ils lui achetèrent de nombreuses toiles au début de sa carrière et lui apportèrent ainsi notoriété et début d’aisance  financière… Il peint en 1905-1906 un portrait de Gertrude Stein, aujourd’hui conservé au Metropolitan Museum of Art (New York).

T comme tauromachie. Il en peint, en voit, en sculpte et en grave toute sa vie. Sa première peinture de corrida connue date de 1889 et s’intitule Petit picador jaune.

U comme Ulysse et les sirènes, cet ensemble de trois plaques de fibrociment ripolinées qu’il peint en trois jours pour la salle d’honneur du château Grimaldi  au musée d’Antibes.

V comme Vallauris où après la guerre, Picasso produit une oeuvre céramique conséquente. PIcasso céramiste de la mediterranée (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

W comme Marie-Thérèse Walter, âgée de 17 ans quand Picasso la rencontre en 1927. Il la quittera pour Dora Maar mais elle restera la femme de sa vie.  Ils ont une fille Maya. Elle se suicidera deux ans après la mort du peintre.

Et enfin, X comme XXe siècle : Picasso est une figure emblématique du 20e siècle, tant pour ses œuvres, ses engagements. D’avant- gardiste en début de 20e siècle, il est aujourd’hui un classique (dans le sens de « un auteur/une œuvre qui fait autorité dans son domaine »).

Y et Z manquent à cet abécédaire, ce qui peut-être ne déplairait pas au tempérament espiègle de Picasso et laisse le champ à la découverte… Car, il est certain qu’un jour, une nouvelle exposition permettra de remplir le Y et le Z, et connaissant l’inventivité de Picasso, on peut même imaginer qu’il y aura alors plus de 26 lettres à l’alphabet …

picassomania catalogue d'exposition (Catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)picasso sculpteur (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)Picasso (catalogue de La Médiathèque-nouvelle fenêtre)

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin : le Musée National Picasso-Paris

Passez votre nuit de samedi au musée

21 Mai

Tradition oblige, la soirée et la nuit du samedi 21 mai 2016 sont l’occasion de passer sa soirée au musée ou dans une institution culturelle. Découvrez le riche programme de la Nuit Européenne des Musées et laissez vous tenter sans modération.  Pour les Parisiens qui n’ont pas eu le temps de préparer leur périple ou pour ceux qui aiment se laisser guider, voici un parcours atypique, théâtral, musical, minéral, dansant et lumineux.

  • musee vie romantiquePour vous mettre en appétit, commencez avec un « happening théâtral » au Musée de la vie romantique qui propose un spectacle pour tous de 15 à 77 ans : « Dans les rues de Paris quand la nuit doucement s’avancera, un drôle de personnage venant du Musée de la Vie Romantique, se dirigera vers le Petit Palais d’où, après une courte halte, il se rendra chez Monsieur de Balzac… ».

Spectacle à 18h30 et à 19h30.

N’oubliez pas de faire un tour au jardin avant de prendre la route vers la Seine.

Pour patienter en attendant si il y a du monde, pensez à vous munir du roman d’Umberto Eco, le pendule de Foucault

  • le divan de livFaites une pause à l’Institut suédois sur un divan   : « Sous forme d’un salon d’art et de lecture à l’ambiance « rétro-kitsch-boudoir », Le Divan de Liv invite à découvrir les sources d’inspiration et l’univers particulier de cette créatrice polyvalente (Liv Strömquist, une des auteurs les plus lues de Suède)  qui touche aussi bien à la bande dessinée qu’au théâtre et à l’animation télé et radio ».

Profitez en pour grignoter et/ou prendre un verre dans la cour si le temps le permet.

Faites un tour dans le magnifique immeuble du XVIIe siècle qui abrite des ouvrages et des archives de grande valeur, ainsi qu’une collection importante d’œuvres d’art « îlot de polonité, au cœur de la Ville-Lumière ».

  • Minéraux JussieuUne fois vos mœurs adoucis (par la musique :-), consacrez vous  à la découverte du monde minéral avec la visite de la Collection des minéraux à l’Université Pierre et Marie-Curie : 1500 minéraux répartis dans 24 vitrines panoramiques. « La collection de minéraux de Jussieu est l’une des plus anciennes de France. Elle est née peu après la création de la chaire de Minéralogie à la Sorbonne le 14 avril 1819 ».

Entrée jusqu’à 23 heures

Enfin, selon votre humeur, votre envie d’aller à l’Est, à l’Ouest, ou vous coucher, finissez par  :

– à 21h15 / 22h00 : Malimbo
Musique : Malambo, El Tattoo del Tigre
Danse : Trui de Mulder et Seppe Baeyens
Avez-vous jamais essayé de danser le mambo dans la jungle ? Sur les rythmes endiablés de El Tattoo del Tigre, voici un limbo. Combat amical et plaisir garanti pour ce duo en apparence dramatique…

– à 22h15 / 23h00 : Get on top
Musique : Cream, Prince
Danse : Matthieu Bajolet
So cool, so smooth… un solo super sexy sur le délicieux et éternel Cream de Prince.

  • Fondation Vuitton paris Pour ceux qui ont préféré passer à l’Ouest, admirez L’Observatoire de la lumière à la Fondation Louis-Vuitton , où l’œuvre temporaire de Daniel Buren, « conçue en dialogue étroit avec le bâtiment de Frank Gehry – dont l’architecture appelle l’inspiration des artistes –  se déploie  sur l’ensemble des verrières, élément emblématique de l’édifice ».

Jusqu’à 1 h du matin.

Enfin, pour tous ceux qui ont choisi de regagner leur lit, endormez-vous au Louvre en suivant un fantôme en (re)lisant Belphégor de Arthur Bernède, disponible en livre numérique sur le site de La Médiathèque. 

Bonne soirée à tous 🙂

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